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lundi 7 septembre 2026

David Dawidovicz. JBCH N° 2609 - 159

   JBCH N° 2609 - 159


Journal de David Dawidovicz



Mémoire de la Shoah · Résistance · 


Mon vieil et bon ami David, qui habitait à la Celle Saint Cloud, un rendez-vous à l'heure du Café, et une discussion sur Cervantes , le Marrane qui a conçu son oeuvre autour de la lutte cachée contre l'inquisition... Et à un moment, il me quitte et me rapporte un vieux livre de Don Quichotte en Yiddish ... 
Je n'oublierai jamais David, il restera parmi mes connaissances les plus chères, il m'a appris beaucoup de par son parcours sur la vie, et aussi sur la spiritualié.

Ce texte m a été confié par Bernard Chapert à qui je dois beaucoup et qui lui aussi est parti bien trop jeune .
Page 1 · 1924 — 1935

Une enfance de ruptures

De Tel-Aviv à Lodz

Ma scolarité est le reflet d'une vie faite d'une succession de ruptures, de relèvements et d'adaptations.

Mes trois premières années d'école primaire se sont déroulées en hébreu dans une école primaire de Tel-Aviv. Elles se sont poursuivies à Paris où il fallait tout recommencer puisque mes enseignants de l'école communale s'obstinaient à ignorer l'hébreu. Force me fut d'apprendre tant bien que mal le français.

Après deux années, je me sentais assez français pour croire que mes ancêtres étaient gaulois et mes ennemis les anglais pour avoir brûlé Jeanne d'Arc. C'est alors que l'administration de la République française s'aperçut que le visa d'entrée en France de ma mère — sur lequel figuraient également ma sœur cadette et moi-même — ne constituait pas un permis de séjour. Nous nous vîmes, en tant qu'étrangers indésirables, expulsés vers la Pologne qui était censée être mon pays, tandis que mon père et mes deux sœurs aînées, qui figuraient sur son visa d'immigrant, pouvaient rester en France en tant qu'étrangers « désirables ».

Je découvrais ainsi un pays dont je ne parlais pas la langue officielle, ce qui ne me paraissait pas nécessaire puisque dans ma ville natale de Lodz, une bonne majorité des habitants parlaient yiddish. Cela simplifiait le problème en ville mais ne m'était d'aucune utilité à l'école.

Je fis donc une apparition météorique dans une école publique polonaise où je fus dirigé dans une classe dans laquelle les élèves juifs devaient prendre place sur une rangée de pupitres distincte de celles des élèves « vrais polonais », c'est-à-dire catholiques. Cela me faisait regretter notre bonne école communale de Belleville où toute discrimination du fait des origines était bannie et toute injure raciste réprimée. Ici ce n'était plus le cas.

Lorsque l'instituteur me dit dans sa langue que je comprenais suffisamment : « toi, le petit juif français, va t'asseoir là, avec les autres juifs », je lui répondis, sans doute pas tout à fait dans la langue de Molière mais bien dans celle que Victor Hugo prêtait à Cambronne.

Suspectant, ne serait-ce que par mon intonation, que la phrase n'était pas convenable, l'instituteur me fit chasser de l'école. Mon grand-père, talmudiste et cabaliste érudit, fut ravi de prendre mon éducation en main. Je n'avais pas encore onze ans.

Après m'avoir fait travailler durant une semaine sur le premier chapitre d'un ouvrage du Talmud, « Baba Metzia » (traité des choses trouvées), il me présenta dans une « beit ha midrash »  école consacrée à l'étude de la Bible et du Talmud. Après une sévère mise à l'épreuve, je fus admis dans la classe, c'est-à-dire autour d'une longue table, avec des « grands », des garçons de 12 à 14 ans. J'avais un avantage : 

L'hébreu était la langue dans laquelle je pensais et, en dépit des archaïsmes et des locutions araméennes ou chaldéennes dont le Talmud babylonien est émaillé, je n'avais pas besoin de traduction pour le comprendre, mais plutôt d'éclaircissements.

Dans cette page
Date

Naissance

Naissance dans une famille juive polonaise. Trois premières années d'école primaire en hébreu à Tel-Aviv.

Mot

Lodz, ville yiddish

Ville natale. Une majorité d'habitants y parle yiddish — la langue du quotidien, pas celle de l'école officielle polonaise.

Talmud

Baba Metzia

Traité des choses trouvées. Premier chapitre travaillé pendant une semaine avec son grand-père talmudiste et cabaliste, avant l'entrée à la beit ha midrash.

Page 2 · 1936 — 1942

Retour clandestin et guerre

L'apprentissage de la clandestinité

Au bout de sept ou huit mois, ma mère profita de l'exposition universelle qui se tenait à Bruxelles pour demander un visa d'entrée en Belgique et de là un passeur nous fit entrer en France, frauduleusement.

Je repris donc ma scolarité française avec les difficultés que l'on imagine pour rattraper mon retard et pus, la situation de ma famille étant enfin régularisée, passer mon Certificat d'Études Primaires, seul titre « universitaire » dont je puisse me prévaloir. Je poursuivis ma scolarité dans l'enseignement secondaire lorsque, étant en 4ème, ce fut la guerre et mon père, engagé volontaire, attendait son incorporation — qui ne vint jamais.

Compte tenu de la précarité financière de ma famille, je renonçai à poursuivre mes études. Je commençai par donner des cours particuliers de lecture et d'écriture yiddish à des enfants avec lesquels les parents souhaitaient pouvoir correspondre en cas de séparation, travaillai dans un atelier de tricotage mécanique puis à l'ORT, école professionnelle où je comptais apprendre le métier d'ajusteur avec travail sur tour parallèle et sur fraiseuse, tout en suivant, le soir, les cours du CNAM   mathématiques préparatoires, électricité industrielle, physique. 

Cette formation s'est poursuivie la première année de l'occupation allemande, occupation d'autant plus visible que les bâtiments du CNAM hébergeaient aussi des militaires de la Wehrmacht.

Puis vinrent les premières grandes rafles des juifs en 1941 et le zèle des flics français n'épargnait pas le CNAM. Je me souviens encore d'une descente de flics dans l'amphithéâtre Painlevé et me vois dévaler les gradins jusqu'à la chaire du professeur Sainte-Laguë, qui me pousse vers la petite porte de sortie des professeurs en traitant les flics de salopards, leur faisant barrage de son frêle corps.

Je devais le revoir quelques jours plus tard. En plein cours, il déclara que certains élèves devant, pour des raisons fort honorables, dissimuler leur identité, pouvaient lui remettre sous un « pseudonyme » leurs devoirs à corriger et que, lorsque les « jours meilleurs reviendront », les travaux seraient validés.

Mais à partir du 16 juillet 1942 la police française exerça son zèle sur les femmes, enfants, vieillards et infirmes juifs et ma proche famille fut ainsi livrée à l'Allemagne ; il n'était plus question d'étudier mais d'échapper à la traque et de survivre. 

J'ai donc appris l'art de la clandestinité et pus, durant quelques semaines, compter sur l'aide de camarades du quartier — dont, quelques années plus tard, je devais rencontrer quelques-uns au G.O.D.F.

Je fus néanmoins pris à la suite d'une délation et envoyé dans un camp de travail dans les Ardennes, alors zone interdite qui devait faire partie du Grand Reich. 

Je fus affecté à une exploitation de la Wirtschaftsoberleitung (W.O.L.), traduisible par « Haute Direction des affaires agricoles ».

Dans cette page
Témoignage

Sainte-Laguë fait barrage

« De son frêle corps. » Descente de police dans l'amphithéâtre Painlevé — le professeur pousse l'élève vers la petite porte de sortie et traite les flics de salopards.

Date

Les rafles

Premières grandes rafles des juifs en 1941. Zèle des policiers français au CNAM. 16 juillet 1942 : la police française sévit contre femmes, enfants, vieillards et infirmes.

Mot

W.O.L.

Wirtschaftsoberleitung — Haute Direction des affaires agricoles. Organisme exploitant des terres confisquées, en Pologne, en Ukraine puis dans les Ardennes, zone interdite devant faire partie du Grand Reich.

Page 3 · 1942 — 1944

Témoin et évadé

De Maïdanek à la Libération de Paris

J'y suis resté 18 mois. Je ne parlerai pas ici des mauvais traitements, mais en novembre 1942, un officier allemand, ingénieur agronome avec lequel je pus m'entretenir, me conseilla de m'évader car, me dit-il, revenant récemment de Pologne, il avait été le témoin horrifié et impuissant de l'extermination des hommes, femmes et enfants juifs ; il me donna le nom de la localité devenue sinistrement célèbre : Maïdanek.

« Ne te fais pas d'illusion, les juifs ne resteront pas ici bien longtemps, un jour ou l'autre, vous serez acheminés vers la Pologne où le Reich a mis au point une industrie de l'extermination sans précédent. »

Je relatai cette information à mes compagnons d'infortune sans en révéler la source, de crainte de trahir cet officier qui semblait redouter la Gestapo, mais ils se montrèrent sceptiques, un tel massacre leur semblant illogique, irrationnel de la part d'un État qui manquait de main-d'œuvre. 

Je devais ainsi apprendre que les meilleurs auxiliaires des exterminateurs, comme de nos jours des totalitaires ou des terroristes, ne sont autres que leurs futures victimes.

Puisque je réponds au questionnaire relatif à mes études, voilà encore une chose qui n'est pas enseignée dans les facultés. Ce « séjour » m'aura permis de parfaire mon allemand enseigné à coups de botte, de poing ou de crosse, d'étudier, pendant les courts moments de repos, l'anglais avec un avocat juif viennois dont j'ai encore du mal à me débarrasser de l'accent germanique, de redécouvrir l'antisémitisme imbécile des Polonais déportés de la région de Lwów, mais aussi de constater la fraternité manifestée par les prisonniers de guerre français, et la connivence des habitants français grâce auxquels j'ai pu préparer des papiers d'identité et des planques pour le jour de mon évasion.

Cette évasion eut lieu au moment ultime, lorsque le 4 janvier 1944, quelques camions transportant des SS vinrent « cueillir » tous les juifs du secteur pour les diriger sur un convoi en partance pour Auschwitz. Parmi mes compagnons déportés, il y eut un seul survivant.

Je connus ensuite la clandestinité jusqu'à la Libération de Paris. Durant cette période de huit mois, je faisais partie des FFI, envoyé en Normandie sous la couverture de valet de ferme, travail que je faisais effectivement, puis, en août 44, je reçus l'ordre de me replier sur Paris, à bicyclette :aucun train ne circulait   pour participer aux combats de la Libération.

Mon chef souhaitait que je m'engage dans l'armée régulière pour continuer la guerre contre l'Allemagne mais, avant de défendre une patrie qui n'était pas la mienne, je souhaitais faire quelque chose pour ma proche famille éprouvée.

Je partis à la recherche des membres de ma famille dispersée. Ma sœur aînée manquait à l'appel, victime de la rafle du Vel' d'Hiv du 16 juillet 1942 et gazée à Auschwitz à l'âge de 20 ans. 

Il en fut de même pour mes oncles, tantes, cousins et cousines raflés à Paris et qui ne sont jamais revenus. De même pour mes amis et camarades d'école. Inutile d'ajouter qu'aucun de mes proches ou lointains parents qui vivaient en Pologne n'a survécu au zèle exterminateur des nazis.

Notre appartement, ainsi que l'atelier de tricotage de mes parents, avaient été vidés de leur contenu sur l'initiative du « commissaire gérant aryen ».

Dans cette page
Témoignage

Industrie de l'extermination

« Ne te fais pas d'illusion, les juifs ne resteront pas ici bien longtemps... vous serez acheminés vers la Pologne où le Reich a mis au point une industrie de l'extermination sans précédent. » — Officier agronome allemand, novembre 1942, Maïdanek.

Date

4 janvier 1944

Des camions transportant des SS viennent « cueillir » tous les juifs du secteur pour les diriger sur un convoi en partance pour Auschwitz. Évasion au moment ultime.

FFI

Normandie à bicyclette

Huit mois de clandestinité. Envoyé en Normandie sous couverture de valet de ferme, travail effectué. Repli sur Paris à bicyclette en août 44 — aucun train ne circulait — pour les combats de la Libération.

Page 4 · 1945 — 1991 et transmission

Reconstruire

De l'apatridie à la transmission

Mes parents se remettaient difficilement de la disparition de leur fille et, complètement démunis, ne savaient comment faire pour reprendre une vie normale. Afin d'aider matériellement ma famille disloquée, je renonçai à reprendre des études interrompues depuis cinq ans ; je me sentais de toute façon trop mûri par l'expérience pour me retrouver avec des gamins de 15-16 ans dans un lycée, à préparer un hypothétique baccalauréat, sésame incontournable pour entrer en faculté.

Mais je redécouvrais, en recouvrant ma vraie identité, que j'étais toujours un étranger en situation précaire. 

D'une part, je n'avais aucun métier et, d'autre part, pour trouver un travail, il me fallait un permis de travail, mais pour obtenir celui-ci, il me fallait un certificat d'embauche, ce qui me faisait tourner en rond. 

Finalement je pus me faire embaucher comme auxiliaire civil de l'armée américaine. C'était un travail de bureau et d'interprète dans un service de transports, ce qui soumettait ma fragile connaissance de l'anglais à rude épreuve.

Pour sortir de la précarité de mon statut d'étranger, et surtout parce qu'en dépit des salauds souvent haut placés qui ont contribué à défigurer l'image de la France, pays des Droits de l'Homme, j'ai trouvé tant de braves gens auxquels je souhaitais m'identifier, je fis une demande de naturalisation française. Il ne restait plus qu'à attendre.

C'est en adhérant aux Auberges de Jeunesse grâce aux copains ajistes du temps de la clandestinité, dont le caractère idéaliste, laïque et militant est inconnu de nos jours  que j'ai trouvé la possibilité de partir en Allemagne pour organiser les toutes premières rencontres internationales des jeunes, essentiellement allemands et français. 

D'abord bénévole sous la direction d'Albert Jenger, que j'ai rencontré par la suite au G.O.D.F., je me vis proposer l'organisation et la direction d'un centre de rencontres à Lindau-Bad-Schachen. J'étais ainsi appointé à la fois par la direction des affaires culturelles de l'armée française d'occupation, par le ministère de l'éducation nationale de Bavière et par l'Institut fribourgeois pour les rencontres internationales. 

Le tout cumulé constituait un revenu bien maigre mais c'était pour moi à la fois une sorte d'exorcisme pour me libérer du profond traumatisme que j'avais subi, une volonté de recoller un idéal internationaliste et humaniste soumis à rude épreuve, et une tentative de comprendre, de l'intérieur de ce pays, comment un peuple de haut niveau culturel a pu réaliser la Shoah.

Même si, entre-temps, le monde a connu et connaît encore d'autres monstruosités, j'avoue que je n'ai pas encore compris par quel mécanisme mental une société humaine peut imaginer et mettre au point de telles profanations de l'image de l'Homme. C'est peut-être cette incompréhension qui, entre autres, m'a incité à frapper à la porte de ce Temple consacré à l'interminable recherche de la Vérité.

Mais à la fin d'une saison, l'administration française s'aperçut que l'emploi que j'occupais était réservé à un citoyen français, et de surcroît titulaire d'un titre universitaire de l'Éducation nationale. 

Ne répondant à aucun de ces critères, je fus remplacé par un fonctionnaire et il ne me restait plus qu'à retourner en France, non sans difficulté puisque pour passer la frontière il me fallait un visa d'entrée en France, alors que j'avais négligé cette formalité en me rendant en Allemagne. 

C'est quelque chose que la jeune génération a du mal à imaginer dans cette Europe où l'on passe sans formalité d'un pays à l'autre.

Après avoir travaillé une saison chez mon père, je m'endettai pour monter ma propre fabrique de tricotage et je m'en sortais fort bien lorsque je fus avisé que j'étais désormais français, ce qui me fit grand plaisir, mais ma joie fut de courte durée car je fus bientôt appelé à remplir mes obligations militaires, bien que ma classe d'âge (1924) en fût dispensée pour les Français de naissance et en dépit de mes services attestés dans la Résistance. 

Me revoilà en Allemagne, en uniforme du 11ème Chasseurs d'Afrique, à Mayence. Il me fallut profiter d'une permission pour vendre ma fabrique et apurer toutes mes dettes. 

Certes, j'ai appris à piloter un char et à tirer au canon, mais ces compétences, à moins de faire carrière dans l'armée comme me le suggérait mon colonel, ne me paraissaient pas d'une grande utilité pour gagner ma vie, une fois revenu à la vie civile.

J'y suis revenu au bout de dix-huit mois et reconstituai une fabrique de tricots dans des conditions économiques devenues moins favorables, me mariai et, lorsque ma femme attendait notre troisième enfant, je dus interrompre mon activité en raison du traitement d'un cancer, mon état ne me permettant pas d'effectuer un travail physiquement fatigant. 

Ne pouvant me résoudre à l'inactivité, je fis un stage dans une compagnie d'assurances qui me délivra un traité d'agent général. N'ayant jamais travaillé sous les ordres d'un patron, surtout lorsque ce patron prend la forme d'une hiérarchie faite de directeurs, sous-directeurs, chefs de réseaux et inspecteurs, je décidai de changer de statut et choisis celui de courtier d'assurances, ce qui fait de moi mon propre patron. 

C'est ce métier que j'ai exercé entre 1949 et 1991 et que je continue encore d'exercer sous une autre forme et « à la carte ». Plus qu'un complément de revenu de retraité, mon travail, que j'aime, me permet de garder un contact avec les réalités de la vie quotidienne extérieure.

L'assurance, sous toutes ses formes, est une école qui permet de découvrir et de juger l'homme à travers sa relation avec ses intérêts matériels. Disons que pour moi, « les frères n'aspirent pas au repos » est une réalité quotidiennement vécue.

Engagement maçonnique — conclusion

Pour conclure, je reviens à mon engagement maçonnique. D'abord dérouté par le symbolisme et surtout par les rituels, alors que je m'étais dégagé de toute croyance ou pratique religieuse, la Maçonnerie m'a permis de retrouver mes racines judaïques, non pas dans sa pratique dogmatique, mais dans son enseignement, dont la Maçonnerie même puise l'essentiel. 

La Maçonnerie me permet de faire la synthèse entre mes sources culturelles initiales et les courants philosophiques des Lumières que j'ai intégrés dans le cadre d'une approche laïque.

Toute religion, toute culture, toute idéologie nous parvient à l'état de pierre brute ; la méthode maçonnique permet d'en tailler les aspérités pour en faire non pas des éléments d'enfermement et d'exclusion, mais d'intégration dans un ensemble harmonieux. 

Dans ce monde encore tellement bouleversé et cruel, la maçonnerie, si elle n'existait pas, serait à inventer — mais peut-être devrions-nous la réinventer chaque jour pour répondre avec pertinence à chaque situation inédite. 

C'est le sens de notre initiation, qui ne s'arrête jamais, qui n'est jamais définitive, à quelque degré que ce soit. Les grades et les honneurs, si gratifiants fussent-ils, ne font que renforcer notre humilité. Les cordons, loin de servir à attirer le regard d'autrui, ne sont conférés que pour nous permettre un meilleur regard sur l'Autre.

Dans cette page
Date

Courtier d'assurances

Stage en compagnie d'assurances, traité d'agent général. Devient courtier pour être son propre patron. Exercice jusqu'en 1991, puis « à la carte ».

Lindau

Exorcisme et humanisme

Centre de rencontres à Lindau-Bad-Schachen, triple paie : armée française d'occupation, ministère bavarois, Institut fribourgeois. Tenter de comprendre comment un peuple de haut niveau culturel a pu réaliser la Shoah.

Maçonnerie

Les frères n'aspirent pas au repos

Dérouté par le symbolisme et les rituels, il y retrouve des racines judaïques non dogmatiques, en synthèse avec les Lumières laïques. « Les cordons ne sont conférés que pour nous permettre un meilleur regard sur l'Autre. »

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