Mélenchon, l’apprenti sorcier piégé par ses propres flammes
Il a cru pouvoir chevaucher la colère. C’est désormais elle qui le chevauche. voici avec précision ce que beaucoup refusent encore de voir.
« Le porte-parole, c’est fini. » Selon les deux auteurs, la formule de Rima Hassan, au soir des législatives de 2024, n’était pas un bon mot : c’était un faire-part.
Celui d’un tribun qui ne commande plus rien et d’un mouvement qui a laissé entrer chez lui ceux qui ne reconnaissent aucun chef, aucune règle, aucune limite.
L’extrême gauche d’hier avait au moins la discipline de ses chapelles trotskistes.
Celle d’aujourd’hui est une nébuleuse sans visage, nourrie aux réseaux, aux squats et à la violence vécue comme une fête.
LFI en a fait ses troupes de choc, recruté ses figures, adopté son vocabulaire. Elle découvre que ces gens-là n’obéissent qu’à leur propre logique : celle de l’embrasement.
Qui sème l’affrontement permanent ne récolte pas le pouvoir : il récolte le chaos, et ce chaos ne lui appartient pas.
Le plus écœurant reste le calcul électoral. D’un côté, une jeunesse diplômée et confortable en mal de frissons révolutionnaires ; de l’autre, des quartiers populaires et des Français issus de l’immigration, traités non comme des citoyens mais comme une réserve de voix et de colère.
Chacun sert d’outil à l’autre. Ce cynisme tient dans l’opposition ; il volera en éclats au premier jour d’exercice du pouvoir.
En normalisant le lexique de la rupture et la conflictualité comme horizon, Mélenchon ne prépare pas une alternative : il pratique une stratégie de la tension qui ronge les institutions démocratiques elles-mêmes.
Il a tendu le piège. Il s’y est pris. Le drame est qu’il risque d’y entraîner la République avec lui.
JBCH
© JBCH Octobre 2026 D’après l’analyse de Gaël Brustier et Philippe Fabry, « Alerte aux décoloniaux : Jean-Luc Mélenchon face au piège qu’il s’est lui-même tendu ».
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