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samedi 20 décembre 2025

Difficile de trouver des pays pour désarmer le Hamas ... JBCH N° 2512 - 734

Gaza : la peur du désarmement du Hamas et l’hypocrisie stratégique de la communauté internationale


La question centrale de l’après-guerre à Gaza n’est plus seulement humanitaire ou politique : elle est devenue sécuritaire, idéologique et existentielle. Derrière les déclarations diplomatiques et les sommets internationaux, une réalité s’impose avec brutalité : aucune force internationale ne souhaite réellement assumer le désarmement du Hamas


La raison en est simple, rarement avouée mais largement partagée : la peur.



La peur des États musulmans face à l’islamisme armé : La majorité des pays sollicités pour participer à une Force internationale de stabilisation (ISF) sont des pays musulmans ou à forte population musulmane. Égypte, Qatar, Émirats arabes unis, Indonésie, Azerbaïdjan, et potentiellement d’autres encore, savent tous qu’un engagement direct contre le Hamas créerait un précédent explosif. Désarmer le Hamas à Gaza reviendrait, pour eux, à légitimer une lutte frontale contre des mouvements islamistes qu’ils redoutent déjà sur leur propre sol.


Le Hamas n’est pas seulement une organisation terroriste palestinienne : il est un symbole transnational de l’islamisme armé, idéologiquement proche des Frères musulmans. Le combattre ouvertement, ce serait s’exposer à des déstabilisations internes, à des attentats, à des soulèvements politiques et religieux. C’est précisément pour cette raison que, malgré les discours, personne ne veut être celui qui appuiera sur la gâchette du désarmement.



Le Conseil de paix de Trump : vitrine diplomatique ou levier réel ? Dans ce contexte, l’initiative du président Donald Trump de créer un « Conseil de paix » apparaît comme une tentative de contourner les blocages traditionnels. Selon plusieurs responsables cités par le Times of Israel, six pays:  l’Égypte, le Qatar, les Émirats arabes unis, le Royaume-Uni, l’Italie et l’Allemagne ont accepté de rejoindre cette instance censée superviser la gestion de Gaza après la guerre.




Mais il faut être clair : siéger à un Conseil de paix ne signifie ni engagement militaire, ni prise de risque sécuritaire. Il s’agit avant tout d’un soutien politique, symbolique, destiné à donner une légitimité internationale au plan américain. Les États-Unis espèrent que cette architecture diplomatique encouragera ultérieurement des contributions financières ou logistiques. Toutefois, comme l’admettent eux-mêmes des responsables américains et arabes, aucun engagement ferme n’a été pris concernant l’envoi de troupes pour la Force internationale de stabilisation.




Le tabou du désarmement du Hamas : Le cœur du problème reste le mandat de l’ISF. Officiellement, une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU prévoit que cette force « garantira la démilitarisation de Gaza ». Dans la réalité, Washington précise en coulisses qu’il n’est pas question que l’ISF affronte militairement le Hamas. Le désarmement devrait être « progressif », volontaire, négocié.


Cette position est perçue par Israël comme une illusion dangereuse. Jérusalem rejette catégoriquement l’idée d’un désarmement graduel fondé sur la bonne volonté d’une organisation terroriste qui affirme publiquement vouloir conserver ses armes. C’est là que se cristallise la fracture : aucun pays ne veut combattre le Hamas, mais tout le monde exige qu’Israël cesse de le faire.



Les hésitations de Riyad et d’Ankara illustrent cette impasse. L’Arabie saoudite attend de « voir clair » à Gaza avant de s’engager, tandis qu’Israël s’oppose fermement à toute implication turque, en raison du soutien idéologique et politique d’Erdogan au Hamas.


Parallèlement, Donald Trump explore d’autres pistes : l’Éthiopie, l’Indonésie, et même les Philippines. Ces pays, éloignés géographiquement du conflit, pourraient offrir un soutien politique ou logistique sans être directement exposés aux répercussions islamistes internes. Mais là encore, aucun n’est prêt à envoyer des soldats mourir pour désarmer le Hamas.




Les discussions organisées à Doha par le Commandement central américain ont mis en lumière cinq formes possibles de participation : troupes, police, logistique, formation ou financement. Beaucoup choisissent les options les moins risquées. L’Italie, par exemple, se dit prête à envoyer des carabiniers, mais uniquement après clarification du mandat. L’Indonésie et l’Azerbaïdjan adoptent la même prudence. Israël n a pas été invitée à cette réunion.


En réalité, plus le mandat est clarifié, plus il devient évident que la Force internationale de stabilisation n’aura ni la volonté ni les moyens de désarmer le Hamas. Elle pourrait sécuriser des zones, gérer des checkpoints, former une police palestinienne — mais pas affronter une organisation terroriste enracinée, armée et soutenue par l’Iran.


La vérité que beaucoup refusent d’énoncer est la suivante : le monde veut une Gaza sans Hamas, mais sans jamais avoir à combattre le Hamas. Cette contradiction structurelle explique l’enlisement diplomatique actuel. Israël, isolé mais lucide, refuse de déléguer sa sécurité à des acteurs qui redoutent davantage leurs opinions publiques que le terrorisme islamiste.


Le Conseil de paix de Trump, aussi ambitieux soit-il, risque de n’être qu’un écran diplomatique tant que cette peur fondamentale ne sera pas levée. Sans volonté claire de désarmement, sans force crédible prête à l’imposer, la reconstruction de Gaza restera un mirage bâti sur une trêve fragile et des illusions politiques.


Et pendant que les chancelleries tergiversent, le Hamas, lui, s'arme, observe, s’adapte… et attend.



Eva Illouz démonte le mécanisme de l'antisémitisme. JBCH. N° 2512 - 733

Résumé et Précisions sur l’Article d’Eva Illouz : L’Antisémitisme Global

Eva Illouz, sociologue franco-israélienne et directrice d’études à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS) à Paris, analyse dans cet article l’évolution de l’antisémitisme, de ses formes historiques à sa manifestation contemporaine sous le couvert de l’antisionisme. 


Elle s’appuie sur l’exemple de Wilhelm Marr pour illustrer comment cette haine s’adapte aux contextes culturels et intellectuels, tout en se niant elle-même. Illouz argue que l’antisémitisme est devenu un phénomène global, rendant le monde entier inhospitalier pour les Juifs. 


Ce résumé, structuré en deux parties équivalentes à environ deux pages (en tenant compte d’une mise en page standard), précise les arguments clés, les exemples historiques et contemporains, et les implications théoriques. La première partie couvre les origines et l’évolution de l’antisémitisme ; la seconde explore sa forme globale actuelle et ses conséquences.




Origines et Évolution de l’Antisémitisme Moderne :



Eva Illouz commence par retracer les racines de l’antisémitisme moderne à travers la figure de Wilhelm Marr (1819-1904), journaliste allemand et militant considéré comme l’inspirateur de cette haine raciale. En 1879, Marr popularise le terme “Antisemitismus” pour désigner une opposition aux Juifs fondée sur la race, distincte de la “Judenhass” chrétienne traditionnelle, qui était religieuse. Cette distinction est cruciale : Marr transforme la judéophobie théologique en une théorie “quasi sociologique” adaptée à l’Allemagne du XIXe siècle, où la religion perdait de sa légitimité chez les intellectuels.


Précisions sur Marr : Il fonde la Ligue des antisémites, la première organisation politique explicitement antijuive, et publie Der Sieg des Judenthums über das Germanenthum (“La Victoire du judaïsme sur le germanisme”). 


Dans ce pamphlet, Marr accuse les Juifs de conquérir l’Allemagne par une supposée supériorité raciale et appelle à leur expulsion. Illouz note que, rétrospectivement, ce texte est glaçant à la lumière des événements nazis. Mais Marr illustre deux traits fondamentaux de l’antisémitisme contemporain : le renouvellement de son contenu et son déni. Il sécularise la haine en la focalisant non sur le déicide (accusation chrétienne), mais sur des stéréotypes laïcs : les Juifs comme commerçants vulgaires, porteurs d’une Bible primitive, étrangers à la civilisation allemande, haïssant et exploitant les non-Juifs. 


Ainsi, l’antisémitisme devient compatible avec les valeurs séculières, se présentant comme une critique de l’influence juive sur la société plutôt qu’une haine religieuse.

Illouz précise que Marr nie sa propre haine : il affirme n’avoir aucune animosité raciale ou religieuse envers les Juifs, tant qu’ils ne lui nuisent pas. Ce déni est emblématique d’une “culture de l’antisémitisme”, comparable à la “culture du viol” : elle dévalorise un groupe, rend les victimes coupables de leurs propres souffrances, et exonère les agresseurs via l’inversion accusatoire. Exemples contemporains : Après l’attaque du Hamas le 7 octobre 2023, le Comité de solidarité avec la Palestine des étudiants de Harvard (cosigné par 30-34 organisations) tient Israël “entièrement responsable” de la violence, effaçant la responsabilité du Hamas. Des slogans comme “Fuck the Jews” à l’Opéra de Sydney, ou “By all means necessary”, “Globalize the Intifada” et “From the river to the sea” lors de manifestations mondiales, illustrent cette culture. Ces expressions transforment la haine raciale en haine politique, niable et donc plus acceptable.

Pourquoi l’antisionisme est-il une nouvelle forme d’antisémitisme ? Illouz avance quatre raisons précises :


1.  Remise en question obsessive du droit juif à un État : Aucun autre peuple n’est nié ainsi (ex. : le nationalisme ukrainien est contesté par la Russie, mais sans écho idéologique global). L’antisémitisme traditionnel privait les Juifs de citoyenneté ou les expulsait ; l’antisionisme cible Israël, seul État juif.

2.  Réutilisation des tropes antisémites : Au lieu du sang d’enfants pour le pain azyme, des rumeurs accusent Israël de prélever des organes palestiniens. La conspiration des Protocoles des Sages de Sion(faux de 1901 sur un complot juif mondial) se retrouve chez Andreas Malm, qui lie le sionisme à l’extraction pétrolière et au changement climatique, attribuant à Israël une “essence maléfique”.

3.  Programme de négation : Dénoncer l’antisémitisme est suspect d’instrumentalisation, rendant les attaques contre les Juifs plus légitimes. Slogans comme “Globalize the Intifada” appellent au meurtre indiscriminé, assimilant Israéliens et Juifs, et exportant le conflit mondialement (référence à la seconde Intifada : plus de 1 000 civils tués en 2000-2005).

4.  Globalisation : L’antisémitisme n’est plus local (ex. : affaire Dreyfus en France, pogroms de Kichinev en 1903 en Russie), mais coordonné via des mouvements comme le BDS (Boycott, Divestment, Sanctions), né en 2001 à Durban lors d’une conférence UNESCO où Israël fut accusé d’apartheid, racisme, génocide. Le BDS opère dans 120 pays, rendant difficile l’organisation de colloques avec des Israéliens ou Juifs sionistes.



L’Antisémitisme Global et ses Implications :


Illouz précise que l’antisémitisme global opère à plusieurs niveaux. D’abord, il est coordonné mondialement par des ONG et mouvements comme le BDS, héritier de Durban où Les Protocoles étaient vendus. Cela crée une portée planétaire, affectant la vie académique et culturelle.

Ensuite, les motivations des activistes occidentaux (étudiants, artistes, intellectuels) diffèrent de celles des Palestiniens : pas d’histoire personnelle de victimisation, mais une “nouvelle éthique globale” fondée sur l’“acteur impliqué” (concept de Michael Rothberg). Cette conscience politique priorise les injustices lointaines. Via l’intersectionnalité, la cause palestinienne synthétise toutes les luttes (féministes, trans, climatiques, LGBTQ+, antiracistes). Les Palestiniens réels deviennent des “figurants” dans un drame occidental, joué sur les campus d’élite.


Cette éthique repose sur le structuralisme, transposant des catégories analytiques au mépris de l’histoire : le sionisme est assimilé au colonialisme de peuplement (américain, australien), ignorant qu’Israël fut créé en 1947 comme refuge pour les survivants de la Shoah, des pogroms et des expulsions d’un million de Juifs des pays arabes. Le monde d’alors avait l’“intuition morale” que seul un foyer national pouvait protéger les Juifs d’une persécution millénaire dans les mondes chrétien et arabe. Cette intuition est perdue chez les “acteurs impliqués”, qui projettent sur Israël les crimes de leurs ancêtres et voient en lui le symbole de toutes les oppressions.


Conséquences : L’antisémitisme global conclut logiquement la haine ancestrale en rendant le monde entier inhospitalier pour les Juifs. Illouz cite Emmanuel Levinas, qui fuit la Russie antisémite pour la France en quête de refuge – un rêve brisé aujourd’hui. Des millions de Juifs ont migré pour les mêmes raisons, mais aucun “ailleurs clément” n’existe plus. Cela transforme la malédiction du “Juif errant” en réalité : pour la première fois, les Juifs sont sans rêve d’un monde accueillant.


Précisions finales : Illouz, auteure de Explosive Modernité. Malaise dans la vie intérieure, analyse cela post-attentat de Bondi Beach (Sydney), soulignant comment l’antisémitisme, de religieux à racial, est devenu politique. 


Propagé sous l’antisionisme, il vise ancestralement à priver les Juifs de foyer. Cet article, publié dans un contexte d’IDÉES , appelle à reconnaître cette mutation pour contrer sa négation. 


En résumé, Illouz démontre que l’antisémitisme n’est pas une opinion, mais une haine adaptable, globale et destructrice, exigeant une vigilance morale renouvelée.




vendredi 19 décembre 2025

L'IPC confirme : Il n' y a jamais eu de famine a Gaza. JBCH N° 2512 - 732

Quand nos représentants oseront ester en justice tous ces médias malfaisants, menteurs et fauteurs de troubles ... La Monde, Libération, L'Humanité, les TV, BFM, TF1, les chaînes de France Télévision, France 24 , France Info , EuroNews et des milliers d'autres canaux à travers le monde,  ... souvent subventionnés par le Qatar, Ils ont relayé avec une hargne particulière les mensonges des terroristes.


" Apartheid", "Génocide", "Massacres d'enfants", Famine ... des slogans préparés bien à l'avance, contredisant la Vérité, dont les terroristes avaient filmé les preuves... 



Mensonge !!! 


Le récent rapport actualisé de l’IPC (International Panel on Crisis, organisme opérant sous l’égide de l’ONU et mandaté pour évaluer les situations alimentaires et humanitaires critiques) confirme enfin ce que la réalité sur le terrain démontre depuis des mois : il n’existe aucune famine dans la bande de Gaza. Contrairement au rapport d’août dernier, qui parlait d’une « famine imminente », le document reconnaît désormais seulement un « manque de sécurité alimentaire » – une formulation prudente qui, tout en soulignant certaines difficultés locales, n’a rien à voir avec les accusations alarmistes propagées par certains médias et gouvernements internationaux.

Photo truquée

Le mandat officiel de l’IPC est de fournir une évaluation objective et scientifiquement rigoureuse des conditions alimentaires et humanitaires dans les zones en crise. Or, il apparaît que les titres médiatiques et certains rapports de gouvernements ont largement déformé ces conclusions, relayant sans vérification les slogans créés par des groupes terroristes : « Apartheid », « Génocide », « Enfants tués », « Chiffres jamais contrôlés », et « Famine ». Ces mots, repris à l’international, ont contribué à bâtir une narrative alarmiste qui ne correspond pas aux faits.

On a la photo de la mise en scène signée Pallywood


Le COGAT, organisme israélien chargé de la coordination des activités gouvernementales dans les territoires, a souligné que ces accusations ignoraient les volumes massifs de nourriture acheminés à Gaza pendant le cessez-le-feu. Le ministère israélien des Affaires étrangères rappelle que le rapport de l’IPC ne prend en compte que l’aide fournie par l’ONU – soit environ 20 % de l’aide totale – et exclut une part importante des livraisons alimentaires réelles. Cette partialité a donné corps aux slogans terroristes relayés par les médias et certains États.


Dans ce contexte, il est légitime de se demander : pourquoi les responsables de la communauté juive de France restent-ils silencieux face à la propagation de ces slogans mensongers ? La diffusion de termes tels que « Génocide » ou « Apartheid » constitue une atteinte grave à l’image d’Israël et, par extension, à celle des communautés juives. Ces mots sont utilisés pour manipuler l’opinion publique internationale, alors que les faits démontrent le contraire.


C 'est une maladie génétique 


Il est urgent d’adopter une démarche proactive et déterminée : Surveiller et dénoncer les titres et rapports mensongers. Engager des actions judiciaires contre les médias et institutions qui diffusent des informations non vérifiées, particulièrement lorsqu’elles reprennent les slogans des terroristes. Obtenir des rectifications officielles et créer un précédent juridique dissuadant la diffusion de rapports biaisés ou falsifiés.


Chaque jour de silence légitime la diffusion de ces mensonges et renforce la perception erronée que Gaza serait victime d’une famine ou d’un « génocide » orchestré. Le mandat de l’IPC était pourtant clair : fournir une évaluation rigoureuse et objective. Le rapport actualisé démontre que les accusations alarmistes étaient infondées et qu’une part importante de l’aide humanitaire n’a jamais été prise en compte.


La vérité doit être défendue. Les slogans tels que « Apartheid », « Génocide », « Enfants tués », « Chiffres jamais contrôlés », et « Famine » ne sont pas de simples mots : ils sont utilisés comme armes politiques par les terroristes et ceux qui les soutiennent indirectement. 


La communauté juive de France et ses représentants doivent désormais agir, non seulement pour Israël, mais pour la vérité et la justice dans l’espace médiatique et juridique international.


Le temps est venu de mettre fin à l’impunité de la désinformation. Tant que ces slogans circuleront sans contestation judiciaire, la perception internationale restera faussée et la vérité restera inaudible. Il est impératif d’agir, maintenant, avec fermeté et cohérence.


La Librairie Monte Cristo. JBCH N° 2512 - 731

Lorsque je parcours Paris en partant de Boulogne sur la ligne N° 10, j'arrive au Quartier Latin et je ne manque jamais d'aller au 5 Rue de l'Odéon pour redécouvrir les trésors de ce temple de la Connaissance.


Les vraies librairies sont rares, elles ont toutes disparu au profit des magasins éphémères ou des Kebab ... Triste ... Triste ...  et rares sont aussi mes promenades, je trouve un Paris transformé, détruit par une politique dictatoriale et néfaste d'élus écologistes, dans lequel essayent de régner des cyclistes irrévérencieux... Mon pauvre Paris !





Revenons à ce lieu résolument moderne dans sa sobriété, mais entièrement meublé de raretés anciennes, la Librairie Monte Cristo, nichée au 5 rue de l’Odéon, est devenue au fil des décennies un passage obligé pour les bibliophiles, collectionneurs et amateurs de lieux d’exception. Derrière sa vitrine discrète, le temps semble suspendu, entre couvertures illustrées du XIXᵉ siècle, cartonnages polychromes et éditions mythiques de la littérature populaire.


Fondée en 1989 par Philippe Mellot et son ami Jean-Marie Embs, la librairie reprend alors le flambeau d’un lieu autrefois dédié à Jules Verne, tenu par des descendants lointains de l’écrivain. Mellot choisit de rebaptiser l’enseigne du nom d’un autre géant du romantisme : Le Comte de Monte-Cristo. Un choix programmatique. Ici, tout est aventure, imagination et transmission.




La spécialité de la maison est claire : les cartonnages illustrés du XIXᵉ et du début du XXᵉ siècle, tirages originaux ou rares de livres d’aventures et d’enfance, magnifiés par les grands illustrateurs de l’époque — Gustave Doré, Grandville, Christophe, Benjamin Rabier. Ces ouvrages, souvent mosaïqués, étaient entièrement mis en couleur à la main, parfois à l’aquarelle, planche après planche. Des objets-livres à la frontière de l’art, du rêve et, selon Mellot, « du surréalisme ».




Jules Verne demeure une figure centrale du lieu : on recense près de 2 500 variantes d’éditions, dont la valeur dépend de l’état, de la rareté et du tirage. À l’ère d’Instagram, la librairie attire aussi un public curieux, venu photographier ces merveilles d’un autre temps. « On laisse faire, sourit Santina Calderaro, collaboratrice depuis 2000. C’est souvent leur première rencontre avec la librairie ancienne. »



Expert judiciaire auprès du tribunal de Paris et de Drouot, ancien rédacteur en chef de Charlie Mensuel et collaborateur de Pilote, Philippe Mellot revendique une devise simple : « s’amuser avec sérieux »


Dans les 25 m² de la boutique et les espaces d’expertise à l’étage, il n’y a pas de hiérarchie entre érudition et plaisir. Comme il le résume lui-même, en évoquant ses multiples éditions du Comte de Monte-Cristo :

« Ici, ce ne sont que des trésors. À venir dénicher. »



Une femme Premier Ministre en Israël ! JBCH N° 2512 - 730


Pourquoi Sharren Haskel et Pnina Tameno-Shete pourraient diriger Israël



L’article défend une idée centrale : Israël est prêt – maintenant – pour une femme Premier ministre, y compris une femme issue des minorités. Plus encore, il affirme que deux figures actuelles incarnent déjà ce leadership : Sharren Haskel et Pnina Tameno-Shete.

Sharren Haskel

Après le traumatisme du 7 octobre, Israël traverse l’une des périodes les plus lourdes de son histoire : guerre, pression diplomatique extrême, crise morale et débat interne sur la direction du pays. 


Benjamin Netanyahou porte ce fardeau, mais l’article soutient que son véritable héritage pourrait être de préparer la relève, à la manière biblique de Moïse préparant Josué.


Le débat n’est donc plus si Israël peut être dirigé par une femme – ou par une femme noire – mais quand.


Sharren Haskel est décrite comme une étoile montante du Likoud. Née à Toronto et élevée en Israël, entrée très jeune à la Knesset, aujourd’hui vice-ministre des Affaires étrangères, elle incarne : une clarté morale assumée, une capacité diplomatique internationale, un engagement ancien pour les libertés individuelles, l’environnement et la responsabilité éthique, bien avant que ces thèmes ne deviennent à la mode.



Inspirée par la pensée du rabbin Jonathan Sacks, elle représente une vision de la politique israélienne fondée sur la responsabilité morale dans un monde brisé, combinant fermeté, intelligence et élégance.


                                                                                            Pnina Tameno-Shete


Pnina Tameno-Shete est une figure historique à part entière. Née en Éthiopie, arrivée enfant en Israël, elle devient en 2013 la première femme d’origine éthiopienne élue à la Knesset, puis ministre de l’Aliyah et de l’Intégration.


Son parcours est présenté comme la preuve concrète du succès du projet démocratique israélien : une immigrante devenue dirigeante nationale. Elle symbolise la résilience, l’égalité des chances et la capacité d’Israël à intégrer ses minorités au plus haut niveau de l’État.



 il ne s’agit ni de quotas, ni de symboles, mais de compétence, courage, intégrité et amour du pays. Haskel et Tameno-Shete ne sont pas des exceptions, mais des modèles de leadership israélien moderne.


Israël est décrit comme une démocratie robuste, technologiquement avancée, politiquement vivante, parfois chaotique, mais capable de produire des dirigeants d’envergure issus de tous les horizons.


La question n’est plus si Israël aura une femme Premier ministre, mais quand ses électeurs reconnaîtront la grandeur là où elle se trouve déjà.


Lorsque ce jour viendra, conclut l’article, ce sera une victoire non seulement politique, mais morale, démontrant que la démocratie israélienne, enracinée dans ses valeurs, peut continuer à être une lumière pour le monde.






jeudi 18 décembre 2025

L'actualité rattrape la Torah Paracha Mikeitz. JBCH N° 2512 - 729

Quand la Paracha Mikeitz rencontre l’Actualité Mondiale : Alors que des millions de Juifs à travers le monde allumaient les premières bougies de Hanoucca dimanche soir, symbole de lumière et de victoire de l’esprit sur l’adversité, une tragédie d’une ampleur terrible a frappé la communauté juive de Sydney, en Australie.


Ce soir-là, un attentat terroriste ciblant une célébration juive sur la célèbre plage de Bondi Beach a transformé la première fête des Lumières en cauchemar, laissant au moins 15 morts et des dizaines de blessés. 






La tragédie, perpétrée par deux hommes — un père et son fils — qui ont ouvert le feu sur la foule réunie pour l’événement “Chanukah by the Sea”, est rapidement qualifiée d’attaque antisémite et terroriste par les autorités locales. Les suspects porteraient des liens idéologiques avec des mouvements extrémistes violents, y compris l’État islamique, d’après les premiers éléments de l’enquête. 

Israël et le Monde Face à la Haine ; la nouvelle a provoqué une onde de choc internationale. À Sydney, les fidèles, familles et passants se sont retrouvés plongés dans la terreur alors qu’ils célébraient une fête qui, par essence, rappelle la lumière au cœur de l’obscurité.


Parmi les victimes figuraient des enfants, des survivants de la Shoah, des policiers venus protéger la foule, et des bénévoles locaux, soulignant l’ampleur humaine du drame. 




À l’étranger, les réactions ont afflué : deuils nationaux, vigiles, hommages et appels à l’unité ont succédé à l’attaque. En Australie, les premières funérailles ont déjà commencé, marquant le début d’une période de recueillement dans tout le pays, mais aussi une montée des appels à renforcer la lutte contre la haine et les crimes motivés par l’intolérance. 


Une Paracha d’Espoir au Milieu de la Crise ; l’ironie tragique de l’événement se trouve dans la coïncidence avec la fête de Hanoucca et la lecture de la Paracha Mikeitz dans les synagogues ce samedi.




Dans cette section de la Torah, Joseph — vendu par ses frères, emprisonné injustement — surgit des ténèbres de l’injustice pour devenir le sauveur de l’Égypte face à la famine, préparant le chemin pour la survie de nombreux peuples. Il incarne la lumière qui perce l’obscurité, un thème central de Hanoucca lui-même : la persévérance de l’esprit face à l’adversité la plus sombre.



Cette lecture revêt une signification accrue cette année. Tandis que des familles juives, rassemblées pour célébrer, ont été brutalement attaquées, la Paracha rappelle que les moments les plus sombres peuvent aussi être des préludes à des transformations profondes. Joseph, après avoir traversé souffrance et rejet, utilise sa position et sa sagesse pour sauver d’innombrables vies — une métaphore puissante face aux défis contemporains de l’antisémitisme, de l’extrémisme et de la division.




En réponse à l’attentat, la classe politique et la société civile australiennes — mais aussi de nombreuses autres nations ont exprimé leur solidarité avec la communauté juive et l’exigence d’actions concrètes contre la haine. Souvent les mots Israël, antisémitisme ont été évités ... Le Premier ministre australien a souligné que l’attaque n’était pas seulement un acte barbare, mais un acte terroriste ciblé contre une minorité religieuse, et il a promis des législations renforcées pour lutter contre la radicalisation et les crimes de haine. 




De nombreux responsables internationaux encouragent également à ne pas céder à la peur, à maintenir les célébrations culturelles et religieuses malgré le choc, tout en redoublant d’efforts pour combattre les idéologies qui mènent à de telles violences. 


La Lumière Malgré Tout Hanoucca, la Paracha Mikeitz qui l’accompagne cette année, nous rappellent que la lumière n’est pas simplement l’absence de ténèbres, mais l’acte courageux de rester debout malgré elles.


Dans le récit de Joseph, dans l’allumage des bougies de Hanoucca, et dans la réponse de communautés solidaires à travers le monde après Sydney, on trouve un fil conducteur : la résilience humaine face à la haine et à la violence.


Alors que la communauté juive de Sydney enterre ses morts et soigne ses blessés, le monde est invité à réfléchir non seulement à la nature du mal, mais aussi à la force du collectif pour transformer le chagrin en action


Dans les synagogues ce samedi, parmi les lectures, prières et chants, se glissera pour beaucoup une prière silencieuse pour la paix, la tolérance et la lumière — des valeurs qui, plus que jamais, semblent indispensables dans un monde secoué par la violence et la division.


Dans la paracha Mikeitz (Genèse 41-44), Joseph, vice-roi d'Égypte, reconnaît ses frères venus acheter de la nourriture pendant la famine. Bien qu'ils l'aient vendu comme esclave par jalousie des années plus tôt, Joseph les teste sans se révéler immédiatement.



Ce n'est que dans Vayigash (Genèse 45) qu'il pardonne ouvertement : « Je suis Joseph, votre frère, que vous avez vendu en Égypte. Mais maintenant, ne vous affligez pas... car Dieu m'a envoyé avant vous pour vous sauver la vie » (45:4-5).


Joseph voit dans sa souffrance une providence divine : le mal intenté par ses frères a servi un bien plus grand, préservant la famille de Jacob et posant les bases de la nation d'Israël. Ce pardon n'est pas naïf ; il découle d'une reconnaissance que les actes humains s'inscrivent dans un plan divin, transformant la trahison en rédemption. Joseph unit la famille, évitant la vengeance pour favoriser la réconciliation.


Cette situation résonne avec l'actualité en Israël et dans le monde en 2025. En Israël, les divisions internes, politiques, religieuses ou sociales rappellent la jalousie des frères de Joseph. Après les tensions post-pandémie et les conflits régionaux persistants (comme avec le Hamas ou le Hezbollah), des appels à l'unité émergent, similaires au pardon de Joseph.


Par exemple, lors des commémorations de l'attaque du 7 octobre 2023, des familles endeuillées ont prôné la réconciliation nationale, transformant la tragédie en force collective, comme Joseph a converti sa souffrance en salut.





À l'échelle mondiale, dans un climat de polarisation (guerres en Ukraine, tensions USA-Chine, ou antisémitisme croissant), le pardon de Joseph inspire : il montre que la trahison (comme les alliances brisées ou les discours haineux) peut mener à une rédemption si l'on voit au-delà de la vengeance.

L’ironie tragique de l’événement se trouve dans la coïncidence avec la fête de Hanoucca et la lecture de la Paracha Mikeitz dans les synagogues ce samedi. Dans cette section de la Torah, Joseph,vendu par ses frères, emprisonné injustement surgit des ténèbres de l’injustice pour devenir le sauveur de l’Égypte face à la famine, préparant le chemin pour la survie de nombreux peuples. Il incarne la lumière qui perce l’obscurité, un thème central de Hanoucca lui-même : la persévérance de l’esprit face à l’adversité la plus sombre.


Cette lecture revêt une signification accrue cette année. Tandis que des familles juives, rassemblées pour célébrer, ont été brutalement attaquées, la Paracha rappelle que les moments les plus sombres peuvent aussi être des préludes à des transformations profondes.


 Joseph, après avoir traversé souffrance et rejet, utilise sa position et sa sagesse pour sauver d’innombrables vies — une métaphore puissante face aux défis contemporains de l’antisémitisme, de l’extrémisme et de la division.

En Europe et aux USA, des initiatives intercommunautaires post-attentats antisémites visent à guérir les fractures, rappelant que, comme chez Joseph, le pardon divin transforme le mal en opportunité de paix.

En somme, le pardon de Joseph enseigne que la réconciliation n'efface pas le passé mais le transcende pour un avenir uni. Aujourd'hui, en Israël comme ailleurs, face aux divisions, adopter cette vision pourrait tourner les crises en forces, favorisant la paix plutôt que la rancœur.








mercredi 17 décembre 2025

Le Nouveau Chili ... pro Israël JBCH N°. 2512 - 728

Le Chili entre rupture et renaissance : de la dérive socialiste à un nouvel horizon stratégique avec Israël après une décennie perdue sous le joug socialiste


Les années récentes ont laissé au Chili le goût amer d’une expérience idéologique aux relents bolivariens. Sous la direction d’un jeune président à la rhétorique progressiste souvent comparé à Nicolás Maduro ou Hugo Chávez tant par ses postures économiques que par son discours idéologique; le pays s’est enfoncé dans une stagnation profonde.  



L’inflation galopante, la fuite des capitaux, et une fiscalité punitive ont asphyxié les secteurs productifs autrefois florissants, tandis que le poids de l’État s’est alourdi jusqu’à paralyser l’initiative privée. L’économie chilienne, jadis la plus solide d’Amérique latine, s’est retrouvée défigurée par des politiques de subvention démesurées, des nationalisations partielles et une bureaucratie envahissante.




Mais c’est sur le plan diplomatique que le virage a été le plus radical : fidèle à une ligne tiers-mondiste et hyper‑idéologique, Santiago a pris ses distances avec Israël, rejoignant le chœur de ceux qui condamnent systématiquement l’État hébreu dans les forums internationaux. La crispation s’est accentuée lorsque le pouvoir en place refusa de recevoir l’ambassadeur israélien, geste symbolique d’une animosité qui dépassait la simple désapprobation politique. Cette attitude, au-delà du symbole, fermait des portes qu’un pays moderne et prospère ne peut se permettre d’ignorer.




L’alternance : le pari de la responsabilité et de la reconstruction
Les élections récentes ont rebattu les cartes. L’arrivée au pouvoir d’une coalition de droite libérale et conservatrice a marqué un tournant radical. Portée par l’exaspération populaire et le sentiment d’un déclin injustifié, cette nouvelle majorité a promis de rendre au Chili sa vitalité, son attractivité et son rôle pivot dans la région.  



Le mot d’ordre est clair : stabilité, ouverture et alliance avec ceux qui réussissent.
Dans cette recomposition, Israël apparaît non seulement comme un partenaire naturel, mais aussi comme un modèle économique et technologique. Les liens historiques entre les deux nations, notamment à travers leurs communautés entrepreneuriales et scientifiques, offrent une base solide à un rapprochement durable.



Le retour d’Israël au cœur de la stratégie chilienne : L’un des premiers gestes du nouveau gouvernement a été d’amorcer un dialogue franc avec Jérusalem, exprimant sa volonté de rejoindre le cadre élargi des Accords d’Abraham — que certains appellent déjà à tort ou à raison les “Accords d’Isaac” en allusion à la continuité du projet de paix abrahamique dans la région.  



Ce repositionnement diplomatique, au‑delà du symbole religieux ou géopolitique, traduit un calcul économique rationnel : accéder aux innovations israéliennes en matière d’irrigation, de technologies minières, d’agriculture de précision et d’intelligence artificielle appliquée aux ressources naturelles.



Le Chili, qui détient près de la moitié des réserves mondiales de lithium et d’importantes ressources en cuivre et en terres rares, comprend que son avenir dépendra autant de la valorisation de ces richesses que de la modernisation de son appareil productif. En Israël, il trouve un partenaire qui a su transformer un désert en terre d’abondance — une inspiration directe pour ses propres régions arides du nord.



Une alliance bénie par les intérêts communs : Les premiers contacts bilatéraux ont déjà laissé entrevoir des projets concrets : coopération universitaire, transferts de technologies d’irrigation israéliennes vers les exploitations chiliennes, investissements conjoints dans les start‑ups de la transition énergétique.  



Sur le plan diplomatique, Santiago pourrait bientôt s’inscrire dans le mouvement historique de normalisation régionale, aux côtés du Maroc ou des Émirats arabes unis, ouvrant ainsi une ère nouvelle de coopération Sud–Sud sous auspices israéliennes et américaines.
Au fond, cette évolution dépasse la simple alternance politique : il s’agit de la réaffirmation d’une identité nationale pragmatique, attachée à la liberté d’entreprendre, consciente de sa responsabilité géoéconomique, et désireuse de s’inscrire dans la modernité. Le Chili ne rompt pas seulement avec un socialisme dogmatique : il renoue avec une vision réaliste du monde, où les nations prospèrent grâce à l’intelligence, la technologie et les alliances éclairées.



Si la bénédiction d’Isaac évoque une promesse de fécondité et de prospérité, elle prend ici un sens bien concret : celui d’un pays riche en ressources naturelles mais longtemps appauvri par la démagogie, qui retrouve aujourd’hui la voie de la responsabilité, de l’innovation et du dialogue. 


Le Chili du renouveau entend bien faire mentir son passé récent et redevenir, avec Israël à ses côtés, un modèle de stabilité et d’audace pour tout le continent.