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jeudi 28 août 2025

EXXON veut retourner en Russie ! (FR, EN, ES). JBCH N° 309

Nous le savons tous, l'argent n a pas d'odeur, et Exxon presse Trump d'ouvrir le robinet du pétrole russe. cela va à l'encontre des engagements occidentaux pris face à l'envahisseur de l'Ukraine. Le Pétrole, c'est la clé ... et le Russie l'a perdu et ce n'est pas le moment de lui en donner un duplicata. 

Si Exxon réouvre ses activités en Russie, la guerre pour la libération de l'Ukraine durera durera  ... ! ce serait la pire des nouvelles 


Exxon : une trahison de l’Occident pour se réinstaller dans la Russie de Poutine ?





Le départ d’Exxon Mobil de Russie en 2022 avait marqué l’un des symboles les plus forts de la rupture économique entre l’Occident et Moscou. En abandonnant Sakhalin-1, l’un de ses plus grands projets internationaux, la compagnie pétrolière américaine s’était alignée sur les sanctions imposées après l’invasion de l’Ukraine. Pourtant, selon les révélations récentes, des discussions secrètes entre Exxon et Rosneft, la société d’État russe, pourraient ouvrir la voie à un retour sur ce terrain stratégique.




Exxon a perdu plus de 4 milliards USD lors de son retrait forcé. Sakhalin-1 représentait environ 3 % de sa production mondiale et offrait un accès privilégié aux hydrocarbures russes, notamment vers les marchés asiatiques. Le retour permettrait : de récupérer une partie des pertes, de reprendre une position stratégique dans l’énergie arctique, et de maintenir un lien avec un marché énergétique immense qui, malgré les sanctions, reste l’un des plus importants au monde.




Le retour d’Exxon serait perçu comme une victoire pour le Kremlin, offrant une légitimité internationale après des années d’isolement. Pour Washington, la situation est plus complexe : Un retour sans levée officielle des sanctions exposerait Exxon à des sanctions secondaires. Mais une reprise des affaires sous couvert d’un accord de paix négocié par Trump pourrait servir de levier diplomatique, transformant l’énergie en monnaie d’échange géopolitique.




Qualifier ce mouvement de “trahison” dépend du contexte : Si la guerre continue et que l’entreprise retourne en Russie, cela représenterait un affaiblissement grave du front occidental. Si un accord ( peu probable) de paix est trouvé, Exxon apparaîtrait comme un acteur pragmatique anticipant la réintégration progressive de la Russie dans l’économie mondiale.




L’affaire met en lumière un dilemme fondamental : maintenir une ligne dure contre Moscou au risque de sacrifier des intérêts économiques colossaux, ou réintégrer la Russie dans certains secteurs stratégiques pour stabiliser les marchés mondiaux de l’énergie.

Pour le Président Trump, ce serait une aubaine de gonfler son portefeuille boursier, et de faire plaisir à la gente vénale qui l'entoure, Pour Poutine une grande victoire en faisant un pied de nez aux européens.





© 2025 JBCH. Tous droits réservés. Reproduction du texte interdite sans autorisation


Cet article est personnel, je ne prétends pas être ni un scientifique, ni un historien, ni un professionnel du journalisme...
 

C'est  délicat de témoigner quand on est un profane, mais dans ce blog j'exprime en général un coup de coeur 

d'après l'actualité , et le lecture de ma revue de presse internationale 

les photos et films sont prises sur le web, là aussi pour une utilisation strictement personnelle 


English 

We all know it: money has no smell, and Exxon is pressuring Trump to reopen the tap on Russian oil. This runs counter to the commitments made by the West against Ukraine’s invader. Oil is the key… and Russia has lost it, and now is not the time to hand them a duplicate key.

If Exxon resumes its activities in Russia, the war for Ukraine’s liberation will drag on… It would be the worst possible news.

Exxon: A Betrayal of the West to Reinstall Itself in Putin’s Russia?

Exxon Mobil’s departure from Russia in 2022 symbolized one of the strongest breaks in economic relations between the West and Moscow. By abandoning Sakhalin-1, one of its largest international projects, the American oil giant aligned itself with the sanctions imposed after the invasion of Ukraine. Yet, according to recent revelations, secret discussions between Exxon and Rosneft, the Russian state-owned company, could pave the way for a return to this strategic terrain.

Exxon lost more than USD 4 billion during its forced withdrawal. Sakhalin-1 represented around 3% of its global production and offered privileged access to Russian hydrocarbons, particularly for Asian markets. A return would allow the company to recover part of its losses, regain a strategic position in Arctic energy, and maintain ties with a massive energy market which, despite sanctions, remains one of the most important in the world.

Exxon’s return would be seen as a victory for the Kremlin, granting it international legitimacy after years of isolation. For Washington, the situation is more complex: a return without the official lifting of sanctions would expose Exxon to secondary sanctions. But resuming business under the cover of a peace deal negotiated by Trump could serve as a diplomatic lever, turning energy into a bargaining chip in geopolitics.


Whether this move is called a “betrayal” depends on context: if the war continues and the company returns to Russia, it would represent a serious weakening of the Western front. If a (highly unlikely) peace agreement is reached, Exxon would appear as a pragmatic actor anticipating Russia’s gradual reintegration into the global economy.


This affair highlights a fundamental dilemma: maintaining a hard line against Moscow at the risk of sacrificing colossal economic interests, or reintegrating Russia into certain strategic sectors to stabilize global energy markets.


For President Trump, it would be an opportunity to boost his stock portfolio and please the money-driven circle around him. For Putin, it would be a major victory, thumbing his nose at the Europeans.


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This article is personal; I do not claim to be a scientist, historian, or professional journalist. It is delicate to bear witness as a layperson, but in this blog I generally share a heartfelt reaction based on current events and my reading of the international press.


The photos and videos are taken from the web, also for strictly personal use.


Spanish 

Todos lo sabemos: el dinero no tiene olor, y Exxon está presionando a Trump para que abra de nuevo el grifo del petróleo ruso. Esto va en contra de los compromisos asumidos por Occidente frente al invasor de Ucrania. El petróleo es la clave… y Rusia la ha perdido; no es momento de darle un duplicado.

Si Exxon reanuda sus actividades en Rusia, la guerra por la liberación de Ucrania se prolongará… ¡Sería la peor de las noticias!


¿Exxon: una traición a Occidente para reinstalarse en la Rusia de Putin?

La salida de Exxon Mobil de Rusia en 2022 marcó uno de los símbolos más fuertes de la ruptura económica entre Occidente y Moscú. Al abandonar Sakhalin-1, uno de sus mayores proyectos internacionales, la petrolera estadounidense se alineó con las sanciones impuestas tras la invasión de Ucrania. Sin embargo, según recientes revelaciones, discusiones secretas entre Exxon y Rosneft, la empresa estatal rusa, podrían abrir la vía para un regreso a este terreno estratégico.

Exxon perdió más de 4.000 millones de dólares en su retirada forzada. Sakhalin-1 representaba alrededor del 3% de su producción mundial y ofrecía un acceso privilegiado a los hidrocarburos rusos, especialmente hacia los mercados asiáticos. Un regreso permitiría recuperar parte de las pérdidas, retomar una posición estratégica en la energía ártica y mantener un vínculo con un enorme mercado energético que, a pesar de las sanciones, sigue siendo uno de los más importantes del mundo.

El regreso de Exxon sería percibido como una victoria para el Kremlin, otorgándole legitimidad internacional tras años de aislamiento. Para Washington, la situación es más compleja: un retorno sin el levantamiento oficial de las sanciones expondría a Exxon a sanciones secundarias. Pero reanudar los negocios bajo el amparo de un acuerdo de paz negociado por Trump podría servir como palanca diplomática, transformando la energía en moneda de cambio geopolítica.

Calificar este movimiento de “traición” depende del contexto: si la guerra continúa y la empresa regresa a Rusia, representaría un debilitamiento grave del frente occidental. Si se alcanzara un acuerdo de paz (poco probable), Exxon aparecería como un actor pragmático que anticipa la reintegración progresiva de Rusia en la economía mundial.

El caso pone de relieve un dilema fundamental: mantener una línea dura contra Moscú a riesgo de sacrificar intereses económicos colosales, o reintegrar a Rusia en ciertos sectores estratégicos para estabilizar los mercados energéticos mundiales.

Para el presidente Trump, sería una oportunidad de engordar su cartera bursátil y agradar al entorno venal que lo rodea. Para Putin, sería una gran victoria, burlándose de los europeos.


© 2025 JBCH. Todos los derechos reservados. Prohibida la reproducción del texto sin autorización.


Este artículo es personal; no pretendo ser científico, historiador ni periodista profesional. Es delicado testimoniar como profano, pero en este blog suelo expresar una reacción apasionada basada en la actualidad y en mi lectura de la prensa internacional.


Las fotos y vídeos se toman de la web, también para un uso estrictamente personal.


mercredi 27 août 2025

Trump, Kushner et Blair ... une issue pour Gaza ? (FR, EN, ES) JBCH N° 308

J' ai toujours pensé que Jared Kushner allait peser très lourd, 8 mois après l'investiture de Donald Trump, son beau-père, Jared se retrouve propulsé sur le devant de la scène internationale, au grand dam des européens et de Macron. 

Je pense qu'il a les relations et les moyens de réussir cette mission que tout le monde croit impossible !


Les Trois Mousquetaires pour mettre fin à ce conflit


La réunion du 27 août 2025 à la Maison-Blanche a marqué une étape importante : Donald Trump, entouré de son cercle rapproché, a invité deux figures emblématiques de la diplomatie internationale – Jared Kushner, son gendre et ancien émissaire au Proche-Orient, et Tony Blair, ancien Premier ministre britannique.





Leur présence indique une volonté de bâtir un plan de reconstruction et de stabilisation de Gaza qui ne se limite pas à l’arrêt des combats, mais qui s’inscrit dans une perspective de « lendemain de guerre ». 


Kushner revient avec son expérience du plan de paix de 2020 (« Peace to Prosperity »). et sa relation sure avec les Etats du Golfe et avec MBS.


Même si ce projet avait été rejeté par les Palestiniens, il traduisait une approche très économique : attirer des investissements, moderniser les infrastructures, et lier la prospérité de Gaza à une coopération régionale, notamment avec les pays arabes du Golfe.


On peut donc s’attendre à ce que Kushner pousse à un plan massif d’aide humanitaire et de développement, conditionné à l’exclusion du Hamas de la gouvernance.



Blair a une expérience différente : impliqué après la guerre d’Irak de 2003 et envoyé spécial du Quartet au Proche-Orient, il est familier des questions institutionnelles et de sécurité. Il pourrait plaider pour la mise en place d’une administration intérimaire à Gaza, appuyée par des forces régionales ou internationales, afin de restaurer l’ordre et de permettre une reconstruction durable.





Trump lui-même cherche un succès diplomatique qui serve sa stature internationale. Pendant sa campagne de 2024, il avait promis de mettre rapidement fin au conflit. 

Sept mois plus tard, les combats continuent et les négociations sur les otages piétinent. Il doit donc présenter une feuille de route crédible qui combine sécurité pour Israël, stabilité pour Gaza et image de médiateur humanitaire pour les États-Unis.



Perspectives concrètes de l’après-guerre à Gaza

D’après les éléments révélés par la Maison-Blanche et son envoyé spécial Steve Witkoff, le plan discuté est décrit comme « robuste et bien intentionné », reflet des « motifs humanitaires » du président. On peut en dégager les grandes lignes :


Un cessez-le-feu prolongé : condition sine qua non pour lancer la reconstruction. Trump veut montrer qu’il peut « imposer la paix », là où les précédentes médiations ont échoué


La question des otages : au centre des discussions. Washington cherche une formule impliquant des échanges graduels et une pression accrue sur le Hamas, avec le soutien de l’Égypte et du Qatar


Une administration post-Hamas à Gaza :

    • Option 1 : une gouvernance palestinienne réformée, liée à l’Autorité palestinienne mais supervisée.
    • Option 2 : une administration intérimaire internationale ou régionale, avec un rôle central de l’Égypte, voire un contingent arabe soutenu par l’ONU.
    • Blair, par son expérience, sera clé dans l’élaboration de ce modèle.

Un plan économique massif : inspiré du style Kushner — zones industrielles, corridors commerciaux, projets financés par les Émirats arabes unis, l’Arabie saoudite ou d’autres États du Golfe. L’objectif est de montrer que la « paix apporte des dividendes » et de couper l’herbe sous le pied aux factions armées.


Sécurité et désarmement : Israël exigera des garanties solides sur la neutralisation des tunnels, des armes et des milices. Le plan pourrait inclure une force multinationale chargée du contrôle sécuritaire à Gaza, au moins temporairement.

Le tandem Kushner–Blair, sous l’égide de Trump, représente une double stratégie :


  • Kushner = dimension économique, « paix par la prospérité ».
  • Blair = dimension institutionnelle et sécuritaire, « paix par la gouvernance ».



Si ce plan réussit, Gaza pourrait connaître une reconstruction rapide financée par le Golfe et encadrée par la communauté internationale.


Mais les obstacles restent majeurs : rejet du Hamas, scepticisme palestinien envers toute ingérence, méfiance d’Israël, et divisions profondes entre grandes puissances.


Trump parie néanmoins qu’il peut être celui qui imposera un “day after” à Gaza, et faire de cette crise une victoire diplomatique personnelle.





© 2025 JBCH. Tous droits réservés. Reproduction du texte interdite sans autorisation


Cet article est personnel, je ne prétends pas être ni un scientifique, ni un historien, ni un professionnel du journalisme...
 

C'est  délicat de témoigner quand on est un profane, mais dans ce blog j'exprime en général un coup de coeur 

d'après l'actualité , et le lecture de ma revue de presse internationale 

les photos et films sont prises sur le web, là aussi pour une utilisation strictement personnelle 

English Translation


Exxon: Betraying the West to Reinvest in Putin’s Russia?


Historic Reversal


Exxon Mobil’s departure from Russia in 2022 marked one of the strongest symbols of the economic break between the West and Moscow. By abandoning Sakhalin-1, one of its largest international projects, the American oil giant aligned itself with sanctions imposed after the invasion of Ukraine. Yet, according to recent reports, secret talks between Exxon and Rosneft, the Russian state company, may pave the way for a return to this strategic field.


Economic Motivations


Exxon lost more than $4 billion when forced to leave. Sakhalin-1 represented around 3% of its global production and provided privileged access to Russian hydrocarbons, particularly for Asian markets. Returning would allow Exxon to:

  • recover part of its losses,

  • regain a strategic position in Arctic energy,

  • and maintain a link to a massive energy market that, despite sanctions, remains one of the world’s largest.


Geopolitical Implications


Exxon’s return would be seen as a victory for the Kremlin, offering a form of international legitimacy after years of isolation. For Washington, the situation is more complex:

  • A return without an official lifting of sanctions would expose Exxon to secondary sanctions.

  • But resuming operations under the cover of a peace deal negotiated by Trump could serve as a diplomatic lever, turning energy into a geopolitical bargaining chip.


Betrayal or Pragmatism?


Labeling this move as “betrayal” depends on the context:

  • If the war continues and the company returns to Russia, it would represent a serious weakening of the Western front.

  • If a peace agreement is reached, Exxon would appear as a pragmatic actor anticipating Russia’s gradual reintegration into the global economy.

A Western Dilemma


This case highlights a fundamental dilemma:

  • maintain a hard line against Moscow at the cost of enormous economic interests,

  • or reintegrate Russia into certain strategic sectors to stabilize global energy markets.


Español

Exxon: ¿Traicionando a Occidente para reinvertir en la Rusia de Putin?

Un giro histórico


La salida de Exxon Mobil de Rusia en 2022 marcó uno de los símbolos más fuertes de la ruptura económica entre Occidente y Moscú. Al abandonar Sakhalin-1, uno de sus mayores proyectos internacionales, la petrolera estadounidense se alineó con las sanciones impuestas tras la invasión de Ucrania. Sin embargo, según informes recientes, conversaciones secretas entre Exxon y Rosneft, la empresa estatal rusa, podrían abrir el camino para un regreso a este territorio estratégico.

Motivaciones económicas

Exxon perdió más de 4.000 millones de dólares con su retirada forzada. Sakhalin-1 representaba alrededor del 3% de su producción mundial y ofrecía acceso privilegiado a hidrocarburos rusos, especialmente hacia los mercados asiáticos. Volver permitiría a Exxon:

  • recuperar parte de sus pérdidas,

  • retomar una posición estratégica en la energía ártica,

  • y mantener un vínculo con un mercado energético masivo que, a pesar de las sanciones, sigue siendo uno de los mayores del mundo.

Implicaciones geopolíticas

El regreso de Exxon sería visto como una victoria para el Kremlin, ofreciendo una forma de legitimidad internacional tras años de aislamiento. Para Washington, la situación es más compleja:

  • Un regreso sin el levantamiento oficial de las sanciones expondría a Exxon a sanciones secundarias.

  • Pero reanudar operaciones bajo el amparo de un acuerdo de paz negociado por Trump podría servir como palanca diplomática, convirtiendo la energía en moneda de cambio geopolítica.

¿Traición o pragmatismo?

Calificar este movimiento como “traición” depende del contexto:

  • Si la guerra continúa y la empresa regresa a Rusia, representaría un debilitamiento grave del frente occidental.

  • Si se alcanza un acuerdo de paz, Exxon aparecería como un actor pragmático que anticipa la reintegración gradual de Rusia en la economía global.

Un dilema occidental

El caso resalta un dilema fundamental:

  • mantener una línea dura contra Moscú a costa de enormes intereses económicos,

  • o reintegrar a Rusia en ciertos sectores estratégicos para estabilizar los mercados energéticos mundiales.

Que racontent les lettres de Nimrod ? (FR). JBCH N° 307



Les Lettres de Nimrod : 

Témoignage d’un Empire et de ses Relations Internationales


Les Lettres de Nimrod, découvertes en 1952 dans la cité royale de Kalhu (Nimrud), sont bien plus que de simples rapports administratifs. Elles constituent une témoignage sur la diplomatie, la stratégie militaire et les relations internationales de l’Empire assyrien à son apogée, au VIIIe siècle av l'ère vulgaire



Rédigées principalement sous les règnes de Tiglath-Pileser III et de Sargon II, elles témoignent d’un moment où l’Assyrie devient une puissance impériale dominant la Mésopotamie, le Levant et les territoires bibliques d’Israël et de Juda.


La tour de Babel


Ces 230 lettres environ, écrites en écriture cunéiforme, traitent non seulement de questions militaires, de tributs et de projets royaux, mais aussi d’événements politiques impliquant d’autres nations : les royaumes hébreux, l’Égypte, les Grecs ioniens et Babylone. Elles montrent un empire pragmatique, utilisant la diplomatie autant que la force pour imposer son autorité. 


Les Lettres de Nimrod confirment et complètent les récits bibliques (2 Rois 15–18 ; 1 Chroniques 5) sur la domination assyrienne en Israël et Juda. Sous Tiglath-Pileser III, Israël est affaibli par des luttes internes et doit payer tribut pour éviter une destruction totale. Mais quelques décennies plus tard, le royaume du Nord est conquis et ses habitants déportés – pratique attestée dans les lettres comme méthode de contrôle politique et de peuplement stratégique.




Le royaume de Juda, sous Ézéchias, adopte une position plus nuancée, oscillant entre allégeance et rébellion. Les archives assyriennes illustrent la complexité de cette relation : Juda n’est pas seulement un vassal, mais aussi un acteur régional cherchant parfois à s’allier avec l’Égypte contre l’Assyrie, ce qui entraîne des représailles sévères.


Les Lettres de Nimrod confirment la politique assyrienne de déportation des élites du royaume d’Israël après sa conquête (vers 722 av. n. è. par Sargon II). Cette stratégie visait à neutraliser toute résistance en exilant dirigeants, prêtres, artisans et guerriers vers la Mésopotamie, tout en installant d’autres populations dans le pays ( probablement appelés plus tard Samaritains) . 




Cet événement marque la disparition historique des dix tribus du Nord, souvent appelées les Tribus perdues d’Israël. Juda, Benjamin et Levy restant autonomes au royaume de Judée., et ne subiront une mesure similaire qu’un siècle plus tard avec l’exil babylonien.


Les lettres mentionnent également l’Égypte comme un partenaire politique potentiel pour les royaumes du Levant cherchant à résister à l’Assyrie. L’Égypte, bien qu’affaiblie par des divisions internes, reste perçue comme un soutien militaire possible. Pour l’Assyrie, cela représente une menace sérieuse : un rapprochement entre Juda et l’Égypte est considéré comme un acte de rébellion pouvant justifier une intervention punitive.


Fait remarquable, une lettre rapporte le premier contact connu entre l’Assyrie et les Grecs ioniens. Ceux-ci apparaissent comme des pillards venus par mer, mais leur mention souligne l’importance croissante des échanges méditerranéens et la conscience géopolitique élargie des Assyriens.


Les Lettres de Nimrod montrent que l’Assyrie ne se limitait pas à une domination militaire : elle entretenait des relations complexes avec les peuples soumis, allant de l’imposition de tributs à la réorganisation de leurs territoires. Elles donnent un contexte historique précis aux récits bibliques sur la chute d’Israël, les tensions en Juda et l’influence égyptienne.


Plus que de simples archives, les Lettres de Nimrud révèlent la trame diplomatique d’un monde ancien interconnecté. Elles témoignent des relations souvent tendues mais indispensables entre l’Assyrie, les royaumes hébreux, l’Égypte et même les premiers Grecs, illustrant comment la puissance impériale façonnait la destinée de nations entières et influençait durablement l’histoire du Proche-Orient.




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Cet article est personnel, je ne prétends pas être ni un scientifique, ni un historien, ni un professionnel du journalisme...
 

C'est  délicat de témoigner quand on est un profane, mais dans ce blog j'exprime en général un coup de coeur 

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Le Pélérinage à Jérusalem d'après les archéologues (FR). JBCH N° 306

The Archaeology of Jerusalem Pilgrimage




Le pèlerinage au Temple de Jérusalem constituait un aspect central de la religion juive à l’époque du Second Temple, conformément aux prescriptions bibliques d’apparaître devant Dieu trois fois par an (Exode 23:17 ; 34:23–24 ; Deutéronome 16:16). 


Nous avons de nombreuses sources écrites à partir du Ier siècle av. J.-C., telles que Philo d’Alexandrie, Flavius Josèphe et le Nouveau Testament, témoignent d’un pèlerinage largement observé par les Juifs de Judée et de la diaspora, notamment lors des trois fêtes annuelles : Pessa’h, Chavouot et Souccot, moments où d’importants sacrifices et offrandes étaient réalisés au Temple. 


Les preuves archéologiques de Jérusalem sont essentielles pour reconstruire toutes ces pratiques. Or les musulmans qui gardent le Mont du Temple, le WAQF, s'ils interdisent les fouilles, éliminent volontairement toutes traces pouvant attester la présence d'un Temple Juif. Les israéliens examinent avec une grande attention les déchets rejetés par les musulmans, et de temps en temps mettent la main sur des objets inattendus et trè précieux


Par contre tout ce qui n'est pas du ressort du WAQF est fouillé scientifiquement : des tunnels, des canalisations, des bâtiments datant du premier et du second temple sont dégagés, étudiés et rendus à la municipalité qui les met en valeur.





Durant la période du Second Temple tardif (Ier siècle av.–Ier siècle ap. J.-C.), des milliers de pèlerins convergeaient vers Jérusalem pour les fêtes annuelles. Leur parcours les menait souvent à travers l’Ophel, zone cérémonielle et commerciale située au sud du Mont du Temple. Là, ils pouvaient se purifier dans des piscines à degrés, échanger de l’argent, acheter des animaux sacrificiels et rencontrer d’autres pèlerins.


Les fouilles récentes ont permis de mieux comprendre le trajet des pèlerins. Beaucoup entraient par la porte sud-est de la ville, proche de la piscine de Siloé, puis montaient vers le Mont du Temple via une voie pavée le long de la vallée du Tyropoeon. Cette rue de près de 600 mètres, munie de marches mais sans trottoirs, était clairement destinée aux piétons, principalement aux pèlerins




L’Ophel, entre le Mont du Temple et la Cité de David, constituait un lieu clé de passage. Des fouilles pionnières de Benjamin Mazar (1968–1978) ont révélé une grande place, des magasins, une rue majeure et un escalier monumental menant à une entrée du Temple, ainsi que de nombreuses installations liées à l’eau (citernes, bains rituels) et des artefacts (vases de craie, lampes à huile). Ces vestiges permettent d’appréhender l’infrastructure urbaine nécessaire pour accueillir des milliers de pèlerins.



Le projet actuel de l’Université hébraïque, lancé en 2022, poursuit l’étude de l’archéologie du pèlerinage. Il repose sur deux axes principaux : 


Analyse des vestiges inédits de Mazar : traitement systématique de milliers de documents, photographies et plans, étude des structures et artefacts, notamment un ensemble exceptionnel de 2 900 monnaies, permettant de tracer l’intensité et l’ampleur du pèlerinage et de la vie commerciale autour du Temple.


Les fouilles récentes dans l’Ophel oriental ont permis d'explorer des zones peu ou pas fouillées par Mazar sous les niveaux byzantins, afin de révéler des structures et installations du Second Temple, en utilisant des méthodes modernes (tamisage humide, flottaison) permettant de récupérer des matériaux délicats comme ossements, graines, pollens et bulbes, enrichissant la compréhension environnementale, économique et administrative de la ville.


Quatre zones principales sont fouillées : Areas D, D1, E et F. Dans Area D, un grand bassin à degrés et un bâtiment monumental adjacent, datant de la fin du Ier siècle av. J.-C. ou début du Ier siècle ap. J.-C., semblent former un complexe dédié à la purification rituelle des pèlerins. Les escaliers et installations du bâtiment reflètent une architecture publique et cérémonielle, détruite lors du siège romain de 70 ap. J.-C., comme l’indiquent les pièces datant de la quatrième année de la Révolte juive.




Toutes ces découvertes mettent en évidence l’importance de Jérusalem comme centre de pèlerinage à l’époque du Second Temple. L’infrastructure urbaine:  rues, places, escaliers, piscines, tunnels et citernes — ainsi que les objets domestiques et rituels, témoignent d’une organisation sophistiquée pour accueillir un grand nombre de pèlerins et répondre à leurs besoins rituels et commerciaux. 

Ces recherches prouvent la vie intense juive autour du Temple, et contribuent à reconstruire la vie religieuse et sociale , révélant comment l’espace public et sacré était structuré pour le pèlerinage.


En combinant l’analyse des artefacts, l’étude des structures et la topographie de la ville, le projet offre une compréhension détaillée du pèlerinage à Jérusalem, de la circulation des fidèles à leurs pratiques rituelles, et de l’interaction entre l’urbanisme, la religion et le commerce à la veille de la destruction romaine de 70 ap. J.-C.



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L'affaire du tramway de Jérusalem. (FR, EN, ES). JBCH N° 305

Ce tramway dessine les contours d'une Jérusalem réunifiée. Mais il est le cauchemar d'une population arabe, qui conteste le fait que cette ville soit la capitale indivisible d'Israël, alors depuis son projet, tous les moyens sont bons pour nuire à ce symbole de réunification.

Déjà en 1999, des contestations, des procès, et des manifestations se sont faits sentir ... Aujourd'hui il est une réalité vivante et indispensable à la vie économique de la Capitale.


L’affaire du tramway de Jérusalem 

En mars 2013, la Cour d’appel de Versailles a rendu un arrêt qui a suscité une vive polémique dans le monde juridique : la responsabilité de deux grandes entreprises françaises, Alstom et Véolia, dans la construction du tramway de Jérusalem. 


L’affaire soulève la question cruciale de l’application du droit international humanitaire et des droits de l’homme dans le champ des relations économiques et contractuelles internationales.





Tout commence en 1999, lorsqu’Israël lance un appel d’offres pour la construction et l’exploitation d’un tramway à Jérusalem. Les entreprises françaises Alstom et Véolia s’associent à des sociétés israéliennes pour créer Citypass, détentrice du contrat de concession signé en 2004 pour 30 ans. 


Dès 2007, l’Association France-Palestine Solidarité (AFPS) et l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP) contestent la légalité de ce contrat devant le tribunal de Nanterre, invoquant le droit international humanitaire et les dispositions de la quatrième Convention de Genève, notamment l’interdiction de déporter ou transférer des populations et de détruire des biens culturels dans les territoires occupés.


Le tribunal rejette ces demandes, considérant que les entreprises privées ne sont pas directement soumises au droit international et que la violation alléguée n’est pas prouvée. 





L’AFPS et l’OLP font appel, mais la Cour d’appel de Versailles confirme en grande partie cette lecture restrictive, tout en déclarant l’OLP recevable à agir.


L’arrêt de Versailles illustre la difficulté pour le juge judiciaire français d’appréhender le droit international. La Cour distingue nettement deux mondes : d’un côté, les obligations des États ; de l’autre, le monde contractuel privé, supposé autonome et immunisé des normes internationales. 


Les textes invoqués par l’OLP  : conventions de Genève, conventions de La Haye, Pacte mondial, seraient destinés exclusivement aux États et n’auraient pas d’effet direct sur les entreprises.


Cette lecture conduit à une absence de responsabilité civile pour les sociétés françaises, malgré l’argument selon lequel le tracé du tramway dans la partie est de Jérusalem contribue à la colonisation de territoires arabes occupés. Le juge refuse de se prononcer sur la licéité même de la construction du tramway, se limitant à une analyse de la capacité juridique des entreprises et de l’applicabilité des conventions internationales.





Par ailleurs, la Cour nie tout effet juridique au Pacte mondial ou aux codes éthiques adoptés par les sociétés, affirmant que ces instruments reposent sur la seule volonté des entreprises. Cette approche souligne le fossé entre la soft law et la rigidité de l’interprétation judiciaire française, contrastant avec certaines jurisprudences américaines.

 

L’affaire du tramway de Jérusalem pose un double enjeu : juridique et moral. Juridiquement, elle questionne la place des entreprises privées dans le droit international humanitaire. Moralement, elle interroge sur la responsabilité des acteurs économiques dans des situations de conflit et d’occupation.


La Ville de Jérusalem a été réunifiée, après son occupation par la Jordanie entre 1948 et 1967. En adoptant une lecture strictement étatique du droit international, la Cour d’appel de Versailles a évité d’entrer dans le débat sur la légalité du tracé du tramway et sur l’implication des sociétés françaises dans un contexte de ce que les adversaires appellent occupation militaire.





L’arrêt de Versailles illustre la tension entre droit interne et droit international, entre intérêts économiques et normes humanitaires. Il met en lumière les limites du système judiciaire français pour intégrer pleinement les obligations internationales des entreprises. 


Plus qu’un simple contentieux commercial, l’affaire du tramway de Jérusalem les difficulté à développer  toute activité  économique. Elle rappelle que, dans les tribunaux, la vision que l’on porte sur le droit international peut être aussi décisive que le droit lui-même.


Des centaines d'avocats ont été formés et financés en France et en Europe par le Qatar, leur mission est de démasquer toute faille de notre système judiciaire et d'en faire une publicité au travers des réseaux sociaux et des medias. 







© 2025 JBCH. Tous droits réservés. Reproduction du texte interdite sans autorisation


Cet article est personnel, je ne prétends pas être ni un scientifique, ni un historien, ni un professionnel du journalisme...
 

C'est  délicat de témoigner quand on est un profane, mais dans ce blog j'exprime en général un coup de coeur 

d'après l'actualité , et le lecture de ma revue de presse internationale 

les photos et films sont prises sur le web, là aussi pour une utilisation strictement personnelle 



English


This tramway outlines the contours of a reunified Jerusalem. But it is a nightmare for the Arab population, which disputes the claim that this city is the indivisible capital of Israel. Since its inception, all means have been used to undermine this symbol of reunification. As early as 1999, protests, lawsuits, and demonstrations made their presence felt... Today, it is a living and indispensable reality for the economic life of the capital.

The Jerusalem Tramway Case In March 2013, the Versailles Court of Appeal issued a ruling that sparked heated controversy in the legal world: the liability of two major French companies, Alstom and Veolia, in the construction of the Jerusalem tramway.

The case raises the crucial question of the application of international humanitarian law and human rights in the realm of international economic and contractual relations.

It all began in 1999 when Israel launched a call for tenders for the construction and operation of a tramway in Jerusalem. The French companies Alstom and Veolia partnered with Israeli companies to create Citypass, which was awarded the 30-year concession contract signed in 2004.

As early as 2007, the France-Palestine Solidarity Association (AFPS) and the Palestine Liberation Organization (PLO) challenged the legality of this contract before the Nanterre tribunal, invoking international humanitarian law and the provisions of the Fourth Geneva Convention, particularly the prohibition on deporting or transferring populations and destroying cultural property in occupied territories.

The tribunal rejected these claims, ruling that private companies are not directly subject to international law and that the alleged violation was not proven.

The AFPS and the PLO appealed, but the Versailles Court of Appeal largely upheld this restrictive interpretation while declaring the PLO admissible to act.

The Versailles ruling illustrates the difficulty for French judicial authorities to grapple with international law. The Court sharply distinguishes two worlds: on one hand, the obligations of states; on the other, the private contractual world, presumed autonomous and immune to international norms.

The texts invoked by the PLO—Geneva Conventions, Hague Conventions, Global Compact—are deemed to apply exclusively to states and have no direct effect on companies.

This interpretation leads to an absence of civil liability for the French companies, despite the argument that the tramway’s route in East Jerusalem contributes to the colonization of occupied Arab territories. The judge refused to rule on the legality of the tramway’s construction itself, limiting the analysis to the legal capacity of the companies and the applicability of international conventions.

Furthermore, the Court denied any legal effect to the Global Compact or the ethical codes adopted by the companies, asserting that these instruments rely solely on the companies’ goodwill. This approach highlights the gap between soft law and the rigidity of French judicial interpretation, contrasting with certain American case law.

The Jerusalem tramway case raises a dual issue: legal and moral. Legally, it questions the role of private companies in international humanitarian law. Morally, it raises questions about the responsibility of economic actors in situations of conflict and occupation.

The city of Jerusalem was reunified after its occupation by Jordan between 1948 and 1967. By adopting a strictly state-centric reading of international law, the Versailles Court of Appeal avoided engaging in the debate over the legality of the tramway’s route and the involvement of French companies in what opponents call a military occupation.

The Versailles ruling highlights the tension between domestic law and international law, between economic interests and humanitarian norms. It underscores the limitations of the French judicial system in fully integrating the international obligations of companies.

More than just a commercial dispute, the Jerusalem tramway case illustrates the difficulty of developing any economic activity. It serves as a reminder that, in the courts, the perspective on international law can be as decisive as the law itself.

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Spanish 

Este tranvía dibuja los contornos de una Jerusalén reunificada. Pero es una pesadilla para la población árabe, que cuestiona el hecho de que esta ciudad sea la capital indivisible de Israel. Desde su concepción, todos los medios han sido válidos para socavar este símbolo de reunificación. Ya en 1999, se hicieron sentir protestas, juicios y manifestaciones... Hoy, es una realidad viva e indispensable para la vida económica de la capital.


El caso del tranvía de Jerusalén En marzo de 2013, la Corte de Apelación de Versalles emitió un fallo que generó una fuerte controversia en el mundo jurídico: la responsabilidad de dos grandes empresas francesas, Alstom y Veolia, en la construcción del tranvía de Jerusalén.

El caso plantea la cuestión crucial de la aplicación del derecho internacional humanitario y de los derechos humanos en el ámbito de las relaciones económicas y contractuales internacionales.

Todo comenzó en 1999, cuando Israel lanzó una licitación para la construcción y operación de un tranvía en Jerusalén. Las empresas francesas Alstom y Veolia se asociaron con compañías israelíes para crear Citypass, que obtuvo el contrato de concesión firmado en 2004 por 30 años.

Ya en 2007, la Asociación Francia-Palestina Solidaridad (AFPS) y la Organización para la Liberación de Palestina (OLP) impugnaron la legalidad de este contrato ante el tribunal de Nanterre, invocando el derecho internacional humanitario y las disposiciones de la Cuarta Convención de Ginebra, en particular la prohibición de deportar o transferir poblaciones y destruir bienes culturales en territorios ocupados.

El tribunal rechazó estas demandas, considerando que las empresas privadas no están directamente sujetas al derecho internacional y que la supuesta violación no estaba probada.

La AFPS y la OLP apelaron, pero la Corte de Apelación de Versalles confirmó en gran parte esta interpretación restrictiva, aunque declaró que la OLP era admisible para actuar.

El fallo de Versalles ilustra la dificultad del juez judicial francés para abordar el derecho internacional. La Corte distingue claramente dos mundos: por un lado, las obligaciones de los Estados; por otro, el mundo contractual privado, considerado autónomo e inmune a las normas internacionales.

Los textos invocados por la OLP —Convenciones de Ginebra, Convenciones de La Haya, Pacto Mundial— se consideran aplicables exclusivamente a los Estados y no tienen efecto directo sobre las empresas.

Esta interpretación conduce a una ausencia de responsabilidad civil para las empresas francesas, a pesar del argumento de que el trazado del tranvía en Jerusalén Este contribuye a la colonización de territorios árabes ocupados. El juez se negó a pronunciarse sobre la legalidad de la construcción del tranvía en sí, limitándose a un análisis de la capacidad jurídica de las empresas y la aplicabilidad de las convenciones internacionales.

Además, la Corte negó cualquier efecto jurídico al Pacto Mundial o a los códigos éticos adoptados por las empresas, afirmando que estos instrumentos dependen únicamente de la voluntad de las empresas. Este enfoque destaca la brecha entre el derecho blando y la rigidez de la interpretación judicial francesa, en contraste con ciertas jurisprudencias estadounidenses.

El caso del tranvía de Jerusalén plantea un doble desafío: jurídico y moral. Jurídicamente, cuestiona el papel de las empresas privadas en el derecho internacional humanitario. Moralmente, plantea interrogantes sobre la responsabilidad de los actores económicos en situaciones de conflicto y ocupación.

La ciudad de Jerusalén fue reunificada tras su ocupación por Jordania entre 1948 y 1967. Al adoptar una lectura estrictamente estatal del derecho internacional, la Corte de Apelación de Versalles evitó entrar en el debate sobre la legalidad del trazado del tranvía y la implicación de las empresas francesas en lo que los opositores llaman una ocupación militar.

El fallo de Versalles destaca la tensión entre el derecho interno y el derecho internacional, entre los intereses económicos y las normas humanitarias. Pone de manifiesto las limitaciones del sistema judicial francés para integrar plenamente las obligaciones internacionales de las empresas.

Más que una simple disputa comercial, el caso del tranvía de Jerusalén ilustra la dificultad de desarrollar cualquier actividad económica. Sirve como recordatorio de que, en los tribunales, la perspectiva sobre el derecho internacional puede ser tan decisiva como el derecho en sí.

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