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dimanche 8 février 2026

La Suisse et l'accord avec les nazis JBCH N° 2602 - 861

La duplicité suisse : 

un héritage trouble entre nazisme et alliances contemporaines



Alors que le monde commémore les horreurs de la Seconde Guerre mondiale, une enquête récente sur les liens entre Credit Suisse et le régime nazi ravive les accusations de complicité helvétique. Avec les francs suisses reçus en échange de leurs lingots, le Reich a pu acheter les matières premières indispensables pour la fabrication des armes et la poursuite de la guerre




Au-delà de ce passé sombre, la Suisse entretient aujourd’hui des relations économiques et diplomatiques étroites avec des États autoritaires comme l’Algérie et le Qatar, ainsi qu’avec divers dictateurs, soulevant des questions sur une neutralité qui masque souvent des intérêts financiers. 





Mais comment punir un pays qui se pose en arbitre international ? Des experts et des observateurs appellent à des mesures diplomatiques et économiques pour exiger plus de transparence.


Pendant la Seconde Guerre mondiale, la Suisse, tout en proclamant sa neutralité, a joué un rôle ambigu en soutenant économiquement le IIIe Reich. La Banque nationale suisse a accepté et blanchi de l’or pillé par les nazis, y compris celui extrait des victimes de l’Holocauste, prolongeant ainsi l’effort de guerre allemand.  



Des enquêtes historiques, comme le rapport Bergier de 2002, ont révélé que la Suisse servait de plaque tournante pour la vente et le transfert d’œuvres d’art volées par les nazis.  Les banques suisses, dont Credit Suisse, ont géré des comptes pour des officiels nazis et aidé à l’exfiltration de criminels de guerre vers l’Argentine après 1945. 



Les autorités helvétiques ont également fermé leurs frontières à des milliers de réfugiés juifs, les renvoyant vers une mort quasi certaine, tout en discriminant les passeports marqués d’un “J” pour les Juifs allemands dès 1938.  Un panel international d’historiens a qualifié la Suisse de “complice de l’Holocauste” en 1999 pour avoir refusé l’asile à ces persécutés.  




Des firmes suisses ont collaboré avec les nazis, fournissant des munitions et lavant de l’or volé, transformant la neutralité en un bouclier économique rentable.  Après la guerre, la Suisse a tardé à restituer les biens spoliés, ne versant 1,25 milliard de dollars aux survivants qu’en 1999 sous pression internationale. 



Aujourd’hui, cette “neutralité lucrative” persiste. La Suisse maintient des relations diplomatiques et économiques solides avec l’Algérie et le Qatar, malgré les critiques sur les droits humains dans ces pays. Avec le Qatar, indépendant depuis 1971, les liens datent de 1973 et se concentrent sur l’économie, les investissements directs massifs du Qatar en Suisse, et des accords sur le transport aérien.  



La Suisse vient d'interdire le Hamas mais les comptes ont ete trasférés sue l'Iran et la Turquie, les complices !






Doha est un partenaire clé pour la Suisse en matière de technologies, de développement durable et de médiation de paix, mais des observateurs pointent le rôle du Qatar dans le financement de groupes controversés et ses pratiques internes en matière de travail forcé.




Pour l’Algérie, les relations, établies depuis l’indépendance en 1962, couvrent la migration, les nouvelles technologies et le commerce, avec plus de 30 accords bilatéraux.  Alger est un allié stratégique en Afrique du Nord, mais son régime est accusé de répression contre les opposants et de corruption endémique.



Plus largement, les banques suisses restent un refuge pour les fonds de dictateurs. Des scandales comme #SuisseSecrets en 2022 ont révélé que Credit Suisse abritait des comptes de kleptocrates, d’espions et de criminels, incluant des familles de Hosni Mubarak (Égypte), Ben Ali (Tunisie) et d’autres autocrates.  Des milliards volés par Ferdinand Marcos (Philippines), Sani Abacha (Nigeria) ou Mobutu (Zaïre) ont transité par la Suisse.  Bien que Berne ait restitué près de 1,8 milliard de francs d’actifs illicites ces 15 dernières années, les critiques persistent sur le secret bancaire qui attire toujours des fonds douteux. 



Punir un État neutre comme la Suisse relève du défi diplomatique plus que de la vengeance. Internationalement, des sanctions peuvent être imposées via l’ONU ou l’UE, mais la Suisse, non-membre de l’UE, implémente souvent ces mesures pour préserver sa réputation.  Des pressions économiques, comme le désinvestissement américain dans les années 1990 pour les fonds nazis, ont forcé des restitutions.  Aujourd’hui, des poursuites judiciaires pour complicité dans le blanchiment, des boycotts commerciaux ou des enquêtes parlementaires (comme celles du Sénat US) pourraient être des leviers. 



Les violations de sanctions suisses entraînent des peines allant jusqu’à cinq ans de prison ou un million de francs d’amende, mais pour cibler la Suisse elle-même, l’ONU pourrait imposer des gels d’actifs ou des restrictions sur les biens ciblés.  Des experts suggèrent une transparence accrue via des audits internationaux et des réformes du secret bancaire, sous peine de ostracisme financier. Comme l’a déclaré un analyste : “La neutralité n’excuse pas la complaisance.”





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