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mercredi 13 mai 2026

La France de Macron abandonne l'Afrique JBCH N° 2605 - 1056

Je suis né en Afrique, j'y ai vécu enfant pendant dix ans, puis je suis retourné faire mon service dans la coopération en tant que professeur dans un centre de formation de 3ème cycle  pour cadres, le CIGE, j’y suis resté plus de 3 ans … 

Donc l’Afrique m’intéresse … et je pleure devant l’abandon de ce continent qui nous aime tant, un abandon qui frise la trahison depuis 2017 …


Comme la nature a horreur du vide, les turcs, les iraniens, les russes, les chinois sont venu gâcher ce que nous avions semé … Quelle incompétence, quelle nullité d’un quai d’Orsay et d’un président qui ont eu tout faux … et qui ont abandonné les territoires dans lesquels nous avions semé des graines d’amour et de respect.




La France veut donc tourner la page de la « Françe-Afrique », mais sans véritable doctrine de remplacement. Dans son discours de Nairobi, cette semaine, Emmanuel Macron affiche une volonté de rupture avec les anciennes pratiques post-coloniales, tout en laissant apparaître un vide stratégique préoccupant.


Pendant des décennies, Paris a bénéficié d’une influence politique, militaire et économique littéraire privilégiée dans son ancien pré carré africain, sans bâtir un partenariat industriel durable ni véritable transfert de compétences, et sans respect des populations 





Aujourd’hui, ce recul ressemble à un triple suicide : diplomatique, économique et géopolitique et littéraire.
La France perd progressivement son influence dans plusieurs capitales africaines, tandis que ses entreprises voient leurs positions contestées.



Dans le même temps, la Russie avance ses réseaux sécuritaires, la Chine impose sa puissance financière et les monarchies du Golfe investissent massivement dans les infrastructures et les ressources minières.


Les États-Unis eux-mêmes renforcent leur présence stratégique sur un continent devenu central pour les minerais critiques les terres rares et les routes commerciales.





Le retrait français crée ainsi un vide rapidement occupé par des puissances plus offensives et moins liées au passé colonial. Turquie, Iran, Russie, Chine sont déjà présents prêts à pillier nos ex partenaires.


Mais cette volonté de rupture reste largement théorique ; Les liens humains, migratoires, linguistiques et économiques entre la France et l’Afrique francophone demeurent bien heureusement profonds et structurels.




Des millions de familles vivent entre les deux rives, tandis que la langue française reste un outil d’influence majeur.
Paris découvre qu’il est plus facile de dénoncer la Françe-Afrique que de redéfinir une relation équilibrée avec ses anciens partenaires.

Faute de vision claire, la France perd à la fois son influence historique, ses marchés économiques et son rôle diplomatique sur un continent en pleine transformation.







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