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vendredi 10 octobre 2025

Krasznahorkai, prix Nobel de littérature 2025... le 218éme juif, soit près de 25% ! JBCH N° 485

László Krasznahorkai, la profondeur du désespoir et la lumière de l’art


Il m'a fallu plusieurs jours pour digérer cet écrivain juif hongrois, Il m'est difficile  de le cerner, car je n'ai pas encore lu son oeuvre, László Krasznahorkai, couronné du Prix Nobel de littérature 2025, incarne l’essence même de ce que l’on appelle une âme européenne, une âme marquée par la tragédie, la quête de sens, et la foi absolue dans le pouvoir salvateur de la littérature. 


Né en 1954 en Hongrie, il a deux ans quand l'URSS de Brejnev envahit son pays.  Il appartient à cette génération d’écrivains formés dans l’ombre du totalitarisme, où l’expression artistique était à la fois un refuge et un acte de résistance. 


Fils d’un père juif ayant caché son identité pour survivre au communisme et à la mémoire encore brûlante de la Shoah, Krasznahorkai a grandi dans une tension entre silence et vérité, entre survie et révélation. Ce n’est qu’à l’âge de onze ans qu’il découvre son ascendance juive — une révélation qui marquera profondément sa vision du monde et sa conception de l’écriture.


Son grand-père, pour protéger la famille, changea leur nom de Korin en Krasznahorkai. Ce geste, apparemment anodin, est le symbole de toute son œuvre : une lutte entre l’effacement et la mémoire, entre l’identité imposée et celle que l’on reconquiert par la parole. Krasznahorkai écrit comme on exhume : lentement, méthodiquement, avec une intensité qui frôle la transe. Ses phrases, longues et spiralées, semblent refuser le point final, comme si la vérité ne pouvait se dire qu’en mouvement, dans le flux continu du langage.



Son style, souvent qualifié de réalisme apocalyptique ou fantastique, est d’une densité rare. Il prolonge la tradition d’Europe centrale — celle de Kafka, Musil, Thomas Bernhard — tout en la métissant de méditations orientales. Dans son œuvre magistrale Sátántangó (adaptée au cinéma par Béla Tarr), le désespoir métaphysique côtoie le grotesque rural ; la fin d’un village devient parabole de la fin d’un monde. Dans Seiobo est descendue sur terre, il adopte une écriture quasi mystique, tournée vers l’éternité, le Japon, la beauté intemporelle des gestes humains.




Chez lui, l’Apocalypse n’est pas seulement destruction : elle est révélation. Ses personnages marchent dans les ruines de l’Histoire, mais c’est pour y chercher des éclats de sens, de beauté, d’absolu. Son œuvre est un pont entre la culpabilité et la grâce, entre la désolation de l’homme moderne et la transcendance de l’art. Traduire Krasznahorkai, comme l’a confié sa traductrice Joëlle Dufeuilly, c’est affronter une langue envoûtante, musicale, où chaque phrase devient un fleuve qui engloutit la syntaxe pour recréer un souffle — un souffle quasi biblique.



Le choix du comité Nobel ne consacre pas seulement un écrivain : il réhabilite aussi une culture, celle des petites langues, souvent étouffées par l’hégémonie anglo-saxonne. En distinguant un Hongrois après Imre Kertész (lui aussi d’origine juive et rescapé de la Shoah). 


la Suède bien différente de la Norvège, rappelle que la littérature mondiale ne se réduit pas aux grandes nations mais qu’elle s’enracine dans les fractures, les marges, les langues minorées.


Le parcours de Krasznahorkai témoigne d’une fidélité obstinée à cette idée : l’art est la seule résistance possible au désespoir. Lui qui écrivait : « Je crée la réalité, je ne la représente pas », fait de chaque roman une cosmogonie. Sa prose n’est pas un miroir du monde, mais une recréation de celui-ci — une tentative de redonner au chaos un ordre, fût-il fragile et provisoire.


László Krasznahorkai, lauréat du prix Nobel de littérature 2025, est reconnu pour ses romans sombres et philosophiques, tels que Satantango et La Mélancolie de la résistance. Son style unique, caractérisé par des phrases longues et une atmosphère apocalyptique, s’inscrit dans une tradition littéraire centrale-européenne influencée par Kafka et Thomas Bernhard  .  


Sur le plan politique, Krasznahorkai a exprimé à plusieurs reprises sa désapprobation envers le gouvernement d’Orbán. Il a notamment qualifié la position de la Hongrie sur la guerre en Ukraine de « cas psychiatrique », soulignant son opposition à la neutralité du pays face à l’invasion russe  .


Malgré ces divergences, Viktor Orbán a félicité Krasznahorkai pour son prix Nobel, le qualifiant de « fierté de la Hongrie ». Cette reconnaissance officielle contraste avec les critiques publiques de l’écrivain envers le gouvernement hongrois  .


La relation entre Krasznahorkai et Orbán illustre la tension entre la liberté d’expression artistique et les orientations politiques autoritaires. Bien que Krasznahorkai soit une voix dissidente, son œuvre continue de recevoir une reconnaissance internationale, tandis qu’Orbán maintient une position officielle de soutien, malgré les critiques internes.




Ainsi, bien que Krasznahorkai et Orbán partagent une nationalité, leurs visions du monde et de la politique hongroise sont nettement opposées, reflétant les dynamiques complexes entre art, pouvoir et liberté d’expression. Krasznahorkai appartient à cette lignée d’auteurs pour qui écrire, c’est sauver.


 

On peut ajouter que, comme le Tikkoun Olam dans la Cabbale, l’œuvre de Krasznahorkai explore les fissures morales et existentielles du monde, cherchant à révéler et réparer les blessures humaines après la Shoah, mais par la littérature plutôt que par la mystique.


Ce qui reste de l’homme après la barbarie, sauver la beauté d’un geste, d’un mot, d’un souvenir. Son judaïsme caché, son éducation sous le communisme, son rapport quasi mystique à l’art en font un passeur entre les ténèbres et la lumière. En lui, la mélancolie n’est jamais désespoir : elle devient vision, lucidité, compassion.


Le Nobel de littérature 2025 lui rend justice non seulement pour son œuvre mais pour son âme, cette âme d’Europe centrale, blessée et visionnaire, où se mêlent la mémoire de la Shoah, la ferveur religieuse, la folie de l’Histoire et la musique du silence. 


Krasznahorkai nous rappelle que, même « au milieu de la terreur apocalyptique », il reste un pouvoir qui ne s’éteint jamais : celui de l’art, ce miracle fragile par lequel l’homme, encore une fois, se sauve de lui-même


C
et article est personnel, je ne prétends pas être ni un scientifique, ni un historien, ni un professionnel du journalisme... 

C'est  délicat de témoigner quand on est un profane, mais dans ce blog j'exprime en général un coup de coeur 

d'après l'actualité , et le lecture de ma revue de presse internationale quotidienne

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La Norvège n'a pas choisi Trump (FR Traductions à droite sur version ordinateur ) JBCH N° 484

Pourquoi la Norvège a choisi Maria Corina Machado plutôt que Trump pour le Prix Nobel de la paix 2025, en fait c'est un choix idéologique et partial ... 


Le Prix Nobel de la paix 2025, décerné à la brillante combattante à la dictature de Maduro (ami de Mélenchon) : María Corina Machado, opposante à ce régime autoritaire qui opresse le  Vénézuela, a suscité un débat mondial. Beaucoup s’interrogent : pourquoi le Comité Nobel norvégien a-t-il préféré honorer une militante démocrate sud-américaine plutôt que Donald Trump, président américain ayant favorisé et accomplis cette année plusieurs traités de paix historiques, notamment au Moyen-Orient, mais aussi en Arménie, au Congo, ... 



La réponse se trouve peut-être moins dans les faits diplomatiques que dans la culture politique norvégienne elle-même. La Norvège, petit pays nordique d’à peine 5,5 millions d’habitants, est l’un des plus riches du monde grâce à son fonds souverain colossal, alimenté par les revenus du pétrole de la mer du Nord. Ce fonds, évalué à plus de 1 600 milliards de dollars, finance l’État-providence norvégien et place le pays dans une position d’influence morale et économique mondiale.


Or, ses dirigeants, issus de partis écologistes et sociaux-démocrates, orientent leur diplomatie selon des valeurs très marquées à gauche : défense du climat, multilatéralisme, redistribution, égalitarisme social et méfiance à l’égard des politiques jugées populistes ou nationalistes. Dans cette grille de lecture, 


Trump incarne tout ce que la Norvège combat idéologiquement : un modèle de capitalisme agressif, climatosceptique, patriote et religieux. Le fait qu’il ait signé six accords de paix cette année n’a pas suffi à renverser ce biais culturel profondément ancré.



Le choix de Machado s’inscrit donc dans une symbolique politique : célébrer la démocratie libérale, la résistance civile et le courage féminin, plutôt qu’un dirigeant conservateur et controversé. Il traduit aussi une volonté de la Norvège de se présenter comme conscience morale du monde, tout en évitant de légitimer un leader perçu comme clivant, et de toutes façons, Maduro, est un ami des tyrans Poutine, Ayatollah et Hamas, Xi etr Nord Coréens ..; , et doit quitter le pouvoir qu'il détient par la force.


"Venezuelan opposition leader María Corina Machado won the Nobel Peace Prize on Friday, winning recognition as a woman “who keeps the flame of democracy burning amid a growing darkness.”  The former opposition presidential candidate was lauded for being a “key, unifying figure” in the once deeply divided opposition to President Nicolás Maduro’s government, said Jørgen Watne Frydnes, chair of the Norwegian Nobel committee.  “In the past year, Ms. Machado has been forced to live in hiding,” Watne Frydnes said. Despite serious threats against her life, she has remained in the country, a choice that has inspired millions. When authoritarians seize power, it is crucial to recognize courageous defenders of freedom who rise and resist.”  He told the AP that the committee was able to reach Machado just before the announcement and “it came as a surprise.”


Maria Corina Machado Prix Nobel de la Paix 2025


Mais cette posture morale a ses contradictions. Derrière son image pacifique et humaniste, la Norvège pratique un boycott implicite d’Israël, pays qu’elle accuse d’user de « disproportion » dans sa guerre contre le terrorisme. 


En réalité, Israël combat un ennemi idéologique et militaire qui nie son existence, mais la Norvège, à l’instar d’autres nations européennes préfère condamner l’État juif que dénoncer la barbarie du Hamas ou de ses soutiens régionaux. Ce déséquilibre illustre une dérive typique d’un certain « humanisme sélectif », qui se veut progressiste mais finit par affaiblir les démocraties confrontées au terrorisme.


Le Nobel de la paix reflète donc aujourd’hui moins une reconnaissance objective des artisans de paix qu’un choix idéologique, aligné sur les sensibilités politiques d’Oslo : écologistes, altermondialistes et parfois ouvertement hostiles à l’Occident conservateur.


Ainsi, en 2025, le Nobel n’a pas récompensé celui qui a signé la paix, mais celle qui incarne une idée conforme à la morale du moment. 


Et dans ce choix, c’est toute l’ambiguïté de la Norvège qui se dévoile : un pays immensément riche, prêchant la vertu tout en dictant au monde ce qu’il doit penser, et qui, au nom de sa pureté morale, oublie parfois la réalité du courage et de la lutte contre la haine.





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jeudi 9 octobre 2025

La valeur Or est-elle devenue valeur refuge ??? (FR Traductions à droite sur version ordinateur ) JBCH N° 483

Le dollar cède du terrain car l’or et les alternatives crypto etc... sont au centre des stratégies d’investisseurs


2025 marque un tournant inédit sur les marchés financiers : les investisseurs, inquiets pour l’avenir du dollar et d’autres devises majeures, se ruent massivement vers l’or, le bitcoin et d’autres actifs alternatifs, alimentant ce que Wall Street désigne comme le « debasement trade », ou pari contre la dépréciation monétaire. 



Depuis l’annonce en août du président de la Réserve fédérale, Jerome Powell, de commencer à réduire les taux d’intérêt malgré une inflation persistante et un marché du travail tendu, l’or a littéralement explosé, dépassant pour la première fois les 4 000 dollars l’once troy. Une hausse de 52 % sur l’année, qui surpasse même les rallies observés lors de la pandémie de 2020 ou de la crise financière de 2008, et ne cède qu’au choc inflationniste de 1979.


Ce phénomène est double : il traduit à la fois un retrait de confiance dans le dollar face à l’endettement massif et aux déficits structurels des États-Unis, et un besoin de protection contre les risques de politique économique et monétaire. Les investisseurs ne cherchent plus uniquement des performances à court terme, mais des valeurs refuges capables de préserver le capital face aux incertitudes politiques et économiques : sanctions internationales, déficits croissants, instabilité budgétaire et tensions commerciales globales.



Parallèlement, la montée du bitcoin et des cryptomonnaies montre que la recherche de sécurité se couple à une volonté de diversification hors du système bancaire traditionnel. Même si le marché boursier américain connaît une euphorie alimentée par l’intelligence artificielle et les promesses de relances fiscales, une partie importante des capitaux se tourne vers des actifs non libellés en dollars, cherchant à se protéger d’un affaiblissement de la devise.


Cette tendance souligne un changement structurel : l’or, longtemps symbole de prudence face aux crises, retrouve son rôle de référence internationale et dépasse désormais l’euro en tant que deuxième réserve mondiale. La faiblesse du dollar observée au premier semestre 2025 et l’accélération des achats de métaux précieux par les banques centrales confirment que la confiance dans le billet vert n’est plus inébranlable.


En résumé, le dollar, pilier historique du système financier mondial, voit sa position contestée par une fuite vers l’or et les alternatives numériques. Cette évolution traduit la combinaison d’inquiétudes macroéconomiques — déficits, inflation, politiques monétaires non conventionnelles — et de stratégies d’investissement visant à préserver le capital. 



Dans un contexte d’incertitude globale, l’or redevient ainsi la valeur refuge par excellence, et les actifs déconnectés du dollar deviennent des instruments essentiels pour gérer le risque et sécuriser l’avenir financier.







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Robert Badinter au Panthéon ..(FR Traductions à droite sur version ordinateur ) JBCH N° 482


Profanation de la tombe de Robert Badinter ce jour,  une insulte à la mémoire républicaine et à la justice Le 9 octobre 2025 restera dans l’histoire comme le jour où la France a rendu un hommage exceptionnel à Robert Badinter, en l’accueillant au Panthéon. Cet homme, symbole de justice et de dignité humaine, a consacré sa vie à faire triompher les valeurs républicaines, la liberté et le respect des droits fondamentaux. 


Et pourtant, le même jour, la tombe de celui qui a marqué le XXᵉ siècle de son empreinte a été profanée et taguée. Ce geste, profondément odieux, ne saurait être interprété comme un simple vandalisme : il constitue une attaque contre les idéaux que Robert Badinter a incarnés, contre la mémoire collective et contre les principes de la République française.



Robert Badinter était juif. Son éducation, profondément républicaine et laïque, a forgé un homme capable de transformer ses convictions personnelles en un engagement universel au service de tous. Dans son parcours, son identité juive et sa culture de la justice se sont conjuguées pour bâtir une vision de la loi fondée sur l’égalité, la dignité et le respect de la vie humaine. Cette éthique, héritée d’une tradition familiale et d’une instruction laïque, a guidé toutes ses actions, et explique pourquoi la République lui rend hommage aujourd’hui au Panthéon, lieu de mémoire de ceux qui incarnent la grandeur de la France.




L’œuvre de Robert Badinter en tant que ministre de la Justice, dès 1981, illustre parfaitement cette vocation. C’est lui qui, au nom du gouvernement, présente le 17 septembre 1981 à l’Assemblée nationale le projet de loi historique abolissant la peine de mort, promulgué quelques semaines plus tard, le 9 octobre 1981. Cet acte législatif n’était pas seulement juridique : il symbolisait la victoire de l’humanité sur la barbarie, de la raison sur la vengeance, de la justice sur la peur. Il portait également des réformes fondamentales : suppression des juridictions d’exception, possibilité pour tout justiciable de saisir la Commission et la Cour européenne des droits de l’homme, renforcement des libertés individuelles et amélioration du droit des victimes. Il a aussi modernisé le droit pénal en introduisant des peines alternatives à l’emprisonnement, comme les jours-amende et les travaux d’intérêt général, reflétant une vision progressiste de la justice.



Profaner sa tombe, c’est non seulement manquer de respect à sa mémoire personnelle, mais c’est aussi s’en prendre à la République elle-même. Robert Badinter n’a jamais été un homme de compromis sur les principes : il a combattu toutes les formes d’injustice, qu’elles viennent de régimes autoritaires, de la violence étatique ou du fanatisme idéologique. L’attaque contre sa sépulture est donc une insulte aux valeurs universelles qu’il a défendues — le droit à la vie, la justice, la dignité, l’égalité et la liberté. C’est aussi une offense à sa communauté juive, qui voit en lui un héritier de la mémoire et de la résilience face aux persécutions et aux idéologies de haine.


Ce tag illustre une dérive inquiétante : la méconnaissance ou le refus des valeurs républicaines et humanistes. Robert Badinter était la personnification de l’éthique laïque et républicaine, capable de transcender sa propre identité pour protéger l’ensemble des citoyens. Son œuvre n’a jamais été partielle ou communautaire, mais universelle. Son entrée au Panthéon n’est donc pas une reconnaissance personnelle, mais un symbole de l’engagement pour la justice, pour la société civile et pour la protection des droits humains. Dégrader sa tombe, c’est attaquer la mémoire d’un homme qui a fait triompher ces idéaux.


Face à cet acte, il est urgent de rappeler que la République doit se défendre. La mémoire de Robert Badinter exige que la justice soit rendue et que la profanation soit fermement condamnée. Mais elle exige aussi que nous rappelions les valeurs qu’il incarnait : le respect des lois, la défense des innocents, la promotion de la liberté et de l’égalité. C’est en ce sens que son œuvre reste intemporelle : elle guide encore aujourd’hui le combat contre toutes les formes de violence, d’injustice et de haine.




En célébrant Robert Badinter au Panthéon, la France célèbre un homme qui a su transformer son éducation républicaine en un engagement concret et universel. Le tag sur sa tombe, acte scandaleux et révoltant, ne pourra jamais ternir la grandeur de son parcours ni l’impact de ses actions. Il rappelle, au contraire, que la vigilance et la défense de la mémoire sont essentielles pour que notre société reste fidèle aux valeurs de justice et de liberté qu’il a incarnées.


Aujourd’hui, jour de la signature à Charm El Cheikh pour la libération des otages juifs non assassinés, la France honore Robert Badinter, et avec lui, la justice, la laïcité et l’humanisme républicain.


Tout acte de profanation, loin de diminuer son héritage, met en lumière l’importance vitale de ces principes. Que cette journée serve de rappel à tous : défendre la mémoire de Robert Badinter, c’est défendre la République.





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Les otages libérés lundi prochain (FR Traductions à droite sur version ordinateur ) JBCH N° 481


Israël, et son peuple une fois de plus doit faire face à la barbarie : de l’horreur du 7 octobre 2023, à la victoire et à la libération des otages..; que nous attendons pour Lundi 13 Octobre 2025  


L'Histoire depuis 2000 ans n'a jamais épargné ce petit peuple et les Nations l'ont toujours jalousé, mais à force de résilience, il a pu retrouver sa souveraineté sur sa terre ancestrale ... et se bat pour la garder ... 


Grace au soutien du Président des USA, D. Trump, les négociations pour la libération des derniers otages vivants ont abouti, malgré les critiques nauséabondes de certains pays européens (Espagne et France) et d'autres pays sous emprises de dictature.




Le 7 octobre 2023 restera gravé comme l’une des dates les plus sombres de l’histoire contemporaine. Ce jour-là, les terroristes sanguinaires du Hamas ont lancé une attaque coordonnée et planifiée contre le sud d’Israël. Plus de 1 200 civils ont été massacrés : hommes, femmes, enfants, personnes âgées , décapités, brûlés, violés, éviscérés,  et des centaines ont été enlevés puis conduits à Gaza ou ils ont été accueillis avec des coups et des injures par la population haineuse du territoire qui distribuant des douceurs et des bonbons les a une fois de plus maltraités ,


Il ne s’agissait pas d’un affrontement militaire, mais d’un acte de terreur à visage découvert : villages incendiés, familles assassinées dans leurs maisons, jeunes torturés, enfants enlevés sous les yeux de leurs parents. Le monde entier a été saisi de stupeur,  le tout sous l'oeil des caméras go-pro des assassins.


Les images et témoignages ont révélé une cruauté méthodique : exécutions filmées, viols, mutilations, profanations. Ces atrocités ne relevaient pas de la guerre, mais d’une haine exterminatrice. Ce fut un choc civilisationnel,  non seulement pour Israël, mais pour toute l’humanité.


L’un des aspects les plus troublants de cette tragédie a été la réaction d’une partie de la population à Gaza. Des vidéos ont montré des foules célébrant ces massacres : des danses, des cris de victoire, des distributions de bonbons, des expositions d’otages comme des trophées.


Ces scènes glaçantes ont révélé la profondeur d’un endoctrinement où la violence devient un langage politique et religieux. Elles témoignent d’un dérèglement moral produit par des années de propagande et de manipulation — un système où la haine d’Israël est inculquée dès l’enfance, où la mort de l’“ennemi” est célébrée comme une victoire divine.




Cependant, il faut distinguer : le peuple de Gaza a choisi de vivre sous la contrainte d’un régime totalitaire qui réprime toute dissidence. Les manifestations de joie reflètent la totalité d’une population, et elles montrent comment la propagande peut déshumaniser, anesthésier la compassion et transformer le crime en symbole politique.


On n'a pas trouvé un juste à Gaza, un seul qui aurait sauvé un otage ! 


Le contraste avec la douleur israélienne fut saisissant : alors que les familles enterraient leurs morts et cherchaient leurs proches, certaines voix à Gaza exultaient et que des manifestations brandissant l'étendard de l'islamisme le plus cynique défilaient dans les rues de New York, de Londres et de Paris.   C’est dans cet abîme moral que s’est révélée la nécessité d’une riposte   non seulement militaire, mais éthique.


L’attaque du Hamas a provoqué une onde de choc planétaire. Les réactions politiques, diplomatiques et sociales se sont multipliées : une polarisation des opinions publiques, entre solidarité avec Israël et relativisation qui  inverse les faits pourtant prouvés du terrorisme et qui débouche sur  une flambée d’antisémitisme, dans les rues d’Europe et sur les réseaux sociaux d'où une inquiétude sécuritaire mondiale, face à la propagation de la haine religieuse et du terrorisme idéologique.

Le monde occidental, ébranlé, a redécouvert la fragilité de ses valeurs morales. L’assassinat de civils n’a pas seulement touché Israël : il a révélé une fracture universelle entre ceux qui défendent la vie et ceux qui la nient.


Face à ce choc, Israël s’est levé. L’armée israélienne , Tsahal  a lancé une opération d’envergure pour démanteler les infrastructures du Hamas, libérer les otages et rétablir la sécurité nationale. Cette guerre, longue et douloureuse, a coûté la vie à plus de mille soldats israéliens, pour la plupart très jeunes, et provoqué d’immenses pertes civiles à Gaza, où le Hamas s’était retranché parmi la population.


Sur le plan militaire, Israël a combiné une puissance technologique inédite : renseignement satellite, drones autonomes, systèmes d’interception et frappes chirurgicales avec une stratégie diplomatique rigoureuse.


Sous médiation du Qatar, de la Turquie, de l’Égypte et des États-Unis, un accord a finalement été conclu : cessez-le-feu progressif, retrait partiel des troupes, libération des otages.


Tel-Aviv, à l’aube : les rues sont pleines de drapeaux et de larmes. La “Place des Otages” vibre d’une émotion collective. Les familles, qui ont attendu des mois, voient enfin revenir leurs proches. Les vingt derniers otages encore vivants seront libérés. Les sirènes se taisent. Les chants s’élèvent. Le peuple d’Israël se retrouve dans un même souffle de gratitude et de fierté.


Cette victoire n’est pas seulement militaire. Elle est morale. Elle prouve qu’un pays démocratique, attaqué dans sa chair, peut se défendre sans renier son humanité. Israël a imposé ses conditions sans céder à la vengeance. Aucun des chefs terroristes majeurs n’a été relâché. Le Hamas est contraint au repli, ses tunnels détruits, ses arsenaux neutralisés.


Le triomphe a un prix : 1 250 civils israéliens assassinés, plus de 1 000 soldats tombés, des familles brisées, des communautés déplacées. Le pays célèbre la victoire mais pleure ses morts. Dans tout Israël, les drapeaux sont hissés à mi-hauteur : la joie de la libération se mêle à la gravité du souvenir.


La société israélienne sort de cette guerre profondément transformée. Elle a découvert sa résilience, sa capacité d’unité dans la douleur. Mais elle devra désormais affronter de nouveaux défis : reconstruire les zones du Sud détruites par les attaques ; réintégrer psychologiquement les otages libérés ; rétablir une confiance civique et politique ébranlée ; gérer les tensions diplomatiques et la pression internationale sur les questions humanitaires.


De la barbarie du 7 octobre à la libération des otages, Israël a traversé l’une des épreuves les plus terribles de son histoire moderne.

La victoire militaire est indéniable, mais elle n’efface pas les blessures. Elle rappelle surtout la nécessité d’une vigilance morale : la civilisation doit se défendre non seulement par les armes, mais par la vérité, la justice et la mémoire. Et nous attendons enfin, il est grand temps,  la fameuse commission d'enquête qui permettra de savoir comment cette tragédie est arrivée.


Dans la nuit de la guerre, Israël a une nouvelle fois tenu bon. Il a prouvé que la liberté, la vie et la dignité humaine ne peuvent être écrasées par la terreur. Le peuple juif, une fois encore, a répondu à la haine par la force du courage et de la foi.


La libération, du deuil et de la résilience s’inscrit désormais dans l’histoire d’un pays qui, même dans les ténèbres, continue de choisir la lumière. 


Quant à la fin de la guerre, elle n'est pas terminée ...  la balle est dans le camp des terroristes, qui, bien que très affaiblis peuvent toujours être dangereux comme tout animal blessé ! 





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mercredi 8 octobre 2025

L'Allemagne et Israël : les drônes (FR Traductions cliquez dans la case à droite ). JBCH N° 480


Alors que la France s'éloigne d' Israël, par décision personnelle du Président, boycotte ses produits pourtant si utiles et déjà en service sur son territoire, se privant de maintenance, l'Allemagne se tourne à fonds vers Israël pour équiper sa police, sa gendarmerie et son armée par des produits israéliens les plus surs et les plus expérimentés sur les champs de bataille.


L’Allemagne, comme d’autres pays européens, fait face à une menace croissante de drones, qu’il s’agisse de survols illégaux ou de véhicules aériens potentiellement armés. Les incidents récents à Mecklembourg-Poméranie occidentale et au aéroport de Munich démontrent que même les infrastructures critiques sont désormais vulnérables. Cette situation a conduit Berlin à accélérer ses investissements dans la défense anti-drones, avec un budget déjà payé de 4 milliards de dollars, et à se tourner prioritairement vers Israël, déjà reconnu pour ses systèmes avancés tels que le Dôme de Fer, les drones Harop et Harpy, ainsi que des solutions intégrées de détection et neutralisation pour une estimation de 10 milliards d'euros dans les prochaines années..

Drone Harop Israélien


Le choix israélien s’explique par plusieurs facteurs : Expertise opérationnelle : Israël a une expérience unique de la défense contre les drones et les missiles, acquise dans des conflits régionaux constants. Les systèmes israéliens sont capables de détecter, suivre et neutraliser simultanément des menaces multiples, y compris des drones autonomes ou guidés par radio. Technologie éprouvée : Les systèmes israéliens combinent radar, intelligence artificielle, brouillage électronique et neutralisation cinétique, offrant une approche multi-couches. L’exportation vers l’Allemagne témoigne de la confiance dans leur efficacité, même dans un contexte européen complexe. Rapidité et modularité : Les solutions israéliennes peuvent être adaptées aux besoins spécifiques, que ce soit pour les aéroports, les gares ou les sites militaires, ce qui est crucial face à la diversité des menaces modernes.


L’Allemagne a déjà déployé des systèmes de détection sur des sites stratégiques comme Frankfurt, mais les forces de police locales sont encore partiellement équipées. Le renforcement des capacités passe donc par l’acquisition de matériel israélien et par la formation des équipes pour combler les lacunes opérationnelles.


En Allemagne, la police des Länder est généralement responsable de l’interception des drones. Les exceptions concernent les infrastructures critiques (gares, aéroports), où la police fédérale intervient. La Bundeswehr ne peut agir que sur ou près des bases militaires et uniquement dans le cadre du respect de la proportionnalité et de la loi sur la sécurité aérienne. Les dispositifs actuels incluent des störsender HP-47 et des fusils anti-drones montés sur des armes standard (G95/G27), mais leur efficacité reste limitée face aux drones militaires autonomes ou à longue portée.


HP 47 inefficace


Le ministre de l’Intérieur allemand, Alexander Dobrindt, a proposé une réforme législative permettant à la Bundeswehr de soutenir la police via l’Amtshilfe sans qu’un « événement catastrophique » soit encore survenu. Cela inclut l’utilisation de drones et de moyens de neutralisation ciblés, sous supervision stricte. Un centre de compétence national pour la défense anti-drones doit également être créé, centralisant la coopération entre police, Bundeskriminalamt et Bundeswehr pour un suivi 24/7.



Laser opérationnel israélien

La dépendance à la technologie israélienne reflète la position stratégique d’Israël comme leader mondial dans le domaine de la guerre aérienne autonome et des contre-mesures électroniques. L’Allemagne agit ainsi en priorité avec Israël, avant de s’orienter vers l’Ukraine, démontrant une approche pragmatique : priorité à l’efficacité technologique éprouvée, indépendamment des alliances régionales ou politiques.


La montée des drones comme menace asymétrique oblige l’Europe à repenser sa défense intérieure, à combiner expertise technologique (Israël)  pour répondre à un environnement où les drones envoyés par Poutine peuvent représenter une menace immédiate pour les infrastructures et la sécurité civile. L'Allemagne, le Danemark, la Tchéquie, la Roumanie, la Serbie et l'Ukraine utilisent déjà des systèmes de défense israéliens.


La France affaiblie, sans gouvernement stable, sans stratégie de défense avec des pro-poutiniens à droite (FN-RN) et à gauche (LFI) a choisi, par peur de la réaction des banlieues, de tourner le dos à Israël.





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                  les photos et films sont prises sur le web, là aussi pour une utilisation strictement personnelle, privée


Bilan de la Guerre des 12 Jours (FR. Traductions cliquez à droite). JBCH N° 479

 


Du 13 au 24 juin 2025, Israël a mené une offensive fulgurante contre l’Iran, baptisée « Rising Lion ». Cette guerre éclair a été déclenchée en réponse à une série de frappes iraniennes ayant causé des pertes humaines et matérielles en Israël. 


L’objectif stratégique d’Israël était de neutraliser les capacités nucléaires et militaires de l’Iran, perçues comme une menace imminente. ce qui a été fait ... pour le moment ! 


L’opération a impliqué plus de 200 avions de chasse israéliens, soutenus par des drones, des missiles et des équipes spéciales du Mossad opérant en territoire iranien  . Les frappes ont ciblé des installations clés telles que les sites nucléaires de Natanz et Fordow, les bases de missiles à Tabriz et Kermanshah, ainsi que des infrastructures militaires à Arak et Qom  .


En réponse, l’Iran a lancé plus de 1 000 drones et des centaines de missiles balistiques vers Israël. Cependant, les systèmes de défense israéliens, tels que le Dôme de Fer et le Dôme de Fer Laser, ont intercepté environ 90 % des menaces, limitant les dégâts sur le territoire israélien  .


Israël a démontré une supériorité technologique décisive tout au long du conflit. Les drones kamikazes, notamment le Harop, ont joué un rôle central dans la neutralisation des radars iraniens. Ces drones, développés par Israel Aerospace Industries, sont capables de rester en vol pendant de longues périodes et d’attaquer des cibles spécifiques sur commande  .




Parallèlement, des drones anti-radar tels que le Harpy ont été déployés pour détecter et détruire les systèmes de défense aérienne iraniens. Ces drones autonomes ciblent les émissions radar et les neutralisent efficacement  .


Le renseignement spatial a également joué un rôle crucial. Israël a traité plus de 12 000 images satellites haute résolution pendant la guerre, permettant des ajustements en temps réel des frappes et une cartographie numérique précise du champ de bataille  .



En matière de cybersécurité, Israël a mené des opérations pour perturber les réseaux de communication iraniens, compliquant ainsi la coordination des contre-attaques et l’efficacité des systèmes de défense  .


L’une des réussites majeures d’Israël a été la neutralisation des capacités spatiales de l’Iran. Des installations critiques liées aux satellites, telles que celles de Parchin et de Natanz, ont été ciblées et détruites. Cela a entraîné la perte de satellites iraniens clés, perturbant gravement les capacités de renseignement et de communication de l’Iran  .


Les infrastructures nucléaires iraniennes ont subi des dommages importants. Les sites d’enrichissement à Fordow et Natanz ont été frappés, retardant considérablement le programme nucléaire iranien  .


En outre, des sites militaires tels que les bases de missiles à Tabriz et Kermanshah ont été détruits, réduisant la capacité de projection de force de l’Iran dans la région  .


Cette série de frappes a non seulement affaibli les capacités militaires et nucléaires de l’Iran, mais a également renforcé la position stratégique d’Israël au Moyen-Orient, démontrant sa supériorité technologique et sa capacité à mener des opérations complexes avec précision. 


Suite à l'arrêt des combats par Trump, contre l'avis israélien, l'Iran reconstitue son armée, La Russie vient de livrer à l'Iran 50 Mig 31, avions de médiocre facture par rapport au F 35I Adir bonifié par Israël. 


Les coréens du Nord ont ravitaille le pays en Missiles et les chinois renforcent la marine et essayent  de réparer les dégâts commis aux systèmes informatiques...  et la france avec un petit "f" présente à l'Iran ses condoléances alors que deux otages croupissent dans les géôles des mollahs.


Reste au vaillant peuple Perse (avec un P majuscule) de se libérer des montres qui les gouvernent !








Cet article est personnel, je ne prétends pas être ni un scientifique, ni un historien, ni un professionnel du journalisme... 

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