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jeudi 8 octobre 2026

Les mots de la propagande des assassins.du Hamas JBCH 2026 - 218



 Éditorial · Réfléchissez, il est encore temps

JBCH OctoBre 2026  218


Dix mots pour inverser le 7 octobre : le lexique de la propagande du Hamas




Les bourreaux deviennent victimes, les victimes deviennent bourreaux. La méthode n’est pas nouvelle : les propagandes totalitaires du XXe siècle l’ont théorisée, Goebbels en tête. 

Répéter, simplifier, accuser l’adversaire de ses propres crimes. Le Hamas l’a appliquée à la lettre, et une grande partie de la presse mondiale l’a relayée.

Le 7 octobre 2023, le Hamas a commis le plus grand massacre de Juifs depuis la Shoah : 1 200 morts, des familles brûlées vives, des femmes violées, 251 otages. En quelques semaines, pourtant, le récit mondial s’est retourné. 

L’agresseur est devenu l’accusé, et l’accusé le résistant. Comment ? Par les mots. Pourtant tout a été filmé avec des caméras go-pro par les assassins !

Ce retournement repose sur une technique ancienne : l’inversion accusatoire. On attribue à l’ennemi ses propres intentions, on lui colle le vocabulaire le plus chargé moralement, celui de la Shoah et de la décolonisation, et l’on répète jusqu’à ce que le mot remplace le fait. 


Goebbels en avait fait une doctrine : ce n’est pas la vérité qui compte, c’est la répétition. Voici les dix mots de cette guerre-là.




Faire des descendants des victimes de la Shoah les nouveaux nazis : c’est le cœur de l’opération.

Le lexique de l’inversion


Faminel’arme

Ce que le mot affirmeIsraël affamerait délibérément la population de Gaza, en faisant de la faim une arme de guerre.
Ce qu’il effaceLa faim a été réelle et terrible. Mais elle procède d’abord d’une guerre déclenchée par le Hamas, du détournement de l’aide et de son contrôle sur la distribution. Le mot transforme une tragédie de guerre en intention criminelle.

Génocidele renversement suprême

Ce que le mot affirmeIsraël chercherait à exterminer les Palestiniens en tant que peuple.
Ce qu’il effaceLe seul projet génocidaire assumé est dans la charte du Hamas et dans le 7 octobre lui-même. Le mot le plus lourd du droit international sert à faire d’Israël l’héritier des bourreaux. C’est l’inversion parfaite.

Apartheidl’import sud-africain

Ce que le mot affirmeIsraël serait un État de ségrégation raciale.
Ce qu’il effaceLes citoyens arabes d’Israël, un sur cinq, votent, siègent à la Knesset, à la Cour suprême, et un parti arabe a même participé au gouvernement en 2021. La séparation avec les territoires répond à une logique sécuritaire, née des vagues d’attentats.

Colonialisme de peuplementl’effacement de l’histoire

Ce que le mot affirmeLes Juifs seraient des colons européens étrangers à la terre.
Ce qu’il effaceTrois mille ans de présence juive continue, Jérusalem au cœur de la prière, et près de la moitié des Juifs israéliens descendants des quelque 850 000 Juifs chassés ou poussés au départ par les pays arabes.

Nettoyage ethniquela démographie démentie

Ce que le mot affirmeIsraël voudrait vider Gaza de ses habitants.
Ce qu’il effaceLa population de Gaza a plus que triplé en trente ans, pour dépasser deux millions d’habitants avant la guerre. Étrange « nettoyage » qu’une croissance démographique parmi les plus fortes du monde.

Prison à ciel ouvertle camp imaginaire

Ce que le mot affirmeGaza serait un camp de concentration.
Ce qu’il effaceIsraël a évacué Gaza en 2005, jusqu’au dernier soldat et au dernier habitant juif. Le territoire possède une frontière avec l’Égypte, qui la contrôle elle aussi. Le Hamas a fait de l’aide internationale des centaines de kilomètres de tunnels.

Blocus, siège illégalla cause oubliée

Ce que le mot affirmeIsraël punirait collectivement une population.
Ce qu’il effaceLe contrôle des frontières, mis en place après le coup de force du Hamas en 2007, répond à un trafic d’armes massif et à des milliers de roquettes tirées sur les villes israéliennes.

Résistancele blanchiment

Ce que le mot affirmeLe 7 octobre serait un acte de lutte légitime.
Ce qu’il effaceAucune résistance ne consiste à violer, brûler et enlever des civils dans un festival de musique. Le mot blanchit le terrorisme.

Martyrsla sanctification

Ce que le mot affirmeTous les morts seraient des victimes innocentes et saintes.
Ce qu’il effaceLe mot confond civils et combattants, et glorifie la mort au lieu de la pleurer. Il transforme le terroriste tué en héros et le kamikaze en modèle.

Tueur d’enfantsle vieux mythe

Ce que le mot affirmeIsraël viserait les enfants par nature.
Ce qu’il effaceLa mort d’enfants est une tragédie, et nul ne doit la minimiser. Mais elle est aussi le fruit d’une stratégie du Hamas : combattre depuis les écoles, les hôpitaux, les habitations. Accuser les Juifs de tuer les enfants, c’est réactiver le plus vieux mythe antisémite d’Europe : le meurtre rituel.

Image de propagande , images fausses 

La caisse de résonance

Ces mots n’auraient eu aucune portée s’ils étaient restés dans les communiqués du Hamas. Ils ont conquis le monde parce qu’ils ont été repris sans vérification, sans mise en contexte, sans contradiction. 

Par les réseaux sociaux d’abord, où les images invérifiables circulent plus vite que les démentis. Puis par une large part de la presse internationale et des télévisions, qui ont adopté le vocabulaire de l’accusation comme s’il allait de soi.

Souvenons-nous de l’hôpital al-Ahli, en octobre 2023 : « 500 morts dans une frappe israélienne », titraient tous les grands médias du monde entier sur la seule foi du ministère de la Santé du Hamas. qui n'a jamais existé.

Quelques jours plus tard, les analyses établissaient qu’une roquette du Djihad islamique, tombée sur le parking, était la cause probable. Les rectificatifs ont été discrets ; le mal était fait.

Le mensonge fait le tour du monde pendant que la vérité met ses chaussures.

Le résultat est sous nos yeux. Le drapeau dit « palestinien », héritier de celui de la révolte arabe de 1916, flotte dans les cortèges lycéens, les universités, les stades, souvent brandi par des jeunes qui ignorent tout de l’histoire et des buts du Hamas. 

Et derrière lui a déferlé un antisémitisme que l’on croyait relégué aux livres d’histoire : plus de 1 500 actes antisémites recensés en France en 2024, des étudiants juifs chassés d’amphithéâtres, des synagogues sous protection militaire.



L'appui de la rue arabe en France ! 


Reprendre la bataille des mots

Reconnaître la souffrance des civils de Gaza ne nous oblige pas à adopter le vocabulaire du Hamas. On peut pleurer les morts sans signer le réquisitoire de leurs bourreaux. 

C’est même la condition d’un débat honnête : appeler une guerre une guerre, un terroriste un terroriste, et un massacre un massacre.

Il appartient aux journalistes de vérifier avant de publier, aux enseignants d’enseigner l’histoire avant les slogans, aux responsables politiques de nommer les choses. 

Car la guerre des mots précède toujours l’autre. Elle prépare les esprits, désigne les coupables et rend la haine respectable.

On prête à Goebbels la formule selon laquelle un mensonge répété mille fois devient une vérité. Le Hamas l’a appris. 
Il nous reste à apprendre, nous, qu’une vérité répétée mille fois peut encore vaincre un mensonge.

© JBCH Octobre 2026 

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