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samedi 3 octobre 2026

On est 5 fois plus forts que la Russie ! JBCH N° 2610 - 199

 





Éditorial · Europe et Russie JBCH N° 199

On est cinq fois plus forts que Poutine. Alors pourquoi cette peur ?


Plus nombreux, plus riches, mieux armés que nous ne le croyons : l'Europe tremble devant un empire qui se dépeuple. Les chiffres racontent exactement l'inverse de notre angoisse.


JBCH · 3 octobre 2026
452 MEuropéens (UE) contre 143 M de Russes
× 7le PIB de l'UE face à celui de la Russie
× 3les dépenses militaires de l'Europe de l'OTAN

Il n'y a pas photo. Et pourtant notre Europe tremble. Timide, frileuse, elle se comporte comme si le Kremlin était un géant invincible et nous, une province assiégée. Regardons les chiffres, ils sont implacables.




Le poids du nombre

Au 1er janvier 2026, l'Union européenne compte 452 millions d'habitants selon Eurostat. La Russie plafonne à environ 143 millions, et perd des habitants chaque année. Ajoutez le Royaume-Uni, la Norvège et la Suisse : l'Europe démocratique dépasse largement le demi-milliard. Poutine règne sur un pays qui se vide.




Le poids de l'argent

Le PIB de l'Union avoisine les 19 000 milliards de dollars. Celui de la Russie ? Environ 2 560 milliards en 2025 selon la Banque mondiale, à peine plus que l'Italie. L'Europe pèse sept fois plus lourd. Par habitant, l'écart est un mur : un Français produit près de trois fois plus de richesse qu'un Russe, dont l'économie de guerre ne croît presque plus.

Le Kremlin n'est pas un géant. C'est une puissance moyenne qui joue au géant.



Le poids des armes

Reste l'argument militaire, celui qui paralyse. Là encore, le mythe s'effondre. Selon le SIPRI, la Russie a consacré 190 milliards de dollars à sa défense en 2025, soit 7,5 % de son PIB : un pays saigné à blanc pour sa guerre. Les seuls membres européens de l'OTAN ont dépensé 559 milliards, près de trois fois plus, en y consacrant une fraction de leur richesse.

Oui, Poutine a l'arme nucléaire, des chars et du gaz. Mais la France et le Royaume-Uni ont aussi la dissuasion, qui rend toute escalade suicidaire pour Moscou. Et nous avons ce qu'il n'aura jamais : 450 millions de citoyens libres, les meilleures universités, l'industrie, l'innovation, et un niveau de vie qui fait fuir ses propres élites vers nos capitales.





« N'ayez pas peur »

Jean-Paul II le lançait en 1978 à un monde qui croyait l'empire soviétique éternel. Le pape polonais savait de quoi il parlait. Onze ans plus tard, le mur tombait, parce que ce colosse était économiquement et moralement à bout de souffle. La Russie de Poutine en prend le même chemin.

Notre faiblesse n'est pas dans les chiffres. Elle est dans nos têtes. Il est temps d'arrêter de nous comporter comme 140 millions assiégés par un demi-milliard. C'est l'inverse. Et il serait temps que l'Europe s'en souvienne.
Sources : © JBCH avec comme sources : Eurostat (population au 1er janvier 2026) ; Banque mondiale (PIB 2025) ; SIPRI, dépenses militaires 2025 (avril 2026).

La chute de l'Empire AUCHAN. JBCH N° 2610 - 198













 Auchan : Rien ne va plus. 

De Moscou à Croix, la fin d'un empire

 Auchan, Mulliez, grande distribution




La boucle est bouclée pour Auchan. L'enseigne qui a inventé l'hypermarché à la française est en train de devenir foncière.

 

J'y étais rentré en 1975 à mon retour de Côte d'Ivoire, j ai beaucoup appris, mais j'étais un étranger aux grandes familles du Nord, si discrètes et si solidaires, et au fur et à mesure de ma progression dans la pyramide des carrières, j'étais petit à petit rejeté car les belles places et les bons jobs étaient réservées aux rejetons des familles actionnaires , et on en voit les conséquences néfastes aujourd'hui.





Souvenez-vous. 2002, Auchan s'installe en Russie. En 2022, au moment où tout le CAC 40 quitte Moscou après l'invasion de l'Ukraine, la famille Mulliez reste. 


Auchan reste ouvert, au nom de "nourrir la population". En réalité, 10% de son chiffre d'affaires mondial est là-bas. Le scandale est immense. Boycott en France, accusations de ravitaillement de l'armée russe, enquêtes.





Résultat : en 2024-2025, le robinet se coupe. Entre sanctions, rouble effondré, pressions politiques et impossibilité de rapatrier les bénéfices, Auchan doit brutalement réduire puis arrêter. Le rêve russe, qui a rapporté pendant 20 ans, se termine en désastre industriel et d'image.


Et c'est là que la stratégie française devient claire.





Auchan ne ferme pas vraiment. Il se transforme en propriétaire.


Le modèle est simple et brutal, déjà vu chez Casino : on garde les murs, les terrains, les zones commerciales qui valent de l'or, et on confie la gestion des magasins déficitaires à des concurrents.


C'est officiel : une grande partie des supermarchés Auchan passent sous bannière Intermarché et Netto. Les Mousquetaires reprennent le fonds de commerce, Auchan garde le terrain et touche un loyer.


Et la suite est déjà sur la table : des discussions avancées avec Aldi et Lidl pour reprendre des dizaines de sites supplémentaires. 


Le hard-discount allemand qui vient gérer les hyper que les Mulliez ne savent plus rentabiliser.


Auchan ne sera plus un commerçant. Ce sera un rentier immobilier. C'est la fin du modèle Gérard Mulliez.




Auchan : le Conseil d'État valide le PSE géant - 2391 postes supprimés, c'est définitif

 Auchan, PSE, Conseil d'Etat




C'est tombé vendredi 2 octobre 2026 à 20h06. Le Conseil d'État a sifflé la fin de la partie.


Dans sa décision consultée par l'AFP, la plus haute juridiction administrative annule les deux décisions qui invalidaient le Plan de Sauvegarde de l'Emploi (PSE) d' Auchan. Le PSE est légal. Les près de 2400 suppressions de postes sont confirmées.


Pour comprendre, il faut remonter.


Fin 2024, Auchan Retail France annonce un plan social massif : 2391 postes supprimés. La CGT et FO attaquent.


Première victoire pour les syndicats : le tribunal administratif de Lille invalide le PSE. Motif : le plan aurait dû être signé par les syndicats de chacune des 5 composantes du groupe, pas seulement au niveau global.


Auchan fait appel. La cour administrative d'appel de Douai, 


en janvier 2026, confirme l'invalidation. Mais pour un autre motif : Auchan n'aurait pas donné aux CSE les chiffres de Acanthe, Valorest et Cimofat, les trois holdings de la galaxie Mulliez qui chapeautent Suraumarché, qui elle-même contrôle les 8 sociétés concernées.


Auchan se pourvoit devant le Conseil d'État. Et gagne sur tout.


Le Conseil d'État balaye les deux arguments :


  1. Depuis la loi El Khomri de 2016, un accord au niveau du groupe est valable. Pas besoin de 5 signatures.
  2. Acanthe, Valorest et Cimofat ne sont pas dans la distribution mais dans la finance/holding, donc pas obligées de fournir leurs comptes pour un PSE distribution. Erreur de droit de la cour d'appel.






Conséquence immédiate :


Pour Auchan Retail, qui a salué la décision, c'est "la validité de la procédure engagée" qui est confirmée. Le groupe précise que sur 2090 emplois supprimés dans le projet de réorganisation, 1415 collaborateurs ont déjà "trouvé une solution" : reclassement interne, préretraite, création d'entreprise.


Pour la CGT Commerce, c'est "une justice à double vitesse" et "sous la coupe des Mulliez", qui inflige "une double peine : licenciements et précarité à perpétuité".


Juridiquement, c'est énorme. Si le PSE avait été définitivement invalidé, chaque


 salarié licencié pouvait aller aux prud'hommes et obtenir des indemnités majorées pour licenciement sans cause réelle et sérieuse.




Là, la porte se ferme. Le PSE "fonctionne", comme le dit la CFDT, seule organisation signataire à ne pas avoir attaqué.

2391 postes. 


C'est le plus gros PSE de la grande distribution française depuis 10 ans. Validé.


Nous assistons à la fin d'un empire commercial ! 


© JBCH octobre 2026

vendredi 2 octobre 2026

Les complices du Hamas vont "payer" jBCH 2610 - 197


                                      


Éditorial · 7 octobre, trois ans après

Il était temps que ceux qui ont soutenu les terroristes du Hamas soient rattrapés et paient leurs crimes


À quelques jours du troisième anniversaire du pogrom, Washington frappe des collecteurs de fonds français. La douleur d'Israël n'a pas cicatrisé ; la complaisance de certaines grandes institutions non plus.

Par JBCH · 2 octobre 2026

Trois ans. Trois ans depuis ce samedi 7 octobre 2023 où près de 1 200 personnes ont été massacrées dans les kibboutz, sur les routes, dans un festival de musique, et où 251 otages ont été traînés dans les tunnels de Gaza. 

Trois ans que les familles israéliennes vivent avec des chaises vides. Et trois ans qu'en France, certains collectaient tranquillement de l'argent « pour Gaza ».





L'argent de la charité, le sang des otages


Ce vendredi, le Trésor américain a placé sous sanctions deux Français, Faouzi Barika, de l'association Baraka, installée en Gironde, et Amel Oualid, de l'association « Ensemble C Mieux ». 

Selon l'OFAC, le service des sanctions, ces structures se présentaient comme humanitaires mais acheminaient les fonds vers Saleem al-Zaq, membre de la branche armée du Hamas, lui aussi sanctionné.




Les chiffres avancés par Washington donnent le vertige : plus de deux millions de dollars collectés entre 2020 et 2026, dont environ 1,5 million après le 7 octobre. Une partie aurait transité en cryptomonnaies. 

Autrement dit, pendant que les otages croupissaient sous terre, des donateurs français, peut-être sincères pour certains, finançaient sans le savoir ou en le sachant ceux qui les y gardaient.






Pendant que les otages croupissaient sous terre, l'argent « humanitaire » filait vers leurs geôliers.© JBCH

Les intéressés sont, en droit français, présumés innocents, et c'est précisément pourquoi la question se pose : pourquoi faut-il que ce soit Washington qui agisse ? Que font le parquet national antiterroriste et Bercy ? Gel des avoirs, dissolution des associations, enquête sur les donateurs : la République a les outils. Il lui manque, trop souvent, la volonté.

La Croix-Rouge, absente des tunnels

Trois ans après, il faut aussi le dire sans détour : le Comité international de la Croix-Rouge n'a jamais rendu visite aux otages israéliens. 

Jamais. Pas une liste complète, pas une preuve de vie obtenue de sa propre autorité, pas un médicament remis de manière vérifiable. 

Le cas d'Alma Avraham, 84 ans, dont la famille suppliait qu'on lui fasse parvenir son traitement, est devenu le symbole de cet abandon.

Le CICR répond qu'il ne peut pas « forcer les portes » et qu'il a facilité la libération de près de 150 otages. Soit. 

Mais l'organisation née pour visiter les captifs de toutes les guerres s'est contentée d'un rôle de transporteur, lors des échanges négociés par d'autres. Elle n'a pas fait de cet accès refusé un scandale mondial, ni conditionné publiquement sa coopération. Vingt-quatre familles d'otages ont fini par porter plainte contre elle à Jérusalem. La neutralité ne consiste pas à se taire quand une seule des parties enferme des enfants.

Le droit, à sens unique ?Le CICR rappelle sans cesse sa disponibilité pour visiter les détenus palestiniens en Israël. Il a été infiniment plus discret sur le droit des otages israéliens, que le Hamas n'a jamais reconnu.


RSF et l'angle mort des « journalistes »





Même aveuglement chez Reporters sans frontières. L'organisation comptabilise depuis trois ans les « journalistes tués par l'armée israélienne » et a multiplié les plaintes devant la Cour pénale internationale. Mais elle a balayé, presque par principe, chaque document établissant qu'une partie de ces « reporters » portaient aussi l'uniforme du Hamas ou du Jihad islamique.


Les éléments se sont pourtant accumulés. Documents saisis dans les centres de commandement, listes internes, publications des intéressés : le centre de renseignement Meir Amit, après avoir étudié 266 cas, estime qu'environ 60 % des victimes recensées comme journalistes avaient un rôle dans une faction armée. 

Certains se trouvaient à la frontière le 7 octobre, filmant en direct le massacre. Quand le gilet « Press » sert de couverture à un combattant, c'est le Hamas qui met en danger les vrais journalistes, pas Israël qui les cible.

Une ONG de défense de la presse aurait dû être la première à le dénoncer. RSF a préféré parler de « documents non étayés ». C'est un manquement à sa propre mission : protéger le journalisme, c'est aussi refuser qu'on le déguise.



La douleur, et la mémoire


Il reste, au-delà des rapports et des sanctions, la douleur. Celle des parents de Be'eri et de Kfar Aza, des survivants du festival Nova, des otages revenus brisés et de ceux qui ne sont jamais revenus. 


Celle aussi des Juifs de France, qui ont vu l'antisémitisme exploser dans les semaines qui ont suivi, comme si le massacre leur avait été imputé.

Le 7 octobre prochain, Israël se souviendra. La France devrait se souvenir avec lui, et cesser de détourner les yeux de ceux qui, sur son sol, ont nourri la machine de mort. Washington vient de montrer la voie. Il était temps. Il reste à Paris de suivre.                                                           © JBCH Octobre 2026. 
Sources : communiqué de l'OFAC (Trésor américain) relayé par l'AFP et Le Figaro, 2 octobre 2026 ; CICR ; Times of Israel ; RSF ; Meir Amit Intelligence and Terrorism Information Center.

Flavius Josephe le seul journaliste de l'époque ... et Renan ! JBCH N° 2610 - 196


 



Renan s'est égaré : il n'y a jamais eu de Messie !

De Flavius Josèphe à Renan : anatomie d'une escroquerie littéraire


Histoire · Religions : De Flavius Josèphe à Renan : 

anatomie d'une escroquerie littéraire





JBCH N° 196



 Histoire · Religions — De Flavius Josèphe à Renan : anatomie d'une escroquerie littéraire

 

On nous a vendu l'histoire d'un homme. Il n'y a eu que des textes qui se copient, se corrigent, et finissent par devenir un roman. Comment passe-t-on d'un faux à un best-seller ?

Par JBCH · 2 octobre 2026

Flavius Josèphe, le faux fondateur

Tout repose sur lui. « Même un historien juif non chrétien parle de Jésus », nous répète-t-on. Le fameux Testimonium Flavianum (Antiquités juives XVIII, 3) affirme pourtant : « si toutefois il faut l'appeler un homme… C'était le Christ. » Un Juif pharisien à la cour des Flaviens n'a jamais écrit cela.

Origène, au IIIe siècle, a lu Josèphe de près. Il précise que Josèphe ne croyait pas que Jésus fût le Christ, d'&illeurs il n'en fait pas allusion, il parle de revolte des juifs, de répressions terribles par des légions envoyées par Rome, des crucifictions par milliers, mais jalmais d'hun homme providentiel !

La version que nous lisons aujourd'hui n'est donc pas celle qu'il avait sous les yeux. Elle a été retouchée entre Origène et Eusèbe de Césarée. Eusèbe est le premier à citer le Testimonium sous sa forme longue. C'est lui que l'historien Jacob Burckhardt tenait pour le premier historien de l'Antiquité foncièrement malhonnête.





Reste une ligne, plus loin (XX, 200), sur la mort de « Jacques, frère de Jésus appelé Christ ». Une ligne de passage, sur un texte que des copistes chrétiens ont manifestement travaillé. Le témoin juif décisif se réduit à un document suspect et à une incise.

« Josèphe a fourni le faux tampon historique, Renan le costume romantique. »JBCH

 Tacite, Suétone, Pline : du ouï-dire romain


Tacite écrit vers 116 qu'un certain Christus fut supplicié sous Ponce Pilate. Il n'a rencontré personne qui ait vu Jésus. Il rapporte ce que l'on dit à Rome quatre-vingts ans après les faits supposés. C'est comme si l'on écrivait aujourd'hui la vie d'un gourou mort en 1940 en écoutant seulement ses adeptes de 2026.

Suétone mentionne un « Chrestus » agitateur, nom d'esclave courant. Pline fait torturer deux servantes chrétiennes et n'apprend rien de Jésus. Ces textes prouvent qu'il y a des chrétiens dans l'Empire au début du IIe siècle, pas qu'un messie a vécu en Judée.


Et Paul ?Les défenseurs de l'historicité brandiront les lettres de Paul, écrites dans les années 50, avant tous les évangiles. Lisons-les vraiment. On n'y trouve ni Galilée, ni miracle, ni parabole, ni Pilate. Le Jésus de Paul est une figure céleste, connue par « révélation » et par les Écritures. Même ce « frère du Seigneur » croisé à Jérusalem peut désigner un titre de confrérie autant qu'un lien de sang.


Renan, le romancier qui a tué la critique






Les Allemands avaient ouvert la brèche. Reimarus, dans des écrits publiés après sa mort par Lessing (1774-1778), sépare pour la première fois Jésus de ce que ses disciples en ont fait. En 1835, Strauss, 27 ans, va plus loin : les évangiles sont des mythes, des récits forgés pour montrer que les prophéties s'accomplissent. C'est en lisant cette critique allemande que le jeune séminariste de Saint-Sulpice perd la foi.

Puis vint Renan, et sa Vie de Jésus (1863), le pire coup porté à l'histoire sérieuse. Strauss avait dissous le récit ; Renan le recoud. 

Il a eu peur de sa propre critique, et il a reculé. Envoyé en mission au Liban en 1860, il passe par la Galilée, contemple le lac de Tibériade et, au lieu de faire de l'histoire, fait du roman sentimental. Il nous donne un Jésus doux et poète, « homme incomparable », qui prêche parmi les fleurs. C'est du Lamartine. 

Sa méthode n'en est pas une. Il garde des évangiles ce qui l'arrange et jette le reste, sans critère. Il invente des scènes et prête des états d'âme. Il change un vide documentaire en carte postale.

Le décor, il l'emprunte à Josèphe : Hérode, Antipas, Pilate, Caïphe, sadducéens et zélotes. Sur cette toile de fond authentique, il pose un personnage inventé, et l'illusion devient parfaite.

Renan n'a pas retrouvé Jésus. Il a fabriqué celui dont la bourgeoisie de 1863 avait besoin : sans miracle, sans Église, et surtout arraché à son peuple juif. 

Le public pouvait enfin aimer Jésus sans croire au surnaturel, et le livre devint l'un des plus grands succès de librairie du siècle. 


Ce n'est pas de l'histoire, c'est du marketing.


La conclusion qui dérange





Retirons Josèphe, retouché. Retirons Tacite, tardif et de seconde main. Retirons les évangiles, textes de foi écrits quarante à soixante-dix ans après, contradictoires entre eux et calqués sur l'Ancien Testament pour produire des prophéties accomplies. Que reste-t-il ?

  • Aucune archive romaine.
  • Aucune inscription, aucun témoin direct.
  • Le silence de Philon d'Alexandrie, contemporain des faits, qui écrit pourtant sur Pilate.

Le « Messie » ressemble à une construction théologique : un collage d'Isaïe, des Psaumes et de ces récits de dieux mourants et ressuscités si répandus en Méditerranée. et un marketing implaccable transporté par Paul, Saül de Tarse, homme de communication exceptionnel.





De Josèphe à Renan, on n'a pas progressé vers la vérité : on a appris à mieux habiller le vide. Peut-être n'y a-t-il jamais eu de Jésus historique caché sous le Christ de la foi. Il y aurait seulement eu le Christ de la foi, et l'on aurait tenté après coup de lui fabriquer un état civil. 


C'est ce que Renan n'a jamais eu le courage de dire.dire.



© JBCH Octobre 2026