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lundi 30 mars 2026

Le Destin d'un peuple JBCH N° 2603 - 980

Israël — Un destin hors du commun
Des explorateurs de Moïse aux manifestants de la place Habima


Lundi 30  mars 2026, pendant que des missiles iraniens frappaient la région de Jérusalem, blessant onze personnes à Eshtaol et tuant un agent de sécurité à Tel Aviv , des centaines d’Israéliens manifestaient place Habima à Tel Aviv, à Jérusalem et à Haïfa contre la guerre avec l’Iran . 

Un sondage de l’Institut de la démocratie israélienne indique pourtant que la guerre bénéficie d’un soutien large et décisif parmi les Juifs israéliens.  Les manifestants, eux, crient : “Assez de guerre, oui à la paix.”





C’est ici que l’Histoire s’impose avec une force bouleversante.

Le péché des explorateurs — Moïse envoie douze éclaireurs reconnaître Canaan. Dix reviennent terrifiés : “Le pays dévore ses habitants… nous étions à nos propres yeux comme des sauterelles.” (Nombres 13). Cet effondrement de la foi face à l’ennemi — réel, armé, menaçant — condamna une génération entière à errer. La leçon est fondatrice : le défaitisme devant la menace existentielle n’est pas de la sagesse. 


C’est une faute. Seuls Caleb et Josué — ceux qui dirent “nous pouvons” — entrèrent en Terre promise.


Trois mille ans de survie contre toute logique — Aucun peuple antique n’a survécu à la dispersion totale. Les Édomites, les Philistins, les Babyloniens ont disparu. Israël, lui, fut déporté à Babylone en -586 : il revint.

 Dispersé après la destruction du Temple en 70 de l’été vulgaire, éparpillé aux quatre vents pendant dix-neuf siècles : il revint encore. En 1948, une poignée de rescapés d’un génocide sans armée structurée obtinrent  leur indépendance.

 Cinq armées arabes attaquèrent le lendemain. Miracle … L’État survécut.

Les miracles militaires — La guerre des Six Jours (1967) : en moins d’une semaine, Israël détruit les forces aériennes de trois nations coalisées. 



La guerre de Kippour (1973) : attaqué par surprise un jour de jeûne, dos au mur, Israël renverse la situation en dix-huit jours. 





Chaque fois, la démographie, la géographie et la géopolitique condamnaient Israël sur le papier. Chaque fois, quelque chose d’autre intervenait.

La permanence du miracle  : Ce qui est inexplicable, ce n’est pas la force militaire israélienne.  elle est réelle et méritée. 

C’est la continuité d’une identité à travers l’esclavage en Égypte, l’exil assyrien, la captivité babylonienne, les Croisades, l’Inquisition, les pogroms, la Shoah. 

L'errance du peuple juif


Aucun autre peuple n’a maintenu langue, textes sacrés, mémoire collective et aspiration au retour avec une telle constance sur quarante siècles. 

Les historiens athées appellent cela une anomalie. D’autres y lisent l’accomplissement d’une parole : “Je vous rassemblerai des peuples et je vous ramènerai dans votre pays.” (Ézéchiel 36:24).





La leçon : Les manifestants de la place Habima ressemblent aux explorateurs terrorisés de Moïse : sincères dans leur angoisse, mais aveugles dans leur analyse. 





Leurs cortèges s’intitulaient “Non à la guerre éternelle, oui à une paix juste” ,  pendant que, le même soir, l’Iran bombardait leurs villes.

 L’Histoire enseigne pourtant l’inverse : chaque fois qu’Israël a plié sous la pression extérieure ou intérieure, il a failli disparaître. 

Chaque fois qu’il a tenu debout face à l’invraisemblable, il a survécu — et souvent triomphé.


Un peuple qui a traversé quarante siècles de persécutions et réintégré sa terre natale après vingt siècles d’exil n’est pas un phénomène politique ordinaire. 

C’est, pour ceux qui ont des yeux pour voir, le signe d’un destin que ni les armées ennemies, ni les missiles iraniens, ni les cortèges pacifistes n’ont jamais réussi à éteindre.




À un peuple épuisé, tenté de capituler face à l’Assyrien qui encerclait Jérusalem, Isaïe lança ces mots qui traversent les âges : “Ne crains pas, car je suis avec toi ; ne te laisse pas abattre, car je suis ton Dieu. 

Je te fortifie, oui, je t’aide, je te soutiens de ma droite victorieuse.” (Isaïe 41:10). 




Et plus loin, comme s’il parlait aux marcheurs de Habima  : “Ceux qui espèrent en l’Éternel renouvellent leur force. 

Ils prennent leur envol comme les aigles ; ils courent sans se lasser, ils marchent sans se fatiguer.” (Isaïe 40:31). 

La paix véritable qu’annonçait Isaïe n’est pas celle de la capitulation — c’est celle qui vient après la victoire sur ceux qui veulent votre destruction. Elle se construit debout, jamais à genoux.





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