Les Dogons
J’avais 24 ans et j’ai vécu parmi eux, au sud de Mopti, face aux énormes falaises de Bandiagara, … Les Dogons, ce peuple animiste et chrétien va bientôt disparaitre
L’Islam qui avance de 7 Km par an en Afrique, a entouré ce petit territoire y a construits contre l’avis des habitants plusieurs mosquées, trahissant les accords ancestraux basés sur la sagesse et la Paix
Les Dogons, un peuple vivant principalement dans la région de la falaise de Bandiagara au Mali, possèdent une culture riche et complexe, notamment en ce qui concerne leurs us et coutumes et leur culte de la mort. Certains aspects de leurs croyances et rituels peuvent rappeler certaines pratiques ou symboliques présentes dans la franc-maçonnerie, bien que leurs origines et significations soient très différentes.
1. Us et coutumes des Dogons
Les Dogons sont connus pour leur organisation sociale structurée, leur spiritualité animiste et leur symbolisme fort. Voici quelques aspects clés de leur culture :
• Organisation sociale : La société dogon est fortement hiérarchisée, avec un conseil des anciens et des castes spécialisées (forgerons, chasseurs, agriculteurs, etc.).
• Cosmologie et religion : Ils croient en un dieu créateur, Amma, et en des entités intermédiaires, comme les Nommo, des esprits aquatiques considérés comme des guides de l’humanité.
• Architecture et habitat : Leurs villages sont construits en harmonie avec la nature, et chaque maison, sanctuaire ou grange possède une signification symbolique.
2. Le culte de la mort chez les Dogons
Les Dogons ont un rapport particulier avec la mort, qu’ils considèrent comme une transition et non une fin.
Les funérailles et le culte des ancêtres
• Le “Dama” : C’est une cérémonie de clôture du deuil qui a lieu plusieurs années après la mort d’un individu. Elle marque le passage définitif de l’âme dans le monde des ancêtres.
• Masques et danses rituelles : Des masques en bois, représentant des esprits ou des animaux totémiques, sont utilisés lors des cérémonies funéraires.
• Sacrifices et offrandes : Les Dogons honorent les ancêtres à travers des offrandes de nourriture ou de boissons, censées assurer la protection du village.
La notion de secret et d’initiation
• Les Dogons possèdent une tradition initiatique forte, avec des savoirs ésotériques réservés aux initiés.
• Le “Sigui”, une cérémonie qui a lieu tous les 60 ans, est une grande initiation collective où des enseignements sur la vie, la mort et l’univers sont transmis.
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Idée de la transformation de l’être humain :
Chez les Dogons, la mort est vue comme une transformation et non une fin, ce qui rejoint certaines idées philosophiques maçonniques sur l’évolution spirituelle.
Les Dogons ont une culture profondément enracinée dans leur vision du monde animiste et cosmologique, avec une tradition initiatique et un culte de la mort très structuré et en termes de symbolisme, de transmission du savoir et de hiérarchie initiatique, il ne s’agit pas d’une influence directe mais plutôt d’une convergence de principes universels liés aux sociétés initiatiques à travers le monde.
Le début de la fin :
L’arrivée des groupes islamistes dans la région du pays Dogon, située dans le centre du Mali, a profondément modifié la dynamique géopolitique, religieuse et socio-économique de cette zone. Cette présence a exacerbé les tensions intercommunautaires, notamment entre les Dogons, principalement agriculteurs, et les Peuls, traditionnellement éleveurs nomades.
Depuis 2012, le Mali est confronté à une insurrection islamiste qui s’est progressivement étendue du nord vers le centre et le sud du pays. Des groupes tels que le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), affilié à Al-Qaïda, et l’État islamique au Grand Sahara (EIGS) ont renforcé leur présence dans la région, menaçant la stabilité du pays.
Cette expansion a conduit à une radicalisation de certaines communautés et à une instrumentalisation des différences religieuses et culturelles, exacerbant les conflits intercommunautaires. Les Dogons, majoritairement animistes ou chrétiens, et les Peuls, majoritairement musulmans, se sont retrouvés au cœur de ces tensions. Les relations entre les communautés dogon et peule se sont détériorées, en grande partie à cause de l’amalgame entre les Peuls et les groupes djihadistes.
Cette situation a conduit à la formation de milices d’autodéfense, telles que Dan Na Ambassagou pour les Dogons, et à des affrontements violents entre les deux communautés. Par exemple, le massacre d’Ogossagou en mars 2019, où plus de 160 civils peuls ont été tués, illustre tragiquement cette escalade de la violence. Le pessimisme sur lal'existence de ce peuple d'agriculteurs est plus que jamais à l'ordre du jour.
Impact sur l’agriculture :
La violence persistante a perturbé les activités agricoles dans la région. Les agriculteurs, craignant pour leur sécurité, ont réduit leurs déplacements et leurs travaux dans les champs. Ils sont pauvres et culivent l’ail et l’oignon outre le mil et le sorgho et d’autres céréales locales Cette situation a affecté la production de cultures essentielles, notamment l’ail et l’oignon, qui sont des sources de revenus importantes pour les communautés locales.
Victimes chez les Dogons
Les Dogons ont également subi des attaques meurtrières. Les affrontements avec les groupes armés peuls affiliés à des organisations djihadistes ont entraîné des pertes humaines et des déplacements de populations.
Les violences intercommunautaires ont ainsi touché les deux communautés, alimentant un cycle de représailles et d’insécurité.
L’incursion des groupes islamistes dans le pays Dogon a profondément déstabilisé la région, exacerbant les tensions entre communautés et perturbant les modes de vie traditionnels.
La situation demeure complexe, nécessitant des efforts concertés pour rétablir la paix, la sécurité et la cohésion sociale entre les différentes communautés du centre du Mali.
Le Mali est gouverné depuis 2022 par des militaires avec l'aide des milices russes de Wagner.


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