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mardi 6 octobre 2026

Et si un nouveau 7 Octobre arrivait ? JBCH N° 2610 - 209


 

Éditorial · Réfléchissez, il est encore temps


JBCH Octobre 2026. N° 209                6 Octobre 

Europe : le chèque, l’aveuglement, et l’armée qu’elle a payée

Bruxelles finance, Paris reconnaît, les capitales sermonnent. Pendant ce temps, en Judée-Samarie, une force armée de plusieurs dizaines de milliers d’hommes s’est constituée sous le parapluie européen. Israël, lui, n’a plus le droit à la surprise.

Il faut regarder les choses en face. Les forces de sécurité de l’Autorité palestinienne ne sont plus une police municipale chargée de régler la circulation à Ramallah. Ce sont des dizaines de milliers d’hommes équipés, entraînés, organisés en unités de type militaire. 




Une armée, qui ne dit pas son nom, installée au cœur des territoires administrés par Israël, à quelques kilomètres de fermes isolées, de villages juifs et de localités adossées à la ligne de démarcation.

Et cette armée a un banquier. Depuis vingt ans, l’Union européenne verse au budget de l’Autorité palestinienne des centaines de millions d’euros par an, salaires des fonctionnaires et des personnels de sécurité compris. Depuis 2006, sa mission EUPOL COPPS forme et structure la police palestinienne. L’Europe n’a pas seulement payé : elle a organisé.




Ce que l’Europe finance sans vouloir le voir

Le dossier que Bruxelles préfère ne pas ouvrir

  • Les manuels scolaires : une étude commandée par la Commission elle-même à l’Institut Georg Eckert, en 2021, a relevé dans les manuels palestiniens des contenus antisémites et l’apologie de la violence. Les financements ont continué.
  • Les allocations aux détenus et aux familles de « martyrs » : Mahmoud Abbas a annoncé leur réforme en 2025 ; nombre d’observateurs doutent qu’elle ait changé autre chose que l’étiquette.
  • Les armes : elles s’accumulent dans les villes et les camps de Jénine, Naplouse ou Toulkarem, sous le regard d’une Autorité qui laisse prospérer le Tanzim, sa propre branche armée.

Voilà l’équation européenne : un chèque sans contrôle, une formation sans garantie, une indulgence sans fin. Et lorsque Paris, en septembre 2025, reconnaît un État palestinien sans frontières, sans désarmement et sans renoncement au terrorisme, il ne récompense pas la paix : il récompense la patience de ceux qui attendent leur heure.

Le 7 octobre aussi, on avait cru qu’il s’agissait d’administrer une population. On découvrit une armée.



 

Le scénario que l’Europe refuse d’imaginer

Le même schéma qui a conduit au massacre du 7 octobre 2023 dans le sud peut se reproduire en Judée-Samarie. Si les forces de sécurité de l’Autorité et les groupes du Tanzim qui lui sont affiliés retournaient un jour leurs armes contre les habitants israéliens et contre Tsahal, l’attaque serait brutale, coordonnée et massive. Personne à Bruxelles n’en parle. À Jérusalem, on s’y prépare.

Le ministre de la Défense Israël Katz l’a dit sans détour : en cas d’attaque, Israël déclarera la guerre à l’Autorité palestinienne. Le plan, préparé avec Benjamin Netanyahou, prévoit une offensive générale, terrestre et aérienne, contre les responsables impliqués, l’appareil sécuritaire et les infrastructures terroristes, avec des évacuations dans les zones de combat et une protection maximale des localités israéliennes. 





Katz a précisé qu’il ne s’agissait pas de revivre une Intifada interminable, mais de mener une guerre courte et décisive. Il s’agit d’un plan de contingence, non d’une opération décidée : une dissuasion explicite, adressée à ceux qui seraient tentés.

On entendra demain les chancelleries européennes s’indigner de la « disproportion ». Elles seront les premières à condamner la riposte, elles qui ont financé, sans jamais exiger de comptes, les moyens de l’agression. C’est toute l’hypocrisie d’une Europe qui veut jouer les juges de paix après avoir joué les intendants.

La leçon que l’Europe n’a pas apprise

Israël a appris la leçon du 7 octobre au prix de 1 200 morts et de centaines d’otages. La dissuasion ne suffit plus face à une force armée, payée et structurée par des puissances étrangères au cœur même de son territoire. La préparation doit être totale.




L’Europe, elle, n’a rien appris. Elle continue de confondre aide humanitaire et blanc-seing, diplomatie et complaisance, paix et abdication. 

Elle croit acheter la stabilité ; elle subventionne une poudrière. Le jour où elle explosera, il ne faudra pas que Bruxelles et Paris feignent la surprise. Ils auront signé les chèques.

Qu’on exige enfin, avant chaque euro versé, le désarmement des milices, la fin des allocations au terrorisme et la refonte des manuels. 
Sinon, que l’Europe ait au moins la décence de se taire quand Israël devra se défendre contre ce qu’elle a financé.

© JBCH Octobre 2026

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