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mardi 3 février 2026

On parle de Jetro cette semaine ? les Dix Commandements JBCH N° 2602 -850

Lecture des Dix Commandements 


Tous les juifs tunisiens ne peuvent oublier la fête des garçons, car une épidémie tochant les petits garçons juifs en 1758 s'est arrêtée miraculeusement ce jour ... 


Yithro est la paracha des « nouveaux rapports » : entre Dieu et Israël, entre le dirigeant et son peuple, entre Israël et les nations ; c’est un miroir très direct de la reconfiguration actuelle entre Israël et le monde arabe.




Yithro, prêtre de Madian nous éclaire à travers le regard arabe sur Israël ...Yithro n’est pas un Hébreu : c’est un prêtre madianite, un Arabe descendant d’Avraham, qui reconnaît la main de Dieu dans la délivrance d’Israël et vient s’associer, sans renier son identité, à l’histoire du peuple juif.



Son geste préfigure ces élites arabes qui, des Émirats au Maroc, lisent la puissance et la résilience israéliennes non plus comme une anomalie coloniale, mais comme un fait durable avec lequel il faut construire, qu’il s’agisse des Accords d’Abraham ou des rapprochements sécuritaires discrets fondés sur la peur commune de l’Iran.




Yithro arrive après les plaies et la traversée de la mer : il ne vient pas par amour abstrait du peuple juif, mais parce qu’il « entend » les faits, les victoires, les miracles, et comprend de quel côté se trouve l’avenir.



Les États arabes normalisateurs réagissent de façon comparable : ils lisent la carte du Moyen-Orient post-2011, la montée de l’axe iranien, le poids technologique et militaire d’Israël, et choisissent une convergence stratégique plutôt qu’une hostilité stérile au nom d’un panarabisme épuisé.






Le conseil de Yithro est celui d’un chef assiégé par un État structuré : Au centre de la paracha, Yithro dit à Moïse : « Ce que tu fais n’est pas bon… Tu t’épuiseras, toi et ce peuple… tu ne peux pas faire cela tout seul », 



Ce passage parle directement à un Israël contemporain sommé de passer d’une logique de siège permanent à un État de droit résilient, capable de gérer terrorisme, fractures internes et intégration régionale sans s’effondrer sous la centralisation politique et sécuritaire.


Face à un environnement arabe fragmenté :  États faillis, proxis et milices pro‑iraniennes, normalisateurs prudents, la tentation d’un pouvoir israélien ultra‑concentré est forte, au nom de la sécurité.



Yithro propose un autre modèle : déléguer, responsabiliser des échelons intermédiaires, diffuser l’éthique du jugement juste dans tout le corps social ; c’est précisément ce dont dépend la crédibilité d’Israël quand il se présente, vis‑à‑vis des voisins sunnites, comme un partenaire stable, juridiquement fiable et non comme une forteresse improvisant au gré des crises.Il lui dit : « Ce que tu fais n’est pas bon, tu t’épuises et le peuple aussi attend trop longtemps. »




Yitro conseille : « Représente le peuple devant Dieu pour les grandes affaires, enseigne-leur les lois et le chemin à suivre. » « Choisis des hommes capables, craignant Dieu, intègres : chefs de mille, de cent, de cinquante et de dix. » « Qu’ils jugent les petites causes eux-mêmes ; les cas difficiles, ils te les apporteront : ainsi tu seras soulagé et le peuple jugé plus vite. »

(Moïse suivit ce sage conseil – Exode 18)




l'épisode du Sinaï dessine  un particularisme pour une vocation universelle : Au Sinaï, Dieu dit à Israël : « Vous serez pour Moi un trésor parmi tous les peuples… un royaume de prêtres et une nation sainte », avant de donner les Dix Commandements.



Le texte assume une élection particulière, mais pour une fonction de médiation : le prêtre n’existe que pour servir d’interface entre le sanctuaire et le monde; Israël est appelé à porter un cadre moral universel en interdisant le meurtre, le vol, le faux témoignage,  la convoitise qui dépasse infiniment les frontières du Proche‑Orient.



Dans le contexte actuel, où l’on exige souvent d’Israël qu’il s’excuse de survivre ou qu’il dissolve son identité au nom d’un universalisme abstrait, ce texte rappelle que la vraie universalité passe par un particulier assumé.[


Les accords de normalisation ne sont pas la fin du conflit des récits, mais ils entérinent déjà l’idée qu’un Israël affirmant sa spécificité juive peut être un partenaire valable, notamment sur les terrains éthiques vitaux pour les régimes arabes que sont la lutte contre l’islamisme révolutionnaire, la maîtrise technologique, la gestion sécuritaire des frontières et des espaces maritimes.






Les Dix Commandements instaurent ainsi un socle minimal : interdiction du meurtre et du vol, refus de l’idolâtrie politique, sanctification d’un temps non marchand (le Chabbat), respect des parents comme matrice de la transmission.



Transposé à la scène moyen‑orientale, ce socle est l’exact inverse de la « loi » des milices et des proxis pro iraniens: culte de la violence, instrumentalisation du nom de Dieu, économie de prédation, mépris de la vie civile. Accepter Israël, c’est aussi, pour des États arabes sunnites, se positionner du côté d’un ordre régional plus légaliste, même imparfait, contre le chaos révolutionnaire.





Au pied du Sinaï, le peuple, terrifié par la révélation directe, supplie Moïse de servir de médiateur : « Toi, parle‑nous… mais que Dieu ne nous parle pas, de peur que nous ne mourions. » 



Cette peur du face‑à‑face avec le divin résonne avec la difficulté, dans le monde arabe comme en Israël, à regarder en face la radicalité de certaines exigences éthiques : vérité sur l’antisémitisme, sur la violence islamiste, sur les impasses de décennies de refus de reconnaître la souveraineté juive.



Aujourd’hui, la médiation ne se nomme plus Moïse mais diplomates, services de renseignement, accords tactiques, forums économiques ; ils permettent d’amortir le choc entre idéal proclamé (solidarité panarabe) et intérêts nus (sécurité, technologie, survie des régimes).



Le récit particulier de Yithro et du Sinaï suggèrent toutefois que ces médiations ne sont légitimes que si elles restent arrimées à un noyau d’Alliance : un minimum non négociable de justice, de vérité et de fidélité à la parole donnée, faute de quoi la normalisation risque de devenir un simple arrangement cynique exposé au prochain séisme géopolitique.


En une phrase, Yithro offre une grille de lecture très actuelle : Israël appelé à être prêtre au milieu des nations arabes, ces nations invitées à passer du récit de la rivalité au choix de l’alliance, et des dirigeants sommés d’organiser des sociétés justes plutôt que des forteresses paranoïaques ... 


  • La paracha commence par l’arrivée de Yithro, le beau-père de Moïse, au camp d’Israël et ses conseils sur la justice (Exode 18).

  • Elle conduit ensuite à l’épisode central : Moïse monte sur le mont Sinaï et Dieu prononce les Dix Commandements devant tout le peuple (Exode 19‑20).

  • Les Dix Commandements y sont énoncés de manière claire, notamment :

    1. « Je suis l’Éternel ton Dieu… »

    2. « Tu n’auras pas d’autres dieux devant moi »

    3. « Tu ne prendras pas le nom de l’Éternel en vain »

    4. « Souviens-toi du jour du Shabbat »

    5. « Honore ton père et ta mère »

    6. « Tu ne tueras point »

    7. « Tu ne commettras pas d’adultère »

    8. « Tu ne voleras point »

    9. « Tu ne porteras pas de faux témoignage »

    10. « Tu ne convoiteras pas »







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