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dimanche 29 mars 2026

Vance contre Natanyaou. JBCH N° 2603 - 977

Vance contre Netanyahu : 


Vance n'est pas Trump ... Il est septique comme tous les MAGAs quant à l'engagement à l'étranger de troupes US, c'est un conservateur , c 'est un isolationniste... et il pourrait provoquer une fissure au cœur de l’alliance américano-israélienne sur l’Iran






JBCH  28 mars 2026 

Ce qui devait rester une conversation diplomatique discrète s’est transformé en révélateur des tensions profondes entre les États-Unis et Israël. Un appel téléphonique qualifié de tendu entre le vice-président américain JD Vance et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a mis en lumière des fractures croissantes entre Washington et Tel Aviv autour d’une guerre dont les résultats sont loin de tenir les promesses initiales. 






Un pari vendu comme facile : Au cœur de la discorde : les prédictions pré-guerre de Netanyahu. Lors de cet appel survenu lundi, Vance a signifié à Netanyahu que plusieurs de ses projections s’étaient révélées bien trop optimistes, en particulier concernant la probabilité d’un soulèvement populaire capable de renverser le régime iranien.  


Le ton employé par les officiels américains pour décrire l’échange ne laisse guère de place à l’ambiguïté : Netanyahu avait présenté au président Trump l’idée d’un changement de régime comme nettement plus réalisable qu’elle ne l’était en réalité, et le vice-président a été lucide face à ces affirmations. 





Cette confrontation n’est pas le fruit du hasard. Vance, vétéran de la guerre en Irak, a longtemps affiché son scepticisme à l’égard des engagements militaires américains ouverts et prolongés au Moyen-Orient.  Avant le déclenchement du conflit, il figurait parmi les voix les plus dubitatives au sein de l’administration Trump, exprimant des inquiétudes sur la durée, les objectifs et l’impact de la guerre sur les stocks de munitions américains. 



Vance, architecte malgré lui d’une sortie de crise : Ironie du sort, c’est aujourd’hui ce même Vance que la Maison-Blanche désigne comme principal artisan d’une éventuelle sortie diplomatique. Lors d’un conseil de cabinet jeudi, le président Trump a officialisé son rôle en lui demandant de présenter un bilan sur l’Iran, soulignant qu’il travaillait conjointement avec Steve Witkoff et Jared Kushner sur les négociations. 




Sa position est jugée stratégiquement précieuse : son ancienneté au sein de l’administration et son opposition documentée aux conflits ouverts font de lui un interlocuteur plus attractif aux yeux des Iraniens.  Un haut responsable de l’administration a résumé la situation sans détour : si les Iraniens ne parviennent pas à conclure un accord avec Vance, ils n’obtiendront pas d’accord du tout — il représente leur meilleure option. 



Une diplomatie à plusieurs vitesses : Sur le terrain diplomatique, le vice-président multiplie les contacts. Il a rencontré mercredi une délégation d’hauts responsables émiratis, puis jeudi le Premier ministre du Qatar, des entretiens centrés sur la guerre, les négociations avec l’Iran et l’assistance militaire aux deux alliés du Golfe. 

En parallèle, des médiateurs pakistanais, égyptiens et turcs s’efforcent d’organiser des pourparlers directs, tandis que les responsables iraniens ont indiqué aux intermédiaires qu’ils attendaient encore le feu vert de « la direction suprême » avant d’aller de l’avant.  Si une telle réunion au sommet devait se tenir, Vance pourrait se retrouver face à Mohammad Bagher Ghalibaf, le président du parlement iranien.





Des soupçons de manipulation : L’atmosphère s’est encore alourdie lorsque un journal israélien de droite appartenant à la mécène républicaine Miriam Adelson a rapporté que Vance aurait élevé la voix contre Netanyahu au sujet des violences des "colons" en Judée Samarie.  

Des sources américaines et israéliennes ont démenti cette information, et les conseillers de Vance ont suspecté une fuite orchestrée par le camp israélien pour discréditer le vice-président, jugé insuffisamment belliciste par certains cercles de Jérusalem.  Les officiels israéliens ont nié toute implication.

La guerre déclenchée le 28 février entre les États-Unis, Israël et l’Iran entre ainsi dans une nouvelle phase : militairement indécise, diplomatiquement fébrile, et traversée par des divisions de plus en plus visibles entre deux alliés qui ne partagent manifestement plus tout à fait la même vision de ce que doit être la victoire.​​​​​​​​​​​​​​​​ Espérons que les iraniens, qui eux aussi se divisent baissent la garde au plus tôt.






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