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jeudi 8 octobre 2026

Retailleau et isrël JBCH N° 2026 - 219








Éditorial · Réfléchissez, il est encore temps
JBCH N°.    219                                                                         8 Octobre 2026

« Je viens à Jérusalem pour regarder le monde en face »



Bruno Retailleau défend les

 « liens du sang » entre Israël et la France


Il y a ceux que Jérusalem accueille à bras ouverts, et ceux qui n’osent même plus y poser le pied. Entre les deux, une ligne de partage qui en dit long sur la France d’aujourd’hui.

Trois ans après le 7 octobre, Bruno Retailleau est à Jérusalem. Il y parle de « liens du sang » entre la France et Israël, et il assume d’y venir pour « regarder le monde en face ». 

La formule est forte, et elle tranche avec le silence gêné, les contorsions diplomatiques et les leçons de morale qu’on entend ailleurs.


Ceux qui sont accueillisBruno Retailleau, Jordan Bardella : reçus chaleureusement, ils peuvent se rendre en Israël, se recueillir sur les lieux du massacre, parler aux familles.
Ceux qui ne le sont plusEmmanuel Macron, Jean-Luc Mélenchon et tous ces donneurs de leçons qui ne peuvent même plus envisager d’y aller, tant leurs discours ont creusé le fossé.


Car ces derniers prétendent dénoncer l’antisémitisme tout en contribuant, par leurs discours et leurs prises de position, à entretenir un climat d’hostilité envers les Juifs. Reconnaissance précipitée d’un État palestinien d’un côté, complaisance revendiquée envers les slogans de la rue de l’autre : les uns ont allumé la mèche, les autres soufflent sur les braises.

De véritables pompiers pyromanes !

Et dans ce tumulte, certains trouvent encore le culot de faire la leçon à la communauté juive. Ils la mettent en garde contre les prétendus dangers d’un vote en faveur du Rassemblement national, alors même que l’antisémitisme qu’ils contribuent à propager est devenu une réalité quotidienne : dans le métro, à l’université, à la porte des synagogues.

Les Juifs de France n’ont pas besoin qu’on leur dise pour qui voter. Ils ont besoin qu’on les protège, et qu’on cesse de les sermonner pendant qu’on les abandonne. 

Ils savent juger sur les actes. Et ils voient très bien qui vient à Jérusalem regarder le monde en face, et qui n’ose plus s’y montrer.

On ne donne pas de leçons de vigilance à ceux qu’on a laissés seuls face à la haine.

© JBCH Octobre 2026 

Les mots de la propagande des assassins.du Hamas JBCH 2026 - 218



 Éditorial · Réfléchissez, il est encore temps

JBCH OctoBre 2026  218


Dix mots pour inverser le 7 octobre : le lexique de la propagande du Hamas




Les bourreaux deviennent victimes, les victimes deviennent bourreaux. La méthode n’est pas nouvelle : les propagandes totalitaires du XXe siècle l’ont théorisée, Goebbels en tête. 

Répéter, simplifier, accuser l’adversaire de ses propres crimes. Le Hamas l’a appliquée à la lettre, et une grande partie de la presse mondiale l’a relayée.

Le 7 octobre 2023, le Hamas a commis le plus grand massacre de Juifs depuis la Shoah : 1 200 morts, des familles brûlées vives, des femmes violées, 251 otages. En quelques semaines, pourtant, le récit mondial s’est retourné. 

L’agresseur est devenu l’accusé, et l’accusé le résistant. Comment ? Par les mots. Pourtant tout a été filmé avec des caméras go-pro par les assassins !

Ce retournement repose sur une technique ancienne : l’inversion accusatoire. On attribue à l’ennemi ses propres intentions, on lui colle le vocabulaire le plus chargé moralement, celui de la Shoah et de la décolonisation, et l’on répète jusqu’à ce que le mot remplace le fait. 


Goebbels en avait fait une doctrine : ce n’est pas la vérité qui compte, c’est la répétition. Voici les dix mots de cette guerre-là.




Faire des descendants des victimes de la Shoah les nouveaux nazis : c’est le cœur de l’opération.

Le lexique de l’inversion


Faminel’arme

Ce que le mot affirmeIsraël affamerait délibérément la population de Gaza, en faisant de la faim une arme de guerre.
Ce qu’il effaceLa faim a été réelle et terrible. Mais elle procède d’abord d’une guerre déclenchée par le Hamas, du détournement de l’aide et de son contrôle sur la distribution. Le mot transforme une tragédie de guerre en intention criminelle.

Génocidele renversement suprême

Ce que le mot affirmeIsraël chercherait à exterminer les Palestiniens en tant que peuple.
Ce qu’il effaceLe seul projet génocidaire assumé est dans la charte du Hamas et dans le 7 octobre lui-même. Le mot le plus lourd du droit international sert à faire d’Israël l’héritier des bourreaux. C’est l’inversion parfaite.

Apartheidl’import sud-africain

Ce que le mot affirmeIsraël serait un État de ségrégation raciale.
Ce qu’il effaceLes citoyens arabes d’Israël, un sur cinq, votent, siègent à la Knesset, à la Cour suprême, et un parti arabe a même participé au gouvernement en 2021. La séparation avec les territoires répond à une logique sécuritaire, née des vagues d’attentats.

Colonialisme de peuplementl’effacement de l’histoire

Ce que le mot affirmeLes Juifs seraient des colons européens étrangers à la terre.
Ce qu’il effaceTrois mille ans de présence juive continue, Jérusalem au cœur de la prière, et près de la moitié des Juifs israéliens descendants des quelque 850 000 Juifs chassés ou poussés au départ par les pays arabes.

Nettoyage ethniquela démographie démentie

Ce que le mot affirmeIsraël voudrait vider Gaza de ses habitants.
Ce qu’il effaceLa population de Gaza a plus que triplé en trente ans, pour dépasser deux millions d’habitants avant la guerre. Étrange « nettoyage » qu’une croissance démographique parmi les plus fortes du monde.

Prison à ciel ouvertle camp imaginaire

Ce que le mot affirmeGaza serait un camp de concentration.
Ce qu’il effaceIsraël a évacué Gaza en 2005, jusqu’au dernier soldat et au dernier habitant juif. Le territoire possède une frontière avec l’Égypte, qui la contrôle elle aussi. Le Hamas a fait de l’aide internationale des centaines de kilomètres de tunnels.

Blocus, siège illégalla cause oubliée

Ce que le mot affirmeIsraël punirait collectivement une population.
Ce qu’il effaceLe contrôle des frontières, mis en place après le coup de force du Hamas en 2007, répond à un trafic d’armes massif et à des milliers de roquettes tirées sur les villes israéliennes.

Résistancele blanchiment

Ce que le mot affirmeLe 7 octobre serait un acte de lutte légitime.
Ce qu’il effaceAucune résistance ne consiste à violer, brûler et enlever des civils dans un festival de musique. Le mot blanchit le terrorisme.

Martyrsla sanctification

Ce que le mot affirmeTous les morts seraient des victimes innocentes et saintes.
Ce qu’il effaceLe mot confond civils et combattants, et glorifie la mort au lieu de la pleurer. Il transforme le terroriste tué en héros et le kamikaze en modèle.

Tueur d’enfantsle vieux mythe

Ce que le mot affirmeIsraël viserait les enfants par nature.
Ce qu’il effaceLa mort d’enfants est une tragédie, et nul ne doit la minimiser. Mais elle est aussi le fruit d’une stratégie du Hamas : combattre depuis les écoles, les hôpitaux, les habitations. Accuser les Juifs de tuer les enfants, c’est réactiver le plus vieux mythe antisémite d’Europe : le meurtre rituel.

Image de propagande , images fausses 

La caisse de résonance

Ces mots n’auraient eu aucune portée s’ils étaient restés dans les communiqués du Hamas. Ils ont conquis le monde parce qu’ils ont été repris sans vérification, sans mise en contexte, sans contradiction. 

Par les réseaux sociaux d’abord, où les images invérifiables circulent plus vite que les démentis. Puis par une large part de la presse internationale et des télévisions, qui ont adopté le vocabulaire de l’accusation comme s’il allait de soi.

Souvenons-nous de l’hôpital al-Ahli, en octobre 2023 : « 500 morts dans une frappe israélienne », titraient tous les grands médias du monde entier sur la seule foi du ministère de la Santé du Hamas. qui n'a jamais existé.

Quelques jours plus tard, les analyses établissaient qu’une roquette du Djihad islamique, tombée sur le parking, était la cause probable. Les rectificatifs ont été discrets ; le mal était fait.

Le mensonge fait le tour du monde pendant que la vérité met ses chaussures.

Le résultat est sous nos yeux. Le drapeau dit « palestinien », héritier de celui de la révolte arabe de 1916, flotte dans les cortèges lycéens, les universités, les stades, souvent brandi par des jeunes qui ignorent tout de l’histoire et des buts du Hamas. 

Et derrière lui a déferlé un antisémitisme que l’on croyait relégué aux livres d’histoire : plus de 1 500 actes antisémites recensés en France en 2024, des étudiants juifs chassés d’amphithéâtres, des synagogues sous protection militaire.



L'appui de la rue arabe en France ! 


Reprendre la bataille des mots

Reconnaître la souffrance des civils de Gaza ne nous oblige pas à adopter le vocabulaire du Hamas. On peut pleurer les morts sans signer le réquisitoire de leurs bourreaux. 

C’est même la condition d’un débat honnête : appeler une guerre une guerre, un terroriste un terroriste, et un massacre un massacre.

Il appartient aux journalistes de vérifier avant de publier, aux enseignants d’enseigner l’histoire avant les slogans, aux responsables politiques de nommer les choses. 

Car la guerre des mots précède toujours l’autre. Elle prépare les esprits, désigne les coupables et rend la haine respectable.

On prête à Goebbels la formule selon laquelle un mensonge répété mille fois devient une vérité. Le Hamas l’a appris. 
Il nous reste à apprendre, nous, qu’une vérité répétée mille fois peut encore vaincre un mensonge.

© JBCH Octobre 2026 

Karine Salomon : JBCH 2610 - 217

Une newsletter courte pour cause de panne

Il y a les questionnements, les doutes, les critiques. 
Les débats, les confrontations, les désaccords.
L’inquiétude, le malaise.
La solitude.
La sidération.

La douleur que l’on ressent face à un acte de barbarie ne se traduit pas en mots. Elle s’imprime dans notre corps et notre mémoire. 
C’est l’échine qui réagit plus que le cerveau. 

On frissonne, le souffle est court.
Le temps fait son œuvre, mais le ventre se noue, la gorge se serre et les larmes perlent.
Un mot de trop et le cœur s’emballe, un mot de moins et le vide s’installe.

Émotion plus que raison, affliction plus que sérénité.
Jusqu’à la fois prochaine… 

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De la très bonne Cuisine

Il n’y a pas que dans les nouvelles casseroles qu’on fait les meilleures soupes. Et dans ce restaurant à la décoration 50’s-60’s soignée, où nous n’étions pas revenus depuis des années, le niveau n’a pas baissé. Bien au contraire.

La maturité de cette Cuisine est remarquable et le dialogue entre délicatesse japonaise et gourmandise française est parfaitement exécuté par le chef Takao Inazawa qui a posé là ses couteaux en 2019.
En entrée l’ochazuké (bouillon au thé vert) à l’anguille fumée partage l’affiche avec le tartare de thon, la salade de poulpe et les tripes, péché mignon du chef. 
Suivent un vrai bon filet (du Perche) au poivre, avec de belles frites, et une épaule d’agneau, orzotto au safran et girolles. 
En dessert, la mousse tiède au chocolat et figues de Solliès assure tout autant. 
Résolution gourmande de la rentrée : revoir ses classiques. 

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Cuisine
50 rue Condorcet 75009 Paris
Ouvert lundi et mardi soir et du mercredi au vendredi midi et soir
Sur ce coup, il va falloir me croire sur parole, les photos ne datant pas de ce soir là, et Cuisine restant très en retrait des réseaux sociaux.

Augustin pirate rouge

C’est un lieu qui n’a pas son pareil. Un antre rouge, une caverne de pirates en mal de bonnes quilles et de mets d’exception. 
On y entre comme en religion, en silence, un peu impressionnés par les murs de pierre, les poutres apparentes, la minuscule cuisine éclairée comme un tableau de la Tour, et ce rouge qui déforme les repères (de Bacchus). 

Plus de 900 références de vins et champagnes élevés en biodynamie, natures ou biologiques, de la truffe, du caviar, des morilles et des girolles… Serrées, entassées, superposées, les bouteilles sont partout et on se lève pour découvrir les appellations et les prix - certains conséquents. Mais, chez ce marchand d’vins, il y en a pour toutes les bourses, et il faut faire confiance à la sommelière pour dégoter la précieuse bouteille. 
C’est simple, ce sont parmi les meilleurs anchois de ma vie… Couchés sur une salade de pommes de terre, mon repas était fait. C’était sans compter les morilles farcies au haddock, crème au vin jaune et la poêlée de girolles au lard de Colonnata.

Si les prix élevés peuvent évidemment être un frein, on peut aisément se contenter d’une assiette à partager, et de deux verres de Ploussard. Le bonheur. 

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Augustin Marchand d’vins
26 rue des Grands-Augustins 75006 Paris
Du mercredi au dimanche 17h-22h

Bonne nouvelle

Le chocolatier lillois Encuentro vient de réouvrir une adresse à Paris, en plein 6e. 
Pour celles et ceux qui aiment le chocolat d’exception, celui dont on glisse sur sa langue un petit carré acidulé et puissant. 

Encuentro
18 rue Mabillon 75006 Paris
ouvert tlj 10h-20h (dimanche 18h)

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Pour octobre rose, Encuentro propose une tablette à la rose de Damas, dont 50 centimes sont reversés pour financer la recherche contre le cancer du sein. 
Carrés Sauvages lance ses Boob-ché pistache : 50% des bénéfices sont reversés à l’association Prolific.
Rester dans le rose et se faire plaisir, avec les addictifs fragment au grué de cacao et framboises enrobés de chocolat 84% de Plaq. 


Bardella disciple antisémite des Le Pen JBCH N° 2610 - 216






Bardella : entre antisémitisme et déni

Par Richard Prasquier,
[8 octobre 2026]

« Le juif veut dominer les autres peuples, les écraser et les voler »… Ce sont parmi d’autres, les messages Messenger envoyés par un jeune homme de 17 ans à l’un de ses amis de l’époque, qui ne l’est manifestement plus maintenant qu’il en a envoyé le contenu à Mediapart

Ces accusations piochées dans une rhétorique complotiste éculée proviennent de Jordan Bardella, aujourd’hui l’homme politique le plus populaire de France. Il les qualifie de faux grossiers et a déposé plainte, mais Mediapart a dévoilé le processus de vérification de ces informations et sa démonstration est implacable.

Ce ne sont pas des copies d’écran facilement falsifiables,mais des données personnelles de l’interlocuteur de Bardella qui en a fait la demande à Meta, la maison mère de Facebook, au titre du règlement européen sur la protection des données, le RGPD.

Le fichier d’archives contient des éléments d’authentification tels que la date d’u message et indique le nom du compte Facebook des interlocuteurs. Un huissier a constaté que ce fichier n’a pas été secondairement altéré.

Il reste à Jordan Bardella soit de démontrer que le compte à son nom ne lui appartenait pas, ce qui sera difficile en raison des détails biographiques personnels qui y sont retrouvés, soit de prouver que les serveurs de Meta ont été hackés, ce qui pour les experts est très improbable. La plainte pour faux et usage de faux déposée en plus de la plainte pour diffamation contre Mediapart risque de ne pas prospérer.

En janvier 2024 l’émission Complément d’enquête avait, sur un faisceau d’indices, accusé Jordan Bardella d’avoir détenu un compte tweeter qui entre 2015 et 2017 publiait des messages racistes. Comme les tweets sont publics, un lecteur n’a pas accès aux données privées. Pour démontrer que le pseudonyme incriminé n’était pas le sien, Bardella aurait dû déposer plainte. Il ne l’a pas fait.




Il y a aujourd’hui une très haute vraisemblance qu’il soit bien l’émetteur des messages publiés par Mediapart…

Qu’il ait été antisémite ne surprend pas.

On n’entrait pas au Front National de Jean-Marie Le Pen, dont les fondateurs en 1972 étaient presque tous d’anciens Waffen SS, d’anciens collaborateurs ou des négationnistes, sans partager leur état d’esprit. De plus, au Forum, ce local parisien où le jeune Bardella se formait politiquement, le maître à penser était Alain Soral, même après son départ du FN en 2009.

L’homme de confiance de Bardella, François Paradol, son directeur de cabinet actuel, appartient à cette mouvance soralienne qui, au nationalisme antisémite, combine un parfum anticapitaliste avec un antisionisme absolument véhément, et une sympathie pour l’islamisme. Frédéric Chatillon, vieil ami de Marine Le Pen coche ces mêmes cases

Marine Le Pen a adopté une autre voie, essentiellement identitaire et hostile à l’immigration, représentée par Philippe Olivier qui a remplacé Chatillon comme mentor de Jordan Bardella, et celui-ci, qui fut assez longtemps le compagnon de sa fille, a emprunté cette nouvelle ligne.

Elle s’est accompagnée, on le sait, d’une répudiation de l’antisémitisme et d’un soutien marqué à Israël, contrastant avec la diabolisation à laquelle ce pays doit faire face. Jordan Bardella a habilement suivi ces transformations et en fut souvent l’interprète. Le Ministre de la Diaspora israélien est monté au créneau pour le défendre.

Les sondages indiquent que c’est dans l’électorat du RN que les préjugés antisémites classiques profonds sont le plus forts. 

Mais ils indiquent aussi, dans l’enquête IFOP-AJC-FONDAPOL, que deux fois plus de sympathisants LFI que de sympathisants RN soutiennent les actes d’agression contre les Juifs, présumés soutiens d’Israël.

Il existe une vieille tradition juive suivant laquelle on juge moins l’homme à ce qu’il dit qu’à ce qu’il fait.

– Au milieu des rafles, Bousquet déclara à son interlocuteur du Consistoire qu’il n’était pas antisémite, et ce radical-socialiste disait peut-être vrai? 

Entre un non antisémite qui déporte les Juifs par ambition personnelle et un antisémite qui essaie de les sauver, le choix moral est simple…

 © Richard Prasquier Octobre 2026     Mabatim Versailles