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vendredi 5 septembre 2025

Silicon Valley a une nouvelle religion : Le rationalisme. (FR, EN, ES). JBCH N° 334

Depuis le début des années 2000, une nouvelle idéologie s’est enracinée dans les milieux technologiques californiens : le Rationalisme

Ce que la logique pure, les mathématiques et la science permettraient de trouver des solutions objectives à tous les problèmes de l’humanité, ce mouvement s’est imposé comme une sorte de foi séculière pour une partie des élites de la Silicon Valley.


Contrairement au rationalisme philosophique classique (Descartes, Spinoza, Leibniz), cette version contemporaine ne se limite pas à « oser penser par soi-même ». Elle s’appuie sur une vision mathématisée du monde : l’univers et l’homme sont vus comme des ordinateurs, analysables et optimisables.


De grands noms de la tech y sont associés : Peter Thiel (PayPal, Palantir), Elon Musk, Sam Altman (OpenAI), des dirigeants de DeepMind et d’Anthropic, ou encore des figures controversées comme Sam Bankman-Fried. 


Leur influence, directe ou indirecte, contribue à diffuser cette idéologie bien au-delà des cercles de réflexion, jusque dans la gestion d’entreprises qui façonnent la vie quotidienne de milliards d’individus.




Les rationalistes débattent dans des forums (notamment LessWrong.com) ou lors de conférences de questions existentielles : comment assurer la survie de l’humanité face à l’arrivée d’une superintelligence artificielle ? Faut-il coloniser l’espace ? Comment optimiser la morale et le comportement humains ?



Leur promesse : qu’une meilleure version de nous-mêmes est possible, à condition d’apprendre « l’art de mieux penser ». Ce credo a séduit des jeunes technophiles souvent éloignés de la religion traditionnelle et en quête de sens. Des organisations comme le Center for Applied Rationality ou le Machine Intelligence Research Institute forment une véritable infrastructure de formation et de recrutement, notamment à Berkeley, où un campus entier sert de centre d’attraction.



Mais cette quête d’objectivité radicale entraîne aussi des dérives. Certains groupes dissidents (Black Lotus, Leverage Research) ont été accusés de pratiques abusives : manipulation psychologique, excès de drogues, violence. Le rationalisme, en cherchant une vérité absolue, tend parfois vers une forme de fondamentalisme intellectuel.


Le rationalisme reprend un rôle que d’autres idéologies avaient déjà joué dans la tech : hippie-capitalisme des années 1970, utopies libertariennes de l’ère Internet, slogans comme « Don’t Be Evil » ou « Move Fast and Break Things », puis les courants d’« Altruisme efficace » ou de « Longterminisme ». Toutes ces visions partagent l’idée de garantir l’avenir de l’humanité par l’innovation et la pensée systémique.


La « bible » des rationalistes, The Sequences d’Eliezer Yudkowsky, promet aux initiés succès, bonheur et un rôle d’élite façonnant l’avenir de la civilisation. Cette dimension quasi religieuse, combinant peur de l’apocalypse et espoir d’un salut technologique, amène certains à qualifier le rationalisme de « techno-secte ».


Le rationalisme est ainsi devenu, selon le New York Times, la nouvelle religion du Silicon Valley. En prétendant dépasser les limites de la politique, de la morale ou de l’égalité sociale, il offre une vision séduisante mais controversée : celle d’un futur façonné par une élite technologique, convaincue que la raison pure et les algorithmes suffiront à sauver l’humanité. On s'en est aprçu avec le passage éclair d'elon Musk à la Maison Blanche. 


© 2025 JBCH. Tous droits réservés. Reproduction du texte interdite sans autorisation


Cet article est personnel, je ne prétends pas être ni un scientifique, ni un historien, ni un professionnel du journalisme...
 

C'est  délicat de témoigner quand on est un profane, mais dans ce blog j'exprime en général un coup de coeur 

d'après l'actualité , et le lecture de ma revue de presse internationale quotidienne

les photos et films sont prises sur le web, là aussi pour une utilisation strictement personnelle, privée.English 


Since the early 2000s, a new ideology has taken root in Californian tech circles: Rationalism.

Based on the belief that pure logic, mathematics, and science can provide objective solutions to all of humanity’s problems, this movement has established itself as a kind of secular faith for part of Silicon Valley’s elite.

Unlike classical philosophical rationalism (Descartes, Spinoza, Leibniz), this contemporary version is not limited to “daring to think for oneself.” It relies on a mathematical vision of the world: the universe and human beings are viewed as computers, analyzable and optimizable.

Some of tech’s biggest names are associated with it: Peter Thiel (PayPal, Palantir), Elon Musk, Sam Altman (OpenAI), leaders of DeepMind and Anthropic, as well as controversial figures such as Sam Bankman-Fried.

Their influence, direct or indirect, helps spread this ideology well beyond think tanks, into the management of companies that shape the daily lives of billions of people.

Rationalists debate on forums (notably LessWrong.com) or at conferences about existential questions: how to ensure humanity’s survival in the face of a future superintelligent AI? Should we colonize space? How can morality and human behavior be optimized?

Their promise: a better version of ourselves is possible, provided we learn the “art of better thinking.” This credo has attracted young technophiles, often distant from traditional religion and searching for meaning. Organizations like the Center for Applied Rationality or the Machine Intelligence Research Institute have built an entire infrastructure of training and recruitment, especially in Berkeley, where a whole campus serves as a hub.

But this quest for radical objectivity also brings excesses. Some dissident groups (Black Lotus, Leverage Research) have been accused of abusive practices: psychological manipulation, drug abuse, violence. Rationalism, in its search for absolute truth, sometimes veers toward a kind of intellectual fundamentalism.

Rationalism takes up a role that other ideologies once played in tech: 1970s hippie-capitalism, the libertarian utopias of the Internet era, slogans like “Don’t Be Evil” or “Move Fast and Break Things,” followed by movements such as Effective Altruism or Longtermism. All these visions share the idea of securing humanity’s future through innovation and systemic thinking.

The “bible” of rationalists, The Sequences by Eliezer Yudkowsky, promises initiates success, happiness, and an elite role in shaping civilization’s future. This quasi-religious dimension, combining fear of apocalypse with hope for technological salvation, has led some to call rationalism a “techno-sect.”

Thus, Rationalism has become, according to the New York Times, the new religion of Silicon Valley. By claiming to transcend the limits of politics, morality, or social equality, it offers a seductive yet controversial vision: that of a future shaped by a technological elite, convinced that pure reason and algorithms alone will save humanity. This became clear with Elon Musk’s fleeting passage through the White House.


Español


Desde principios de los años 2000, una nueva ideología ha echado raíces en los círculos tecnológicos de California: el Racionalismo.

Partiendo de la idea de que la lógica pura, las matemáticas y la ciencia pueden aportar soluciones objetivas a todos los problemas de la humanidad, este movimiento se ha consolidado como una especie de fe secular para parte de la élite de Silicon Valley.

A diferencia del racionalismo filosófico clásico (Descartes, Spinoza, Leibniz), esta versión contemporánea no se limita a “atreverse a pensar por sí mismo”. Se apoya en una visión matematizada del mundo: el universo y el ser humano son vistos como ordenadores, analizables y optimizables.

Grandes nombres de la tecnología están vinculados a esta corriente: Peter Thiel (PayPal, Palantir), Elon Musk, Sam Altman (OpenAI), directivos de DeepMind y Anthropic, así como figuras controvertidas como Sam Bankman-Fried.

Su influencia, directa o indirecta, contribuye a difundir esta ideología mucho más allá de los círculos de reflexión, llegando a la gestión de empresas que moldean la vida cotidiana de miles de millones de personas.

Los racionalistas debaten en foros (en particular LessWrong.com) o en conferencias sobre cuestiones existenciales: ¿cómo garantizar la supervivencia de la humanidad frente a la llegada de una superinteligencia artificial? ¿Debemos colonizar el espacio? ¿Cómo optimizar la moral y el comportamiento humanos?

Su promesa: una mejor versión de nosotros mismos es posible, siempre que aprendamos el “arte de pensar mejor”. Este credo ha seducido a jóvenes tecnófilos, a menudo alejados de la religión tradicional y en búsqueda de sentido. Organizaciones como el Center for Applied Rationality o el Machine Intelligence Research Institute han creado una verdadera infraestructura de formación y captación, especialmente en Berkeley, donde un campus entero actúa como centro de atracción.

Pero esta búsqueda de objetividad radical también acarrea excesos. Algunos grupos disidentes (Black Lotus, Leverage Research) han sido acusados de prácticas abusivas: manipulación psicológica, consumo excesivo de drogas, violencia. El racionalismo, en su afán por alcanzar una verdad absoluta, tiende a veces hacia una forma de fundamentalismo intelectual.

El racionalismo retoma un papel que otras ideologías ya habían desempeñado en la tecnología: el hippie-capitalismo de los años 70, las utopías libertarias de la era de Internet, lemas como “Don’t Be Evil” o “Move Fast and Break Things”, seguidos de corrientes como el Altruismo Eficaz o el Longterminismo. Todas estas visiones comparten la idea de garantizar el futuro de la humanidad mediante la innovación y el pensamiento sistémico.

La “biblia” de los racionalistas, The Sequences de Eliezer Yudkowsky, promete a los iniciados éxito, felicidad y un papel de élite en la construcción del futuro de la civilización. Esta dimensión cuasi religiosa, que combina miedo al apocalipsis y esperanza en una salvación tecnológica, lleva a algunos a calificar al racionalismo de “tecno-secta.”

Así, el racionalismo se ha convertido, según el New York Times, en la nueva religión de Silicon Valley. Al pretender superar los límites de la política, la moral o la igualdad social, ofrece una visión seductora pero polémica: la de un futuro moldeado por una élite tecnológica, convencida de que la razón pura y los algoritmos bastarán para salvar a la humanidad. Esto quedó patente con el fugaz paso de Elon Musk por la Casa Blanca.


La Corée du Sud et Israël resserent leurs liens militaires. (FR, EN, ES). JBCH N° 333

La Corée est sans cesse menacée par son voisin du Nord, Israël se bat aujourd'hui sur 7 fronts, les deux pays étaient fait pour s'entendre. 


Quand je me suis rendu à Séoul, à l'hôtel Lotte, j'étais surpris de trouver sur ma table de nuit un Talmud, écrit en coréen et en anglais, les coréens ont une véritable fascination pour la religion juive et l'ancien testament. Toutes les semaines des centaines de coréens se ruent pour visiter Israël et  Jérusalem, et découvrent ce pays mythique pour eux.


Ce n'est donc pas une surprise de voir ces deux pays se rapprocher, les droits de douane commerciaux ont été véritablement abaissés il y a quelques années, et il était temps de coopérer aussi dans le domaine scientifique, aérospatial, et militaire, ceci est mis en route aujourd'hui.



Les liens entre la Corée du Sud et Israël dans le domaine de la défense se sont considérablement approfondis au cours des dernières décennies. Initialement établis après la normalisation diplomatique en 1962, puis ralentis dans les années 1970-1980, ces rapports connaissent depuis les années 1990 un essor marqué, porté par des intérêts communs : sécurité face à des voisins hostiles, nécessité d’innovation technologique, et volonté de renforcer l’autonomie stratégique.


En septembre 2025, un jalon important a été franchi lors du salon MSPO en Pologne, avec la signature d’un accord stratégique entre Rafael Advanced Defense Systems (Israël) et Hyundai Rotem (Corée du Sud). Cet accord porte sur l’intégration du système de protection active TROPHY, développé par Israël, sur les chars K2 sud-coréens. Le TROPHY, déjà déployé avec succès par Tsahal sur les Merkava et Namer, a prouvé son efficacité en conditions de combat réel. 




Son intégration aux K2 offre à l’armée sud-coréenne une protection renforcée contre les menaces modernes telles que les missiles antichars et les RPG, tout en donnant à Hyundai Rotem un atout compétitif majeur sur le marché mondial des blindés.


Au-delà de la simple fourniture de matériel, l’accord prévoit une coopération complète : production locale, adaptation des systèmes aux besoins spécifiques de Séoul, marketing conjoint et soutien logistique sur le long terme. L’objectif est double : permettre à la Corée du Sud de renforcer sa souveraineté industrielle et d’exporter plus largement ses chars K2 équipés du TROPHY, et donner à Israël une présence consolidée sur un marché asiatique dynamique.


Rafael et Hyundai Rotem envisagent également des déclinaisons technologiques pour d’autres véhicules de combat sud-coréens (véhicules blindés d’infanterie, plateformes navales). Cette coopération s’inscrit dans une logique de co-développement, intégrant des éléments conçus en Corée et d’autres apportés par Israël, afin de répondre à une demande mondiale croissante de systèmes de survie avancés.




La Corée du Sud cherche depuis plusieurs années à réduire sa dépendance aux fournisseurs étrangers, tout en augmentant ses exportations militaires. Israël, de son côté, mise sur son expertise en systèmes de défense intelligents, en particulier dans la protection active, la guerre électronique, les drones et les radars multifonctions. Cette complémentarité explique le succès des coopérations récentes :

  • Systèmes Spike NLOS (missiles air-sol et surface-surface israéliens) déjà adoptés par Séoul.

  • Radars multifonctions et UAV israéliens (Heron, Harpy, Hero), intégrés aux forces sud-coréennes.

  • K2PL polonais : projet de Hyundai Rotem pour équiper la Pologne avec des chars dotés du système TROPHY, symbole de l’exportation conjointe des technologies coréano-israéliennes vers l’Europe.


Cette coopération ne se limite pas aux blindés. Elle reflète un élargissement stratégique : face aux menaces régionales (Corée du Nord, tensions en mer de Chine), Séoul investit massivement dans la modernisation de son armée. Israël, qui a bâti sa réputation sur des systèmes éprouvés au combat, devient un partenaire privilégié. Ensemble, les deux pays posent les bases d’une nouvelle génération de plateformes militaires intégrant intelligence artificielle, robotisation, et systèmes de défense interconnectés.

Tank à hydrogène coréen

Le partenariat militaire et technologique entre la Corée du Sud et Israël illustre parfaitement la dynamique de la défense contemporaine : une coopération gagnant-gagnant, combinant innovation israélienne et puissance industrielle coréenne. Ce rapprochement va bien au-delà des contrats : il marque l’émergence d’un axe stratégique capable d’influencer l’équilibre militaire régional et d’imposer une présence conjointe sur les marchés internationaux de la défense.




 © 2025 JBCH. Tous droits réservés. Reproduction du texte interdite sans autorisation


Cet article est personnel, je ne prétends pas être ni un scientifique, ni un historien, ni un professionnel du journalisme...
 

C'est  délicat de témoigner quand on est un profane, mais dans ce blog j'exprime en général un coup de coeur 

d'après l'actualité , et le lecture de ma revue de presse internationale quotidienne

les photos et films sont prises sur le web, là aussi pour une utilisation strictement personnelle, privée.




English


Korea is constantly threatened by its northern neighbor, while Israel is fighting today on seven fronts. The two countries were destined to understand each other.

When I traveled to Seoul, at the Lotte Hotel, I was surprised to find a Talmud, written in Korean and English, on my nightstand. Koreans have a genuine fascination for the Jewish religion and the Old Testament. Every week, hundreds of Koreans flock to visit Israel and Jerusalem, discovering a land that is almost mythical to them.

It is therefore no surprise to see these two countries drawing closer. Trade tariffs were significantly reduced a few years ago, and it was only natural to begin cooperating in the fields of science, aerospace, and defense — which is now underway.

Relations between South Korea and Israel in the field of defense have deepened considerably over the past decades. Initially established after diplomatic normalization in 1962, then slowed down during the 1970s–1980s, these ties have experienced strong growth since the 1990s, driven by shared interests: security against hostile neighbors, the need for technological innovation, and the will to strengthen strategic autonomy.

In September 2025, an important milestone was reached during the MSPO defense fair in Poland, with the signing of a strategic agreement between Rafael Advanced Defense Systems (Israel) and Hyundai Rotem (South Korea). This agreement focuses on integrating Israel’s TROPHY active protection system into South Korea’s K2 tanks. Already successfully deployed by the IDF on Merkava and Namer vehicles, the TROPHY has proven its effectiveness in real combat.

Its integration into the K2 tanks offers the South Korean army enhanced protection against modern threats such as anti-tank missiles and RPGs, while giving Hyundai Rotem a major competitive edge on the global armored vehicles market.

Beyond the supply of equipment, the agreement includes full cooperation: local production, adaptation of systems to Seoul’s specific needs, joint marketing, and long-term logistical support. The dual objective is to allow South Korea to strengthen its industrial sovereignty and export its K2 tanks equipped with TROPHY more widely, while providing Israel with a consolidated presence in the dynamic Asian market.

Rafael and Hyundai Rotem are also considering technological variants for other South Korean combat vehicles (infantry fighting vehicles, naval platforms). This cooperation follows a co-development logic, integrating elements designed in Korea with Israeli systems, to meet a growing global demand for advanced survivability technologies.

South Korea has long sought to reduce its dependence on foreign suppliers while increasing military exports. Israel, for its part, brings unmatched expertise in smart defense systems, particularly in active protection, electronic warfare, drones, and multifunction radars. This complementarity explains the success of recent collaborations:

  • Spike NLOS systems (Israeli air-to-surface and surface-to-surface missiles), already adopted by Seoul.

  • Israeli multifunction radars and UAVs (Heron, Harpy, Hero), integrated into South Korean forces.

  • K2PL for Poland, Hyundai Rotem’s project to equip Poland with tanks fitted with TROPHY — a symbol of joint Korean-Israeli defense exports to Europe.

This cooperation goes beyond armored vehicles. It reflects a broader strategic alignment: facing regional threats (North Korea, tensions in the South China Sea), Seoul is investing massively in modernizing its army. Israel, with its combat-proven systems, is becoming a privileged partner. Together, the two countries are laying the foundations for a new generation of military platforms integrating artificial intelligence, robotics, and interconnected defense systems.

The military and technological partnership between South Korea and Israel perfectly illustrates the dynamics of modern defense: a win-win cooperation combining Israeli innovation and Korean industrial power. This rapprochement goes far beyond contracts: it marks the emergence of a strategic axis capable of influencing the regional military balance and asserting a joint presence in international defense markets.


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This article is personal: I do not claim to be a scientist, a historian, or a professional journalist. It is delicate to testify as a layman, but in this blog I usually express a heartfelt reaction, based on current events and my daily international press review.


Photos and videos are taken from the web, strictly for personal and private use.


Español

Corea está constantemente amenazada por su vecino del norte, mientras que Israel combate hoy en siete frentes. Los dos países estaban destinados a entenderse.

Cuando viajé a Seúl, en el Hotel Lotte, me sorprendió encontrar en mi mesa de noche un Talmud, escrito en coreano e inglés. Los coreanos sienten una verdadera fascinación por la religión judía y el Antiguo Testamento. Cada semana, cientos de coreanos viajan para visitar Israel y Jerusalén, y descubren una tierra que para ellos tiene algo de mítico.

No es entonces una sorpresa ver a estos dos países acercarse. Hace unos años se redujeron significativamente los aranceles comerciales, y ya era hora de cooperar también en los ámbitos científico, aeroespacial y militar, lo que hoy se está poniendo en marcha.

Los vínculos entre Corea del Sur e Israel en el campo de la defensa se han profundizado considerablemente en las últimas décadas. Inicialmente establecidos tras la normalización diplomática en 1962, luego ralentizados en los años 1970–1980, estos lazos han experimentado desde los años 1990 un fuerte crecimiento, impulsado por intereses comunes: seguridad frente a vecinos hostiles, necesidad de innovación tecnológica y voluntad de reforzar la autonomía estratégica.

En septiembre de 2025, se alcanzó un hito importante durante la feria MSPO en Polonia, con la firma de un acuerdo estratégico entre Rafael Advanced Defense Systems (Israel) y Hyundai Rotem (Corea del Sur). Este acuerdo se centra en la integración del sistema de protección activa TROPHY, desarrollado por Israel, en los tanques K2 surcoreanos. El TROPHY, ya desplegado con éxito por las FDI en los Merkava y Namer, ha demostrado su eficacia en combate real.

Su integración en los K2 ofrece al ejército surcoreano una protección reforzada contra amenazas modernas como misiles antitanque y RPG, al tiempo que otorga a Hyundai Rotem una ventaja competitiva decisiva en el mercado mundial de blindados.

Más allá de la simple entrega de equipos, el acuerdo prevé una cooperación completa: producción local, adaptación de sistemas a las necesidades específicas de Seúl, marketing conjunto y apoyo logístico a largo plazo. El objetivo es doble: permitir a Corea del Sur reforzar su soberanía industrial y exportar más ampliamente sus tanques K2 equipados con TROPHY, y dar a Israel una presencia consolidada en un mercado asiático dinámico.

Rafael y Hyundai Rotem también estudian variantes tecnológicas para otros vehículos de combate surcoreanos (vehículos blindados de infantería, plataformas navales). Esta cooperación sigue una lógica de codesarrollo, integrando elementos diseñados en Corea con otros aportados por Israel, con el fin de responder a una creciente demanda mundial de tecnologías avanzadas de supervivencia.

Corea del Sur busca desde hace años reducir su dependencia de proveedores extranjeros, al tiempo que aumenta sus exportaciones militares. Israel, por su parte, apuesta por su experiencia en sistemas de defensa inteligentes, en particular en protección activa, guerra electrónica, drones y radares multifunción. Esta complementariedad explica el éxito de las recientes colaboraciones:

  • Sistemas Spike NLOS (misiles israelíes aire-tierra y superficie-superficie), ya adoptados por Seúl.

  • Radares multifunción y UAV israelíes (Heron, Harpy, Hero), integrados en las fuerzas surcoreanas.

  • K2PL para Polonia, proyecto de Hyundai Rotem para equipar a Polonia con tanques dotados del TROPHY — símbolo de la exportación conjunta de tecnologías coreano-israelíes hacia Europa.

Esta cooperación no se limita a los blindados. Refleja un alineamiento estratégico más amplio: frente a las amenazas regionales (Corea del Norte, tensiones en el mar de China), Seúl invierte masivamente en la modernización de su ejército. Israel, que ha forjado su reputación en sistemas probados en combate, se convierte en socio privilegiado. Juntos, ambos países sientan las bases de una nueva generación de plataformas militares que integran inteligencia artificial, robotización y sistemas de defensa interconectados.

La asociación militar y tecnológica entre Corea del Sur e Israel ilustra perfectamente la dinámica de la defensa contemporánea: una cooperación de beneficio mutuo, que combina la innovación israelí con la potencia industrial coreana. Este acercamiento va mucho más allá de los contratos: marca el surgimiento de un eje estratégico capaz de influir en el equilibrio militar regional e imponer una presencia conjunta en los mercados internacionales de defensa.


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Este artículo es personal: no pretendo ser ni científico, ni historiador, ni periodista profesional. Es delicado dar testimonio cuando uno es profano, pero en este blog expreso en general un “coup de cœur” a partir de la actualidad y de mi lectura diaria de la prensa internacional.


Las fotos y vídeos son tomadas de la web, también para un uso estrictamente personal y privado.


L'Europe veut aider l'Ukraine, sans s'en donner les moyens (FR, EN, ES). JBCH N° 332

Quand je parle de l'Ukraine avec des familles dont les leurs ont été massacrés pendant la dernière guerre ... ils tournent la tête avec raison, on ne peut pas oublier. 80 ans ont passé, le monde a changé, du moins pour le communication (Radios, TV, réseaux sociaux) ... mais la face obscure du monde revient et veut s'emparer férocement du pouvoir, des richesses, il en est ainsi de Poutine qui sacrifie et assassine son propre peuple pour ce dessein !


Les Européens aiment à se présenter comme unis, courageux et fermement engagés pour la défense de l’Ukraine. Pourtant, lorsqu’on gratte le vernis des déclarations solennelles, une réalité beaucoup plus embarrassante apparaît : celle de l’hypocrisie, de la prudence excessive, voire de la lâcheté. Depuis deux ans, les capitales européennes affichent leur solidarité avec Kiev à coups de réunions, de promesses et de communiqués, mais elles n’ont pas osé franchir le pas décisif : envoyer des soldats pour aider réellement l’Ukraine envahie par la Russie.


La dernière réunion au sommet, tenue hier à Paris, illustre bien cette contradiction. Emmanuel Macron s’est félicité d’une « coalition des volontaires » regroupant désormais vingt-six pays, formellement engagés à « protéger » l’Ukraine. 




Ces mots sonnent forts, mais qu’impliquent-ils concrètement ? Pour l’instant, pas grand-chose. On parle de « réassurance », de présence « sur le sol, en mer ou dans les airs », mais sans clarification ni calendrier précis. Le soutien reste donc symbolique, presque abstrait, comme pour donner l’impression d’une détermination qui n’existe pas pleinement.


L’Europe se heurte à ses divisions internes. La France et le Royaume-Uni semblent plus enclins à envisager un envoi de troupes, au moins en mission de dissuasion, voire de stabilisation future. Mais d’autres pays, comme l’Italie ou la Pologne, ne veulent pas entendre parler d’une telle option. Quant à la Hongrie et à la Slovaquie, ils sont carrément poutiniens. 


L’Allemagne, fidèle à sa prudence stratégique et à ses hésitations chroniques, attend d’abord de savoir quelle sera la position des États-Unis. Autrement dit : personne n’ose prendre de risque politique et militaire sans l’ombre protectrice de Washington.



Les États-Unis eux-mêmes entretiennent le flou. Leur appui est indispensable, mais leur stratégie reste conditionnée à un engagement plus clair des Européens. C’est le serpent qui se mord la queue : les Européens attendent les Américains, les Américains attendent les Européens, et pendant ce temps, c’est l’Ukraine qui paie le prix du sang.


Depuis mars 2022, les « coalitions des volontaires » se multiplient, passant d’une quinzaine de pays à près de trente aujourd’hui. Sept réunions ont déjà eu lieu, comme autant de démonstrations de bonne volonté. Mais qu’a-t-on réellement accompli ? Des aides militaires certes, des livraisons d’armes, des financements… mais aucune présence militaire directe pour faire face à un Poutine qui rugit et continue sa guerre. Cette retenue révèle une vérité : l’Europe veut bien défendre des principes, mais sans prendre les risques qui vont avec.




On se contente donc de belles phrases, d’images d’unité et d’une solidarité de façade. Pourtant, dans le fond, c’est une non-intervention assumée. On craint la bombe atomique, on craint l’escalade, on craint l’affrontement direct avec Moscou, on craint de mettre à l’épreuve une armée européenne encore très fragmentée et dépendante des États-Unis. La prudence devient ainsi une paralysie, et la prudence excessive ressemble de plus en plus à de la lâcheté.


L’histoire jugera sans doute sévèrement cette attitude. À force de tergiverser, l’Europe envoie un signal de faiblesse à Poutine : elle est unie dans ses discours, mais incapable d’agir avec force. Les promesses de déploiement « une fois le cessez-le-feu acté » sonnent comme une échappatoire commode. Car enfin, si les troupes européennes doivent attendre la paix pour protéger l’Ukraine, à quoi servent-elles réellement ?


Face à l’invasion brutale de l’Ukraine, l’Europe aurait pu être à la hauteur, comme puissance stratégique. Elle aurait pu montrer que la défense de la liberté ne se limite pas à des aides financières ou à des discours enflammés. Elle aurait pu envoyer un message clair à Poutine : celui d’une détermination concrète, prête à se traduire par des actes.


Au lieu de cela, elle préfère l’illusion de l’unité et la sécurité des mots. L’Europe s’unit, oui, mais dans une union prudente, timide, presque fictive. Et pendant ce temps, c’est Kiev qui résiste seule, dans la chair et dans le sang, face à l’ogre russe.



Poutine ... Il l'a déjà dit, il voudrait prendre un café en maître absolu de l'Europe, face à l'église orthodoxe russe sur les quais de la Seine, comme l'avait fait Hitler il y a plus de 80 ans .. Pour moi, c'est un cauchemar . Aider militairement l'Ukraine est un impératif vital pour notre démocratie. Pour l'instant on assiste à un blablabla insupportable ... 






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C'est  délicat de témoigner quand on est un profane, mais dans ce blog j'exprime en général un coup de coeur 

d'après l'actualité , et le lecture de ma revue de presse internationale quotidienne

les photos et films sont prises sur le web, là aussi pour une utilisation strictement personnelle, privée.



English 


When I speak about Ukraine with families whose loved ones were massacred during the last war… they turn their heads away, and rightly so. One cannot forget. Eighty years have passed, the world has changed — at least in terms of communication (radio, TV, social networks) — but the dark face of the world resurfaces, eager to seize power and wealth with ferocity. Such is Putin, who sacrifices and assassinates his own people for this very purpose.


Europeans like to present themselves as united, courageous, and firmly committed to defending Ukraine. Yet when we scratch the surface of solemn declarations, a far more embarrassing reality emerges: one of hypocrisy, excessive caution, even cowardice. For two years, European capitals have displayed their solidarity with Kyiv through meetings, promises, and communiqués, but they have not dared to take the decisive step: sending soldiers to truly help Ukraine, invaded by Russia.


The most recent summit, held yesterday in Paris, illustrates this contradiction well. Emmanuel Macron praised a “coalition of volunteers,” now comprising twenty-six countries, formally committed to “protecting” Ukraine.


These words sound powerful, but what do they mean in practice? For now, very little. Talks of “reassurance,” of presence “on land, at sea, or in the air,” remain without clarification or a precise timetable. The support is thus symbolic, almost abstract, giving only the illusion of determination.


Europe is paralyzed by its internal divisions. France and the United Kingdom seem more willing to consider sending troops, at least for deterrence or future stabilization missions. But other countries, like Italy or Poland, do not want to hear of such an option. Hungary and Slovakia are outright pro-Putin.


Germany, true to its strategic caution and chronic hesitation, waits first to see Washington’s stance. In other words: no one dares take political or military risks without America’s protective shadow.


The United States itself keeps things vague. Their support is essential, but their strategy remains conditioned on clearer European commitment. It is a vicious circle: Europeans wait for Americans, Americans wait for Europeans, and meanwhile, Ukraine pays the price in blood.


Since March 2022, these “coalitions of volunteers” have multiplied, growing from fifteen to nearly thirty countries today. Seven meetings have already taken place, symbolic demonstrations of goodwill. But what has been truly accomplished? Military aid, weapons deliveries, financing — yes — but no direct military presence to face a roaring Putin who presses on with his war. This restraint reveals a truth: Europe is willing to defend principles, but not to take the risks that come with them.


Thus, Europe contents itself with lofty words, images of unity, and superficial solidarity. Deep down, it is a deliberate non-intervention. Fear of nuclear weapons, fear of escalation, fear of direct confrontation with Moscow, fear of testing an army still fragmented and dependent on the U.S. Caution becomes paralysis, and excessive caution resembles cowardice.


History will likely judge this attitude harshly. By dithering, Europe signals weakness to Putin: united in speeches, but incapable of acting forcefully. Promises of deployment “once the ceasefire is in place” sound like a convenient escape. For if European troops are to wait for peace before protecting Ukraine, what use are they really?


In the face of Russia’s brutal invasion, Europe could have risen to the occasion as a strategic power. It could have shown that defending freedom is not limited to financial aid or fiery speeches. It could have sent a clear message to Putin: determination backed by action.


Instead, it prefers the illusion of unity and the comfort of words. Europe is united, yes, but in a cautious, timid, almost fictitious union. And meanwhile, Kyiv resists alone, in flesh and blood, against the Russian ogre.


Putin… he has already said he would like to sip coffee as the absolute master of Europe, before the Russian Orthodox Church on the banks of the Seine, just as Hitler did more than eighty years ago. For me, it is a nightmare. Militarily helping Ukraine is a vital imperative for our democracy. For now, we are witnessing unbearable empty talk.


© 2025 JBCH. All rights reserved. Reproduction prohibited without permission.


Español


Cuando hablo de Ucrania con familias cuyos seres queridos fueron masacrados durante la última guerra… apartan la mirada, y con razón. No se puede olvidar. Han pasado ochenta años, el mundo ha cambiado —al menos en lo que respecta a la comunicación (radio, TV, redes sociales)—, pero la cara oscura del mundo vuelve, deseosa de apoderarse ferozmente del poder y de las riquezas. Tal es Putin, que sacrifica y asesina a su propio pueblo con este propósito.


A los europeos les gusta presentarse como unidos, valientes y firmemente comprometidos con la defensa de Ucrania. Sin embargo, al rascar bajo el barniz de las solemnes declaraciones, aparece una realidad mucho más embarazosa: la de la hipocresía, la prudencia excesiva, incluso la cobardía. Desde hace dos años, las capitales europeas exhiben su solidaridad con Kiev a golpe de reuniones, promesas y comunicados, pero no se han atrevido a dar el paso decisivo: enviar soldados para ayudar de verdad a Ucrania invadida por Rusia.


La última reunión en la cumbre, celebrada ayer en París, ilustra bien esta contradicción. Emmanuel Macron se felicitó por una “coalición de voluntarios” que agrupa ya a veintiséis países, comprometidos formalmente a “proteger” a Ucrania.


Estas palabras suenan fuertes, pero ¿qué implican en la práctica? Por ahora, muy poco. Se habla de “tranquilizar”, de presencia “en tierra, en mar o en aire”, pero sin aclaraciones ni calendario preciso. El apoyo sigue siendo simbólico, casi abstracto, como para dar la impresión de una determinación que en realidad no existe plenamente.


Europa tropieza con sus divisiones internas. Francia y el Reino Unido parecen más dispuestos a considerar el envío de tropas, al menos en misiones de disuasión o de futura estabilización. Pero otros países, como Italia o Polonia, no quieren oír hablar de tal opción. En cuanto a Hungría y Eslovaquia, son abiertamente pro-Putin.


Alemania, fiel a su prudencia estratégica y a sus vacilaciones crónicas, espera primero conocer la posición de Estados Unidos. Dicho de otro modo: nadie se atreve a asumir riesgos políticos y militares sin la sombra protectora de Washington.


Los propios Estados Unidos mantienen la ambigüedad. Su apoyo es indispensable, pero su estrategia sigue condicionada a un compromiso más claro de los europeos. Es la serpiente que se muerde la cola: los europeos esperan a los estadounidenses, los estadounidenses esperan a los europeos, y mientras tanto, es Ucrania quien paga el precio en sangre.


Desde marzo de 2022, estas “coaliciones de voluntarios” se han multiplicado, pasando de una quincena de países a casi treinta hoy. Siete reuniones ya se han celebrado, como demostraciones de buena voluntad. Pero ¿qué se ha logrado realmente? Ayuda militar, sí, entregas de armas, financiación… pero ninguna presencia militar directa para enfrentarse a un Putin que ruge y sigue con su guerra. Esta contención revela una verdad: Europa quiere defender principios, pero sin asumir los riesgos que ello conlleva.


Se conforma así con frases bonitas, imágenes de unidad y una solidaridad de fachada. Sin embargo, en el fondo, se trata de una no intervención asumida. Se teme la bomba atómica, se teme la escalada, se teme el enfrentamiento directo con Moscú, se teme poner a prueba un ejército europeo aún fragmentado y dependiente de Estados Unidos. La prudencia se convierte en parálisis, y la prudencia excesiva se parece cada vez más a la cobardía.


La historia juzgará sin duda con severidad esta actitud. A fuerza de vacilaciones, Europa envía a Putin una señal de debilidad: unida en sus discursos, pero incapaz de actuar con fuerza. Las promesas de despliegue “una vez que se firme el alto el fuego” suenan como una escapatoria conveniente. Pues bien, si las tropas europeas deben esperar a la paz para proteger a Ucrania, ¿de qué sirven realmente?


Ante la brutal invasión de Ucrania, Europa podría haber estado a la altura, como potencia estratégica. Podría haber demostrado que la defensa de la libertad no se limita a ayudas financieras o discursos encendidos. Podría haber enviado un mensaje claro a Putin: una determinación concreta, lista para traducirse en actos.


En lugar de ello, prefiere la ilusión de la unidad y la seguridad de las palabras. Europa se une, sí, pero en una unión prudente, tímida, casi ficticia. Y mientras tanto, es Kiev la que resiste sola, en carne y sangre, frente al ogro ruso.


Putin… ya lo ha dicho: quisiera tomar un café como amo absoluto de Europa, frente a la iglesia ortodoxa rusa en los muelles del Sena, como lo hizo Hitler hace más de ochenta años. Para mí, es una pesadilla. Ayudar militarmente a Ucrania es un imperativo vital para nuestra democracia. Por ahora, asistimos a un bla-bla-bla insoportable.


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jeudi 4 septembre 2025

Le hamas et les arabes de palestine vivent dans et par le mensonge (FR, EN, ES). JBCH N° 331




Le Hamas n'est pas un parti nationaliste, ce n'est pas un parti politique, c'est une idéologie qui n'a aucun respect pour la vie, dont les membres ont été éduqués pendant les vingt dernières années à ne pas craindre la mort et à éliminer tous les mécréants, d'abord les juifs, puis les chrétiens.


C'est pourquoi, il ne signera jamais la Paix, sauf en pratiquant la Takya, le mensonge) il ira jusqu'au bout, dans sa volonté de conquérir le monde pour imposer la Charia et le contrôle des territoires déjà acquis dans le passé.


 La déclaration publiée mercredi par le Hamas marque une tentative de repositionement politique au cœur d’un conflit marqué par une extrême brutalité et une impasse militaire persistante. 





En affirmant être prêt à conclure un accord global — libération de tous les otages en échange d’un nombre déterminé de prisonniers palestiniens — le mouvement terroriste tente de modifier la perception internationale en se présentant comme une partie disposée à négocier, ce qui est faux.


Cependant, le vocabulaire employé reste révélateur : les otages israéliens sont appelés « prisonniers », plaçant ainsi sur un pied d’égalité des civils enlevés lors d’attaques sanglantes et des détenus palestiniens incarcérés par décision judiciaire. Ce glissement sémantique illustre l’un des enjeux principaux du conflit : la bataille pour imposer une lecture légitime des faits.


L’autre volet de la déclaration du Hamas — la proposition d’un gouvernement « national » de technocrates à Gaza — doit être compris dans le cadre plus large de la crise de gouvernance palestinienne. 





En théorie, une telle administration pourrait répondre à la demande croissante, y compris chez certains acteurs internationaux, d’un pouvoir civil non militarisé dans l’enclave. 


Mais en pratique, il est difficile d’imaginer que cette proposition soit sincère ou réaliste. Le Hamas conserve une double nature, à la fois organisation militaire et appareil politico-religieux. 


L’idée qu’il se désengagerait volontairement du pouvoir au profit d’une entité neutre et indépendante apparaît peu crédible. On peut donc lire cette annonce comme une manœuvre de communication destinée à regagner une légitimité, alors que son image internationale demeure fortement associée au terrorisme et aux violences contre des civils.


Face à cette déclaration, le bureau du Premier ministre israélien a rappelé des conditions strictes et non négociables pour mettre fin à la guerre. Les cinq points avancés — libération des otages, désarmement de Hamas, démilitarisation de Gaza, maintien d’un contrôle sécuritaire israélien et mise en place d’une administration civile alternative — traduisent la ligne de fond d’Israël : empêcher tout retour à une situation où Gaza pourrait redevenir une base opérationnelle pour des attaques. 




Ces conditions apparaissent pour Israël comme des garanties minimales de sécurité, mais elles sont perçues par de nombreux Palestiniens comme une exigence de capitulation totale et une perte de toute souveraineté. Cet écart souligne combien le fossé entre les deux camps reste abyssal.



La réaction de Donald Trump sur son réseau Truth Social vient s’ajouter à ce contexte tendu. En exigeant la libération immédiate de tous les otages, il reprend une position d’intransigeance qui correspond largement au discours israélien, mais en l’énonçant dans un style populiste et percutant. 



Sa sortie peut avoir un double effet : accroître la pression politique sur le Hamas, mais aussi nourrir une perception selon laquelle Washington (ou du moins une partie de la classe politique américaine) adopte une position exclusivement alignée sur Israël, ce qui complique la recherche d’un consensus international.


Au total, la déclaration du Hamas et les réponses qu’elle suscite montrent à quel point la guerre est entrée dans une phase où les discours comptent autant que les armes. 


Chacun tente de remodeler le récit : le Hamas essaye d' apparaître comme un interlocuteur politique, Israël insiste sur la nécessité d’une rupture totale avec le terrorisme, et les acteurs internationaux oscillent entre appels humanitaires et considérations stratégiques. 


Tant que les deux camps maintiendront des conditions aussi éloignées l’une de l’autre — désarmement total exigé par Israël d’un côté, maintien d’un rôle politique revendiqué par le Hamas de l’autre — la perspective d’une solution durable restera fragile.


Ô comme je regrette d'avoir salué la décision d'Ariel Sharon d'évacuer la bande de Gaza, et d'avoir cru aux mensonges des arabes de palestine, 


Ô que je regrette d'avoir suivi Perez qui a convaincu Rabin pour serrer la main d'Arafat ce terroriste, faiseur de maux.


Il ne faut pas les croire, et il faudra attendre une ou deux générations avec des livres d'histoire et une éducation non tronqués, pour voir s'évaporer la haine et retrouver toute fraternité entre arabes et juifs au Proche Orient




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Cet article est personnel, je ne prétends pas être ni un scientifique, ni un historien, ni un professionnel du journalisme...
 

C'est  délicat de témoigner quand on est un profane, mais dans ce blog j'exprime en général un coup de coeur 

d'après l'actualité , et le lecture de ma revue de presse internationale quotidienne

les photos et films sont prises sur le web, là aussi pour une utilisation strictement personnelle, privée.


English Translation


Hamas is not a nationalist party, nor a political party; it is an ideology that has no respect for life. Its members have been educated over the last twenty years not to fear death and to eliminate all infidels—first the Jews, then the Christians.


That is why it will never sign Peace, except by practicing Taqiyya (deception). It will go all the way in its will to conquer the world, impose Sharia law, and control the territories it once claimed.


The statement published on Wednesday by Hamas marks an attempt at political repositioning in the midst of a conflict marked by extreme brutality and a persistent military stalemate.


By claiming to be ready to conclude a comprehensive deal — the release of all hostages in exchange for a set number of Palestinian prisoners — the terrorist movement seeks to alter international perception, presenting itself as a party willing to negotiate, which is false.


Yet, the vocabulary used remains revealing: Israeli hostages are called “prisoners,” thus equating civilians kidnapped during bloody attacks with Palestinian detainees held by judicial decision. This semantic shift illustrates one of the main stakes of the conflict: the battle to impose a legitimate narrative of the facts.


The other component of Hamas’s statement — the proposal of a “national” technocratic government in Gaza — must be understood within the broader context of the Palestinian governance crisis.


In theory, such an administration could respond to the growing demand, including from some international actors, for a non-militarized civil authority in the enclave.


In practice, however, it is difficult to imagine that this proposal is sincere or realistic. Hamas retains a dual nature, both a military organization and a politico-religious apparatus.


The idea that it would voluntarily disengage from power in favor of a neutral and independent entity appears hardly credible. This announcement is best understood as a communication maneuver to regain legitimacy, while its international image remains strongly associated with terrorism and violence against civilians.


In response, the office of the Israeli Prime Minister reiterated strict, non-negotiable conditions to end the war. The five key points — release of the hostages, disarmament of Hamas, demilitarization of Gaza, continued Israeli security control, and the establishment of an alternative civil administration — reflect Israel’s bottom line: preventing any return to a situation where Gaza could once again serve as an operational base for attacks.


For Israel, these conditions are seen as minimal security guarantees, but for many Palestinians they amount to demands for total capitulation and loss of sovereignty. This gap highlights how deep the chasm remains between the two sides.


The reaction of Donald Trump on his Truth Social platform adds to this tense context. By demanding the immediate release of all hostages, he echoed Israel’s hardline position, though in a populist and striking style.


His intervention may have a double effect: increasing political pressure on Hamas, but also reinforcing the perception that Washington (or at least part of the American political class) is exclusively aligned with Israel, complicating efforts to build international consensus.


Altogether, Hamas’s declaration and the responses it triggered demonstrate that this war has entered a stage where words matter as much as weapons.


Each side seeks to reshape the narrative: Hamas tries to appear as a political interlocutor, Israel insists on the necessity of a complete break with terrorism, and international actors oscillate between humanitarian appeals and strategic considerations.


As long as the two sides maintain such irreconcilable conditions — Israel demanding total disarmament, Hamas insisting on a political role — the prospect of a lasting solution will remain fragile.


Oh, how I regret having welcomed Ariel Sharon’s decision to evacuate the Gaza Strip, and for believing the lies of the Arabs of Palestine.


Oh, how I regret following Peres, who convinced Rabin to shake hands with Arafat, that terrorist and maker of misery.


They cannot be trusted. It will take one or two generations, with unaltered history books and honest education, before hatred evaporates and true brotherhood between Arabs and Jews in the Middle East can be restored.


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Traducción al español


Hamás no es un partido nacionalista, ni un partido político; es una ideología que no tiene respeto por la vida. Sus miembros han sido educados durante los últimos veinte años a no temer a la muerte y a eliminar a todos los infieles: primero a los judíos, luego a los cristianos.


Por eso, nunca firmará la Paz, salvo practicando la Taqiyya (engaño). Llegará hasta el final en su voluntad de conquistar el mundo, imponer la Sharía y controlar los territorios ya reclamados en el pasado.


La declaración publicada el miércoles por Hamás marca un intento de reposicionamiento político en medio de un conflicto caracterizado por una brutalidad extrema y un estancamiento militar persistente.


Al afirmar estar dispuesto a concluir un acuerdo global —la liberación de todos los rehenes a cambio de un número determinado de prisioneros palestinos— el movimiento terrorista intenta modificar la percepción internacional presentándose como una parte dispuesta a negociar, lo cual es falso.


Sin embargo, el vocabulario empleado sigue siendo revelador: los rehenes israelíes son llamados “prisioneros”, poniendo así en un mismo plano a civiles secuestrados durante ataques sangrientos y a detenidos palestinos encarcelados por decisión judicial. Este deslizamiento semántico ilustra uno de los principales retos del conflicto: la batalla por imponer una lectura legítima de los hechos.


El otro aspecto de la declaración de Hamás —la propuesta de un gobierno “nacional” de tecnócratas en Gaza— debe entenderse en el marco más amplio de la crisis de gobernanza palestina.


En teoría, una administración así podría responder a la creciente demanda, incluso entre algunos actores internacionales, de una autoridad civil no militarizada en la franja.


Pero en la práctica, es difícil imaginar que esta propuesta sea sincera o realista. Hamás mantiene una doble naturaleza, a la vez organización militar y aparato político-religioso.


La idea de que se desentendería voluntariamente del poder en favor de una entidad neutral e independiente resulta poco creíble. Esta declaración puede leerse como una maniobra de comunicación destinada a recuperar legitimidad, mientras su imagen internacional sigue asociada fuertemente al terrorismo y a la violencia contra civiles.


Ante esta declaración, la oficina del Primer Ministro israelí recordó unas condiciones estrictas y no negociables para poner fin a la guerra. Los cinco puntos planteados —liberación de los rehenes, desarme de Hamás, desmilitarización de Gaza, mantenimiento del control de seguridad israelí y creación de una administración civil alternativa— reflejan la posición de fondo de Israel: impedir cualquier retorno a una situación en la que Gaza pueda volver a ser una base operativa de ataques.


Para Israel, estas condiciones son garantías mínimas de seguridad, pero muchos palestinos las perciben como una exigencia de capitulación total y una pérdida absoluta de soberanía. Esta diferencia pone de relieve lo profundo que sigue siendo el abismo entre ambos bandos.


La reacción de Donald Trump en su red Truth Social se suma a este contexto tenso. Al exigir la liberación inmediata de todos los rehenes, retoma una posición de intransigencia que corresponde ampliamente al discurso israelí, aunque expresada en un estilo populista y contundente.


Su intervención puede tener un doble efecto: aumentar la presión política sobre Hamás, pero también alimentar la percepción de que Washington (o al menos parte de la clase política estadounidense) adopta una posición exclusivamente alineada con Israel, lo que complica la búsqueda de un consenso internacional.


En conjunto, la declaración de Hamás y las respuestas que provoca muestran hasta qué punto la guerra ha entrado en una fase en la que las palabras cuentan tanto como las armas.


Cada parte trata de remodelar el relato: Hamás intenta aparecer como un interlocutor político, Israel insiste en la necesidad de una ruptura total con el terrorismo, y los actores internacionales oscilan entre llamamientos humanitarios y consideraciones estratégicas.


Mientras los dos bandos mantengan condiciones tan irreconciliables —Israel exigiendo el desarme total, Hamás reivindicando un papel político— la perspectiva de una solución duradera seguirá siendo frágil.


¡Oh, cuánto lamento haber saludado la decisión de Ariel Sharon de evacuar la Franja de Gaza y haber creído en las mentiras de los árabes de Palestina!


¡Oh, cuánto lamento haber seguido a Peres, quien convenció a Rabin de estrechar la mano de Arafat, ese terrorista y hacedor de males!


No se les puede creer. Habrá que esperar una o dos generaciones, con libros de historia no manipulados y una educación honesta, para que el odio se evapore y pueda restablecerse la fraternidad entre árabes y judíos en Oriente Próximo.


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