Dans les synagogues américaines, les fidèles deviennent gardiens
Aux USA, ace à des actes antisémites au plus haut niveau depuis 46 ans, des congrégations forment leurs propres membres en équipes de sécurité bénévoles.
En France nous avons le SPCJ qui est une référence d'un haut niveau
Partout aux États-Unis, des synagogues entraînent désormais leurs fidèles à assurer eux-mêmes la sécurité des lieux, à mesure que les agressions antisémites atteignent des niveaux records et que les lieux de rassemblement juifs font face à des menaces croissantes. Le porche d'entrée, autrefois simple symbole d'accueil, devient aussi un poste de contrôle : un signe de la manière dont l'antisémitisme redessine la vie juive en Amérique.
Un record de 46 ans
Les actes antisémites aux États-Unis ont atteint l'an dernier leur niveau le plus élevé depuis 46 ans — le plus haut jamais enregistré depuis que l'Anti-Defamation League (ADL) a commencé à les recenser en 1979.
Concrètement, les organisations de sécurité juives superposent désormais caméras, portes renforcées, contrôles d'accès plus stricts, bénévoles formés et coordination avec les forces de l'ordre autour des synagogues — un dispositif de sécurité civile construit congrégation par congrégation.
La Community Security Service
Plus de 7 100 bénévoles ont été formés par la Community Security Service (CSS), qui protège désormais plus de 500 synagogues et événements à travers le pays chaque semaine, selon son PDG Richard Priem.
Le prix psychologique de la vigilance
Ce renforcement sécuritaire a un coût qui dépasse le seul budget : il pèse aussi sur le moral des communautés. Le rabbin Nolan Lebovitz, grand rabbin de Valley Beth Shalom à Los Angeles — l'une des plus grandes synagogues d'Amérique du Nord —, explique que le clergé doit désormais concilier impératifs de sécurité et optimisme spirituel.
Une double fonction
La porte de la synagogue devient à la fois lieu d'accueil et checkpoint de sécurité — une transformation silencieuse mais visible du quotidien des communautés juives américaines.
Source
Cette chronique reprend et condense un article de Russell Contreras pour Axios, illustré par Brendan Lynch/Axios (images : Getty).
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