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mercredi 9 septembre 2026

PISA un résultat catastrophique JBCH 2609 - 163

Éducation · France · PISA 2026



PISA : la mauvaise note qui ne surprend plus personne

Les résultats de l'enquête PISA 2025 sont tombés, et ils sont sans appel : les élèves français enregistrent leurs plus mauvais résultats depuis la création du classement en 2000, dans les trois matières évaluées. 






En sciences, la baisse est de 4 points par rapport à 2022 ; en compréhension de l'écrit, de 18 points ; en mathématiques, de 16 points. Une génération entière aura traversé le système éducatif pour aboutir à ce constat.





Cette génération, entrée au CP en 2015, aura connu pas moins de huit ministres de l'Éducation nationale. 

Huit noms, huit passages, et pour l'essentiel, un même goût amer : celui d'une maison qui change sans cesse de gouvernant sans jamais se réparer.

« Les ministres passent, le système demeure  et avec lui, le déclin. »


Deux noms qui ont laissé une trace

Dans cette succession, deux ministres seulement sortent du lot par leur volonté d'agir concrètement sur les apprentissages fondamentaux. Jean-Michel Blanquer, d'abord, avec le dédoublement des classes en éducation prioritaire, le retour d'une évaluation nationale sérieuse et une remise en ordre du primaire. 

Gabriel Attal, ensuite, malgré un passage éclair rue de Grenelle, avec les groupes de niveau et un discours de vérité sur le niveau réel des élèves, rompant avec des années de complaisance. 

Deux ministres, deux caps clairs, deux tentatives de s'attaquer au fond plutôt qu'à la communication.

Les autres n'ont fait que passer

Entre ces deux noms et autour d'eux, une ribambelle de ministres  Najat Vallaud-Belkacem l'épouse du  , Pap Ndiaye avec un travail  catastrophique, et vite recas' au Conseil de l'Europe !  Amélie Oudéa-Castéra le copine de l'ENA de Macron, Nicole Belloubet cheveux au vent et ratatinée, Anne Genetet (!) , Élisabeth Borne  (insipide) se sont succédé sans laisser de cap durable. 



Certains n'ont eu ni le temps ni la volonté de peser sur quoi que ce soit ; d'autres ont surtout occupé le terrain médiatique. Le résultat est le même pour tous : une impression de gestion à courte vue, de réformes annoncées puis abandonnées au gré des remaniements, et un système qui continue de reculer pendant que les ministères se vident les uns après les autres.




Le ministre actuel, Édouard Geffray, hérite aujourd'hui de ce bilan qu'il n'a pas construit, et parle à raison de « destruction cognitive » liée aux écrans. (trop facile !)

Le diagnostic est juste. Reste à savoir s'il aura, lui, le temps et la volonté de transformer ce constat en politique   ou s'il ne sera qu'un neuvième nom de plus sur une liste qui n'en finit pas de s'allonger.




JBCH Réflexions — 9 septembre 2026

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