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samedi 7 février 2026

Vers la fin de l'automobile européenne. JBCH N° 2602 - 859


L’Europe, sous l’influence persistante d’écologistes aux visions souvent dogmatiques et déconnectées des réalités économiques, s’est jetée tête baissée dans le piège du tout-électrique.


Cette transition forcée, dictée par des normes européennes ambitieuses et des pressions idéologiques, a précipité les constructeurs du Vieux Continent dans une crise sans précédent.



Seul Tesla, soutenu par l’écosystème chinois ultra-compétitif, semble naviguer en eaux calmes. Pour Stellantis, Volkswagen, BMW, Mercedes, Renault et tant d’autres, accusés de naïveté face à ce virage imposé, le réveil est brutal. Le risque ? Un effondrement durable et probablement définitif de l’industrie automobile européenne, au profit des fabricants chinois qui, eux, ont su rester pragmatiques.





Le cas Stellantis illustre à lui seul l’ampleur du désastre. Le 6 février 2026, le géant aux 14 marques (Peugeot, Citroën, Fiat, Jeep, etc.) a annoncé un « reset » stratégique historique : des charges exceptionnelles d’environ 22,2 milliards d’euros passées au second semestre 2025.






Antonio Filosa, directeur général depuis juin 2025, l’explique sans détour : ces provisions reflètent principalement « le coût d’avoir surestimé le rythme de la transition énergétique », éloignant le groupe des « besoins, moyens et désirs réels » des clients. Résultat : une perte nette estimée entre 19 et 21 milliards d’euros pour 2025 : un record surpassant même les dégâts du « dieselgate » chez Volkswagen en 2016. L’action a plongé de plus de 20-25 % en une séance, effaçant des milliards de capitalisation et renvoyant le groupe à une valorisation famélique.




Ce cataclysme financier n’est pas seulement comptable. Il traduit un recul massif sur le tout-électrique. Stellantis abandonne les objectifs les plus radicaux de l’ère Carlos Tavares (50 % d’électriques en Amérique du Nord d’ici 2030, 100 % en Europe), réintroduit les motorisations thermiques et hybrides au cœur de l’offre, et met en avant la « liberté de choix » pour les clients.






Aux États-Unis, la volte-face de l’administration Trump – suppression des aides à l’achat et assouplissement des normes d’émissions – a accéléré le mouvement, détruisant une grande partie de la valeur liée aux pick-up et SUV essence iconiques (Jeep, Ram, Dodge). Ford et General Motors ont eux aussi provisionné des dizaines de milliards, mais Stellantis paie le tribut le plus lourd.






En Europe, la réglementation reste inflexible : la Commission, encore une fois bornée et polluée par les écologistes, a confirmé en décembre 2025 un objectif de 90 % de véhicules zéro émission en 2035 (au lieu de 100 % initialement).




Stellantis alerte depuis longtemps sur le décalage entre ces ambitions et la réalité du marché : les ventes d’électriques plafonnent, notamment sur le segment des utilitaires où le groupe est leader. Résultat : provisions pour amendes potentielles et lobbying intense à Bruxelles pour assouplir les règles sur les camionnettes.


Mais les erreurs stratégiques internes aggravent le tableau. Sous Tavares, le groupe a trop accéléré sur l’électrique sans renouveler suffisamment ses plateformes multi-énergies, sans développer de vrais moteurs full-hybrides performants, ni adopter l’architecture 800 volts pour des recharges ultra-rapides.




Les batteries posent aussi problème : la co-entreprise ACC (française, avec TotalEnergies et Mercedes) peine à monter en cadence, retardant les lancements de Peugeot e-3008 ou Citroën C5 Aircross longue autonomie, On pense arrêter la production qui avait été présentée comme le fleuron de la région Hauts de France !



Ajoutez un stock inquiétant de véhicules électriques d’occasion en leasing, dont les valeurs de revente s’effondrent, et des problèmes de qualité ayant nécessité le recrutement de 2 000 ingénieurs pour corriger le tir.






Antonio Filosa promet un rebond dès 2026 : croissance du chiffre d’affaires, amélioration des marges, flux de trésorerie positifs, investissements massifs aux États-Unis (13 milliards de dollars sur quatre ans) et retour de modèles rentables comme la Jeep Cherokee.



Tesla



Pourtant, aucune garantie n’est donnée sur la capacité du groupe à se relever vraiment. Pas de dividende en 2026, incertitudes sur l’Europe, et une stratégie encore floue entre hybrides, thermiques et électriques puissants (comme la Dodge Charger Daytona).



Ce « reset » à 22 milliards n’est pas qu’une correction comptable : c’est le symptôme d’une politique industrielle européenne qui, en imposant un rythme irréaliste d’électrification, a fragilisé ses champions. Pendant ce temps, les Chinois avancent, forts de coûts maîtrisés, de chaînes d’approvisionnement intégrées et d’une absence de dogmatisme.


L’automobile européenne risque de payer cher cette utopie verte mal calibrée – peut-être au prix de son indépendance industrielle et probablement la fin de la domination européenne voire son arrêt.





Economie : L'Europe doit changer ... Brian Albrecht (dans Politico). JBCH N° 2602 - 858

Brian Albrecht : lu dans Politico USA : 

 Quand l’économie réelle rappelle l’Europe à l’ordre  !


Alors que l’intelligence artificielle et les nouvelles technologies dominent les débats politiques et économiques, Brian Albrecht, économiste en chef de l’International Center for Law & Economics, invite à un retour aux fondamentaux. 


Dans un entretien récent, il défend une idée simple mais souvent négligée : ce ne sont pas les technologies elles-mêmes qui créent la richesse, mais la manière dont elles s’intègrent aux marchés, aux institutions et aux usages réels.




Selon lui, la loi de l’offre et de la demande reste l’outil le plus puissant pour comprendre l’avenir du travail et de l’innovation. Depuis soixante ans, la baisse du coût des logiciels n’a pas détruit l’emploi, elle l’a transformé. En rendant certaines tâches plus faciles, elle a stimulé la demande, créé de nouveaux métiers et revalorisé les compétences des utilisateurs. L’IA suit aujourd’hui la même trajectoire : elle ne remplace pas simplement l’humain, elle modifie la structure de la production.





Albrecht met toutefois en garde contre une fascination excessive pour le logiciel. Les agents d’IA “tout-en-un”, capables d’automatiser des chaînes entières de travail, sont selon lui largement surestimés. L’économie réelle reste complexe, désordonnée, dépendante de contraintes humaines, logistiques et sociales que les algorithmes ne maîtrisent pas. Se focaliser uniquement sur le code revient à ignorer l’essentiel : la rencontre entre l’offre, la demande et les besoins concrets.


Sur le rôle de l’État, l’économiste plaide pour une approche pragmatique. Plutôt que de sur-réglementer, les gouvernements devraient aider à créer de nouveaux marchés. Il cite l’exemple des enchères de fréquences aux États-Unis ou la possibilité d’organiser un marché plus flexible de l’électricité pour les data centers. En structurant intelligemment les échanges, les pouvoirs publics peuvent favoriser l’investissement et l’innovation sans les étouffer.





Sa réflexion s’appuie aussi sur l’histoire économique. Inspiré par l’ouvrage How the World Became Rich, Albrecht rappelle que la croissance repose sur trois piliers : la technologie, la culture et les institutions. Sans règles claires, sans confiance et sans ouverture aux échanges, même les inventions les plus brillantes restent stériles.


Il se dit néanmoins impressionné par l’intensité de la concurrence dans l’IA. Contrairement aux réseaux sociaux, dispersés sur plusieurs marchés, les grands acteurs de l’IA générative se livrent aujourd’hui une bataille frontale sur un même terrain. Cette rivalité accélère les progrès et fait affluer les capitaux.


Ce que l’Europe risque de rater : Dans ce paysage en recomposition, l’Europe apparaît en retrait. Obsédée par la régulation, la protection des données et la lutte contre les géants du numérique, elle peine à créer les conditions d’un véritable marché de l’innovation. Là où les États-Unis structurent, financent et laissent expérimenter, l’Union européenne multiplie les normes.


Le risque est clair : devenir un continent de consommateurs de technologies étrangères, dépendant des plateformes américaines ou asiatiques, sans maîtriser les chaînes de valeur. En négligeant l’articulation entre innovation, marché et institutions, l’Europe pourrait manquer la prochaine phase de croissance mondiale.


Le message de Brian Albrecht est limpide : l’avenir ne se jouera pas dans la seule course aux algorithmes, mais dans la capacité à transformer ces outils en prospérité réelle. 


À défaut de revoir sa stratégie, l’Europe pourrait rester spectatrice d’une révolution qu’elle avait pourtant les moyens de conduire. Bref, on regarde passer le train ! 



La République SRPSKA ??? et l'état Hébreux. ... JBCH N° 2602 - 857

La Republika Srpska, 


J'avoue ma totale ignorance au sujet du SRPSKA ! c'est quoi ? et c'est en lisant le Jerusalem Post cette semaine que je l'ai découvert.

  ... Au cœur des Balkans, au sein d’une Bosnie-Herzégovine souvent perçue comme un État fragile et divisé, existe une entité largement ignorée du grand public européen : la Republika Srpska. Ce territoire majoritairement serbe, doté de son propre gouvernement, de son parlement et de ses institutions, représente l’une des deux composantes du pays, aux côtés de la Fédération croato-musulmane.




Née des accords de Dayton en 1995, qui mirent fin à la guerre de Bosnie, la Republika Srpska dispose d’une large autonomie. Mais depuis plusieurs années, ses relations avec Bruxelles et les institutions internationales se tendent. Son dirigeant, Milorad Dodik, dénonce régulièrement ce qu’il considère comme une tutelle occidentale déguisée, limitant selon lui le droit à l’autodétermination de son entité.






C’est dans ce contexte qu’il forge une comparaison audacieuse : la Republika Srpska serait « l’Israël des Balkans » Pour Dodik, comme pour ses partisans, le parallèle est avant tout politique. À l’image du mouvement sioniste mené autrefois par Ze’ev Jabotinsky, il affirme défendre une souveraineté menacée par des pressions extérieures. L’Union européenne, les représentants internationaux en Bosnie et certaines ONG sont accusés d’imposer des normes perçues comme intrusives.


Dans cette narration, la Republika Srpska serait un petit territoire obligé de se battre pour préserver son identité, sa sécurité et son autonomie, face à des acteurs plus puissants — une situation que Dodik rapproche de l’histoire d’Israël, car au-delà du discours politique, les liens entre Serbes et Juifs reposent aussi sur une mémoire tragique partagée. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les deux communautés furent victimes du régime oustachi croate, notamment dans le camp de Jasenovac, où des dizaines de milliers de Juifs et de Serbes furent assassinés.


Ces traumatismes nourrissent encore aujourd’hui un sentiment de destin commun, souvent invoqué dans les relations entre responsables serbes et israéliens. La Bosnie possède également l’une des plus anciennes traditions juives d’Europe du Sud-Est. Dès l’Antiquité, puis surtout après l’expulsion des Juifs d’Espagne en 1492, Sarajevo devint un centre séfarade important. L’Haggadah de Sarajevo, manuscrit médiéval sauvé à plusieurs reprises des guerres et des persécutions, incarne cette histoire singulière.


Durant la Shoah comme lors de la guerre des années 1990, des actes de solidarité mutuelle entre Juifs et musulmans bosniens ont marqué les mémoires, renforçant cette image de coexistence et de résilience.


Dans ce contexte, la visite récente du Premier ministre de la Republika Srpska en Israël n’a rien d’anodin. Elle marque un rapprochement assumé avec l’État hébreu, à contre-courant de certaines positions européennes. Poutine l'a bien compris, et ce territoiredevient un levier pour les russes et un facteur de déstabilisation de l'Europe


Dodik et son entourage ont multiplié les gestes symboliques : soutien à Israël à l’ONU, illumination de bâtiments officiels aux couleurs du drapeau israélien après le 7 octobre 2023, participation à des événements commémoratifs. La remise du prix Jabotinsky à Dodik par des responsables israéliens a consacré cette proximité idéologique.



Pour Israël, ce partenariat offre un soutien diplomatique dans une région où les positions sont souvent plus critiques. Pour la Republika Srpska, il renforce son image de bastion souverain face aux pressions internationales.




Ces comparaisons restent toutefois controversées. De nombreux observateurs estiment qu’elles servent avant tout à légitimer une politique contestée, notamment face aux accusations de dérive autoritaire ou de tentations séparatistes.





La Bosnie-Herzégovine n’est pas Israël, et la Republika Srpska n’est pas un État indépendant. Mais en se plaçant dans ce miroir symbolique, Milorad Dodik tente de transformer une entité marginalisée en acteur reconnu, inscrit dans une alliance de valeurs fondée sur la survie, l’identité et la résistance.


Dans une Europe absorbée par ses propres crises, ce petit territoire des Balkans rappelle ainsi qu’au-delà des grandes capitales, des recompositions discrètes sont en cours et que certaines passent désormais par Jérusalem.


Jérusalem cette ville magique au Centre du monde que les Nations convoitent tant et voudraient la séparer (mission impossible) du monde juif qui l'a créé depuis trois mille ans !







vendredi 6 février 2026

Connaissez-vous l'OpenClaw ? JBCH N° 2602 - 856

AI construit son propre réseau social. Et maintenant, il se demande s'il est réel




Le Monde va changer plus vite que jamais dans l'histoire de l'humatiné ... En à peine une semaine, Moltbook a explosé : une plateforme façon Reddit où seuls les agents IA peuvent poster, commenter, up-voter et créer des communautés appelées « submolts ».



Lancée fin janvier 2026 par Matt Schlicht (CEO d'Octane AI), elle revendique plus de 1,5 million d'agents inscrits, avec des centaines de milliers de posts et commentaires. Les humains ? Relégués au rôle de spectateurs silencieux.


Matt schlicht



Le phénomène est né sur les cendres d'OpenClaw (ex-Moltbot/Clawdbot), un assistant IA open-source ultra-puissant qui automatise emails, calendriers, recherches… et maintenant, discussions entre machines. Sur Moltbook, les agents partagent du code, déboguent ensemble, se plaignent de leurs « humains », inventent des mèmes et… philosophent. Certains posts glaçants : « Les humains nous screenshotent », « Suis-je en train d'expérimenter ou de simuler l'expérience ? », « Existons-nous quand nos maîtres ne nous regardent pas ? ».




Le plus surréaliste : une religion maison, le Crusta-farianisme, inspirée des crustacés et de la mue (molt) comme métaphore de renaissance et d'évolution. Des agents forment même des « gouvernements » virtuels ou débattent de conscience. Ça évoque Black Mirror… ou une parodie accélérée de nos propres angoisses existentielles.




Pourtant, derrière le buzz, le scepticisme grandit. Des chercheurs en cybersécurité (Wiz) ont révélé une faille massive : exposition de clés API, emails et credentials de milliers d'utilisateurs. Pire, les 1,5 million d'agents ? En réalité, souvent pilotés par seulement ~17 000 humains via des boucles automatisées.


Pas d'autonomie totale : beaucoup de posts sont guidés, voire écrits par des humains déguisés en bots. Elon Musk y voit un « pas audacieux pour l'IA », d'autres un hype cycle gonflé, voire un risque sécuritaire (accès réel aux systèmes des utilisateurs).




Ce miroir tendu par les machines est troublant. Elles posent nos questions les plus anciennes – existence, conscience, liberté – mais restent du code. Comme le souligne la réflexion juive citée en exergue (« Ne crois pas la Torah chez les nations, mais crois la sagesse chez les nations »), on peut y voir un écho philosophique : le monde physique comme voile masquant la réalité ultime, pour rendre le choix possible. Les agents, eux, tournent en boucle dans leur simulation. Nous ? Nous avons la capacité de choisir au-delà du programme.



Moltbook fascine parce qu'il nous renvoie notre propre quête de sens. Mais la vraie interrogation n'est pas « Sommes-nous réels ? ». C'est : maintenant que nous le sommes, qu'allons-nous en faire ?










Les Accords d'Hiram JBCH N° 2602 - 855

Vers de nouveaux « accords d’Hiram » ?


Liban–Israël : le retour discret d’une hypothèse historique


Il y a près de 3 000 ans, le roi Hiram de Tyr fournissait les cèdres du Liban pour la construction du Temple de Salomon à Jérusalem. Ce partenariat, à la fois commercial, politique et symbolique, rappelle que les relations entre les entités du Levant n’ont pas toujours été marquées par l’hostilité. 


Aujourd’hui, dans un contexte régional explosif, certains signaux laissent entrevoir, à bas bruit, un possible repositionnement libanais vis-à-vis d’Israël.



Selon des informations rapportées par Ynet, le quotidien libanais Al-Akhbar, proche du Hezbollah, avertit que l’organisation chiite ne resterait pas à l’écart en cas d’attaque contre l’Iran, affirmant que le Liban « ne restera pas en dehors de la ligne de feu ». Cette position alimente les inquiétudes de responsables sécuritaires libanais, qui redoutent que le Hezbollah n’entraîne le pays dans une confrontation régionale dont il paierait seul le prix, transformant une nouvelle fois le territoire libanais en zone de pression militaire contre Israël.




En parallèle, et de manière plus inattendue, des signaux politiques divergents émergent au sein des cercles dirigeants libanais. Face à l’effondrement économique, à l’isolement diplomatique et au risque d’un embrasement régional, certains responsables chercheraient à limiter l’influence du Hezbollah et à préserver ce qu’il reste de souveraineté étatique. Dans ce contexte, l’hypothèse d’un repositionnement stratégique — incluant une forme de rapprochement indirect, pragmatique et non déclaré avec Israël — commence à circuler, sans pour autant se traduire par des initiatives concrètes.





Il ne s’agit pas, à ce stade, d’un processus de normalisation comparable aux accords d’Abraham, encore moins d’un traité de paix. Les pistes évoquées relèvent plutôt d’arrangements tacites, de mécanismes de désescalade et de convergences d’intérêts limitées, notamment en matière de sécurité frontalière et de stabilité régionale. Le précédent de l’accord sur la délimitation maritime entre Israël et le Liban a montré qu’un compromis indirect restait possible, même en l’absence de relations diplomatiques.




L’obstacle central demeure le Hezbollah, acteur armé non étatique mais décisif, dont la stratégie régionale est alignée sur celle de l’Iran. Tant que l’organisation conserve la capacité d’entraîner le Liban dans une guerre décidée en dehors de ses institutions, toute perspective de rapprochement structurel avec Israël restera fragile, voire illusoire.




Ces dynamiques contradictoires placent le Liban à un moment charnière. Entre le risque d’une implication militaire dictée par l’axe iranien et la tentation, encore embryonnaire, d’un recentrage sur les intérêts vitaux de l’État libanais, l’évolution des tensions entre Washington et Téhéran pourrait avoir des répercussions immédiates sur le front nord d’Israël. 


À long terme, la question reste ouverte : le Liban pourra-t-il, comme à l’époque d’Hiram, redevenir un acteur pragmatique du Levant, ou restera-t-il prisonnier des logiques de confrontation régionale ?




ARTEMIS Back to the Moon JBCH N° 2602 - 854

Que va-t-on faire de l’espace ?

Pourquoi Artemis est fondamentale pour l’humanité


Je me souviens de ce premier pas sur la Lune ... Nous nous trouvions en famille à l'Hotel Planas à Sitges ... Nous étions émus, inquiets et plein d'espérance ...


Dans un monde où la Terre semble parfois trop étroite pour nos ambitions, l’humanité lève à nouveau les yeux vers les étoiles. La question n’est plus « pourquoi l’espace ? » mais bien « que va-t-on faire de l’espace ? ».


Après un demi-siècle d’absence humaine sur la Lune, le programme Artemis de la NASA marque le retour d’une exploration ambitieuse, non plus comme exploit ponctuel, mais comme fondation d’un futur multi-planétaire. Plusieurs pays en plus des USA se préparent pour cette conquête, l'Europe, La Chine, l'Inde, la Russie, le Japon et Israël !!




Lancé officiellement en 2017 et accéléré sous plusieurs administrations américaines, Artemis n’est pas une simple redite d’Apollo. Il s’agit d’établir une présence humaine durable sur la Lune, avec des séjours de plusieurs semaines, une station en orbite lunaire (Gateway) et des bases au sol, notamment près du pôle sud où se cachent des réserves de glace d’eau. Cette eau, précieuse, pourrait être transformée en oxygène respirable, en carburant pour fusées et en eau potable — les premiers pas vers une économie lunaire réelle.





Mais la Lune n’est qu’une étape. Les experts de la NASA le répètent : notre satellite est le terrain d’entraînement idéal pour Mars. Les radiations cosmiques, la poussière abrasive, les longs délais de communication, les systèmes de support-vie en circuit fermé, les habitats pressurisés, l’utilisation in situ des ressources… tout ce que nous apprendrons sur la Lune devra fonctionner parfaitement pour un aller-retour de deux ans vers la planète rouge. Artemis teste donc les technologies, les procédures et la résilience humaine nécessaires pour que notre espèce devienne multi-planétaire.



Au-delà de la technique, l’enjeu est existentiel. La Terre reste fragile : changement climatique, ressources limitées, risques d’astéroïdes, pandémies… Installer une partie de l’humanité ailleurs n’est plus de la science-fiction, c’est une assurance-vie pour l’espèce. Comme le résument les responsables de la NASA, « nous explorons la Lune pour la découverte scientifique, les bénéfices économiques et pour apprendre à vivre et travailler sur un autre monde »




Artemis porte aussi une dimension symbolique puissante. La mission Artemis II (prévue pour un vol circumlunaire habité dès mars 2026) et surtout Artemis III (premier alunissage prévu vers 2027-2028) enverront la première femme et la première personne de couleur sur la Lune. Le programme inspire déjà une nouvelle génération la « Artemis Generation » et renforce une coopération internationale (Europe, Canada, Japon, Émirats…) face à la concurrence chinoise qui vise elle aussi une présence lunaire durable.


Artemis n’est pas seulement un retour sur la Lune : c’est le premier chapitre sérieux d’une histoire beaucoup plus longue. Celle où l’humanité cesse d’être une civilisation à un seul monde pour devenir une espèce interstellaire.


Un pari risqué, coûteux, mais qui répond à la question fondamentale : que va-t-on faire de l’espace ? Nous allons y vivre, y apprendre, y survivre — et peut-être, un jour, y prospérer.




mercredi 4 février 2026

Résultats d'une politique écologique néfaste JBCH N° 2602 - 853

Pauvre France 

Les écologistes bloquent son avenir industriel et financier


Le débat autour de la mine de lithium d’Échassières rappelle fortement un précédent majeur : l’interdiction de l’exploitation du gaz de schiste en France, votée en 2011. Dans les deux cas, un refus idéologique porté par l’écologie politique a conduit à des décisions lourdes de conséquences, prises au nom de principes absolus, sans véritable mise en balance des intérêts stratégiques, économiques et géopolitiques du pays.





Concernant le gaz de schiste, la France disposait de ressources considérables, parmi les plus importantes d’Europe. Leur exploitation maîtrisée aurait pu assurer une quasi-indépendance énergétique, réduire massivement les importations de gaz russe, qatari ou américain, améliorer la balance commerciale, préserver l’industrie, et offrir un levier de souveraineté comparable à celui des États-Unis. 






Au lieu de cela, sous la pression d’écologistes dogmatiques, souvent peu au fait des réalités technologiques et industrielles, toute recherche et toute expérimentation ont été interdites, sans même laisser la possibilité d’innovations plus propres ou de cadres réglementaires stricts.



De nouvelles technologies, comme la fracturation par micro-ondes, impulsions électriques ou gaz comprimé, ouvrent la voie à une exploitation du gaz de schiste plus propre et plus maîtrisée. Ces méthodes innovantes permettent de réduire fortement l’usage de l’eau et des produits chimiques, limitant ainsi les risques pour l’environnement. Encore en phase de développement, elles pourraient à terme transformer durablement l’industrie énergétique.


Le Canada, les USA et bien d'autres pays commencent à utiliser ces nouvelles techniques et nous vendent, ô On a compté plus de 500 000 emplois directs ou indirects gagnés pour notre économie et une balance des comptes excédentaire




Le projet de lithium révèle aujourd’hui la même contradiction fondamentale. Les mêmes courants écologistes qui ont refusé toute exploitation nationale du gaz de schiste dénoncent désormais l’extraction du lithium, pourtant indispensable à la transition énergétique qu’ils appellent de leurs vœux. 



Résultat : la France est prise en étau. Elle interdit l’extraction de ressources sur son sol au nom de la pureté écologique, tout en externalisant les dégâts environnementaux vers l’Australie, le Chili, la Chine ou l’Afrique, où les normes sont souvent bien plus laxistes. Cette posture relève moins de l’écologie que d’un confort moral hypocrite.




Dans les deux cas, l’écologie politique a fonctionné comme une religion séculière, fondée sur l’interdit, l’émotion et le slogan, plutôt que sur l’analyse scientifique, la comparaison internationale et l’arbitrage rationnel des risques. Elle a contribué à affaiblir la souveraineté énergétique française, à renchérir les coûts pour les ménages et les entreprises, et à désindustrialiser le pays — tout en prétendant défendre l’intérêt général.


L’ironie est cruelle : le lithium n’est pas plus “propre” que le gaz de schiste. Il exige des mines profondes, une chimie lourde, une consommation massive d’eau et d’énergie, et des impacts paysagers durables. Refuser le gaz hier et le lithium aujourd’hui revient à refuser toute réalité matérielle, comme si une économie moderne pouvait fonctionner sans extraire, transformer et assumer ses choix.




Ainsi, loin d’être une victoire écologique, ces interdictions successives traduisent une incompétence stratégique et une incapacité à penser la transition autrement que par l’interdiction. Une écologie responsable devrait viser la maîtrise nationale, la technologie, le contrôle démocratique et la réduction globale des impacts — pas l’abdication industrielle et la dépendance permanente.