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mercredi 1 avril 2026

Si je t'oublie ô Jérusalem ... JBCH N° 2604 - 985



« Au bord des fleuves de Babylone, nous étions assis et nous pleurions, en nous souvenant de Sion.

Aux saules de la contrée nous avions suspendu nos harpes. Là, nos vainqueurs nous demandaient des chants, et nos oppresseurs de la joie :

“Chantez-nous quelques-uns des cantiques de Sion !”

Comment chanterions-nous les cantiques de l’Éternel sur une terre étrangère ?

Si je t’oublie, Jérusalem, que ma droite m’oublie !

Que ma langue s’attache à mon palais, si je ne me souviens de toi, si je ne fais de Jérusalem le principal sujet de ma joie !


L’an prochain à Jérusalem : une espérance vivante

Alors que des millions de Juifs préparent leur seder de Pessah ce printemps 2026, la phrase rituelle « L’an prochain à Jérusalem » résonne avec une force particulière. Prononcée depuis le Moyen Âge à la fin de la Haggada, elle clôt le récit de l’Exode en ouvrant sur l’avenir : la libération d’Égypte n’est pas une fin en soi, mais le début d’un voyage vers la Terre promise, le don de la Torah au Sinaï et l’établissement d’un peuple souverain à Sion.


Bien plus qu’un vœu pieux, ces mots rappellent que la liberté véritable s’accomplit dans la responsabilité collective : bâtir une société guidée par la justice, la loi et un projet national. Les Pères fondateurs américains y puisaient déjà leur inspiration, voyant dans l’Exode le modèle d’une nation passant de l’esclavage à la dignité sous une loi supérieure.


Tout juif au moment critique de toutes les joies, de toutes les fêtes au moment de leur apogée ... ( Brith Mila, Bar Mitsva, ou Mariage) on cite Jérusalem , et la tristesse d'avoir perdu le Temple,



Aujourd’hui, au milieu des menaces persistantes – missiles, terrorisme, haine antijuive –, cette formule prend une dimension concrète. Elle affirme que la rédemption passe par la défense d’Israël et de Jérusalem, capitale historique et spirituelle, où le peuple juif entend vivre en sécurité et accomplir sa mission morale.




« L’an prochain à Jérusalem » n’est ni nostalgie ni utopie : c’est l’engagement à poursuivre le récit inachevé de Pessah, celui d’un peuple libre qui transforme son histoire en espérance partagée pour lui-même et pour l’humanité.


Cette année encore, elle unit passé, présent et avenir autour d’une même conviction : la route de l’Exode mène à Sion.

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