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vendredi 2 octobre 2026

Flavius Josephe le seul journaliste de l'époque ... et Renan ! JBCH N° 2610 - 196


 



Renan s'est égaré : il n'y a jamais eu de Messie !

De Flavius Josèphe à Renan : anatomie d'une escroquerie littéraire


Histoire · Religions : De Flavius Josèphe à Renan : 

anatomie d'une escroquerie littéraire





JBCH N° 196



 Histoire · Religions — De Flavius Josèphe à Renan : anatomie d'une escroquerie littéraire

 

On nous a vendu l'histoire d'un homme. Il n'y a eu que des textes qui se copient, se corrigent, et finissent par devenir un roman. Comment passe-t-on d'un faux à un best-seller ?

Par JBCH · 2 octobre 2026

Flavius Josèphe, le faux fondateur

Tout repose sur lui. « Même un historien juif non chrétien parle de Jésus », nous répète-t-on. Le fameux Testimonium Flavianum (Antiquités juives XVIII, 3) affirme pourtant : « si toutefois il faut l'appeler un homme… C'était le Christ. » Un Juif pharisien à la cour des Flaviens n'a jamais écrit cela.

Origène, au IIIe siècle, a lu Josèphe de près. Il précise que Josèphe ne croyait pas que Jésus fût le Christ, d'&illeurs il n'en fait pas allusion, il parle de revolte des juifs, de répressions terribles par des légions envoyées par Rome, des crucifictions par milliers, mais jalmais d'hun homme providentiel !

La version que nous lisons aujourd'hui n'est donc pas celle qu'il avait sous les yeux. Elle a été retouchée entre Origène et Eusèbe de Césarée. Eusèbe est le premier à citer le Testimonium sous sa forme longue. C'est lui que l'historien Jacob Burckhardt tenait pour le premier historien de l'Antiquité foncièrement malhonnête.





Reste une ligne, plus loin (XX, 200), sur la mort de « Jacques, frère de Jésus appelé Christ ». Une ligne de passage, sur un texte que des copistes chrétiens ont manifestement travaillé. Le témoin juif décisif se réduit à un document suspect et à une incise.

« Josèphe a fourni le faux tampon historique, Renan le costume romantique. »JBCH

 Tacite, Suétone, Pline : du ouï-dire romain


Tacite écrit vers 116 qu'un certain Christus fut supplicié sous Ponce Pilate. Il n'a rencontré personne qui ait vu Jésus. Il rapporte ce que l'on dit à Rome quatre-vingts ans après les faits supposés. C'est comme si l'on écrivait aujourd'hui la vie d'un gourou mort en 1940 en écoutant seulement ses adeptes de 2026.

Suétone mentionne un « Chrestus » agitateur, nom d'esclave courant. Pline fait torturer deux servantes chrétiennes et n'apprend rien de Jésus. Ces textes prouvent qu'il y a des chrétiens dans l'Empire au début du IIe siècle, pas qu'un messie a vécu en Judée.


Et Paul ?Les défenseurs de l'historicité brandiront les lettres de Paul, écrites dans les années 50, avant tous les évangiles. Lisons-les vraiment. On n'y trouve ni Galilée, ni miracle, ni parabole, ni Pilate. Le Jésus de Paul est une figure céleste, connue par « révélation » et par les Écritures. Même ce « frère du Seigneur » croisé à Jérusalem peut désigner un titre de confrérie autant qu'un lien de sang.


Renan, le romancier qui a tué la critique






Les Allemands avaient ouvert la brèche. Reimarus, dans des écrits publiés après sa mort par Lessing (1774-1778), sépare pour la première fois Jésus de ce que ses disciples en ont fait. En 1835, Strauss, 27 ans, va plus loin : les évangiles sont des mythes, des récits forgés pour montrer que les prophéties s'accomplissent. C'est en lisant cette critique allemande que le jeune séminariste de Saint-Sulpice perd la foi.

Puis vint Renan, et sa Vie de Jésus (1863), le pire coup porté à l'histoire sérieuse. Strauss avait dissous le récit ; Renan le recoud. 

Il a eu peur de sa propre critique, et il a reculé. Envoyé en mission au Liban en 1860, il passe par la Galilée, contemple le lac de Tibériade et, au lieu de faire de l'histoire, fait du roman sentimental. Il nous donne un Jésus doux et poète, « homme incomparable », qui prêche parmi les fleurs. C'est du Lamartine. 

Sa méthode n'en est pas une. Il garde des évangiles ce qui l'arrange et jette le reste, sans critère. Il invente des scènes et prête des états d'âme. Il change un vide documentaire en carte postale.

Le décor, il l'emprunte à Josèphe : Hérode, Antipas, Pilate, Caïphe, sadducéens et zélotes. Sur cette toile de fond authentique, il pose un personnage inventé, et l'illusion devient parfaite.

Renan n'a pas retrouvé Jésus. Il a fabriqué celui dont la bourgeoisie de 1863 avait besoin : sans miracle, sans Église, et surtout arraché à son peuple juif. 

Le public pouvait enfin aimer Jésus sans croire au surnaturel, et le livre devint l'un des plus grands succès de librairie du siècle. 


Ce n'est pas de l'histoire, c'est du marketing.


La conclusion qui dérange





Retirons Josèphe, retouché. Retirons Tacite, tardif et de seconde main. Retirons les évangiles, textes de foi écrits quarante à soixante-dix ans après, contradictoires entre eux et calqués sur l'Ancien Testament pour produire des prophéties accomplies. Que reste-t-il ?

  • Aucune archive romaine.
  • Aucune inscription, aucun témoin direct.
  • Le silence de Philon d'Alexandrie, contemporain des faits, qui écrit pourtant sur Pilate.

Le « Messie » ressemble à une construction théologique : un collage d'Isaïe, des Psaumes et de ces récits de dieux mourants et ressuscités si répandus en Méditerranée. et un marketing implaccable transporté par Paul, Saül de Tarse, homme de communication exceptionnel.





De Josèphe à Renan, on n'a pas progressé vers la vérité : on a appris à mieux habiller le vide. Peut-être n'y a-t-il jamais eu de Jésus historique caché sous le Christ de la foi. Il y aurait seulement eu le Christ de la foi, et l'on aurait tenté après coup de lui fabriquer un état civil. 


C'est ce que Renan n'a jamais eu le courage de dire.dire.



© JBCH Octobre 2026

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