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samedi 10 octobre 2026

UNRWA : La France a produit un doccument tronqué JBCH N° 2610 - 222





JBCH Réflexions : · Réfléchissez, il  EST encore temps
JBCH N° 222                                                 10 Octobre 2026


Rapport Colonna sur l’UNRWA : trois ans après, un audit qui s’est révélé inexact et tendancieux


On attendait des réponses. On a reçu un audit de procédures.




Commandé après les accusations d’Israël sur la participation d’employés de l’UNRWA au massacre du 7 octobre, le rapport remis à l’ONU en avril 2024 devait rassurer. Il a surtout servi à rouvrir le robinet des financements.

avril 2024remise du rapport Colonna à l’ONU
~50recommandations de procédure
9 sur 19employés possiblement impliqués selon l’OIOS

En avril 2024, Catherine Colonna, ancienne ministre française des Affaires étrangères, remettait à l’ONU son rapport sur la neutralité de l’UNRWA. Le contexte était lourd : Israël accusait des employés de l’agence d’avoir participé au massacre du 7 octobre 2023. Le monde attendait des réponses. 

Il a reçu un audit de procédures, d’une grande banalité.

Un mandat étroit, un ton rassurant

Le rapport n’était pas une enquête sur les faits : les cas individuels relevaient de l’OIOS, le bureau des services de contrôle interne de l’ONU. Mme Colonna s’est donc bornée à examiner les règles. Sa conclusion : l’UNRWA disposerait d’un cadre de neutralité « parmi les plus élaborés » du système onusien. 

Elle relevait au passage qu’Israël n’avait pas encore fourni de preuves à l’appui de ses accusations les plus larges, une affirmation que Jérusalem a vivement contestée. Une cinquantaine de recommandations suivaient, dont la révision de certains contenus éducatifs.

Israël a parlé de « solutions cosmétiques », l’ONG UN Watch de « whitewash », de blanchiment. Les faits allaient vite leur donner raison.




Les faits ont contredit le rapport

En août 2024, l’OIOS lui-même concluait que, pour neuf des dix-neuf employés visés, les éléments disponibles pouvaient indiquer une implication dans les attaques du 7 octobre. Neuf. Dans une agence censée être un modèle de neutralité. 

Les dossiers israéliens ont ensuite avancé que plusieurs centaines d’employés ou anciens employés étaient liés au Hamas ou au Djihad islamique : enseignants, médecins, travailleurs sociaux. Et l’armée israélienne a découvert, sous le siège même de l’UNRWA à Gaza, un centre de données du Hamas, alimenté par l’électricité de l’agence.

Quand le terrorisme s’installe sous votre siège, la neutralité n’est plus une procédure : c’est une fiction.

On peut débattre des chiffres. On ne peut plus soutenir que l’UNRWA a été un rempart contre le Hamas. Elle a été, au mieux, un paravent ; au pire, une complice.

Ce que le rapport n’a pas voulu voir

L’écoleDepuis vingt ans, des analyses documentent des manuels et des enseignants qui diffusent la haine d’Israël et des Juifs. Quelques recommandations de « révision » ne font pas une enquête.
Le brouillage entre civils et combattantsLe Point (6 octobre 2026) rapporte que des « journalistes » inscrits sur les listes du CPJ et de Reporters sans frontières étaient en réalité des combattants du Hamas ou du Djihad islamique, et que des noms en sont discrètement retirés. 
Le gouvernement israélien a publié une liste de « 170 "journalistes » tués qu’il présente comme membres de ces deux organisations.
Des chiffres sans contrôleCes bilans reposent sur des sources gazaouies invérifiables, l’accès à Gaza étant fermé. Pour inscrire un nom, le CPJ se contente de deux sources « crédibles » : familles, collègues, organisations locales. Le ministère de la Santé de Gaza dépend d’une administration contrôlée par le Hamas. Ces chiffres ont pourtant été repris dans le monde entier, sans recul ni témoins indépendants.
L’anomalie fondatriceL’UNRWA est la seule agence de l’ONU dédiée aux réfugiés d’un seul peuple, avec un statut transmis de génération en génération. 
Partout ailleurs, c’est le HCR qui s’en charge, et le statut ne s’hérite pas. Ses fonds viennent aujourd’hui surtout des Européens, sans contrôle sérieux de leur destination. Une revue de la neutralité digne de ce nom aurait au moins dû poser la question.

Un exercice pour débloquer les fonds

L’ONU et l’UNRWA vantent leurs « progrès » et le caractère « irremplaçable » de l’agence. Pour ma part, je vois dans le rapport Colonna un exercice qui a surtout servi à débloquer des financements suspendus, sans rien régler. 

Dans la foulée, Paris et la plupart des capitales européennes ont repris leurs versements. Emmanuel Macron a validé un rapport qui allait dans le sens de ses positions récentes. Le hasard fait bien les choses.

Les sources primaires sont accessibles : le rapport Colonna, les conclusions de l’OIOS, les dossiers israéliens. Que chacun les lise, et juge.

Un audit qui conclut à l’excellence des règles pendant que le Hamas campe sous le siège de l’agence n’est pas un audit : c’est un certificat de complaisance. Trois ans après, il est temps de le dire.

JBCH

© JBCH Octobre 2026      Sources : rapport du Groupe d’examen indépendant présidé par Catherine Colonna (ONU, avril 2024) ; conclusions de l’OIOS (août 2024) ; Le Point (6 octobre 2026).

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