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mercredi 1 octobre 2025

Fin du double jeu du Qatar. (FR, EN, ES). JBCH N° 465



Le double jeu du Qatar : entre financement du terrorisme et séduction des élites occidentales se termine enfin. 


Ce petit pays de 300 000 citoyens aurait du être un nain, mais les sommes considérables des revenus du gaz, du pétrole ont donné à son Emir et ses ministres des arguments sonnant et trébuchants ...


Donc ce pays s'est donc acheté une respectabilité, est se place aujourd'hui comme le grand Médiateur (Afganistan, Somalie, Yemen, Gaza ....)


Le Qatar s’est imposé depuis deux décennies comme un acteur central de la diplomatie mondiale, non pas par la puissance militaire ou démographique, mais par une arme autrement plus redoutable : la rente gazière et pétrolière, convertie en un instrument d’influence planétaire. Ce minuscule émirat a réussi à se rendre incontournable, oscillant entre soutien affiché à des organisations islamistes comme le Hamas et le financement d’institutions prestigieuses aux États-Unis et en Europe. Ce double jeu lui a permis de devenir l’allié de circonstances aussi bien de chefs d’État occidentaux que de mouvements radicaux au Moyen-Orient.


L’exemple le plus frappant est celui des relations avec Donald Trump. En 2017, le président américain appuie le blocus imposé par l’Arabie saoudite, l’Égypte et les Émirats arabes unis contre Doha, accusé de soutenir le terrorisme. 


Mais quelques mois plus tard, la position de Trump change radicalement. Le Qatar investit massivement aux États-Unis, promet des contrats juteux, et va jusqu’à offrir à l’Amérique un nouvel Air Force One flambant neuf, contrat qui a flatté l’ego du président et a scellé un rapprochement inattendu. Dès lors, l’administration Trump cesse de dénoncer Doha et accepte son rôle de médiateur avec le Hamas, malgré l’évidence de son soutien logistique et financier à ce dernier.



Cette stratégie d’achat des faveurs politiques n’est pas propre aux États-Unis. En France, le Qatar a patiemment bâti un réseau d’influence. Nicolas Sarkozy a ouvert grandes les portes de la République à l’émirat, facilitant son entrée dans le capital de grandes entreprises françaises, dans l’immobilier de luxe et dans le football, avec le rachat du Paris Saint-Germain. Dominique de Villepin, avocat international après sa carrière politique, a lui aussi servi de relais à Doha dans divers dossiers diplomatiques et économiques. Plus récemment, Emmanuel Macron a entretenu des liens étroits avec le Qatar, notamment dans le cadre des contrats d’armement et de l’attribution des coupes sportives, au premier rang desquelles la Coupe du monde 2022, véritable vitrine planétaire pour le régime.


Mais la force du Qatar réside aussi dans une diplomatie culturelle et universitaire savamment orchestrée. L’émirat finance la majorité des plus grandes universités américaines et européennes, leur offrant des campus entiers dans la ville nouvelle d’Education City à Doha, où Harvard, Georgetown, Cornell et d’autres institutions prestigieuses se sont implantées. 


Ces financements, se chiffrant en milliards, créent une dépendance subtile et posent la question de l’indépendance intellectuelle des institutions académiques. En retour, Doha gagne un vernis de respectabilité et s’assure la bienveillance des futures élites, séduites par l’ouverture apparente et les opportunités offertes.




Cette influence touche aussi la jeunesse. Par le biais d’événements culturels, sportifs et académiques, le Qatar parvient à mobiliser les foules étudiantes, en façonnant une image de modernité et de réussite économique qui masque mal la réalité d’un régime autoritaire, où la liberté d’expression est inexistante, où les droits des travailleurs immigrés sont bafoués et où la rente énergétique sert à financer, en sous-main, des réseaux islamistes.


Le danger de cette politique est double. D’une part, elle brouille les repères des démocraties occidentales, qui tolèrent et même accueillent à bras ouverts un régime dont les pratiques sont aux antipodes des valeurs qu’elles prétendent défendre. D’autre part, elle donne à Doha un rôle disproportionné sur la scène internationale, façonnant des décisions stratégiques comme la gestion de la guerre à Gaza ou le sort du Hamas, alors même que le Qatar a été un sponsor direct de l’organisation terroriste.



En réalité, ce petit émirat a compris avant d’autres que l’argent, utilisé habilement, est une arme diplomatique plus efficace que les divisions blindées. Il a acheté la complaisance de Trump, l’indulgence de dirigeants français, et la reconnaissance des grandes universités, tout en séduisant des générations d’étudiants fascinés par son modèle artificiellement policé.



La leçon  à tirer de cette analyse est clair : tant que les démocraties occidentales accepteront les largesses financières du Qatar, elles resteront complices de son double jeu


Derrière les gratte-ciel futuristes de Doha et les fastes de la Coupe du monde se cache un acteur cynique, qui manipule les élites et les masses tout en continuant à abriter et financer ceux qui menacent directement la paix au Proche-Orient.




Cet article est personnel, je ne prétends pas être ni un scientifique, ni un historien, ni un professionnel du journalisme... 

C'est  délicat de témoigner quand on est un profane, mais dans ce blog j'exprime en général un coup de coeur 

d'après l'actualité , et le lecture de ma revue de presse internationale quotidienne

les photos et films sont prises sur le web, là aussi pour une utilisation strictement personnelle, privé


🇬🇧 English 


Qatar’s Double Game: Between Financing Terrorism and Seducing Western Elites, Finally Coming to an End

This small country of 300,000 citizens should have remained insignificant, but the enormous revenues from gas and oil have given its Emir and ministers the means to wield powerful arguments.

Thus, Qatar bought itself respectability and positioned itself today as the great Mediator (Afghanistan, Somalia, Yemen, Gaza…).

For two decades, Qatar has imposed itself as a central player in global diplomacy—not by military or demographic power, but through a far more formidable weapon: gas and oil rents, converted into an instrument of worldwide influence. This tiny emirate has managed to become indispensable, oscillating between openly supporting Islamist organizations such as Hamas and financing prestigious institutions in the United States and Europe. This double game has allowed it to become the ally, by convenience, of both Western heads of state and radical movements in the Middle East.

The most striking example is its relationship with Donald Trump. In 2017, the American president supported the blockade imposed by Saudi Arabia, Egypt, and the United Arab Emirates against Doha, accused of supporting terrorism.

But only a few months later, Trump’s stance changed radically. Qatar invested massively in the U.S., promised lucrative contracts, and even offered America a brand-new Air Force One— a deal that flattered the president’s ego and sealed an unexpected rapprochement. From then on, the Trump administration stopped denouncing Doha and accepted its role as mediator with Hamas, despite the obvious logistical and financial support it provided to the group.

This strategy of buying political favors is not limited to the United States. In France, Qatar patiently built a network of influence. Nicolas Sarkozy opened wide the doors of the Republic, facilitating its entry into the capital of major French companies, luxury real estate, and football, with the purchase of Paris Saint-Germain. Dominique de Villepin, turned international lawyer, also served as a go-between for Doha on various diplomatic and economic issues. More recently, Emmanuel Macron has maintained close ties with Qatar, particularly through arms contracts and sports competitions, especially the 2022 World Cup—a global showcase for the regime.

But Qatar’s strength also lies in a carefully orchestrated cultural and academic diplomacy. The emirate funds many of the world’s top American and European universities, offering them entire campuses in Doha’s Education City, where Harvard, Georgetown, Cornell, and others have established themselves.

These billions in funding create a subtle dependency and raise the question of intellectual independence. In return, Doha gains a veneer of respectability and secures the goodwill of future elites, seduced by the apparent openness and opportunities offered.

This influence also touches the youth. Through cultural, sporting, and academic events, Qatar manages to mobilize student crowds, shaping an image of modernity and economic success that poorly hides the reality of an authoritarian regime, where freedom of expression is nonexistent, immigrant workers’ rights are trampled, and energy rents finance Islamist networks behind the scenes.

The danger of this policy is twofold. On the one hand, it blurs the moral compass of Western democracies, which tolerate—and even embrace—a regime whose practices stand in stark contradiction to the values they claim to uphold. On the other hand, it gives Doha a disproportionate role on the international stage, shaping strategic decisions such as the management of the war in Gaza or the future of Hamas, even though Qatar has been a direct sponsor of the terrorist organization.

In truth, this small emirate understood earlier than others that money, skillfully used, is a diplomatic weapon more effective than armored divisions. It bought Trump’s indulgence, French leaders’ leniency, and the recognition of major universities, while charming generations of students fascinated by its artificially polished model.

The lesson is clear: as long as Western democracies accept Qatar’s financial largesse, they remain complicit in its double game.

Behind Doha’s futuristic skyscrapers and the pomp of the World Cup hides a cynical actor, manipulating elites and masses while continuing to harbor and fund those who directly threaten peace in the Middle East.


This is a personal article; I do not claim to be a scientist, historian, or professional journalist. It is delicate to testify as a layperson, but on this blog I usually share heartfelt reactions based on current events and my daily international press review.


Photos and videos are taken from the web, also for strictly personal, private use.


🇪🇸 Español


El doble juego de Catar: entre el financiamiento del terrorismo y la seducción de las élites occidentales, que finalmente llega a su fin


Este pequeño país de 300.000 ciudadanos debería haber sido insignificante, pero las enormes sumas procedentes de los ingresos del gas y del petróleo han dado a su Emir y a sus ministros argumentos sonantes y contundentes.

Así, Catar se compró una respetabilidad y hoy se presenta como el gran Mediador (Afganistán, Somalia, Yemen, Gaza…).

Desde hace dos décadas, Catar se ha impuesto como un actor central de la diplomacia mundial, no por su poder militar o demográfico, sino por un arma mucho más formidable: la renta gasífera y petrolera, convertida en un instrumento de influencia planetaria. Este minúsculo emirato ha logrado volverse imprescindible, oscilando entre el apoyo abierto a organizaciones islamistas como Hamás y el financiamiento de prestigiosas instituciones en Estados Unidos y Europa. Este doble juego le ha permitido convertirse en aliado circunstancial tanto de jefes de Estado occidentales como de movimientos radicales en Oriente Medio.

El ejemplo más llamativo es el de sus relaciones con Donald Trump. En 2017, el presidente estadounidense apoyó el bloqueo impuesto por Arabia Saudita, Egipto y los Emiratos Árabes Unidos contra Doha, acusada de apoyar el terrorismo.

Pero pocos meses después, la posición de Trump cambió radicalmente. Catar invirtió masivamente en Estados Unidos, prometió contratos lucrativos e incluso ofreció a América un nuevo Air Force One reluciente, un contrato que halagó el ego del presidente y selló un acercamiento inesperado. A partir de entonces, la administración Trump dejó de denunciar a Doha y aceptó su papel de mediador con Hamás, a pesar de la clara evidencia de su apoyo logístico y financiero al movimiento.

Esta estrategia de compra de favores políticos no es exclusiva de Estados Unidos. En Francia, Catar construyó pacientemente una red de influencia. Nicolas Sarkozy abrió de par en par las puertas de la República al emirato, facilitando su entrada en el capital de grandes empresas francesas, en el sector inmobiliario de lujo y en el fútbol, con la compra del Paris Saint-Germain. Dominique de Villepin, convertido en abogado internacional tras su carrera política, también sirvió de intermediario para Doha en diversos asuntos diplomáticos y económicos. Más recientemente, Emmanuel Macron ha mantenido estrechos vínculos con Catar, en particular en el marco de los contratos de armamento y la adjudicación de competiciones deportivas, en primer lugar la Copa del Mundo de 2022, auténtico escaparate mundial para el régimen.

Pero la fuerza de Catar reside también en una diplomacia cultural y universitaria hábilmente orquestada. El emirato financia a la mayoría de las principales universidades estadounidenses y europeas, ofreciéndoles campus enteros en la nueva ciudad de Education City en Doha, donde Harvard, Georgetown, Cornell y otras instituciones prestigiosas se han instalado.

Estas financiaciones, que se cuentan por miles de millones, crean una dependencia sutil y plantean la cuestión de la independencia intelectual de las instituciones académicas. A cambio, Doha gana un barniz de respetabilidad y asegura la benevolencia de las futuras élites, seducidas por la aparente apertura y las oportunidades ofrecidas.

Esta influencia alcanza también a la juventud. A través de eventos culturales, deportivos y académicos, Catar logra movilizar a las multitudes estudiantiles, moldeando una imagen de modernidad y éxito económico que oculta mal la realidad de un régimen autoritario, donde la libertad de expresión es inexistente, los derechos de los trabajadores inmigrantes son pisoteados y la renta energética financia, en secreto, redes islamistas.

El peligro de esta política es doble. Por un lado, difumina las referencias morales de las democracias occidentales, que toleran e incluso reciben con los brazos abiertos a un régimen cuyas prácticas están en las antípodas de los valores que dicen defender. Por otro lado, otorga a Doha un papel desproporcionado en la escena internacional, influyendo en decisiones estratégicas como la gestión de la guerra en Gaza o el futuro de Hamás, cuando en realidad Catar ha sido un patrocinador directo de la organización terrorista.

En realidad, este pequeño emirato comprendió antes que otros que el dinero, utilizado con habilidad, es un arma diplomática más eficaz que las divisiones blindadas. Compró la indulgencia de Trump, la complacencia de dirigentes franceses y el reconocimiento de las grandes universidades, al mismo tiempo que seducía a generaciones de estudiantes fascinados por su modelo artificialmente pulido.

La lección es clara: mientras las democracias occidentales acepten las dádivas financieras de Catar, seguirán siendo cómplices de su doble juego.

Detrás de los rascacielos futuristas de Doha y el fasto de la Copa del Mundo se esconde un actor cínico, que manipula a las élites y a las masas mientras continúa albergando y financiando a quienes amenazan directamente la paz en Oriente Próximo.

Este es un artículo personal; no pretendo ser ni científico, ni historiador, ni periodista profesional. Es delicado testimoniar cuando uno es profano, pero en este blog suelo expresar un “coup de cœur” a partir de la actualidad y de la lectura de mi revista de prensa internacional diaria.


Las fotos y vídeos están tomados de la web, también para un uso estrictamente personal y privado.

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