Qui l'eût cru, en 1974, l'Agence Juive avait projeté de m'affecter à un poste de développement économique pour la région entourant la ville de Mizpe Ramon ...
Mais habiter dans un Algeco,avec une température de 50 degrés n'était pas une sinécure ... divers éléments dont le décès de mon correspondant Claude Aziot sur une route à l'entrée d'Eilat avait différé mon projet ... et mon destin...
Le projet Mitzpe Ramon (aussi appelée Mitzpe Ramon ou Mizpe Ramon), situé dans le désert du Néguev en Israël, incarne une ambition stratégique majeure pour le pays au XXIe siècle : devenir un acteur incontournable de l’économie spatiale civile et de l’innovation deep-tech. Piloté par la société Creation-Space, ce campus « Space City » marque le passage de la phase conceptuelle à l’opérationnelle, annoncé fin janvier 2026 lors d’un événement en présence du ministre de l’Économie Nir Barkat, de la ministre de l’Innovation Gila Gamliel et du maire Elia Winter.
Ce développement s’inscrit dans une vision où Israël exploite ses atouts uniques – excellence technologique, écosystème start-up (« Startup Nation ») et géographie extrême – pour se positionner dans la nouvelle course spatiale : exploration lunaire et martienne, économie spatiale (New Space), et technologies duales (dual-use) applicables sur Terre et dans l’espace.
Le campus de Mitzpe Ramon : un hub pour l’extrême et l’innovation spatiale. Mitzpe Ramon, isolée et entourée du cratère Ramon (qui ressemble fortement au paysage martien ou lunaire), offre un « terrain naturel » idéal pour simuler les conditions extrêmes de l’espace : poussière fine, radiations simulées, températures extrêmes, isolement. Le site est déjà utilisé depuis des années via des projets comme D-MARS (Desert Mars Analog Ramon Station).
Le campus inclura : Laboratoires de simulation martienne et lunaire.de Salles de contrôle pour missions spatiales. des Infrastructures de robotique, agritech et préparation aux lancements. des Espaces académiques et un centre de conférences international pour attirer chercheurs et étudiants du monde entier.
L’approche repose sur les technologies à double valeur (dual-value) : solutions développées pour des marchés terrestres (agriculture en zone aride, robotique autonome, IA pour environnements hostiles) mais adaptables aux missions spatiales futures (bases lunaires, colonisation de Mars). Cela réduit les coûts, accélère la commercialisation et attire investisseurs.
Le projet bénéficie d’un investissement majeur (environ 100 millions de shekels, soit ~25-30 M€), financé par : Autorité israélienne pour l’innovation. Agence spatiale israélienne (Israel Space Agency). Ministère de l’Économie et de l’Industrie. Partenaires philanthropiques et privés : Jewish National Fund USA (JNF-USA), fondation Miraz (ou Mirage), CreationsVC, etc.
Alliance avec NVIDIA : l’IA au cœur de l’espace NVIDIA, géant de l’IA et des GPU, est partenaire technologique clé. Il fournit consultation professionnelle et intègre ses outils (via le programme Inception) dans l’accélérateur EXPAND de Creation-Space. Le troisième cycle d’EXPAND (lancé fin 2025) cible les start-ups en IA, robotique et systèmes autonomes, avec un engagement annuel de 3 millions de dollars via CreationsVC.
NVIDIA apporte son expertise en calcul haute performance, essentiel pour : des Simulations spatiales complexes. un traitement de données massives (satellites, rovers). une IA embarquée pour missions autonomes.
Un point mentionné dans des discussions : des projets exploratoires sur des data centers lunaires ou en orbite, où l’IA de NVIDIA pourrait optimiser l’énergie et le calcul en environnement spatial extrême.
Le quantique : complémentarité émergente Bien que le projet Creation-Space ne mentionne pas explicitement le quantique comme pilier central, Israël est leader mondial dans ce domaine (avec des acteurs comme Quantum Machines, qui collabore avec NVIDIA sur NVLink pour le calcul hybride quantique-classique).
Le campus deep-tech de Mitzpe Ramon, orienté robotique, simulation et IA, pourrait intégrer le quantique pour :
L' Optimisation de trajectoires spatiales ultra-précises. La Cryptographie quantique pour communications sécurisées spatiales. LesSimulations moléculaires pour matériaux spatiaux (résistants aux radiations).
L’alliance NVIDIA ouvre la porte à des hybrides quantique-AI (comme DGX Quantum), renforçant la compétitivité israélienne dans le spatial quantique-enabled.
Pourquoi indispensable au XXIe siècle ? : Dans un monde où l’espace devient un domaine économique (prévisions : marché >1 000 milliards $ d’ici 2040), Israël doit sécuriser sa place : Indépendance stratégique : Moins dépendant des grandes puissances (USA, Chine, Europe) pour l’accès à l’espace. un Leadership technologique :
Capitaliser sur IA (NVIDIA), quantique et dual-use pour exporter et créer emplois qualifiés dans le Néguev (renforcer la périphérie). Une Résilience nationale : Technologies duales profitent à la défense, agriculture désertique, cybersécurité. Un Positionnement global : Attirer talents et investissements internationaux, via un « laboratoire de terrain » unique.
Comme l’a dit Dr. Roy Naor (PDG et cofondateur de Creation-Space, planétologue formé à la NASA) : le modèle transforme idées en produits rapides, attire capitaux et emplois, et positionne Israël comme porte d’entrée vers l’espace.
Ce projet transforme Mitzpe Ramon en « ville de l’espace » – un symbole de l’ambition israélienne à conquérir non seulement le désert, mais les étoiles.
Je n'aurai jamais cru en 1974 que Mizpe Ramon habiterait un des plus luxueux hotel du monde, le "Béréchit", et la station de départ pour faire qu'Israël soit un des leaders de la recherche spatiale et plus !
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