Quand la Paracha Mikeitz rencontre l’Actualité Mondiale : Alors que des millions de Juifs à travers le monde allumaient les premières bougies de Hanoucca dimanche soir, symbole de lumière et de victoire de l’esprit sur l’adversité, une tragédie d’une ampleur terrible a frappé la communauté juive de Sydney, en Australie.
Ce soir-là, un attentat terroriste ciblant une célébration juive sur la célèbre plage de Bondi Beach a transformé la première fête des Lumières en cauchemar, laissant au moins 15 morts et des dizaines de blessés.
La tragédie, perpétrée par deux hommes — un père et son fils — qui ont ouvert le feu sur la foule réunie pour l’événement “Chanukah by the Sea”, est rapidement qualifiée d’attaque antisémite et terroriste par les autorités locales. Les suspects porteraient des liens idéologiques avec des mouvements extrémistes violents, y compris l’État islamique, d’après les premiers éléments de l’enquête.
Israël et le Monde Face à la Haine ; la nouvelle a provoqué une onde de choc internationale. À Sydney, les fidèles, familles et passants se sont retrouvés plongés dans la terreur alors qu’ils célébraient une fête qui, par essence, rappelle la lumière au cœur de l’obscurité.
Parmi les victimes figuraient des enfants, des survivants de la Shoah, des policiers venus protéger la foule, et des bénévoles locaux, soulignant l’ampleur humaine du drame.
À l’étranger, les réactions ont afflué : deuils nationaux, vigiles, hommages et appels à l’unité ont succédé à l’attaque. En Australie, les premières funérailles ont déjà commencé, marquant le début d’une période de recueillement dans tout le pays, mais aussi une montée des appels à renforcer la lutte contre la haine et les crimes motivés par l’intolérance.
Une Paracha d’Espoir au Milieu de la Crise ; l’ironie tragique de l’événement se trouve dans la coïncidence avec la fête de Hanoucca et la lecture de la Paracha Mikeitz dans les synagogues ce samedi.
Dans cette section de la Torah, Joseph — vendu par ses frères, emprisonné injustement — surgit des ténèbres de l’injustice pour devenir le sauveur de l’Égypte face à la famine, préparant le chemin pour la survie de nombreux peuples. Il incarne la lumière qui perce l’obscurité, un thème central de Hanoucca lui-même : la persévérance de l’esprit face à l’adversité la plus sombre.
Cette lecture revêt une signification accrue cette année. Tandis que des familles juives, rassemblées pour célébrer, ont été brutalement attaquées, la Paracha rappelle que les moments les plus sombres peuvent aussi être des préludes à des transformations profondes. Joseph, après avoir traversé souffrance et rejet, utilise sa position et sa sagesse pour sauver d’innombrables vies — une métaphore puissante face aux défis contemporains de l’antisémitisme, de l’extrémisme et de la division.
En réponse à l’attentat, la classe politique et la société civile australiennes — mais aussi de nombreuses autres nations ont exprimé leur solidarité avec la communauté juive et l’exigence d’actions concrètes contre la haine. Souvent les mots Israël, antisémitisme ont été évités ... Le Premier ministre australien a souligné que l’attaque n’était pas seulement un acte barbare, mais un acte terroriste ciblé contre une minorité religieuse, et il a promis des législations renforcées pour lutter contre la radicalisation et les crimes de haine.
De nombreux responsables internationaux encouragent également à ne pas céder à la peur, à maintenir les célébrations culturelles et religieuses malgré le choc, tout en redoublant d’efforts pour combattre les idéologies qui mènent à de telles violences.
La Lumière Malgré Tout Hanoucca, la Paracha Mikeitz qui l’accompagne cette année, nous rappellent que la lumière n’est pas simplement l’absence de ténèbres, mais l’acte courageux de rester debout malgré elles.
Dans le récit de Joseph, dans l’allumage des bougies de Hanoucca, et dans la réponse de communautés solidaires à travers le monde après Sydney, on trouve un fil conducteur : la résilience humaine face à la haine et à la violence.
Alors que la communauté juive de Sydney enterre ses morts et soigne ses blessés, le monde est invité à réfléchir non seulement à la nature du mal, mais aussi à la force du collectif pour transformer le chagrin en action.
Dans les synagogues ce samedi, parmi les lectures, prières et chants, se glissera pour beaucoup une prière silencieuse pour la paix, la tolérance et la lumière — des valeurs qui, plus que jamais, semblent indispensables dans un monde secoué par la violence et la division.
Dans la paracha Mikeitz (Genèse 41-44), Joseph, vice-roi d'Égypte, reconnaît ses frères venus acheter de la nourriture pendant la famine. Bien qu'ils l'aient vendu comme esclave par jalousie des années plus tôt, Joseph les teste sans se révéler immédiatement.
Ce n'est que dans Vayigash (Genèse 45) qu'il pardonne ouvertement : « Je suis Joseph, votre frère, que vous avez vendu en Égypte. Mais maintenant, ne vous affligez pas... car Dieu m'a envoyé avant vous pour vous sauver la vie » (45:4-5).
Joseph voit dans sa souffrance une providence divine : le mal intenté par ses frères a servi un bien plus grand, préservant la famille de Jacob et posant les bases de la nation d'Israël. Ce pardon n'est pas naïf ; il découle d'une reconnaissance que les actes humains s'inscrivent dans un plan divin, transformant la trahison en rédemption. Joseph unit la famille, évitant la vengeance pour favoriser la réconciliation.
Cette situation résonne avec l'actualité en Israël et dans le monde en 2025. En Israël, les divisions internes, politiques, religieuses ou sociales rappellent la jalousie des frères de Joseph. Après les tensions post-pandémie et les conflits régionaux persistants (comme avec le Hamas ou le Hezbollah), des appels à l'unité émergent, similaires au pardon de Joseph.
Par exemple, lors des commémorations de l'attaque du 7 octobre 2023, des familles endeuillées ont prôné la réconciliation nationale, transformant la tragédie en force collective, comme Joseph a converti sa souffrance en salut.
À l'échelle mondiale, dans un climat de polarisation (guerres en Ukraine, tensions USA-Chine, ou antisémitisme croissant), le pardon de Joseph inspire : il montre que la trahison (comme les alliances brisées ou les discours haineux) peut mener à une rédemption si l'on voit au-delà de la vengeance.
L’ironie tragique de l’événement se trouve dans la coïncidence avec la fête de Hanoucca et la lecture de la Paracha Mikeitz dans les synagogues ce samedi. Dans cette section de la Torah, Joseph,vendu par ses frères, emprisonné injustement surgit des ténèbres de l’injustice pour devenir le sauveur de l’Égypte face à la famine, préparant le chemin pour la survie de nombreux peuples. Il incarne la lumière qui perce l’obscurité, un thème central de Hanoucca lui-même : la persévérance de l’esprit face à l’adversité la plus sombre.
Cette lecture revêt une signification accrue cette année. Tandis que des familles juives, rassemblées pour célébrer, ont été brutalement attaquées, la Paracha rappelle que les moments les plus sombres peuvent aussi être des préludes à des transformations profondes.
Joseph, après avoir traversé souffrance et rejet, utilise sa position et sa sagesse pour sauver d’innombrables vies — une métaphore puissante face aux défis contemporains de l’antisémitisme, de l’extrémisme et de la division.
En Europe et aux USA, des initiatives intercommunautaires post-attentats antisémites visent à guérir les fractures, rappelant que, comme chez Joseph, le pardon divin transforme le mal en opportunité de paix.
En somme, le pardon de Joseph enseigne que la réconciliation n'efface pas le passé mais le transcende pour un avenir uni. Aujourd'hui, en Israël comme ailleurs, face aux divisions, adopter cette vision pourrait tourner les crises en forces, favorisant la paix plutôt que la rancœur.
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