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mercredi 1 octobre 2025

Rembrand familier des juifs d'Amsterdam. (FR, EN, ES). JBCH N° 466

A trois stations de tramway avec le N° 5,  je me trouve devant la place. des musées, le Rijcks Museum et le Van Gogh Museum ... l'adrenaline monte, je vais à la rencontre des grands Maîtres 


Rembrandt Van Rijn

 

Au XVII siècle, Amsterdam devient un carrefour unique : ville de tolérance relative, capitale marchande florissante, et refuge pour les Juifs séfarades expulsés d’Espagne et du Portugal à la suite de l’Inquisition. Ces nouveaux arrivants, qu’on appelait « nouveaux-chrétiens » ou conversos, retrouvent progressivement leur judaïsme en se réinstallant librement dans la cité hollandaise. Ils édifient des synagogues, développent des institutions savantes et créent une bourgeoisie prospère, tout en donnant naissance à une vie intellectuelle intense. 



C’est dans ce contexte que Rembrandt van Rijn (1606-1669) s’installe en 1639 dans le quartier juif de Sint Anthoniesbreestraat, au cœur de cette effervescence culturelle.







La cohabitation n’est pas fortuite : de riches familles juives séfarades fraichement arrivées de Lisbonne, des médecins, des rabbins, des imprimeurs et des commerçants en font un quartier vivant où l’art circule autant que les idées. Pour Rembrandt, qui cherchait des modèles et des thèmes nouveaux, cette proximité fut déterminante.




 

Contrairement à certains de ses contemporains qui caricaturèrent ou stigmatisèrent les Juifs, Rembrandt trouva en eux des sujets de dignité, d’humanité et de profondeur spirituelle. 



Menasse ben israël

On connaît son célèbre portrait du médecin Ephraïm Bueno, figure respectée de la communauté, représenté avec noblesse et simplicité. De même, le rabbin Menasseh Ben Israël, grand intellectuel juif et ardent défenseur du dialogue judéo-chrétien, fut son ami et probablement son commanditaire.




 

Les Juifs d’Amsterdam ne furent pas seulement des mécènes ou des modèles : ils participèrent à nourrir l’imaginaire de l’artiste. Dans ses gravures et tableaux, Rembrandt choisit souvent des visages juifs pour incarner les patriarches bibliques, les prophètes ou les sages. Ce choix n’est pas anodin : il traduit sa volonté de donner à la Bible une incarnation authentique, vivante, charnelle.

 

Ainsi, deux de ses plus belles études de jeunes Juifs, aux regards méditatifs, semblent dépasser le simple portrait pour devenir allégories de la réflexion et de la sagesse. Ses vieillards, même anonymes, expriment la profondeur d’une tradition qui relie la mémoire, la souffrance et la foi.





 

Rembrandt, protestant de formation, lit la Bible avec passion. Mais ce qui l’attire n’est pas tant la doctrine religieuse que la puissance des récits, les drames humains et moraux qu’ils renferment. Il se rapproche ainsi d’une lecture « juive » du texte, attentive aux passions, aux contradictions et aux dilemmes.

 

Prenons son interprétation de l’histoire de Mardochée et d’Aman : là où d’autres peintres représentaient une scène historique, Rembrandt transforme l’épisode en parabole universelle sur la persécution, la dignité et la lumière divine. En plaçant Mardochée dans une lumière symbolique jaillissant de l’ombre, il suggère des siècles de souffrance et de résistance juive.

 

La même profondeur se retrouve dans ses scènes de l’Ancien Testament : Abraham et Isaac, Joseph et ses frères, Jacob bénissant ses enfants… Chaque figure est humanisée, arrachée à l’abstraction pour devenir miroir de l’expérience humaine universelle.




 

Au-delà des œuvres, la proximité de Rembrandt avec les Juifs d’Amsterdam fut une réalité quotidienne. En vivant dans le même quartier, il croise marchands, médecins, érudits et voyageurs venus de la diaspora. Il observe leurs rituels, leur langue, leurs visages, et il les intègre naturellement dans sa création.

 

Cette fraternité est d’autant plus remarquable que, dans l’Europe du XVII siècle, les Juifs demeuraient largement marginalisés. À Amsterdam, la tolérance hollandaise permettait une coexistence inédite, mais pas exempte de préjugés. Le fait que Rembrandt, déjà célèbre, choisisse de s’entourer de cette communauté témoigne d’une affinité plus profonde qu’un simple intérêt artistique : une proximité humaine et spirituelle.


Héritage et actualité

 

La relation entre Rembrandt et les Juifs d’Amsterdam a longtemps suscité débats et malentendus. Certains critiques du XIX siècle voyaient dans ses œuvres des « juiveries », tandis que des idéologues nazis tentèrent de le « récupérer » comme peintre du génie germanique. Mais l’étude des sources et des œuvres révèle une vérité plus simple et plus riche : Rembrandt a puisé dans la présence juive une part essentielle de son art, sans jamais l’exploiter ni la caricaturer, mais en la sublimant dans une vision universelle de l’humain.


La fiancé juive

 

La fameuse Fiancée juive (1662-1669), longtemps discutée quant à son titre et à son sujet, illustre ce dialogue profond entre l’art et la culture juive. Qu’elle représente Isaac et Rebecca ou un couple juif de son temps, l’œuvre traduit une intimité, une tendresse et une sacralité qui dépassent les frontières religieuses.


 

La proximité de Rembrandt avec les Juifs d’Amsterdam fut à la fois quotidienne, intellectuelle et spirituelle. Il les côtoya comme voisins, les représenta comme modèles, s’inspira de leurs textes et de leurs traditions pour renouveler son art. Cette rencontre fut féconde : elle permit à Rembrandt de donner à la Bible une incarnation humaine, universelle, accessible à tous.

 

En retour, la communauté juive d’Amsterdam trouva dans son œuvre un miroir inattendu, qui la plaçait non plus en marge, mais au cœur de la grande peinture européenne.

 

Rembrandt n’était pas juif. Mais par son art, il sut dire la fraternité des destins, l’universalité de l’expérience humaine et la lumière qui surgit même des siècles de persécution. C’est pourquoi ses toiles, gravures et portraits continuent de parler, des siècles plus tard, à toutes les traditions et à toutes les consciences.

 

 




Cet article est personnel, je ne prétends pas être ni un scientifique, ni un historien, ni un professionnel du journalisme... 

C'est  délicat de témoigner quand on est un profane, mais dans ce blog j'exprime en général un coup de coeur 

d'après l'actualité , et le lecture de ma revue de presse internationale quotidienne

les photos et films sont prises sur le web, là aussi pour une utilisation strictement personnelle, privé


English

Rembrandt and the Jews of Amsterdam

Only three tram stops away with line no. 5, I find myself facing Museumplein, with the Rijksmuseum and the Van Gogh Museum… The adrenaline rises: I am about to meet the great Masters.

Rembrandt van Rijn

In the 17th century, Amsterdam became a unique crossroads: a city of relative tolerance, a flourishing commercial capital, and a refuge for Sephardic Jews expelled from Spain and Portugal after the Inquisition. These newcomers, known as “New Christians” or conversos, gradually rediscovered their Judaism as they resettled freely in the Dutch city. They built synagogues, developed scholarly institutions, and created a prosperous bourgeoisie, while giving birth to an intense intellectual life.

It was in this context that Rembrandt van Rijn (1606–1669) settled in 1639 in the Jewish quarter of Sint Anthoniesbreestraat, in the heart of this cultural effervescence.

The coexistence was not accidental: wealthy Sephardic families recently arrived from Lisbon, doctors, rabbis, printers, and merchants made the neighborhood vibrant, a place where art circulated as freely as ideas. For Rembrandt, who was seeking new models and themes, this proximity was decisive.

Unlike some of his contemporaries, who caricatured or stigmatized Jews, Rembrandt found in them subjects of dignity, humanity, and spiritual depth.

We know his famous portrait of Dr. Ephraim Bueno, a respected figure of the community, depicted with nobility and simplicity. Similarly, Rabbi Menasseh ben Israel, a great Jewish intellectual and ardent defender of Jewish-Christian dialogue, was his friend and likely his patron.

The Jews of Amsterdam were not only patrons or models: they nourished the artist’s imagination. In his engravings and paintings, Rembrandt often chose Jewish faces to embody biblical patriarchs, prophets, or sages. This choice was not accidental: it revealed his desire to give the Bible an authentic, living, and human incarnation.

Thus, two of his most beautiful studies of young Jews, with meditative gazes, seem to transcend mere portraiture to become allegories of reflection and wisdom. His portrayals of old men, even anonymous ones, express the depth of a tradition linking memory, suffering, and faith.

Rembrandt, raised as a Protestant, read the Bible with passion. But what drew him was not so much religious doctrine as the power of the stories, the human and moral dramas they contained. He thus approached a “Jewish” reading of the text, attentive to passions, contradictions, and dilemmas.

Take his interpretation of the story of Mordechai and Haman: where other painters depicted a historical scene, Rembrandt turned the episode into a universal parable of persecution, dignity, and divine light. By placing Mordechai in symbolic light breaking through darkness, he suggested centuries of Jewish suffering and resistance.

The same depth is found in his Old Testament scenes: Abraham and Isaac, Joseph and his brothers, Jacob blessing his children. Each figure is humanized, lifted from abstraction to become a mirror of universal human experience.

Beyond his works, Rembrandt’s closeness with the Jews of Amsterdam was a daily reality. Living in the same neighborhood, he met merchants, doctors, scholars, and travelers from the diaspora. He observed their rituals, language, and faces, integrating them naturally into his art.

This fraternity was remarkable, since in 17th-century Europe Jews were still largely marginalized. Dutch tolerance allowed coexistence, but not without prejudice. That Rembrandt, already famous, chose to surround himself with this community shows a deeper affinity than mere artistic interest: a human and spiritual kinship.

The relationship between Rembrandt and the Jews of Amsterdam has long sparked debates and misunderstandings. Some 19th-century critics called his works “Jewish studies,” while Nazi ideologues later tried to “reclaim” him as a painter of Germanic genius. Yet sources and works reveal a simpler, richer truth: Rembrandt drew from Jewish presence an essential part of his art, never exploiting or caricaturing it, but sublimating it into a universal vision of humanity.

The famous Jewish Bride (1662–1669), long debated regarding its title and subject, illustrates this deep dialogue between art and Jewish culture. Whether it represents Isaac and Rebecca or a contemporary Jewish couple, the painting conveys intimacy, tenderness, and sacredness that transcend religious boundaries.

Rembrandt’s closeness with the Jews of Amsterdam was at once daily, intellectual, and spiritual. He knew them as neighbors, portrayed them as models, and drew inspiration from their texts and traditions to renew his art. This encounter was fertile: it allowed him to give the Bible a human, universal incarnation, accessible to all.

In return, Amsterdam’s Jewish community found in his work an unexpected mirror, one that placed it not at the margins but at the heart of great European painting.


Rembrandt was not Jewish. Yet through his art, he expressed the fraternity of destinies, the universality of human experience, and the light that emerges even from centuries of persecution. That is why his paintings, engravings, and portraits still speak, centuries later, to all traditions and all consciences.


Español


Rembrandt y los judíos de Ámsterdam


A solo tres paradas de tranvía con la línea n.º 5, me encuentro frente a la Plaza de los Museos, con el Rijksmuseum y el Museo Van Gogh… La adrenalina sube: voy al encuentro de los grandes Maestros.


En el siglo XVII, Ámsterdam se convirtió en un cruce único: ciudad de relativa tolerancia, capital comercial floreciente y refugio para los judíos sefardíes expulsados de España y Portugal tras la Inquisición. Estos recién llegados, llamados “nuevos cristianos” o conversos, fueron redescubriendo poco a poco su judaísmo al reinstalarse libremente en la ciudad holandesa. Construyeron sinagogas, desarrollaron instituciones académicas y crearon una burguesía próspera, al tiempo que daban vida a una intensa actividad intelectual.

En este contexto, Rembrandt van Rijn (1606–1669) se instaló en 1639 en el barrio judío de Sint Anthoniesbreestraat, en pleno corazón de esta efervescencia cultural.

La convivencia no fue fortuita: familias sefardíes adineradas recién llegadas de Lisboa, médicos, rabinos, impresores y comerciantes daban vida al barrio, donde circulaban tanto el arte como las ideas. Para Rembrandt, que buscaba nuevos modelos y temas, esta proximidad resultó decisiva.

A diferencia de algunos de sus contemporáneos, que caricaturizaron o estigmatizaron a los judíos, Rembrandt encontró en ellos sujetos de dignidad, humanidad y profundidad espiritual.

Conocemos su célebre retrato del médico Ephraim Bueno, figura respetada de la comunidad, representado con nobleza y sencillez. Asimismo, el rabino Menasseh ben Israel, gran intelectual judío y ardiente defensor del diálogo judeocristiano, fue su amigo y probablemente su mecenas.

Los judíos de Ámsterdam no fueron solo mecenas o modelos: alimentaron la imaginación del artista. En sus grabados y cuadros, Rembrandt eligió a menudo rostros judíos para encarnar patriarcas bíblicos, profetas o sabios. Esta elección no fue casual: revelaba su deseo de dar a la Biblia una encarnación auténtica, viva y humana.

Así, dos de sus más bellos estudios de jóvenes judíos, de miradas meditativas, parecen ir más allá del retrato para convertirse en alegorías de la reflexión y la sabiduría. Sus ancianos, incluso anónimos, expresan la hondura de una tradición que une memoria, sufrimiento y fe.

Rembrandt, formado como protestante, leía la Biblia con pasión. Pero lo que le atraía no era tanto la doctrina religiosa como la fuerza de los relatos, los dramas humanos y morales que encerraban. Se acercó así a una lectura “judía” del texto, atenta a las pasiones, contradicciones y dilemas.

Pensemos en su interpretación de la historia de Mardoqueo y Amán: donde otros pintores representaban una escena histórica, Rembrandt transformó el episodio en parábola universal sobre la persecución, la dignidad y la luz divina. Al situar a Mardoqueo en una luz simbólica que surge de la sombra, sugirió siglos de sufrimiento y resistencia judía.

La misma hondura se percibe en sus escenas del Antiguo Testamento: Abraham e Isaac, José y sus hermanos, Jacob bendiciendo a sus hijos… Cada figura es humanizada, arrancada de la abstracción para convertirse en espejo de la experiencia humana universal.

Más allá de su obra, la cercanía de Rembrandt con los judíos de Ámsterdam fue una realidad cotidiana. Viviendo en el mismo barrio, se cruzaba con comerciantes, médicos, eruditos y viajeros de la diáspora. Observaba sus rituales, su lengua, sus rostros, y los integraba de manera natural en su creación.

Esta fraternidad fue notable, ya que en la Europa del siglo XVII los judíos seguían siendo marginados en gran medida. La tolerancia holandesa permitía una coexistencia inédita, aunque no exenta de prejuicios. El hecho de que Rembrandt, ya célebre, eligiera rodearse de esta comunidad revela una afinidad más profunda que un simple interés artístico: una cercanía humana y espiritual.

La relación entre Rembrandt y los judíos de Ámsterdam ha suscitado durante mucho tiempo debates y malentendidos. Algunos críticos del siglo XIX vieron en sus obras “judaísmos”, mientras que ideólogos nazis intentaron “apropiárselo” como pintor del genio germánico. Pero el estudio de las fuentes y de las obras revela una verdad más sencilla y rica: Rembrandt se inspiró en la presencia judía para una parte esencial de su arte, sin explotarla ni caricaturizarla, sino sublimándola en una visión universal de lo humano.

La célebre Novia judía (1662–1669), durante mucho tiempo discutida en cuanto a su título y su tema, ilustra este profundo diálogo entre el arte y la cultura judía. Ya represente a Isaac y Rebeca o a una pareja judía de su época, la obra transmite intimidad, ternura y sacralidad que superan las fronteras religiosas.

La cercanía de Rembrandt con los judíos de Ámsterdam fue a la vez cotidiana, intelectual y espiritual. Los conoció como vecinos, los representó como modelos y se inspiró en sus textos y tradiciones para renovar su arte. Este encuentro fue fecundo: le permitió dar a la Biblia una encarnación humana, universal, accesible a todos.

A su vez, la comunidad judía de Ámsterdam encontró en su obra un espejo inesperado, que la situaba no en los márgenes, sino en el corazón de la gran pintura europea.


Rembrandt no era judío. Pero a través de su arte supo expresar la fraternidad de los destinos, la universalidad de la experiencia humana y la luz que surge incluso de siglos de persecución. Por eso sus cuadros, grabados y retratos siguen hablando, siglos después, a todas las tradiciones y a todas las conciencias.




Fin du double jeu du Qatar. (FR, EN, ES). JBCH N° 465



Le double jeu du Qatar : entre financement du terrorisme et séduction des élites occidentales se termine enfin. 


Ce petit pays de 300 000 citoyens aurait du être un nain, mais les sommes considérables des revenus du gaz, du pétrole ont donné à son Emir et ses ministres des arguments sonnant et trébuchants ...


Donc ce pays s'est donc acheté une respectabilité, est se place aujourd'hui comme le grand Médiateur (Afganistan, Somalie, Yemen, Gaza ....)


Le Qatar s’est imposé depuis deux décennies comme un acteur central de la diplomatie mondiale, non pas par la puissance militaire ou démographique, mais par une arme autrement plus redoutable : la rente gazière et pétrolière, convertie en un instrument d’influence planétaire. Ce minuscule émirat a réussi à se rendre incontournable, oscillant entre soutien affiché à des organisations islamistes comme le Hamas et le financement d’institutions prestigieuses aux États-Unis et en Europe. Ce double jeu lui a permis de devenir l’allié de circonstances aussi bien de chefs d’État occidentaux que de mouvements radicaux au Moyen-Orient.


L’exemple le plus frappant est celui des relations avec Donald Trump. En 2017, le président américain appuie le blocus imposé par l’Arabie saoudite, l’Égypte et les Émirats arabes unis contre Doha, accusé de soutenir le terrorisme. 


Mais quelques mois plus tard, la position de Trump change radicalement. Le Qatar investit massivement aux États-Unis, promet des contrats juteux, et va jusqu’à offrir à l’Amérique un nouvel Air Force One flambant neuf, contrat qui a flatté l’ego du président et a scellé un rapprochement inattendu. Dès lors, l’administration Trump cesse de dénoncer Doha et accepte son rôle de médiateur avec le Hamas, malgré l’évidence de son soutien logistique et financier à ce dernier.



Cette stratégie d’achat des faveurs politiques n’est pas propre aux États-Unis. En France, le Qatar a patiemment bâti un réseau d’influence. Nicolas Sarkozy a ouvert grandes les portes de la République à l’émirat, facilitant son entrée dans le capital de grandes entreprises françaises, dans l’immobilier de luxe et dans le football, avec le rachat du Paris Saint-Germain. Dominique de Villepin, avocat international après sa carrière politique, a lui aussi servi de relais à Doha dans divers dossiers diplomatiques et économiques. Plus récemment, Emmanuel Macron a entretenu des liens étroits avec le Qatar, notamment dans le cadre des contrats d’armement et de l’attribution des coupes sportives, au premier rang desquelles la Coupe du monde 2022, véritable vitrine planétaire pour le régime.


Mais la force du Qatar réside aussi dans une diplomatie culturelle et universitaire savamment orchestrée. L’émirat finance la majorité des plus grandes universités américaines et européennes, leur offrant des campus entiers dans la ville nouvelle d’Education City à Doha, où Harvard, Georgetown, Cornell et d’autres institutions prestigieuses se sont implantées. 


Ces financements, se chiffrant en milliards, créent une dépendance subtile et posent la question de l’indépendance intellectuelle des institutions académiques. En retour, Doha gagne un vernis de respectabilité et s’assure la bienveillance des futures élites, séduites par l’ouverture apparente et les opportunités offertes.




Cette influence touche aussi la jeunesse. Par le biais d’événements culturels, sportifs et académiques, le Qatar parvient à mobiliser les foules étudiantes, en façonnant une image de modernité et de réussite économique qui masque mal la réalité d’un régime autoritaire, où la liberté d’expression est inexistante, où les droits des travailleurs immigrés sont bafoués et où la rente énergétique sert à financer, en sous-main, des réseaux islamistes.


Le danger de cette politique est double. D’une part, elle brouille les repères des démocraties occidentales, qui tolèrent et même accueillent à bras ouverts un régime dont les pratiques sont aux antipodes des valeurs qu’elles prétendent défendre. D’autre part, elle donne à Doha un rôle disproportionné sur la scène internationale, façonnant des décisions stratégiques comme la gestion de la guerre à Gaza ou le sort du Hamas, alors même que le Qatar a été un sponsor direct de l’organisation terroriste.



En réalité, ce petit émirat a compris avant d’autres que l’argent, utilisé habilement, est une arme diplomatique plus efficace que les divisions blindées. Il a acheté la complaisance de Trump, l’indulgence de dirigeants français, et la reconnaissance des grandes universités, tout en séduisant des générations d’étudiants fascinés par son modèle artificiellement policé.



La leçon  à tirer de cette analyse est clair : tant que les démocraties occidentales accepteront les largesses financières du Qatar, elles resteront complices de son double jeu


Derrière les gratte-ciel futuristes de Doha et les fastes de la Coupe du monde se cache un acteur cynique, qui manipule les élites et les masses tout en continuant à abriter et financer ceux qui menacent directement la paix au Proche-Orient.




Cet article est personnel, je ne prétends pas être ni un scientifique, ni un historien, ni un professionnel du journalisme... 

C'est  délicat de témoigner quand on est un profane, mais dans ce blog j'exprime en général un coup de coeur 

d'après l'actualité , et le lecture de ma revue de presse internationale quotidienne

les photos et films sont prises sur le web, là aussi pour une utilisation strictement personnelle, privé


🇬🇧 English 


Qatar’s Double Game: Between Financing Terrorism and Seducing Western Elites, Finally Coming to an End

This small country of 300,000 citizens should have remained insignificant, but the enormous revenues from gas and oil have given its Emir and ministers the means to wield powerful arguments.

Thus, Qatar bought itself respectability and positioned itself today as the great Mediator (Afghanistan, Somalia, Yemen, Gaza…).

For two decades, Qatar has imposed itself as a central player in global diplomacy—not by military or demographic power, but through a far more formidable weapon: gas and oil rents, converted into an instrument of worldwide influence. This tiny emirate has managed to become indispensable, oscillating between openly supporting Islamist organizations such as Hamas and financing prestigious institutions in the United States and Europe. This double game has allowed it to become the ally, by convenience, of both Western heads of state and radical movements in the Middle East.

The most striking example is its relationship with Donald Trump. In 2017, the American president supported the blockade imposed by Saudi Arabia, Egypt, and the United Arab Emirates against Doha, accused of supporting terrorism.

But only a few months later, Trump’s stance changed radically. Qatar invested massively in the U.S., promised lucrative contracts, and even offered America a brand-new Air Force One— a deal that flattered the president’s ego and sealed an unexpected rapprochement. From then on, the Trump administration stopped denouncing Doha and accepted its role as mediator with Hamas, despite the obvious logistical and financial support it provided to the group.

This strategy of buying political favors is not limited to the United States. In France, Qatar patiently built a network of influence. Nicolas Sarkozy opened wide the doors of the Republic, facilitating its entry into the capital of major French companies, luxury real estate, and football, with the purchase of Paris Saint-Germain. Dominique de Villepin, turned international lawyer, also served as a go-between for Doha on various diplomatic and economic issues. More recently, Emmanuel Macron has maintained close ties with Qatar, particularly through arms contracts and sports competitions, especially the 2022 World Cup—a global showcase for the regime.

But Qatar’s strength also lies in a carefully orchestrated cultural and academic diplomacy. The emirate funds many of the world’s top American and European universities, offering them entire campuses in Doha’s Education City, where Harvard, Georgetown, Cornell, and others have established themselves.

These billions in funding create a subtle dependency and raise the question of intellectual independence. In return, Doha gains a veneer of respectability and secures the goodwill of future elites, seduced by the apparent openness and opportunities offered.

This influence also touches the youth. Through cultural, sporting, and academic events, Qatar manages to mobilize student crowds, shaping an image of modernity and economic success that poorly hides the reality of an authoritarian regime, where freedom of expression is nonexistent, immigrant workers’ rights are trampled, and energy rents finance Islamist networks behind the scenes.

The danger of this policy is twofold. On the one hand, it blurs the moral compass of Western democracies, which tolerate—and even embrace—a regime whose practices stand in stark contradiction to the values they claim to uphold. On the other hand, it gives Doha a disproportionate role on the international stage, shaping strategic decisions such as the management of the war in Gaza or the future of Hamas, even though Qatar has been a direct sponsor of the terrorist organization.

In truth, this small emirate understood earlier than others that money, skillfully used, is a diplomatic weapon more effective than armored divisions. It bought Trump’s indulgence, French leaders’ leniency, and the recognition of major universities, while charming generations of students fascinated by its artificially polished model.

The lesson is clear: as long as Western democracies accept Qatar’s financial largesse, they remain complicit in its double game.

Behind Doha’s futuristic skyscrapers and the pomp of the World Cup hides a cynical actor, manipulating elites and masses while continuing to harbor and fund those who directly threaten peace in the Middle East.


This is a personal article; I do not claim to be a scientist, historian, or professional journalist. It is delicate to testify as a layperson, but on this blog I usually share heartfelt reactions based on current events and my daily international press review.


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🇪🇸 Español


El doble juego de Catar: entre el financiamiento del terrorismo y la seducción de las élites occidentales, que finalmente llega a su fin


Este pequeño país de 300.000 ciudadanos debería haber sido insignificante, pero las enormes sumas procedentes de los ingresos del gas y del petróleo han dado a su Emir y a sus ministros argumentos sonantes y contundentes.

Así, Catar se compró una respetabilidad y hoy se presenta como el gran Mediador (Afganistán, Somalia, Yemen, Gaza…).

Desde hace dos décadas, Catar se ha impuesto como un actor central de la diplomacia mundial, no por su poder militar o demográfico, sino por un arma mucho más formidable: la renta gasífera y petrolera, convertida en un instrumento de influencia planetaria. Este minúsculo emirato ha logrado volverse imprescindible, oscilando entre el apoyo abierto a organizaciones islamistas como Hamás y el financiamiento de prestigiosas instituciones en Estados Unidos y Europa. Este doble juego le ha permitido convertirse en aliado circunstancial tanto de jefes de Estado occidentales como de movimientos radicales en Oriente Medio.

El ejemplo más llamativo es el de sus relaciones con Donald Trump. En 2017, el presidente estadounidense apoyó el bloqueo impuesto por Arabia Saudita, Egipto y los Emiratos Árabes Unidos contra Doha, acusada de apoyar el terrorismo.

Pero pocos meses después, la posición de Trump cambió radicalmente. Catar invirtió masivamente en Estados Unidos, prometió contratos lucrativos e incluso ofreció a América un nuevo Air Force One reluciente, un contrato que halagó el ego del presidente y selló un acercamiento inesperado. A partir de entonces, la administración Trump dejó de denunciar a Doha y aceptó su papel de mediador con Hamás, a pesar de la clara evidencia de su apoyo logístico y financiero al movimiento.

Esta estrategia de compra de favores políticos no es exclusiva de Estados Unidos. En Francia, Catar construyó pacientemente una red de influencia. Nicolas Sarkozy abrió de par en par las puertas de la República al emirato, facilitando su entrada en el capital de grandes empresas francesas, en el sector inmobiliario de lujo y en el fútbol, con la compra del Paris Saint-Germain. Dominique de Villepin, convertido en abogado internacional tras su carrera política, también sirvió de intermediario para Doha en diversos asuntos diplomáticos y económicos. Más recientemente, Emmanuel Macron ha mantenido estrechos vínculos con Catar, en particular en el marco de los contratos de armamento y la adjudicación de competiciones deportivas, en primer lugar la Copa del Mundo de 2022, auténtico escaparate mundial para el régimen.

Pero la fuerza de Catar reside también en una diplomacia cultural y universitaria hábilmente orquestada. El emirato financia a la mayoría de las principales universidades estadounidenses y europeas, ofreciéndoles campus enteros en la nueva ciudad de Education City en Doha, donde Harvard, Georgetown, Cornell y otras instituciones prestigiosas se han instalado.

Estas financiaciones, que se cuentan por miles de millones, crean una dependencia sutil y plantean la cuestión de la independencia intelectual de las instituciones académicas. A cambio, Doha gana un barniz de respetabilidad y asegura la benevolencia de las futuras élites, seducidas por la aparente apertura y las oportunidades ofrecidas.

Esta influencia alcanza también a la juventud. A través de eventos culturales, deportivos y académicos, Catar logra movilizar a las multitudes estudiantiles, moldeando una imagen de modernidad y éxito económico que oculta mal la realidad de un régimen autoritario, donde la libertad de expresión es inexistente, los derechos de los trabajadores inmigrantes son pisoteados y la renta energética financia, en secreto, redes islamistas.

El peligro de esta política es doble. Por un lado, difumina las referencias morales de las democracias occidentales, que toleran e incluso reciben con los brazos abiertos a un régimen cuyas prácticas están en las antípodas de los valores que dicen defender. Por otro lado, otorga a Doha un papel desproporcionado en la escena internacional, influyendo en decisiones estratégicas como la gestión de la guerra en Gaza o el futuro de Hamás, cuando en realidad Catar ha sido un patrocinador directo de la organización terrorista.

En realidad, este pequeño emirato comprendió antes que otros que el dinero, utilizado con habilidad, es un arma diplomática más eficaz que las divisiones blindadas. Compró la indulgencia de Trump, la complacencia de dirigentes franceses y el reconocimiento de las grandes universidades, al mismo tiempo que seducía a generaciones de estudiantes fascinados por su modelo artificialmente pulido.

La lección es clara: mientras las democracias occidentales acepten las dádivas financieras de Catar, seguirán siendo cómplices de su doble juego.

Detrás de los rascacielos futuristas de Doha y el fasto de la Copa del Mundo se esconde un actor cínico, que manipula a las élites y a las masas mientras continúa albergando y financiando a quienes amenazan directamente la paz en Oriente Próximo.

Este es un artículo personal; no pretendo ser ni científico, ni historiador, ni periodista profesional. Es delicado testimoniar cuando uno es profano, pero en este blog suelo expresar un “coup de cœur” a partir de la actualidad y de la lectura de mi revista de prensa internacional diaria.


Las fotos y vídeos están tomados de la web, también para un uso estrictamente personal y privado.

Les Manuscrits Hébreux de la BNF (FR, EN, ES). JBCH N° 464

 Formée au fil des siècles, la collection de manuscrits hébreux conservée à la Bibliothèque Nationale de France constitue un ensemble d’une richesse exceptionnelle, tant par la diversité du fonds que par la variété de ses provenances et de ses périodes de production.


Parmi les pièces abordées, des fragments issus de la genizah du Caire, des bibles ibériques ayant transité par l’Italie, des manuscrits provenant de Constantinople ou intégrés aux collections royales et érudites, témoignages d’une histoire imbriquée, au croisement des univers juifs, des contextes chrétiens et des entreprises savantes<;



L’avertissement que l’on trouve dans les manuscrits médiévaux autour du Shema Israël ne se limite pas à une simple prescription religieuse : il s’agit d’un rappel solennel de vigilance, de mémoire et de fidélité à la tradition. Cet appel, qui traverse les siècles, constitue en lui-même une raison profonde d’organiser un colloque.


Un tel événement offrirait d’abord l’occasion de réfléchir à la dimension universelle de l’avertissement. Le Shema n’est pas seulement une prière identitaire, c’est une proclamation d’unité, un acte de résistance spirituelle face aux tentations de l’oubli et de l’assimilation. Dans un contexte contemporain où la mémoire se fragilise et où les minorités culturelles sont parfois menacées, il est crucial de revenir à cette injonction à se souvenir et à transmettre.



Le colloque aurait aussi pour intérêt de croiser les regards : celui des historiens, qui peuvent éclairer le contexte médiéval dans lequel ces manuscrits furent produits ; celui des linguistes et des spécialistes de la calligraphie hébraïque, qui savent combien chaque lettre porte une charge symbolique ; celui des philosophes et des théologiens, qui interprètent le Shema comme une clé pour penser le rapport entre l’unité divine et la diversité humaine.


Enfin, ce rassemblement permettrait d’explorer les enjeux éducatifs et culturels actuels. Comment transmettre aujourd’hui, dans une société globalisée et sécularisée, ce même avertissement qui enjoignait nos ancêtres de ne jamais oublier leur héritage spirituel ? Comment faire vivre ce texte comme une source d’éthique et d’inspiration, au-delà du seul cadre religieux ?

En somme, l’intérêt d’un colloque réside dans cette mise en résonance : confronter la force intemporelle d’un avertissement ancien avec les interrogations du monde contemporain. Le Shema, illuminé dans les manuscrits médiévaux, nous rappelle que la fidélité à une parole peut fonder une identité, mais aussi ouvrir un dialogue universel. Le colloque serait alors l’espace privilégié pour actualiser ce message, et le rendre vivant pour notre temps.

Jeudi 9 octobre 2025 à 9h

Bibliothèque nationale de France

Organisé avec le soutien de l’Agence nationale de la recherche

Coordination : Emma Abate et Sonia Fellous (IRHT, CNRS)


La collection de manuscrits hébreux de la Bibliothèque nationale de France, constituée au fil des siècles, représente l’un des ensembles les plus riches et les plus variés au monde. Sa diversité – de ses provenances, de ses époques de production et de ses contextes culturels – en fait un corpus unique, au croisement des mondes juifs, chrétiens et savants.

Le colloque BiNaH offre ainsi une occasion exceptionnelle de mettre en lumière ce patrimoine, qui témoigne de la circulation des textes, des savoirs et des communautés à travers l’histoire. Parmi les pièces abordées, on retrouve des fragments issus de la genizah du Caire, des bibles ibériques ayant transité par l’Italie, ou encore des manuscrits passés par Constantinople et intégrés plus tard aux collections royales et érudites européennes. Chaque pièce raconte une trajectoire singulière, mais inscrite dans une histoire commune faite de migrations, de transferts culturels et de réappropriations.




L’intérêt d’un tel colloque est double. Sur le plan scientifique, il permet de réunir historiens, codicologues, philologues et spécialistes de l’art du livre autour d’un fonds qui éclaire les dynamiques d’échanges interculturels et la construction des bibliothèques occidentales. Sur le plan patrimonial, il constitue un acte de valorisation publique, permettant de faire découvrir à un public élargi la richesse des traditions manuscrites hébraïques et leur rôle dans le dialogue des cultures.


Ce fonds de la BNF possède la plus grande collection du monde il abrite une collection unique de près de 1500 manuscrits, la plus riche, rassemblés à travers les siècles à partir de divers legs importants.




Dans un contexte où la mémoire écrite constitue un enjeu majeur pour l’identité et la transmission, le projet BiNaH, soutenu par l’ANR, incarne une démarche exemplaire : rendre accessible un patrimoine séculaire, en montrer la portée universelle et renouveler la réflexion sur l’histoire des collections, des savoirs et des échanges.


Le colloque du 9 octobre 2025 s’annonce ainsi comme un moment fort, conjuguant recherche, patrimoine et ouverture culturelle, au service d’une redécouverte vivante de l’Hébraica.




Cet article est personnel, je ne prétends pas être ni un scientifique, ni un historien, ni un professionnel du journalisme... 

C'est  délicat de témoigner quand on est un profane, mais dans ce blog j'exprime en général un coup de coeur 

d'après l'actualité , et le lecture de ma revue de presse internationale quotidienne

les photos et films sont prises sur le web, là aussi pour une utilisation strictement personnelle, privé


English Translation


Formed over the centuries, the collection of Hebrew manuscripts preserved at the National Library of France represents an exceptionally rich ensemble, both in terms of the diversity of the holdings and the variety of their origins and periods of production.


Among the pieces examined are fragments from the Cairo Genizah, Iberian Bibles that passed through Italy, manuscripts from Constantinople, and others integrated into royal and scholarly collections—testimonies of an intertwined history at the intersection of Jewish worlds, Christian contexts, and scholarly enterprises.


The warning found in medieval manuscripts surrounding the Shema Yisrael is not limited to a simple religious prescription: it is a solemn reminder of vigilance, memory, and fidelity to tradition. This call, which spans centuries, is in itself a profound reason to organize a conference.


Such an event would first offer an opportunity to reflect on the universal dimension of this warning. The Shema is not merely an identity prayer; it is a proclamation of unity, an act of spiritual resistance against the temptations of forgetfulness and assimilation. In a contemporary context where memory is fragile and cultural minorities are sometimes threatened, it is crucial to return to this injunction to remember and transmit.


The conference would also aim to bring together different perspectives: those of historians, who can illuminate the medieval context in which these manuscripts were produced; linguists and specialists in Hebrew calligraphy, who know how much symbolic weight each letter carries; philosophers and theologians, who interpret the Shema as a key to understanding the relationship between divine unity and human diversity.


Finally, the gathering would allow exploration of current educational and cultural challenges. How can we transmit today, in a globalized and secularized society, the same warning that urged our ancestors never to forget their spiritual heritage? How can this text live on as a source of ethics and inspiration, beyond its purely religious framework?


In short, the value of such a conference lies in this resonance: confronting the timeless force of an ancient warning with the questions of the contemporary world. The Shema, illuminated in medieval manuscripts, reminds us that fidelity to a word can forge an identity while also opening a universal dialogue. The conference would thus be a privileged space to actualize this message and make it alive for our time.


Thursday, October 9, 2025, at 9:00 AM

National Library of France

Organized with the support of the National Research Agency

Coordination: Emma Abate and Sonia Fellous (IRHT, CNRS)


The Hebrew manuscript collection of the National Library of France, assembled over the centuries, represents one of the richest and most varied collections in the world. Its diversity—of origins, periods of production, and cultural contexts—makes it a unique corpus at the crossroads of Jewish, Christian, and scholarly worlds.


The BiNaH conference thus offers an exceptional opportunity to highlight this heritage, which testifies to the circulation of texts, knowledge, and communities throughout history. Among the pieces presented are fragments from the Cairo Genizah, Iberian Bibles that transited through Italy, and manuscripts that passed through Constantinople before being integrated into European royal and scholarly collections. Each piece tells a unique trajectory, yet one inscribed in a common history of migrations, cultural transfers, and reappropriations.


The interest of such a conference is twofold. On a scientific level, it brings together historians, codicologists, philologists, and book art specialists around a corpus that illuminates the dynamics of intercultural exchange and the construction of Western libraries. On a heritage level, it constitutes a public valorization, allowing a wider audience to discover the richness of Hebrew manuscript traditions and their role in cultural dialogue.


The BnF holds the largest collection of Hebrew manuscripts in the world, nearly 1,500 items gathered over the centuries from various significant bequests.


In a context where written memory is a major issue for identity and transmission, the BiNaH project, supported by the ANR, embodies an exemplary approach: making a centuries-old heritage accessible, showing its universal significance, and renewing reflection on the history of collections, knowledge, and exchanges.


The conference of October 9, 2025, thus promises to be a significant event, combining research, heritage, and cultural openness, in the service of a living rediscovery of Hebraica.


This article is personal; I do not claim to be a scientist, historian, or professional journalist…

It is delicate to testify as a layperson, but on this blog, I generally express my enthusiasm based on current events and my daily review of international press.


Photos and videos are taken from the web, also strictly for personal and private use.


Spanish Translation


Formada a lo largo de los siglos, la colección de manuscritos hebreos conservada en la Biblioteca Nacional de Francia constituye un conjunto de riqueza excepcional, tanto por la diversidad de sus fondos como por la variedad de sus procedencias y periodos de producción.


Entre las piezas tratadas se encuentran fragmentos provenientes de la Genizá de El Cairo, Biblias ibéricas que pasaron por Italia, manuscritos de Constantinopla y otros integrados en colecciones reales y eruditas, testimonios de una historia entrelazada en la intersección de los mundos judíos, los contextos cristianos y las empresas científicas.


La advertencia que se encuentra en los manuscritos medievales alrededor del Shema Israel no se limita a una simple prescripción religiosa: es un recordatorio solemne de vigilancia, memoria y fidelidad a la tradición. Esta llamada, que atraviesa los siglos, constituye en sí misma una razón profunda para organizar un coloquio.


Un evento de este tipo ofrecería primero la oportunidad de reflexionar sobre la dimensión universal de la advertencia. El Shema no es solo una oración identitaria; es una proclamación de unidad, un acto de resistencia espiritual frente a las tentaciones del olvido y la asimilación. En un contexto contemporáneo donde la memoria se debilita y las minorías culturales están a veces amenazadas, es crucial volver a esta instrucción de recordar y transmitir.


El coloquio también tendría interés en cruzar miradas: la de los historiadores, que pueden iluminar el contexto medieval en el que se produjeron estos manuscritos; la de los lingüistas y especialistas en caligrafía hebrea, que saben cuánto peso simbólico tiene cada letra; y la de filósofos y teólogos, que interpretan el Shema como una clave para pensar la relación entre la unidad divina y la diversidad humana.


Finalmente, este encuentro permitiría explorar los desafíos educativos y culturales actuales. ¿Cómo transmitir hoy, en una sociedad globalizada y secularizada, la misma advertencia que instaba a nuestros antepasados a no olvidar nunca su herencia espiritual? ¿Cómo hacer vivir este texto como fuente de ética e inspiración, más allá del marco religioso?


En suma, el interés de un coloquio reside en esta puesta en resonancia: confrontar la fuerza atemporal de una advertencia antigua con las interrogantes del mundo contemporáneo. El Shema, iluminado en los manuscritos medievales, nos recuerda que la fidelidad a una palabra puede fundar una identidad, pero también abrir un diálogo universal. El coloquio sería entonces el espacio privilegiado para actualizar este mensaje y hacerlo vivo para nuestro tiempo.


Jueves 9 de octubre de 2025 a las 9:00 AM

Biblioteca Nacional de Francia

Organizado con el apoyo de la Agencia Nacional de Investigación

Coordinación: Emma Abate y Sonia Fellous (IRHT, CNRS)


La colección de manuscritos hebreos de la Biblioteca Nacional de Francia, formada a lo largo de los siglos, representa uno de los conjuntos más ricos y variados del mundo. Su diversidad—en procedencias, épocas de producción y contextos culturales—lo convierte en un corpus único, en la intersección de los mundos judíos, cristianos y académicos.


El coloquio BiNaH ofrece así una oportunidad excepcional para poner en valor este patrimonio, que testimonia la circulación de textos, conocimientos y comunidades a lo largo de la historia. Entre las piezas abordadas se encuentran fragmentos de la Genizá de El Cairo, Biblias ibéricas que pasaron por Italia, o manuscritos que transitaron por Constantinopla antes de integrarse a colecciones reales y eruditas europeas. Cada pieza cuenta una trayectoria singular, pero inscrita en una historia común de migraciones, transferencias culturales y reapropiaciones.


El interés de un coloquio así es doble. En el plano científico, permite reunir a historiadores, codicólogos, filólogos y especialistas en arte del libro alrededor de un fondo que ilumina las dinámicas de intercambio intercultural y la construcción de bibliotecas occidentales. En el plano patrimonial, constituye un acto de valorización pública, permitiendo dar a conocer al público la riqueza de las tradiciones manuscritas hebreas y su papel en el diálogo de culturas.


El fondo de la BnF posee la colección más grande del mundo, albergando cerca de 1.500 manuscritos, reunidos a lo largo de los siglos a partir de diversos legados importantes.


En un contexto donde la memoria escrita constituye un asunto crucial para la identidad y la transmisión, el proyecto BiNaH, apoyado por la ANR, representa un enfoque ejemplar: hacer accesible un patrimonio secular, mostrar su alcance universal y renovar la reflexión sobre la historia de las colecciones, los saberes y los intercambios.


El coloquio del 9 de octubre de 2025 se anuncia así como un momento destacado, combinando investigación, patrimonio y apertura cultural, al servicio de un redescubrimiento vivo de la Hebraica.


Este artículo es personal; no pretendo ser ni científico, ni historiador, ni periodista profesional…

Es delicado dar testimonio siendo profano, pero en este blog generalmente expreso un entusiasmo personal según la actualidad y mi revisión diaria de prensa internacional.


Las fotos y videos se toman de la web, también estrictamente para uso personal y privado.

Hervé Kabla : La drone de Guerre. (FR) JBCH N° 463

La drone de guerre


Je ne sais pas si vous l’avez remarqué, mais depuis quelques jours, les choses se corsent sur la frontière orientale de l’Europe – à l’ouest rien de nouveau, la mer est bleue… Les pays situés aux fondis de l’Europe, les plus exposés à une menace militaire russe, voient de plus en plus d’incursions de drones non identifiés, mais dont on se doute bien d’où ils proviennent.

C’est que c’est agaçant ces petites bêtes. Comme les moustiques tigres, qu’on a pu apprécier dans nos contrées depuis quelques semaines, ces engins viennent piquer – symboliquement, bien évidemment – les défenses aériennes de ces lointains pays. Au début, on laisse passer, mais au bout d’un certain temps, on finit par ne plus supporter ce type de désagrément, et on finit par vouloir s’en débarrasser, une fois pour toute.

Or en matière de lutte anti-drone, c’est comme avec les moustiques. Pour ces derniers, il y a la méthode brutale – les claquer à la main ou avec un autre objet (personnellement, je suis adepte des coussins et des serviettes) – ou la méthode technologique – à base de produits chimiques qui diffusent quelques chose qui leur est désagréable (mais en petite dose, inoffensive pour l’homme), ou les raquettes qui émettent une lumière bleue qui les attirent et où ils viennent se griller, en émettant un désagréable grésillement…

Avec les drones, c’est un peu plus complexe. On peut envoyer des chasseurs les intercepter, mais avouez que ça fait un peu cher, quand on connaît le coup d’une heure de vol, pour détruire un drone à 10 ou 15 000 euros. Et il y a les méthodes plus technologiques, à base de drones anti-drones (comme ceux employés par les forces ukrainiennes) ou de dôme de fer – et bientôt de laser – comme le fait Israel.

Bref, contre les drones, il y a Baygon vert et Baygon rouge, mais le prix n’est pas le même, et cela dépend à la fois de la taille du moustique et des moyens dont on dispose pour se défendre.

Le problème, c’est quand la présence de moustiques atteint un tel niveau, que ce ne sera plus une question de prix.

Mais de survie.