L'Entrisme Islamiste à l'Hémicycle : Quand les Députés LFI Fréquentent les Ombres du Terrorisme
Dans les couloirs feutrés de l'Assemblée nationale et du Parlement européen, où la démocratie se forge en débats enflammés et en compromis subtils, un scandale aux relents sulfureux vient d'éclater.
Un rapport parlementaire, fruit d'une commission d'enquête pilotée par Laurent Wauquiez et publié ce mercredi 17 décembre, pose noir sur blanc une vérité dérangeante : une proximité idéologique "parfois très forte" entre plusieurs élus de La France insoumise (LFI) et des mouvances islamistes, dont les ramifications flirtent dangereusement avec l'apologie du terrorisme.
Consulté en exclusivité par Le Point, ce document de plus de 200 pages, nourri de 40 auditions auprès de services de renseignement, de ministres et d'experts, n'hésite pas à nommer les responsables. Sous couvert de combats légitimes – contre l'islamophobie, les discriminations ou pour la cause palestinienne –, ces parlementaires auraient ouvert grand les portes à un "entrisme idéologique" orchestré par les Frères musulmans et leurs satellites. Une perversité politique qui, au-delà des mots, fragilise les fondations de la République.
Imaginez la scène : un député, élu pour défendre les opprimés, serrant la main d'un prédicateur qui prône l'"Intifada" en France, ou invitant au cœur du Parlement européen des collectifs notoirement liés à des réseaux fréristes.
Ce n'est pas un scénario de thriller géopolitique, mais la réalité documentée par les enquêteurs. Le rapport, dirigé par le rapporteur Matthieu Bloch (UDR), s'appuie sur des témoignages accablants de la DGSI et de la DGSE, qui alertent sur une menace terroriste "évolutive" : des jeunes radicalisés, inspirés par l'État islamique via une propagande en ligne vicieuse, prêts à frapper au couteau des cibles symboliques – synagogues, écoles juives, représentants de l'État français.
Et qui, selon les services, voient dans le conflit israélo-palestinien un levier pour importer le chaos en Europe. LFI, en instrumentalisation ces causes, deviendrait ainsi un vecteur involontaire – ou conscient ? – de cette déstabilisation.
Au cœur de cette tempête, trois figures LFI sortent du lot, épinglées pour leurs liens concrets avec des entités islamistes.
D'abord, Thomas Portes, député de la 7e circonscription de Paris, dont les prises de position publiques flirtent avec l'ambiguïté. Auditionné dans le cadre de la commission, il est accusé d'avoir relayé des narratifs minimisant la menace islamiste, en amalgamant systématiquement critiques de l'islam politique et islamophobie. Plus grave, ses interventions à l'Assemblée nationale auraient servi de tribune à des collectifs pro-palestiniens soupçonnés de relayer la propagande du Hamas, groupe terroriste classé comme tel par l'Union européenne. Le rapport cite des exemples précis : des tribunes signées par Portes dans des médias alternatifs, où il défend des figures comme Omar Alsoumi, porte-parole d'Urgence Palestine, condamné en 2026 pour apologie d'un "déluge d'Al Aqsa" – une référence directe à l'attaque du 7 octobre 2023 qui a fait 1 200 morts en Israël.
Vient ensuite Ersilia Soudais, élue dans le Pas-de-Calais, dont la radicalité est décrite comme un "cas d'école" d'entrisme. Journaliste reconvertie en parlementaire, Soudais est pointée du doigt pour ses relais effrénés de contenus issus de sites fréristes, tels que ceux de l'Union des organisations islamiques de France (UOIF, rebaptisée Musulmans de France), identifiée par les renseignements comme un pilier des Frères musulmans en Europe. Le document parlementaire évoque des auditions où des policiers territoriaux témoignent de ses interventions locales pour "défendre" des mosquées soupçonnées de prêches radicaux, sous prétexte de lutte contre les discriminations. Une complaisance qui, selon un expert auditionné, "laisse la porte ouverte à des financements occultes et à une radicalisation rampante".
Mais c'est sans doute Rima Hassan, eurodéputée LFI élue en 2024, qui incarne le summum de cette perversité transnationale. Au Parlement européen de Strasbourg, elle a ouvertement accueilli en 2024-2025 des représentants du collectif Lallab – une structure féministe musulmane aux accents fréristes – et de Femyso, émanation européenne des Frères musulmans. Le rapport, s'appuyant sur des notes de la DGSE, documente longuement sa "radicalité assumée" : des discours où elle qualifie Israël d'"entité sioniste terroriste", relayant des appels à la "résistance armée" palestinienne sans nuance. Pire, des liens avec des collectifs impliqués dans des manifestations post-7 octobre, où des slogans comme "Mort aux Juifs" ont été scandés. Hassan, qui n'a pas répondu aux convocations de la commission, est accusée d'avoir transformé le Parlement européen en "cheval de Troie" pour l'islam politique, fragilisant l'unité européenne face à la menace jihadiste.
L'apothéose de ce rapport ? L'audition, le 6 décembre dernier, de Jean-Luc Mélenchon lui-même, fondateur de LFI et figure tutélaire de l'extrême gauche. Confronté par les députées Prisca Thévenot (Renaissance) et Liliana Tanguy (UDR) à des faits précis liens entre Insoumis et des figures fréristes proches de l'Iran ou du Hezbollah, le leader insoumis s'est emmêlé les pinceaux. "Incapable de répondre sur des faits précis", note le rapport, qui qualifie l'échange d'"embarrassant". Pendant ce temps, son collègue Aurélien Saintoul tentait de réhabiliter l'UOIF, pourtant fichée par les renseignements comme un hub de l'islamisme. Mélenchon a même défendu le Collectif contre l'islamophobie en Europe (CCIE), recréé en Belgique après la dissolution du CCIF, et invité par le député LFI Raphaël Arnault à l'Assemblée. Un geste qui, selon les enquêteurs, illustre une "tendance à amalgamer musulmans et islamistes", transformant la défense des premiers en complaisance envers les seconds.
Cette audition n'est pas un incident isolé. Elle révèle une culture interne à LFI où la critique de l'islamisme est taxée d'"islamophobie d'État", paralysant toute vigilance. Le témoignage de Cédric Brun, ex-Insoumis et conseiller régional, apporte des preuves circonstanciées : des réunions locales où des imams radicaux étaient courtisés pour gonfler les électorats musulmans, au mépris des risques sécuritaires.
La perversité de ces liens réside dans leur habile camouflage. Le rapport identifie la cause palestinienne comme un "cheval de Troie" par excellence. Des figures comme Elias d'Imzalène, prédicateur frériste appelant à une "Intifada" en France – un euphémisme pour soulèvement armé –, ou Omar Alsoumi, dont les appels au "déluge" font écho aux massacres du 7 octobre, ont été relayés ou invités par des élus LFI. Ces soutiens indirects, argue la DGSI, exacerbent la propagande jihadiste : des attentats déjoués, comme celui près de Los Angeles pour le Nouvel An par un collectif "pro-palestinien", ou l'attaque de Sydney contre une célébration juive, trouvent un écho dans ces discours ambigus. "Sans appeler directement au meurtre, ces positions ont des conséquences graves sur la cohésion nationale", alerte la DGSE.
Au niveau local, l'infiltration est encore plus insidieuse. Des municipalités tombent sous l'emprise d'associations islamistes se posant en "représentants légitimes" des musulmans, profitant du vide laissé par l'absence d'interlocuteurs modérés. Les maires, souvent bien intentionnés mais mal informés, se retrouvent piégés entre accusations d'islamophobie et pressions électorales. Le ministre de l'Intérieur, auditionné, prévoit un "entrisme massif" dans les listes municipales de 2026, avec des consignes votives délivrées dans les mosquées.
Les réactions ne se sont pas fait attendre. Caroline Yadan, députée Renaissance et membre de la commission, tonne : "On ne peut pas lutter contre un ennemi invisible sans faits. Ce rapport montre que, à l'extrême gauche, on promeut l'islamisme et ses porte-paroles." Jonas Haddad, porte-parole des Républicains, y voit un "contrôle sanitaire dans un restaurant insalubre", accusant LFI d'avoir saboté l'enquête. Du côté insoumis, silence radio – ou déni, comme à l'accoutumée.
Ce rapport n'est pas qu'un réquisitoire ; c'est un appel à la vigilance. La perversité des députés LFI ne réside pas dans un terrorisme assumé, mais dans une complaisance qui, sous des oripeaux humanistes, légitime des réseaux flirtant avec la violence.
À l'Assemblée nationale comme au Parlement européen, ces liens ne sont plus des rumeurs : ils sont documentés, accablants. La République peut-elle se permettre de tels alliés ? L'Histoire, hélas, nous le dira bientôt.
(Sources : Rapport de la commission d'enquête sur l'islamisme, consulté par Le Point ; auditions du 6 décembre 2025.)