L’expression de “syndrome Gad Elmaleh” renvoie a une posture socioculturelle observée dans certains milieux juifs occidentaux. Gal El Maleh qui s’est converti … et qui le clame
Elle désigne une tentation d’assimilation poussée, parfois jusqu’à une fascination pour le catholicisme, perçu comme culturellement dominant en Europe.
Dans ses prises de parole, Alain Finkielkraut évoque cette dérive comme une forme de malaise identitaire.
Selon lui, certains Juifs mondains chercheraient à s’éloigner d’une identité jugée trop conflictuelle ou exposée.
La guerre et les tensions autour d’Israël accentuent ce phénomène.
L’idée d’autodéfense portée par l’État hébreu peut heurter une sensibilité universaliste ou pacifiste.
D’où une prise de distance, parfois publique, vis-à-vis de la politique israélienne.
Ce positionnement s’inscrit aussi dans un désir d’acceptation sociale dans des cercles intellectuels ou culturels.
La conversion religieuse, réelle ou symbolique, devient alors un geste de rupture autant que d’intégration.
Pourtant ce mouvement s’accélère
Beaucoup y voient une méconnaissance de l’histoire juive et de ses persécutions.
D’autres dénoncent une forme d’illusion : croire que l’effacement protège durablement.
Le débat révèle en réalité une tension ancienne entre intégration et fidélité identitaire.
Il interroge aussi le rapport des diasporas à Israël en temps de guerre. C est encore plus profond aux USA surtout dans le milieu démocrate.
Entre solidarité, critique et détachement, les lignes de fracture se multiplient.
Ce syndrome qui s’installe dans une France qui a vu en vingt ans sa population juive baisser de 750 000 âmes a 420 000 .
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