Ce tramway dessine les contours d'une Jérusalem réunifiée. Mais il est le cauchemar d'une population arabe, qui conteste le fait que cette ville soit la capitale indivisible d'Israël, alors depuis son projet, tous les moyens sont bons pour nuire à ce symbole de réunification.
Déjà en 1999, des contestations, des procès, et des manifestations se sont faits sentir ... Aujourd'hui il est une réalité vivante et indispensable à la vie économique de la Capitale.
L’affaire du tramway de Jérusalem
En mars 2013, la Cour d’appel de Versailles a rendu un arrêt qui a suscité une vive polémique dans le monde juridique : la responsabilité de deux grandes entreprises françaises, Alstom et Véolia, dans la construction du tramway de Jérusalem.
L’affaire soulève la question cruciale de l’application du droit international humanitaire et des droits de l’homme dans le champ des relations économiques et contractuelles internationales.
Tout commence en 1999, lorsqu’Israël lance un appel d’offres pour la construction et l’exploitation d’un tramway à Jérusalem. Les entreprises françaises Alstom et Véolia s’associent à des sociétés israéliennes pour créer Citypass, détentrice du contrat de concession signé en 2004 pour 30 ans.
Dès 2007, l’Association France-Palestine Solidarité (AFPS) et l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP) contestent la légalité de ce contrat devant le tribunal de Nanterre, invoquant le droit international humanitaire et les dispositions de la quatrième Convention de Genève, notamment l’interdiction de déporter ou transférer des populations et de détruire des biens culturels dans les territoires occupés.
Le tribunal rejette ces demandes, considérant que les entreprises privées ne sont pas directement soumises au droit international et que la violation alléguée n’est pas prouvée.
L’AFPS et l’OLP font appel, mais la Cour d’appel de Versailles confirme en grande partie cette lecture restrictive, tout en déclarant l’OLP recevable à agir.
L’arrêt de Versailles illustre la difficulté pour le juge judiciaire français d’appréhender le droit international. La Cour distingue nettement deux mondes : d’un côté, les obligations des États ; de l’autre, le monde contractuel privé, supposé autonome et immunisé des normes internationales.
Les textes invoqués par l’OLP : conventions de Genève, conventions de La Haye, Pacte mondial, seraient destinés exclusivement aux États et n’auraient pas d’effet direct sur les entreprises.
Cette lecture conduit à une absence de responsabilité civile pour les sociétés françaises, malgré l’argument selon lequel le tracé du tramway dans la partie est de Jérusalem contribue à la colonisation de territoires arabes occupés. Le juge refuse de se prononcer sur la licéité même de la construction du tramway, se limitant à une analyse de la capacité juridique des entreprises et de l’applicabilité des conventions internationales.
Par ailleurs, la Cour nie tout effet juridique au Pacte mondial ou aux codes éthiques adoptés par les sociétés, affirmant que ces instruments reposent sur la seule volonté des entreprises. Cette approche souligne le fossé entre la soft law et la rigidité de l’interprétation judiciaire française, contrastant avec certaines jurisprudences américaines.
L’affaire du tramway de Jérusalem pose un double enjeu : juridique et moral. Juridiquement, elle questionne la place des entreprises privées dans le droit international humanitaire. Moralement, elle interroge sur la responsabilité des acteurs économiques dans des situations de conflit et d’occupation.
La Ville de Jérusalem a été réunifiée, après son occupation par la Jordanie entre 1948 et 1967. En adoptant une lecture strictement étatique du droit international, la Cour d’appel de Versailles a évité d’entrer dans le débat sur la légalité du tracé du tramway et sur l’implication des sociétés françaises dans un contexte de ce que les adversaires appellent occupation militaire.
L’arrêt de Versailles illustre la tension entre droit interne et droit international, entre intérêts économiques et normes humanitaires. Il met en lumière les limites du système judiciaire français pour intégrer pleinement les obligations internationales des entreprises.
Plus qu’un simple contentieux commercial, l’affaire du tramway de Jérusalem les difficulté à développer toute activité économique. Elle rappelle que, dans les tribunaux, la vision que l’on porte sur le droit international peut être aussi décisive que le droit lui-même.
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