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vendredi 5 septembre 2025

L'Europe veut aider l'Ukraine, sans s'en donner les moyens (FR, EN, ES). JBCH N° 332

Quand je parle de l'Ukraine avec des familles dont les leurs ont été massacrés pendant la dernière guerre ... ils tournent la tête avec raison, on ne peut pas oublier. 80 ans ont passé, le monde a changé, du moins pour le communication (Radios, TV, réseaux sociaux) ... mais la face obscure du monde revient et veut s'emparer férocement du pouvoir, des richesses, il en est ainsi de Poutine qui sacrifie et assassine son propre peuple pour ce dessein !


Les Européens aiment à se présenter comme unis, courageux et fermement engagés pour la défense de l’Ukraine. Pourtant, lorsqu’on gratte le vernis des déclarations solennelles, une réalité beaucoup plus embarrassante apparaît : celle de l’hypocrisie, de la prudence excessive, voire de la lâcheté. Depuis deux ans, les capitales européennes affichent leur solidarité avec Kiev à coups de réunions, de promesses et de communiqués, mais elles n’ont pas osé franchir le pas décisif : envoyer des soldats pour aider réellement l’Ukraine envahie par la Russie.


La dernière réunion au sommet, tenue hier à Paris, illustre bien cette contradiction. Emmanuel Macron s’est félicité d’une « coalition des volontaires » regroupant désormais vingt-six pays, formellement engagés à « protéger » l’Ukraine. 




Ces mots sonnent forts, mais qu’impliquent-ils concrètement ? Pour l’instant, pas grand-chose. On parle de « réassurance », de présence « sur le sol, en mer ou dans les airs », mais sans clarification ni calendrier précis. Le soutien reste donc symbolique, presque abstrait, comme pour donner l’impression d’une détermination qui n’existe pas pleinement.


L’Europe se heurte à ses divisions internes. La France et le Royaume-Uni semblent plus enclins à envisager un envoi de troupes, au moins en mission de dissuasion, voire de stabilisation future. Mais d’autres pays, comme l’Italie ou la Pologne, ne veulent pas entendre parler d’une telle option. Quant à la Hongrie et à la Slovaquie, ils sont carrément poutiniens. 


L’Allemagne, fidèle à sa prudence stratégique et à ses hésitations chroniques, attend d’abord de savoir quelle sera la position des États-Unis. Autrement dit : personne n’ose prendre de risque politique et militaire sans l’ombre protectrice de Washington.



Les États-Unis eux-mêmes entretiennent le flou. Leur appui est indispensable, mais leur stratégie reste conditionnée à un engagement plus clair des Européens. C’est le serpent qui se mord la queue : les Européens attendent les Américains, les Américains attendent les Européens, et pendant ce temps, c’est l’Ukraine qui paie le prix du sang.


Depuis mars 2022, les « coalitions des volontaires » se multiplient, passant d’une quinzaine de pays à près de trente aujourd’hui. Sept réunions ont déjà eu lieu, comme autant de démonstrations de bonne volonté. Mais qu’a-t-on réellement accompli ? Des aides militaires certes, des livraisons d’armes, des financements… mais aucune présence militaire directe pour faire face à un Poutine qui rugit et continue sa guerre. Cette retenue révèle une vérité : l’Europe veut bien défendre des principes, mais sans prendre les risques qui vont avec.




On se contente donc de belles phrases, d’images d’unité et d’une solidarité de façade. Pourtant, dans le fond, c’est une non-intervention assumée. On craint la bombe atomique, on craint l’escalade, on craint l’affrontement direct avec Moscou, on craint de mettre à l’épreuve une armée européenne encore très fragmentée et dépendante des États-Unis. La prudence devient ainsi une paralysie, et la prudence excessive ressemble de plus en plus à de la lâcheté.


L’histoire jugera sans doute sévèrement cette attitude. À force de tergiverser, l’Europe envoie un signal de faiblesse à Poutine : elle est unie dans ses discours, mais incapable d’agir avec force. Les promesses de déploiement « une fois le cessez-le-feu acté » sonnent comme une échappatoire commode. Car enfin, si les troupes européennes doivent attendre la paix pour protéger l’Ukraine, à quoi servent-elles réellement ?


Face à l’invasion brutale de l’Ukraine, l’Europe aurait pu être à la hauteur, comme puissance stratégique. Elle aurait pu montrer que la défense de la liberté ne se limite pas à des aides financières ou à des discours enflammés. Elle aurait pu envoyer un message clair à Poutine : celui d’une détermination concrète, prête à se traduire par des actes.


Au lieu de cela, elle préfère l’illusion de l’unité et la sécurité des mots. L’Europe s’unit, oui, mais dans une union prudente, timide, presque fictive. Et pendant ce temps, c’est Kiev qui résiste seule, dans la chair et dans le sang, face à l’ogre russe.



Poutine ... Il l'a déjà dit, il voudrait prendre un café en maître absolu de l'Europe, face à l'église orthodoxe russe sur les quais de la Seine, comme l'avait fait Hitler il y a plus de 80 ans .. Pour moi, c'est un cauchemar . Aider militairement l'Ukraine est un impératif vital pour notre démocratie. Pour l'instant on assiste à un blablabla insupportable ... 






 © 2025 JBCH. Tous droits réservés. Reproduction du texte interdite sans autorisation


Cet article est personnel, je ne prétends pas être ni un scientifique, ni un historien, ni un professionnel du journalisme...
 

C'est  délicat de témoigner quand on est un profane, mais dans ce blog j'exprime en général un coup de coeur 

d'après l'actualité , et le lecture de ma revue de presse internationale quotidienne

les photos et films sont prises sur le web, là aussi pour une utilisation strictement personnelle, privée.



English 


When I speak about Ukraine with families whose loved ones were massacred during the last war… they turn their heads away, and rightly so. One cannot forget. Eighty years have passed, the world has changed — at least in terms of communication (radio, TV, social networks) — but the dark face of the world resurfaces, eager to seize power and wealth with ferocity. Such is Putin, who sacrifices and assassinates his own people for this very purpose.


Europeans like to present themselves as united, courageous, and firmly committed to defending Ukraine. Yet when we scratch the surface of solemn declarations, a far more embarrassing reality emerges: one of hypocrisy, excessive caution, even cowardice. For two years, European capitals have displayed their solidarity with Kyiv through meetings, promises, and communiqués, but they have not dared to take the decisive step: sending soldiers to truly help Ukraine, invaded by Russia.


The most recent summit, held yesterday in Paris, illustrates this contradiction well. Emmanuel Macron praised a “coalition of volunteers,” now comprising twenty-six countries, formally committed to “protecting” Ukraine.


These words sound powerful, but what do they mean in practice? For now, very little. Talks of “reassurance,” of presence “on land, at sea, or in the air,” remain without clarification or a precise timetable. The support is thus symbolic, almost abstract, giving only the illusion of determination.


Europe is paralyzed by its internal divisions. France and the United Kingdom seem more willing to consider sending troops, at least for deterrence or future stabilization missions. But other countries, like Italy or Poland, do not want to hear of such an option. Hungary and Slovakia are outright pro-Putin.


Germany, true to its strategic caution and chronic hesitation, waits first to see Washington’s stance. In other words: no one dares take political or military risks without America’s protective shadow.


The United States itself keeps things vague. Their support is essential, but their strategy remains conditioned on clearer European commitment. It is a vicious circle: Europeans wait for Americans, Americans wait for Europeans, and meanwhile, Ukraine pays the price in blood.


Since March 2022, these “coalitions of volunteers” have multiplied, growing from fifteen to nearly thirty countries today. Seven meetings have already taken place, symbolic demonstrations of goodwill. But what has been truly accomplished? Military aid, weapons deliveries, financing — yes — but no direct military presence to face a roaring Putin who presses on with his war. This restraint reveals a truth: Europe is willing to defend principles, but not to take the risks that come with them.


Thus, Europe contents itself with lofty words, images of unity, and superficial solidarity. Deep down, it is a deliberate non-intervention. Fear of nuclear weapons, fear of escalation, fear of direct confrontation with Moscow, fear of testing an army still fragmented and dependent on the U.S. Caution becomes paralysis, and excessive caution resembles cowardice.


History will likely judge this attitude harshly. By dithering, Europe signals weakness to Putin: united in speeches, but incapable of acting forcefully. Promises of deployment “once the ceasefire is in place” sound like a convenient escape. For if European troops are to wait for peace before protecting Ukraine, what use are they really?


In the face of Russia’s brutal invasion, Europe could have risen to the occasion as a strategic power. It could have shown that defending freedom is not limited to financial aid or fiery speeches. It could have sent a clear message to Putin: determination backed by action.


Instead, it prefers the illusion of unity and the comfort of words. Europe is united, yes, but in a cautious, timid, almost fictitious union. And meanwhile, Kyiv resists alone, in flesh and blood, against the Russian ogre.


Putin… he has already said he would like to sip coffee as the absolute master of Europe, before the Russian Orthodox Church on the banks of the Seine, just as Hitler did more than eighty years ago. For me, it is a nightmare. Militarily helping Ukraine is a vital imperative for our democracy. For now, we are witnessing unbearable empty talk.


© 2025 JBCH. All rights reserved. Reproduction prohibited without permission.


Español


Cuando hablo de Ucrania con familias cuyos seres queridos fueron masacrados durante la última guerra… apartan la mirada, y con razón. No se puede olvidar. Han pasado ochenta años, el mundo ha cambiado —al menos en lo que respecta a la comunicación (radio, TV, redes sociales)—, pero la cara oscura del mundo vuelve, deseosa de apoderarse ferozmente del poder y de las riquezas. Tal es Putin, que sacrifica y asesina a su propio pueblo con este propósito.


A los europeos les gusta presentarse como unidos, valientes y firmemente comprometidos con la defensa de Ucrania. Sin embargo, al rascar bajo el barniz de las solemnes declaraciones, aparece una realidad mucho más embarazosa: la de la hipocresía, la prudencia excesiva, incluso la cobardía. Desde hace dos años, las capitales europeas exhiben su solidaridad con Kiev a golpe de reuniones, promesas y comunicados, pero no se han atrevido a dar el paso decisivo: enviar soldados para ayudar de verdad a Ucrania invadida por Rusia.


La última reunión en la cumbre, celebrada ayer en París, ilustra bien esta contradicción. Emmanuel Macron se felicitó por una “coalición de voluntarios” que agrupa ya a veintiséis países, comprometidos formalmente a “proteger” a Ucrania.


Estas palabras suenan fuertes, pero ¿qué implican en la práctica? Por ahora, muy poco. Se habla de “tranquilizar”, de presencia “en tierra, en mar o en aire”, pero sin aclaraciones ni calendario preciso. El apoyo sigue siendo simbólico, casi abstracto, como para dar la impresión de una determinación que en realidad no existe plenamente.


Europa tropieza con sus divisiones internas. Francia y el Reino Unido parecen más dispuestos a considerar el envío de tropas, al menos en misiones de disuasión o de futura estabilización. Pero otros países, como Italia o Polonia, no quieren oír hablar de tal opción. En cuanto a Hungría y Eslovaquia, son abiertamente pro-Putin.


Alemania, fiel a su prudencia estratégica y a sus vacilaciones crónicas, espera primero conocer la posición de Estados Unidos. Dicho de otro modo: nadie se atreve a asumir riesgos políticos y militares sin la sombra protectora de Washington.


Los propios Estados Unidos mantienen la ambigüedad. Su apoyo es indispensable, pero su estrategia sigue condicionada a un compromiso más claro de los europeos. Es la serpiente que se muerde la cola: los europeos esperan a los estadounidenses, los estadounidenses esperan a los europeos, y mientras tanto, es Ucrania quien paga el precio en sangre.


Desde marzo de 2022, estas “coaliciones de voluntarios” se han multiplicado, pasando de una quincena de países a casi treinta hoy. Siete reuniones ya se han celebrado, como demostraciones de buena voluntad. Pero ¿qué se ha logrado realmente? Ayuda militar, sí, entregas de armas, financiación… pero ninguna presencia militar directa para enfrentarse a un Putin que ruge y sigue con su guerra. Esta contención revela una verdad: Europa quiere defender principios, pero sin asumir los riesgos que ello conlleva.


Se conforma así con frases bonitas, imágenes de unidad y una solidaridad de fachada. Sin embargo, en el fondo, se trata de una no intervención asumida. Se teme la bomba atómica, se teme la escalada, se teme el enfrentamiento directo con Moscú, se teme poner a prueba un ejército europeo aún fragmentado y dependiente de Estados Unidos. La prudencia se convierte en parálisis, y la prudencia excesiva se parece cada vez más a la cobardía.


La historia juzgará sin duda con severidad esta actitud. A fuerza de vacilaciones, Europa envía a Putin una señal de debilidad: unida en sus discursos, pero incapaz de actuar con fuerza. Las promesas de despliegue “una vez que se firme el alto el fuego” suenan como una escapatoria conveniente. Pues bien, si las tropas europeas deben esperar a la paz para proteger a Ucrania, ¿de qué sirven realmente?


Ante la brutal invasión de Ucrania, Europa podría haber estado a la altura, como potencia estratégica. Podría haber demostrado que la defensa de la libertad no se limita a ayudas financieras o discursos encendidos. Podría haber enviado un mensaje claro a Putin: una determinación concreta, lista para traducirse en actos.


En lugar de ello, prefiere la ilusión de la unidad y la seguridad de las palabras. Europa se une, sí, pero en una unión prudente, tímida, casi ficticia. Y mientras tanto, es Kiev la que resiste sola, en carne y sangre, frente al ogro ruso.


Putin… ya lo ha dicho: quisiera tomar un café como amo absoluto de Europa, frente a la iglesia ortodoxa rusa en los muelles del Sena, como lo hizo Hitler hace más de ochenta años. Para mí, es una pesadilla. Ayudar militarmente a Ucrania es un imperativo vital para nuestra democracia. Por ahora, asistimos a un bla-bla-bla insoportable.


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