Formée au fil des siècles, la collection de manuscrits hébreux conservée à la Bibliothèque Nationale de France constitue un ensemble d’une richesse exceptionnelle, tant par la diversité du fonds que par la variété de ses provenances et de ses périodes de production.
Parmi les pièces abordées, des fragments issus de la genizah du Caire, des bibles ibériques ayant transité par l’Italie, des manuscrits provenant de Constantinople ou intégrés aux collections royales et érudites, témoignages d’une histoire imbriquée, au croisement des univers juifs, des contextes chrétiens et des entreprises savantes<;
L’avertissement que l’on trouve dans les manuscrits médiévaux autour du Shema Israël ne se limite pas à une simple prescription religieuse : il s’agit d’un rappel solennel de vigilance, de mémoire et de fidélité à la tradition. Cet appel, qui traverse les siècles, constitue en lui-même une raison profonde d’organiser un colloque.
Un tel événement offrirait d’abord l’occasion de réfléchir à la dimension universelle de l’avertissement. Le Shema n’est pas seulement une prière identitaire, c’est une proclamation d’unité, un acte de résistance spirituelle face aux tentations de l’oubli et de l’assimilation. Dans un contexte contemporain où la mémoire se fragilise et où les minorités culturelles sont parfois menacées, il est crucial de revenir à cette injonction à se souvenir et à transmettre.
Le colloque aurait aussi pour intérêt de croiser les regards : celui des historiens, qui peuvent éclairer le contexte médiéval dans lequel ces manuscrits furent produits ; celui des linguistes et des spécialistes de la calligraphie hébraïque, qui savent combien chaque lettre porte une charge symbolique ; celui des philosophes et des théologiens, qui interprètent le Shema comme une clé pour penser le rapport entre l’unité divine et la diversité humaine.
Enfin, ce rassemblement permettrait d’explorer les enjeux éducatifs et culturels actuels. Comment transmettre aujourd’hui, dans une société globalisée et sécularisée, ce même avertissement qui enjoignait nos ancêtres de ne jamais oublier leur héritage spirituel ? Comment faire vivre ce texte comme une source d’éthique et d’inspiration, au-delà du seul cadre religieux ?
En somme, l’intérêt d’un colloque réside dans cette mise en résonance : confronter la force intemporelle d’un avertissement ancien avec les interrogations du monde contemporain. Le Shema, illuminé dans les manuscrits médiévaux, nous rappelle que la fidélité à une parole peut fonder une identité, mais aussi ouvrir un dialogue universel. Le colloque serait alors l’espace privilégié pour actualiser ce message, et le rendre vivant pour notre temps.
Jeudi 9 octobre 2025 à 9h
Bibliothèque nationale de France
Organisé avec le soutien de l’Agence nationale de la recherche
Coordination : Emma Abate et Sonia Fellous (IRHT, CNRS)
La collection de manuscrits hébreux de la Bibliothèque nationale de France, constituée au fil des siècles, représente l’un des ensembles les plus riches et les plus variés au monde. Sa diversité – de ses provenances, de ses époques de production et de ses contextes culturels – en fait un corpus unique, au croisement des mondes juifs, chrétiens et savants.
Le colloque BiNaH offre ainsi une occasion exceptionnelle de mettre en lumière ce patrimoine, qui témoigne de la circulation des textes, des savoirs et des communautés à travers l’histoire. Parmi les pièces abordées, on retrouve des fragments issus de la genizah du Caire, des bibles ibériques ayant transité par l’Italie, ou encore des manuscrits passés par Constantinople et intégrés plus tard aux collections royales et érudites européennes. Chaque pièce raconte une trajectoire singulière, mais inscrite dans une histoire commune faite de migrations, de transferts culturels et de réappropriations.
L’intérêt d’un tel colloque est double. Sur le plan scientifique, il permet de réunir historiens, codicologues, philologues et spécialistes de l’art du livre autour d’un fonds qui éclaire les dynamiques d’échanges interculturels et la construction des bibliothèques occidentales. Sur le plan patrimonial, il constitue un acte de valorisation publique, permettant de faire découvrir à un public élargi la richesse des traditions manuscrites hébraïques et leur rôle dans le dialogue des cultures.
Ce fonds de la BNF possède la plus grande collection du monde il abrite une collection unique de près de 1500 manuscrits, la plus riche, rassemblés à travers les siècles à partir de divers legs importants.
Dans un contexte où la mémoire écrite constitue un enjeu majeur pour l’identité et la transmission, le projet BiNaH, soutenu par l’ANR, incarne une démarche exemplaire : rendre accessible un patrimoine séculaire, en montrer la portée universelle et renouveler la réflexion sur l’histoire des collections, des savoirs et des échanges.
Le colloque du 9 octobre 2025 s’annonce ainsi comme un moment fort, conjuguant recherche, patrimoine et ouverture culturelle, au service d’une redécouverte vivante de l’Hébraica.
C'est délicat de témoigner quand on est un profane, mais dans ce blog j'exprime en général un coup de coeur
d'après l'actualité , et le lecture de ma revue de presse internationale quotidienne
les photos et films sont prises sur le web, là aussi pour une utilisation strictement personnelle, privé
English Translation
Formed over the centuries, the collection of Hebrew manuscripts preserved at the National Library of France represents an exceptionally rich ensemble, both in terms of the diversity of the holdings and the variety of their origins and periods of production.
Among the pieces examined are fragments from the Cairo Genizah, Iberian Bibles that passed through Italy, manuscripts from Constantinople, and others integrated into royal and scholarly collections—testimonies of an intertwined history at the intersection of Jewish worlds, Christian contexts, and scholarly enterprises.
The warning found in medieval manuscripts surrounding the Shema Yisrael is not limited to a simple religious prescription: it is a solemn reminder of vigilance, memory, and fidelity to tradition. This call, which spans centuries, is in itself a profound reason to organize a conference.
Such an event would first offer an opportunity to reflect on the universal dimension of this warning. The Shema is not merely an identity prayer; it is a proclamation of unity, an act of spiritual resistance against the temptations of forgetfulness and assimilation. In a contemporary context where memory is fragile and cultural minorities are sometimes threatened, it is crucial to return to this injunction to remember and transmit.
The conference would also aim to bring together different perspectives: those of historians, who can illuminate the medieval context in which these manuscripts were produced; linguists and specialists in Hebrew calligraphy, who know how much symbolic weight each letter carries; philosophers and theologians, who interpret the Shema as a key to understanding the relationship between divine unity and human diversity.
Finally, the gathering would allow exploration of current educational and cultural challenges. How can we transmit today, in a globalized and secularized society, the same warning that urged our ancestors never to forget their spiritual heritage? How can this text live on as a source of ethics and inspiration, beyond its purely religious framework?
In short, the value of such a conference lies in this resonance: confronting the timeless force of an ancient warning with the questions of the contemporary world. The Shema, illuminated in medieval manuscripts, reminds us that fidelity to a word can forge an identity while also opening a universal dialogue. The conference would thus be a privileged space to actualize this message and make it alive for our time.
Thursday, October 9, 2025, at 9:00 AM
National Library of France
Organized with the support of the National Research Agency
Coordination: Emma Abate and Sonia Fellous (IRHT, CNRS)
The Hebrew manuscript collection of the National Library of France, assembled over the centuries, represents one of the richest and most varied collections in the world. Its diversity—of origins, periods of production, and cultural contexts—makes it a unique corpus at the crossroads of Jewish, Christian, and scholarly worlds.
The BiNaH conference thus offers an exceptional opportunity to highlight this heritage, which testifies to the circulation of texts, knowledge, and communities throughout history. Among the pieces presented are fragments from the Cairo Genizah, Iberian Bibles that transited through Italy, and manuscripts that passed through Constantinople before being integrated into European royal and scholarly collections. Each piece tells a unique trajectory, yet one inscribed in a common history of migrations, cultural transfers, and reappropriations.
The interest of such a conference is twofold. On a scientific level, it brings together historians, codicologists, philologists, and book art specialists around a corpus that illuminates the dynamics of intercultural exchange and the construction of Western libraries. On a heritage level, it constitutes a public valorization, allowing a wider audience to discover the richness of Hebrew manuscript traditions and their role in cultural dialogue.
The BnF holds the largest collection of Hebrew manuscripts in the world, nearly 1,500 items gathered over the centuries from various significant bequests.
In a context where written memory is a major issue for identity and transmission, the BiNaH project, supported by the ANR, embodies an exemplary approach: making a centuries-old heritage accessible, showing its universal significance, and renewing reflection on the history of collections, knowledge, and exchanges.
The conference of October 9, 2025, thus promises to be a significant event, combining research, heritage, and cultural openness, in the service of a living rediscovery of Hebraica.
This article is personal; I do not claim to be a scientist, historian, or professional journalist…
It is delicate to testify as a layperson, but on this blog, I generally express my enthusiasm based on current events and my daily review of international press.
Photos and videos are taken from the web, also strictly for personal and private use.
Spanish Translation
Formada a lo largo de los siglos, la colección de manuscritos hebreos conservada en la Biblioteca Nacional de Francia constituye un conjunto de riqueza excepcional, tanto por la diversidad de sus fondos como por la variedad de sus procedencias y periodos de producción.
Entre las piezas tratadas se encuentran fragmentos provenientes de la Genizá de El Cairo, Biblias ibéricas que pasaron por Italia, manuscritos de Constantinopla y otros integrados en colecciones reales y eruditas, testimonios de una historia entrelazada en la intersección de los mundos judíos, los contextos cristianos y las empresas científicas.
La advertencia que se encuentra en los manuscritos medievales alrededor del Shema Israel no se limita a una simple prescripción religiosa: es un recordatorio solemne de vigilancia, memoria y fidelidad a la tradición. Esta llamada, que atraviesa los siglos, constituye en sí misma una razón profunda para organizar un coloquio.
Un evento de este tipo ofrecería primero la oportunidad de reflexionar sobre la dimensión universal de la advertencia. El Shema no es solo una oración identitaria; es una proclamación de unidad, un acto de resistencia espiritual frente a las tentaciones del olvido y la asimilación. En un contexto contemporáneo donde la memoria se debilita y las minorías culturales están a veces amenazadas, es crucial volver a esta instrucción de recordar y transmitir.
El coloquio también tendría interés en cruzar miradas: la de los historiadores, que pueden iluminar el contexto medieval en el que se produjeron estos manuscritos; la de los lingüistas y especialistas en caligrafía hebrea, que saben cuánto peso simbólico tiene cada letra; y la de filósofos y teólogos, que interpretan el Shema como una clave para pensar la relación entre la unidad divina y la diversidad humana.
Finalmente, este encuentro permitiría explorar los desafíos educativos y culturales actuales. ¿Cómo transmitir hoy, en una sociedad globalizada y secularizada, la misma advertencia que instaba a nuestros antepasados a no olvidar nunca su herencia espiritual? ¿Cómo hacer vivir este texto como fuente de ética e inspiración, más allá del marco religioso?
En suma, el interés de un coloquio reside en esta puesta en resonancia: confrontar la fuerza atemporal de una advertencia antigua con las interrogantes del mundo contemporáneo. El Shema, iluminado en los manuscritos medievales, nos recuerda que la fidelidad a una palabra puede fundar una identidad, pero también abrir un diálogo universal. El coloquio sería entonces el espacio privilegiado para actualizar este mensaje y hacerlo vivo para nuestro tiempo.
Jueves 9 de octubre de 2025 a las 9:00 AM
Biblioteca Nacional de Francia
Organizado con el apoyo de la Agencia Nacional de Investigación
Coordinación: Emma Abate y Sonia Fellous (IRHT, CNRS)
La colección de manuscritos hebreos de la Biblioteca Nacional de Francia, formada a lo largo de los siglos, representa uno de los conjuntos más ricos y variados del mundo. Su diversidad—en procedencias, épocas de producción y contextos culturales—lo convierte en un corpus único, en la intersección de los mundos judíos, cristianos y académicos.
El coloquio BiNaH ofrece así una oportunidad excepcional para poner en valor este patrimonio, que testimonia la circulación de textos, conocimientos y comunidades a lo largo de la historia. Entre las piezas abordadas se encuentran fragmentos de la Genizá de El Cairo, Biblias ibéricas que pasaron por Italia, o manuscritos que transitaron por Constantinopla antes de integrarse a colecciones reales y eruditas europeas. Cada pieza cuenta una trayectoria singular, pero inscrita en una historia común de migraciones, transferencias culturales y reapropiaciones.
El interés de un coloquio así es doble. En el plano científico, permite reunir a historiadores, codicólogos, filólogos y especialistas en arte del libro alrededor de un fondo que ilumina las dinámicas de intercambio intercultural y la construcción de bibliotecas occidentales. En el plano patrimonial, constituye un acto de valorización pública, permitiendo dar a conocer al público la riqueza de las tradiciones manuscritas hebreas y su papel en el diálogo de culturas.
El fondo de la BnF posee la colección más grande del mundo, albergando cerca de 1.500 manuscritos, reunidos a lo largo de los siglos a partir de diversos legados importantes.
En un contexto donde la memoria escrita constituye un asunto crucial para la identidad y la transmisión, el proyecto BiNaH, apoyado por la ANR, representa un enfoque ejemplar: hacer accesible un patrimonio secular, mostrar su alcance universal y renovar la reflexión sobre la historia de las colecciones, los saberes y los intercambios.
El coloquio del 9 de octubre de 2025 se anuncia así como un momento destacado, combinando investigación, patrimonio y apertura cultural, al servicio de un redescubrimiento vivo de la Hebraica.
Este artículo es personal; no pretendo ser ni científico, ni historiador, ni periodista profesional…
Es delicado dar testimonio siendo profano, pero en este blog generalmente expreso un entusiasmo personal según la actualidad y mi revisión diaria de prensa internacional.
Las fotos y videos se toman de la web, también estrictamente para uso personal y privado.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire