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dimanche 8 février 2026

Data Centers ... la clé du pouvoir. JBCH N° 2602 - 860

Le Savoir, la Communication, les Secrets, tout est gardé dans des data-Centers et le propriétaire de ces Centres auront un pouvoir sans limite sir les utilisateurs


À l’heure où l’intelligence artificielle explose et où les chatbots se multiplient, les data centers terrestres montrent leurs limites. Consommation électrique colossale, besoin d’eau pour le refroidissement, emprise foncière dans des zones urbaines denses… Le modèle traditionnel atteint ses plafonds. Face à ce défi, certaines entreprises explorent une solution audacieuse : immerger leurs serveurs sous l’eau.





Le projet pionnier Project Natick, mené par Microsoft au large de l’Écosse, a montré qu’il était techniquement possible de placer des modules informatiques étanches sur le fond marin, reliés aux côtes par des câbles électriques et de communication. Depuis, la Chine a franchi un cap commercial avec un data center sous-marin près de Shanghai, combinant refroidissement naturel par l’eau de mer et production d’énergie via des éoliennes offshore.



Le principe repose sur quatre atouts majeurs. D’abord, le refroidissement naturel, qui permet de limiter la consommation d’énergie. Ensuite, la préservation des ressources en eau douce, en évitant les systèmes de climatisation classiques. Troisièmement, l’intégration avec les énergies renouvelables marines, offrant un modèle plus durable. Enfin, la réduction de la pression sur le foncier côtier, un avantage non négligeable pour les zones densément peuplées.




Les projets pilotes montrent des gains concrets. L’environnement sous-marin, stable en température et pauvre en oxygène, réduit les pannes et prolonge la durée de vie des équipements. L’efficacité énergétique s’en trouve améliorée, notamment grâce à la simplification du refroidissement, souvent responsable de 40 à 50 % de la consommation d’un data center classique.


En Israël


Mais cette approche comporte des défis. La maintenance reste complexe et coûteuse, car il n’est pas possible d’intervenir facilement sur les serveurs immergés. 




Les risques environnementaux, bien que limités, existent, tout comme les menaces liées à l’espionnage ou au sabotage. Enfin, le cadre juridique international n’est pas encore pleinement adapté pour encadrer ces infrastructures sous-marines critiques.


Pour Israël, État côtier au cœur d’un axe stratégique Est-Ouest et disposant d’infrastructures numériques avancées, les data centers sous-marins représentent une opportunité à explorer. 



Le littoral israélien abrite déjà des câbles de télécommunication et des installations énergétiques offshore. Ajouter des capacités de calcul et de stockage sous la mer pourrait renforcer la souveraineté numérique du pays tout en rapprochant les infrastructures des utilisateurs


Soue l'eau en Israël


Si ces centres ne remplaceront pas totalement les data centers terrestres, ils pourraient devenir un complément stratégique majeur, croisant enjeux énergétiques, environnementaux et géopolitiques. 




Alors que certains visionnaires, comme Elon Musk, envisagent des data centers dans l’espace pour profiter du soleil et du vide, Israël pourrait trouver dans les profondeurs marines une solution plus réaliste, efficace et souveraine.




Le futur des infrastructures numériques pourrait donc se jouer au fond de la mer plutôt qu’au-dessus des nuages, un choix stratégique qui combine innovation, sécurité et durabilité. Pour un pays dépendant des technologies et soucieux de son autonomie numérique, les data centers sous-marins ne sont plus une simple curiosité mais un véritable levier stratégique pour les années à venir.







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