La Ghriba de Sfax
Le char allemand, un Panzer arrêté devant la Ghriba : récit d’un miracle silencieux
Dans la vieille ville de Sfax, là où se tenait autrefois la Ghriba, joyau spirituel de la communauté juive locale, circule encore un récit empreint de mystère et de foi. Tout comme Kairouan, pourtant fondée par des juifs, Sfax était pendant des siècles une ville sainte qui leur était interdite.
Nous sommes en 1942, en pleine occupation allemande de la Tunisie. Sfax est la seule ville où on a obligé les juifs de porter l’étoile jaune.
Alors que les blindés de l’armée nazie avancent dans les rues étroites de la ville, un char allemand, dirigé vers la Ghriba, aurait reçu l’ordre de détruire la synagogue.
Mais au moment d’accomplir son œuvre de profanation, le char s’enlisa soudainement, devant l’édifice, sans raison apparente. Impossible de le faire redémarrer. Le véhicule, figé, fut laissé là, vaincu par l’invisible. La Ghriba fut à nouveau épargnée. Parceque ce phénomène s'était déjà produit dans l'antiquité,.
Aucune archive militaire n’atteste ce fait, et pourtant, la mémoire des anciens l’a conservé comme un miracle.
Car la Ghriba n’était pas qu’un lieu de prière ; elle était l’âme vivante d’un peuple enraciné à Sfax depuis des siècles.
Ce récit, transmis de bouche à oreille, résonne comme une preuve silencieuse que la main divine ne sommeille jamais, même au cœur des ténèbres.
Les anciens voyaient dans cet événement un signe. Ils murmuraient, en fermant les yeux :
“שומר ישראל, שמור שארית ישראל”
Shomer Israel, Shmor she’erit Israel
“Gardien d’Israël, veille sur le reste

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