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mardi 14 avril 2026

Histoire de l'Ouganda et d'Israël .. JBCH N° 2604 - 1008

Ouganda, au cœur de l’Afrique de l’Est, et ses relations tumultueuses avec les Juifs et Israël.


Au début du XXe siècle, la « Uganda Scheme » (1903) : la Grande-Bretagne propose à Theodor Herzl un territoire en Afrique orientale britannique (alors appelé Ouganda, en réalité au Kenya actuel) comme refuge temporaire pour les Juifs fuyant les pogroms russes. 




Projet rejeté par les sionistes qui préfèrent la Palestine mandataire historique.


Indépendance de l’Ouganda en 1962 : relations très étroites avec Israël. Des milliers d’Ougandais formés en Israël ; l’armée ougandaise entraînée et équipée par Tsahal ; projets de construction et d’agriculture israéliens massifs. Idi Amin  Dada lui-même, alors commandant, admire Israël et y suit une formation de parachutiste.






1971 : Idi Amin Dada prend le pouvoir. Au début, il maintient l’alliance militaire. Mais en 1972, virage brutal : il expulse tous les Israéliens, rompt les relations diplomatiques, se rapproche des Palestiniens et de Kadhafi. Ton antisémite et anti-israélien.



1976 : l’affaire d’Entebbe. Un avion d’Air France détourné par des terroristes palestiniens et allemands est dirigé sur l’aéroport d’Entebbe avec la complicité d’Amin. Israël lance l’Opération Thunderbolt : raid audacieux de 4 000 km, libération de 102 otages, mort de tous les preneurs d’otages, de plusieurs soldats ougandais et de Yoni Netanyahu. Humiliation historique pour Amin.






Après la chute du Maréchal,  (1979) et sous Museveni (au pouvoir depuis 1986), normalisation progressive. Relations rétablies en 1994 : coopération en agriculture, eau, santé et sécurité.






Aujourd’hui (2026) : tournant spectaculaire. Le général Muhoozi Kainerugaba, chef de l’armée ougandaise et fils du président, offre publiquement 100 000 soldats ougandais pour défendre Israël et la « Terre sainte ». 





Il menace l’Iran (« une brigade UPDF suffirait pour prendre Téhéran en deux semaines »), annonce une statue de Yoni Netanyahu à Entebbe et se rend à Tel-Aviv. L’armée ougandaise se met ainsi, au moins symboliquement, à la disposition d’Israël dans le conflit régional.



De la proposition de patrie juive à l’hostilité d’Amin, du raid d’Entebbe à l’offre militaire actuelle : l’Ouganda incarne une histoire contrastée, faite d’amitié stratégique, de trahison et de réconciliation pragmatique.






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