Le Chili entre rupture et renaissance : de la dérive socialiste à un nouvel horizon stratégique avec Israël après une décennie perdue sous le joug socialiste
Les années récentes ont laissé au Chili le goût amer d’une expérience idéologique aux relents bolivariens. Sous la direction d’un jeune président à la rhétorique progressiste souvent comparé à Nicolás Maduro ou Hugo Chávez tant par ses postures économiques que par son discours idéologique; le pays s’est enfoncé dans une stagnation profonde.
L’inflation galopante, la fuite des capitaux, et une fiscalité punitive ont asphyxié les secteurs productifs autrefois florissants, tandis que le poids de l’État s’est alourdi jusqu’à paralyser l’initiative privée. L’économie chilienne, jadis la plus solide d’Amérique latine, s’est retrouvée défigurée par des politiques de subvention démesurées, des nationalisations partielles et une bureaucratie envahissante.
Mais c’est sur le plan diplomatique que le virage a été le plus radical : fidèle à une ligne tiers-mondiste et hyper‑idéologique, Santiago a pris ses distances avec Israël, rejoignant le chœur de ceux qui condamnent systématiquement l’État hébreu dans les forums internationaux. La crispation s’est accentuée lorsque le pouvoir en place refusa de recevoir l’ambassadeur israélien, geste symbolique d’une animosité qui dépassait la simple désapprobation politique. Cette attitude, au-delà du symbole, fermait des portes qu’un pays moderne et prospère ne peut se permettre d’ignorer.
L’alternance : le pari de la responsabilité et de la reconstruction
Les élections récentes ont rebattu les cartes. L’arrivée au pouvoir d’une coalition de droite libérale et conservatrice a marqué un tournant radical. Portée par l’exaspération populaire et le sentiment d’un déclin injustifié, cette nouvelle majorité a promis de rendre au Chili sa vitalité, son attractivité et son rôle pivot dans la région.
Le mot d’ordre est clair : stabilité, ouverture et alliance avec ceux qui réussissent.
Dans cette recomposition, Israël apparaît non seulement comme un partenaire naturel, mais aussi comme un modèle économique et technologique. Les liens historiques entre les deux nations, notamment à travers leurs communautés entrepreneuriales et scientifiques, offrent une base solide à un rapprochement durable.
Le retour d’Israël au cœur de la stratégie chilienne : L’un des premiers gestes du nouveau gouvernement a été d’amorcer un dialogue franc avec Jérusalem, exprimant sa volonté de rejoindre le cadre élargi des Accords d’Abraham — que certains appellent déjà à tort ou à raison les “Accords d’Isaac” en allusion à la continuité du projet de paix abrahamique dans la région.
Ce repositionnement diplomatique, au‑delà du symbole religieux ou géopolitique, traduit un calcul économique rationnel : accéder aux innovations israéliennes en matière d’irrigation, de technologies minières, d’agriculture de précision et d’intelligence artificielle appliquée aux ressources naturelles.
Le Chili, qui détient près de la moitié des réserves mondiales de lithium et d’importantes ressources en cuivre et en terres rares, comprend que son avenir dépendra autant de la valorisation de ces richesses que de la modernisation de son appareil productif. En Israël, il trouve un partenaire qui a su transformer un désert en terre d’abondance — une inspiration directe pour ses propres régions arides du nord.
Une alliance bénie par les intérêts communs : Les premiers contacts bilatéraux ont déjà laissé entrevoir des projets concrets : coopération universitaire, transferts de technologies d’irrigation israéliennes vers les exploitations chiliennes, investissements conjoints dans les start‑ups de la transition énergétique.
Sur le plan diplomatique, Santiago pourrait bientôt s’inscrire dans le mouvement historique de normalisation régionale, aux côtés du Maroc ou des Émirats arabes unis, ouvrant ainsi une ère nouvelle de coopération Sud–Sud sous auspices israéliennes et américaines.
Au fond, cette évolution dépasse la simple alternance politique : il s’agit de la réaffirmation d’une identité nationale pragmatique, attachée à la liberté d’entreprendre, consciente de sa responsabilité géoéconomique, et désireuse de s’inscrire dans la modernité. Le Chili ne rompt pas seulement avec un socialisme dogmatique : il renoue avec une vision réaliste du monde, où les nations prospèrent grâce à l’intelligence, la technologie et les alliances éclairées.
Si la bénédiction d’Isaac évoque une promesse de fécondité et de prospérité, elle prend ici un sens bien concret : celui d’un pays riche en ressources naturelles mais longtemps appauvri par la démagogie, qui retrouve aujourd’hui la voie de la responsabilité, de l’innovation et du dialogue.
Le Chili du renouveau entend bien faire mentir son passé récent et redevenir, avec Israël à ses côtés, un modèle de stabilité et d’audace pour tout le continent.
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