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mercredi 4 novembre 2026

Perdu ? La faute à qui ... Devinez ! JBCH 2611 - 309


JBCH Réflexions.                 4 Novembre 2026

Si les Républicains ont perdu, qu'ils assument. 

Israël n'est pas leur bouc émissaire.

Selon les propos attribués au vice-président américain JD Vance, quatre facteurs expliqueraient une éventuelle défaite républicaine : la guerre contre l'Iran, la hausse du coût de la vie, l'abandon de la priorité à l'Amérique, et les relations avec Israël.


Sur ces quatre points, trois sont des choix 100% américains. Le quatrième est une excuse.


1. La guerre contre l'Iran : un choix américain, pas israélien.

Ce sont les États-Unis qui ont décidé de s'engager frontalement contre l'Iran. Personne ne les y a forcés. Washington a choisi la confrontation, a choisi les frappes, a choisi l'escalade.

Mais comme trop souvent depuis 20 ans, l'Amérique a voulu une guerre sans vouloir la gagner. Une guerre à moitié. On bombarde, on fait des déclarations martiales, puis on s'arrête à mi-chemin par peur du prix politique, du prix du pétrole, ou des gros titres du Washington Post. On laisse un régime moribond se relever, se réarmer, et proclamer sa victoire.






Et ensuite, on vient expliquer que c'est la faute d'Israël ? C'est une inversion totale de la réalité. Israël a fait son travail. Il a frappé dur, il a démantelé des réseaux, il a éliminé des chefs terroristes que l'Amérique elle-même n'osait pas toucher depuis des années. Si la guerre n'est pas allée jusqu'à son terme, ce n'est pas à Jérusalem qu'il faut demander des comptes, c'est à Washington.





2. Le coût de la vie et l'America First trahi.

La hausse du coût de la vie n'a rien à voir avec Israël. Elle a tout à voir avec des choix budgétaires, énergétiques et commerciaux faits à Washington. On imprime des milliers de milliards, on sanctionne sans stratégie, on ferme les pipelines américains tout en subventionnant des guerres à l'autre bout du monde, et on s'étonne que l'essence passe à 5 dollars et que les courses doublent.

Et que vient faire Israël là-dedans ? Israël ne coûte pas 3,8 milliards aux États-Unis, Israël en rapporte. C'est un laboratoire militaire grandeur nature pour l'armée américaine. Le Dôme de Fer, les interceptions de missiles balistiques iraniens, le renseignement sur le Hezbollah, sur le Hamas, sur les réseaux iraniens en Syrie et en Irak - tout ça, ce sont des données, des technologies et des vies américaines épargnées. Sans Israël, les États-Unis devraient déployer deux porte-avions de plus en permanence au Moyen-Orient. Qui peut croire que ça coûterait moins cher ?

Dire qu'on a "oublié l'Amérique à cause d'Israël" est une fable. On a oublié l'Amérique parce qu'on a voulu mener une guerre impériale sans en assumer le coût politique.




3. Israël, bouclier, pas bouc émissaire.

Il est devenu à la mode dans une partie de la droite radicale comme de la gauche radicale de faire d'Israël le responsable de tous les maux. Si on perd, c'est l' AIPAC. Si on est impopulaire, c'est Israël. Si la guerre tourne mal, c'est Netanyahou.

C'est de la lâcheté politique.

Israël est le seul pays au monde qui combat concrètement, au quotidien, les mêmes groupes qui ont juré la mort des Américains : l'Iran, le Hamas, le Hezbollah, le Jihad Islamique. Quand Israël affaiblit l'Iran, ce n'est pas Tel-Aviv qui est plus en sécurité, c'est New York, c'est Miami, c'est Dallas.

Faire d'Israël le bouc émissaire de la planète, c'est exactement ce que veulent Téhéran, Moscou et Pékin : que l'Amérique se coupe de son seul allié fiable dans la région, qu'elle s'isole, qu'elle doute d'elle-même.

Les dirigeants qui cherchent aujourd'hui un responsable extérieur devraient avoir le courage de se regarder dans un miroir. Vous avez choisi la guerre ? Alors assumez-la et gagnez-la. Vous avez promis de baisser le coût de la vie ? Alors forez, produisez, baissez les taxes. Vous avez promis l'America First ? Alors cessez de rejeter vos échecs sur un allié de 9 millions d'habitants qui se bat pour sa survie.

L'histoire jugera sévèrement ceux qui, au moment de vérité, ont préféré accuser le bouclier plutôt que d'affronter l'épée.

©  JBCH Réflexions Novembre 2026

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