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vendredi 4 septembre 2026

Macron puni une fois de plus JBCH N° 2609 143

Diplomatie & espace







Punition américaine : quand « Ce n'est pas notre guerre » nous coûte l'espace



JBCH N° 143

Une page. C'est tout ce qu'il faut pour résumer le naufrage diplomatique d'Emmanuel Macron et de son ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot.

JBCH Réflexions —                             JBCH Septembre 2026

" Ce n'est pas notre guerre" ... Pendant des mois, le Président a multiplié les phrases creuses, les sommets pour rien et les leçons de morale au monde entier. Le point d'orgue : ce fameux « Ce n'est pas notre guerre » lâché sur fond de crise ukrainienne et de tensions au Moyen-Orient, comme si la France pouvait se payer le luxe de regarder l'Histoire de loin, depuis son balcon parisien. 

Une phrase de lâcheté géopolitique, qui a sidéré nos alliés. Washington n'a pas oublié.

La punition est tombée. Elle est cinglante, publique, humiliante.

À 5 jours de son grand raout, son Sommet Spatial de Paris au Grand Palais, censé être la vitrine de la grandeur française retrouvée, les Américains claquent la porte. Pas n'importe qui : SpaceX d'Elon Musk et Blue Origin de Jeff Bezos. 




Les deux maîtres du ciel. Avec eux, Stoke Space et Starcloud. Quatre entreprises américaines qui annulent, d'un seul coup, sur instruction à peine voilée de la Maison Blanche.

Ce qu'il faut retenir

  • Quatre entreprises américaines se retirent du Sommet Spatial de Paris : SpaceX, Blue Origin, Stoke Space, Starcloud
  • Politico révèle un appel direct de la Maison Blanche pour décourager la participation
  • Motif invoqué : la présence à Paris « pourrait être perçue comme un soutien tacite aux positions politiques de l'UE » et de la France
  • La Chine est invitée d'honneur, la Russie exclue

Politico l'a révélé : la Maison Blanche a téléphoné elle-même pour décourager la participation. Motif ? La présence à Paris « pourrait être perçue comme un soutien tacite aux positions politiques de l'UE » et de la France. Traduction : votre sommet anti-américain déguisé en gouvernance mondiale, on n'en veut pas.




C'est un désaveu absolu pour Macron. Il voulait 120 pays à ses pieds. Il voulait poser les règles du trafic spatial, des fréquences, des données. 

Il se retrouve avec la Chine comme invité d'honneur et les États-Unis qui le snobent. 

La Chine invitée, la Russie exclue : le symbole est terrible. Paris, capitale du non-alignement pro-Pékin, pendant que Washington nous tourne le dos. C'est ça, la « troisième voie » macroniste ? Devenir le salon où les Américains ne mettent plus les pieds ?

Et que fait le Quai d'Orsay ? Le ministre Barrot, transparent, inaudible, se contente de couiner dans un message à l'AFP : « les revirements stratégiques rendent la tâche inutilement complexe ». Non, Monsieur le Ministre, ce ne sont pas des « revirements ». C'est une sanction diplomatique. 






Quand vous expliquez à Washington que leurs guerres ne sont pas les nôtres, que leur concurrence est déloyale, que leur vision spatiale n'est pas la vôtre, il ne faut pas vous étonner qu'ils ne viennent pas à votre kermesse.

Le spatial n'est pas un colloque de Sciences Po. C'est 1 000 milliards de dollars, c'est la défense, c'est le renseignement, c'est Starlink en Ukraine, c'est la Lune avec Artemis. Sans SpaceX, sans Blue Origin, votre sommet est une réunion d'experts sans lanceurs. Une coquille vide. 

Le général Adam, secrétaire général du sommet, l'avait lui-même avoué en juillet : « Évidemment, il faut que les Américains soient là ». Ils ne seront pas là. Échec.

Un siège vide avec écrit « SpaceX » dessus. Plus humiliant que tout.


 

Macron a cru qu'il pouvait jouer au médiateur du monde, donner des leçons à Trump, caresser Pékin et sermonner Washington, tout en quémandant la protection américaine pour l'Europe. Les Américains viennent de lui répondre à leur manière : en ne venant pas. 

C'est la méthode Trump : pas de tweets rageurs, pas de sanctions publiques. Juste le vide. Un siège vide avec écrit « SpaceX » dessus. Plus humiliant que tout.

Voilà le bilan de sept ans de « diplomatie macronienne » : fâchés avec le Maroc puis réconciliés à genoux, fâchés avec l'Algérie en permanence, inaudibles en Afrique, moqués à Washington et maintenant boycottés dans le seul secteur d'avenir où la France avait encore une carte à jouer avec Ariane.




« Ce n'est pas notre guerre » ? Non. Mais ce sera bien notre déclassement.

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