« Je viens à Jérusalem pour regarder le monde en face »
Bruno Retailleau défend les
« liens du sang » entre Israël et la France
Il y a ceux que Jérusalem accueille à bras ouverts, et ceux qui n’osent même plus y poser le pied. Entre les deux, une ligne de partage qui en dit long sur la France d’aujourd’hui.
Trois ans après le 7 octobre, Bruno Retailleau est à Jérusalem. Il y parle de « liens du sang » entre la France et Israël, et il assume d’y venir pour « regarder le monde en face ».
La formule est forte, et elle tranche avec le silence gêné, les contorsions diplomatiques et les leçons de morale qu’on entend ailleurs.
Car ces derniers prétendent dénoncer l’antisémitisme tout en contribuant, par leurs discours et leurs prises de position, à entretenir un climat d’hostilité envers les Juifs. Reconnaissance précipitée d’un État palestinien d’un côté, complaisance revendiquée envers les slogans de la rue de l’autre : les uns ont allumé la mèche, les autres soufflent sur les braises.
De véritables pompiers pyromanes !
Et dans ce tumulte, certains trouvent encore le culot de faire la leçon à la communauté juive. Ils la mettent en garde contre les prétendus dangers d’un vote en faveur du Rassemblement national, alors même que l’antisémitisme qu’ils contribuent à propager est devenu une réalité quotidienne : dans le métro, à l’université, à la porte des synagogues.
Les Juifs de France n’ont pas besoin qu’on leur dise pour qui voter. Ils ont besoin qu’on les protège, et qu’on cesse de les sermonner pendant qu’on les abandonne.
Ils savent juger sur les actes. Et ils voient très bien qui vient à Jérusalem regarder le monde en face, et qui n’ose plus s’y montrer.
© JBCH Octobre 2026

On est quand meme perdu
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