Le vote de la France au Conseil de sécurité de l’ONU aux côtés de la Russie et de la Chine a suscité de vives réactions, car elle rompt avec ses alliés traditionnels.
Paris affirme avant tout son opposition à une escalade militaire risquée, notamment dans le détroit d’Ormuz, et rappelle son attachement au droit international. et son amitié avec les mollahs ou certains caciques ce ce régime scélérat.
Ce positionnement s’inscrit dans une tradition française d’autonomie, déjà observée lors de la guerre en Irak en 2003, lorsque la France s’était opposée aux États-Unis. Aujourd’hui, la situation est rendue plus complexe par l’évolution de la politique américaine sous Donald Trump, accusé de fragiliser l’alliance atlantique. Entre menaces de désengagement, manque de concertation avec les alliés européens et positions parfois ambiguës vis-à-vis de Moscou, Washington contribue à brouiller les repères traditionnels.
Dans ce contexte, la France considère que l’OTAN doit rester une alliance fondée sur la concertation, la confiance et l’unanimité, et non sur l’alignement automatique. Le vote à l’ONU apparaît alors comme une manière de rappeler ces principes, face à une intervention militaire jugée mal préparée et non concertée.
Par ailleurs, ce geste reflète une recomposition plus large des équilibres internationaux. Les lignes de fracture ne sont plus aussi claires qu’auparavant entre un bloc occidental et un bloc sino-russe. Il arrive désormais que des convergences ponctuelles émergent selon les dossiers, sans pour autant traduire une alliance durable.
Enfin, les critiques adressées à la France révèlent aussi une tension croissante entre fidélité aux alliances et défense des intérêts nationaux.
En refusant de suivre automatiquement ses partenaires, Paris essaye de préserver ce qu'elle croit une crédibilité diplomatique et un rôle de puissance d’équilibre, et devant Trump essaye de jouer sans brio au héros.
Ce choix, controversé, illustre une vision partisane des relations internationales, et un échec total du Quai d'Orsay, et face à ce vote, les Emirats viennent déjà d'annuler l'achat de 50 Rafales par défiance envers cette politique assez déroutante. Pauvre France !
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