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lundi 16 février 2026

Le ramadan ! JBCH N° 2602 - 874

Selon le calendrier lunaire musulman, l’ouverture du mois du ramadan marque un temps spirituel majeur pour plus d’un milliard de croyants à travers le monde. Ce mois sacré commémore la révélation du Coran au prophète Mohammed et constitue l’un des cinq piliers de l’islam. Il est vécu comme un temps de purification, de discipline et de rapprochement avec Dieu.





Pendant le ramadan, les fidèles sont tenus d’observer le jeûne du lever au coucher du soleil. Cela implique de s’abstenir de manger, de boire, de fumer et d’avoir des relations intimes durant la journée. Mais le jeûne ne se limite pas au corps : il concerne aussi le comportement. Les croyants sont invités à éviter les disputes, les mensonges, la colère et à pratiquer davantage la patience, la charité et la prière. Les soirées sont rythmées par des repas partagés et des prières collectives, renforçant les liens familiaux et communautaires.






Le ramadan est également un temps de solidarité. L’aumône y occupe une place centrale, notamment à travers la zakat et les dons aux plus démunis. Beaucoup de musulmans cherchent à se montrer plus généreux, plus attentifs aux autres et plus engagés spirituellement. À la fin du mois, la fête de l’Aïd al-Fitr vient célébrer l’effort accompli et la joie du pardon.



On peut rapprocher le ramadan du Yom Kippour dans le judaïsme par leur dimension de repentance et d’introspection. Comme Yom Kippour, le ramadan est un temps de retour sur soi, de demande de pardon et de recherche d’élévation morale. La différence principale réside dans la durée : Yom Kippour ne dure qu’une journée, tandis que le ramadan s’étend sur environ un mois. Dans les deux cas, le jeûne est un moyen de détacher l’homme du matériel pour le rapprocher du spirituel.






Cependant, ce mois sacré peut parfois être associé à des tensions ou à des violences, ce qui peut sembler paradoxal. Plusieurs facteurs l’expliquent. D’abord, le jeûne prolongé peut engendrer fatigue, nervosité et stress, surtout dans des contextes de précarité. Ensuite, dans certaines régions instables, le ramadan est instrumentalisé politiquement par des groupes extrémistes qui cherchent à lui donner une dimension idéologique ou guerrière, contraire à son sens profond.

L'iftar (également appelé eftari ou iftor dans les pays concernés) est observé par les musulmans au coucher du soleil pendant le mois de ramadan (le neuvième mois du calendrier lunaire), après l'accomplissement de tous les rites religieux et cérémoniels.

Par ailleurs, les frustrations sociales, économiques et politiques existantes ne disparaissent pas pendant ce mois. Elles peuvent même être exacerbées par la pression religieuse ou les difficultés matérielles. Dans certains cas, la sacralisation du temps favorise des surenchères identitaires, où la religion devient un marqueur de confrontation plutôt que de paix.



 Le ramadan, dans son essence, est un mois de paix, de maîtrise de soi et de compassion. Les violences qui y sont parfois associées ne relèvent pas de son message spirituel, mais des contextes humains, politiques et sociaux dans lesquels il s’inscrit. 


Pour la majorité des fidèles, il devrait demeurer avant tout un temps d’élévation intérieure, de fraternité et de quête de sens.




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