🇮🇱🇬🇷🇨🇾 Méditerranée orientale : On assiste naissance d’une alliance stratégique crédible Une nouvelle alliance militaire est en train de se structurer en Méditerranée orientale entre Israël, la Grèce et Chypre.
Contrairement à des initiatives passées, souvent idéologiques ou diplomatiquement creuses, cette coopération repose sur des intérêts stratégiques réels, une lecture lucide des menaces et des capacités militaires concrètes.
Rien à voir, donc, avec l’« Union pour la Méditerranée » voulue par Nicolas Sarkozy, alliance mal définie, diluée entre pays arabes aux agendas divergents et une Espagne sans rôle sécuritaire structurant. Ici, il ne s’agit ni de symboles ni de communication, mais de sécurité dure.
Selon des sources grecques et chypriotes, les discussions sont avancées pour la création d’une force d’intervention rapide conjointe, de niveau brigade, capable d’agir immédiatement face aux crises émergentes.
Le format envisagé est clair : 1 000 soldats israéliens, 1 000 grecs et 500 chypriotes, formant une unité mobile, sans base permanente, pouvant être déployés par voie aérienne, maritime ou terrestre. Cette architecture flexible correspond aux nouvelles réalités stratégiques de la région, où la vitesse de réaction prime sur les dispositifs lourds et statiques.
Une réponse directe aux déséquilibres régionaux Officiellement, cette alliance ne viserait aucun pays en particulier. Officieusement, nul n’est dupe. Le seul acteur perçu comme une menace commune par les trois pays est la Turquie d’Erdogan, dont la politique néo-ottomane déstabilise l’ensemble de la Méditerranée orientale.
L’occupation militaire du nord de Chypre depuis 1974, toujours illégale au regard du droit international, reste une plaie ouverte. À cela s’ajoutent les incursions répétées dans les zones économiques exclusives grecques et chypriotes, ainsi que les provocations navales et aériennes constantes.
La Turquie joue également un rôle ambigu, voire hostile, en Syrie, où elle a facilité — directement ou indirectement — la circulation de groupes islamistes, y compris proches de l’idéologie de l’État islamique.
Le Liban, de son côté, demeure incapable de se détacher de l’emprise du Hezbollah, proxy iranien lourdement armé et directement hostile à Israël. Quant à l’Égypte, si elle reste officiellement partenaire, sa laxisme sécuritaire chronique en Méditerranée orientale et dans le Sinaï inquiète ses voisins, sans offrir de garanties solides à long terme.
Une alliance fondée sur des capacités réelles
Ce qui distingue fondamentalement cette nouvelle alliance, c’est la crédibilité militaire de ses membres. Israël apporte une expertise opérationnelle unique, forgée par des décennies de conflits asymétriques et conventionnels, ainsi qu’une supériorité technologique reconnue. La Grèce dispose d’une marine et d’une aviation expérimentées, habituées à faire face à la pression turque. Chypre, bien que plus modeste, offre une profondeur géographique stratégique et une parfaite connaissance du terrain régional.
Le soutien aérien prévu est significatif : une escadrille dédiée de l’armée de l’air israélienne et une escadrille grecque, capables d’assurer couverture, dissuasion et frappes de précision.
Sur le plan naval, l’alliance s’appuierait sur des navires de guerre et sous-marins grecs, ainsi que sur les corvettes israéliennes Sa’ar 6, spécialement conçues pour la protection des infrastructures énergétiques offshore. Cela n’est pas anodin dans une région où les gisements gaziers sont devenus des enjeux géopolitiques majeurs.
Le facteur israélien et la nouvelle donne stratégique
Un autre développement confirme l’entrée dans une nouvelle phase stratégique : le déploiement par la Grèce de missiles israéliens Spike sur plusieurs îles de la mer Égée, à proximité immédiate des côtes turques. Avec une portée d’environ 30 kilomètres, ces systèmes offrent une capacité de dissuasion précise et redoutable. Leur présence envoie un message clair : la Grèce n’est plus seule, et Israël n’est plus un acteur périphérique en Méditerranée, mais un pilier central de son équilibre sécuritaire. On rappellera que certaines iles grecques se trouvent à moins de 2 Km des côtes turques.
Cette alliance marque aussi l’échec définitif des illusions européennes selon lesquelles la Méditerranée pourrait être stabilisée par le dialogue incantatoire, les sommets symboliques et les compromis asymétriques.
Là où l’initiative de Sarkozy s’est dissoute dans l’incohérence et la complaisance, l’axe Israël–Grèce–Chypre repose sur une convergence stratégique lucide, assumée et durable.
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