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samedi 10 octobre 2026

Le Bluff de Mahmoud Abbas et la stupidité de Macron ! JBCH N° 2026 - 234

 


JBCH Réflexions      N° 234.                                                                 le 10 Octobre 2026

Éditorial · Réfléchissez, il est encore temps

Le bluff de l’Autorité de Ramallah et la crédulité de Macron



Un an après la reconnaissance, l’État fantôme n’a rien tenu

 

On lui avait promis la lune. Emmanuel Macron a signé. Un an plus tard, il ne reste de la grande ouverture de Mahmoud Abbas qu’une lettre, un discours à l’ONU et un silence glacial.

Il y a un peu plus d’un an, une lettre a circulé dans les chancelleries, présentée comme une ouverture historique. Préparée par le Consulat de France à Jérusalem qui dessert l'autorité de Ramallah et signée de Mahmoud Abbas et adressée à Emmanuel Macron, préparée et relayée par le consulat de France à Jérusalem, qui dessert aussi Ramallah, elle était chargée de promesses si grandioses qu’on aurait dit qu’on y offrait la lune : condamnation du 7 octobre, désarmement du Hamas, réforme des allocations versées aux familles de terroristes, élections, État démilitarisé, reconnaissance d’Israël.

Emporté par ce récit, Emmanuel Macron a franchi le pas. En septembre 2025, à la tribune de l’ONU, il a reconnu au nom de la France un "État  palestinien" qui, sur le terrain, n’existe encore que sur le papier, unétat fantôme,  Il voulait entrer dans l’histoire. Il est entré dans une impasse.





Reconnaître un État qui n’existe pas, ce n’est pas faire la paix : c’est signer un chèque sans provision.

 

Le bilan, promesse par promesse

Ce qui avait été promisUn an après
Le désarmement du Hamas et la fin de son rôle politiqueLe Hamas reste armé et contrôle toujours une partie de Gaza
Des élections générales dans l’année suivant la fin de la guerreAucun scrutin ; Mahmoud Abbas, élu en 2005, gouverne toujours
La fin des allocations aux familles de terroristesUne réforme annoncée, dont beaucoup doutent qu’elle ait changé autre chose que l’étiquette
Une gouvernance réformée et transparenteUne Autorité fragile, sans contrôle réel du territoire
La reconnaissance d’Israël et le retour à la négociation directeAucune négociation, aucun geste concret

Le constat est implacable : aucun des engagements de fond prêtés à l’Autorité palestinienne n’a été honoré. La promesse d’un État a accouché d’un silence diplomatique, tandis que la réalité palestinienne reste fracturée entre Ramallah et Gaza, sans élections, sans contrôle réel, sans souveraineté.

Le symbole sans levier

Paris a offert à Ramallah ce qu’elle avait de plus précieux : la reconnaissance. Elle l’a donnée d’avance, sans condition vérifiable, sans calendrier, sans mécanisme de contrôle. C’était la seule carte que la France avait en main ; elle l’a jouée avant le début de la partie. Que peut-elle exiger aujourd’hui ? Rien. On ne retire pas une reconnaissance.

Le plus cruel est ailleurs. En récompensant des promesses plutôt que des actes, la France a envoyé un message limpide : le terrorisme du 7 octobre a fait avancer la cause palestinienne plus vite que trente ans d’Oslo. 

Le Hamas l’a compris. Ceux qui, à Ramallah, auraient pu tenter de vraies réformes ont compris qu’ils n’avaient plus besoin de les faire.





Le bluff et la crédulité

Mahmoud Abbas n’a rien inventé. Il a fait ce qu’il fait depuis vingt ans : promettre à l’Occident ce que l’Occident veut entendre, sachant qu’on ne lui demandera jamais de comptes. 

Le bluff ne fonctionne que face à un joueur qui veut y croire. Emmanuel Macron voulait y croire. Il voulait son geste historique, sa photo à New York, sa place dans les livres.

Il reste une diplomatie française affaiblie, minable, une crédibilité entamée auprès d’Israël, et des arabes de Judée Samarie qui ne sont pas plus libres, pas mieux gouvernés, pas plus proches de la paix.

À quoi sert de reconnaître un État qui n’existe pas, sinon à nourrir l’illusion et à affaiblir la crédibilité de ceux qui prétendent faire la paix ? Un an après, la question reste posée. Et l’Élysée n’a toujours pas de réponse.

© JBCH.   Octobre 2026 

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