Rechercher dans ce blog

mercredi 25 mars 2026

Trump : Option Guerre totale ? JBCH N° 2603 - 961

Kharg, Ormuz : 

Trump joue sa dernière carte



Washington / Golfe Persique, mars 2026. Quatre semaines après le début de l’Operation Epic Fury, la guerre contre l’Iran entre dans sa phase la plus dangereuse — et peut-être la plus décisive. La question n’est plus de savoir si les États-Unis frapperont encore, mais où ils poseront le pied.



La montée en puissance des forces américaines dans la région et les menaces de Trump d’“anéantir” les infrastructures énergétiques iraniennes ont mis en place ce que les responsables américains et israéliens voient de plus en plus comme le vrai objectif de la guerre : une bataille pour le contrôle du détroit d’Ormuz et des installations pétrolières stratégiques.  Sur le terrain, les chiffres parlent d’eux-mêmes. 



Le Pentagone prépare le déploiement d’éléments de la 82e Division aéroportée, ainsi que des unités expéditionnaires de Marines — trois navires de guerre et environ 2 200 Marines ont quitté la Californie cette semaine, une deuxième vague après celle déjà acheminée depuis le Pacifique. 



La cible stratégique est double. Un premier scénario vise à libérer le passage dans le détroit d’Ormuz en déployant des troupes sur des ports iraniens ou des petites îles du Golfe Persique, pour neutraliser la “flotte moustique” de l’Iran — plus de 1 000 vedettes rapides, certaines bourrées d’explosifs, qui menacent tout navire en transit.  Un second scénario, jugé encore plus risqué, envisage la prise de l’île de Kharg — qui assure 90% des exportations pétrolières iraniennes — comme levier de pression ultime pour forcer la capitulation de Téhéran. 



Trump lui-même envoie des signaux contradictoires. Il affirme que si les États-Unis partaient maintenant, il faudrait à l’Iran “au moins dix ans pour se reconstruire — mais se reconstruire, ils le feront.” Rester plus longtemps, dit-il, signifie qu’ils “ne se reconstruiront jamais.”  



Pourtant, face aux journalistes, il répète qu’il “ne met des troupes nulle part” — avant d’ajouter aussitôt : “Si je le faisais, je ne vous le dirais certainement pas.” 
Côté israélien, des responsables estiment que sécuriser le détroit pour les expéditions énergétiques pourrait devenir l’objectif principal de la guerre, maintenant que le changement de régime et l’élimination du programme nucléaire iranien semblent hors de portée. 




Le vrai risque est économique autant que militaire. Plus de 20% du pétrole mondial transite par Ormuz. Une fermeture prolongée du détroit plongerait les marchés mondiaux dans le chaos — et Trump le sait, lui qui surveille les cours du pétrole avec autant d’attention que les cartes de bataille.


Kharg ou Ormuz : dans les deux cas, Trump a discuté d’une vision post-guerre où l’Iran coopérerait avec les États-Unis sur la production pétrolière, à l’image du modèle vénézuélien.  La guerre, in fine, n’est peut-être qu’une négociation menée par d’autres moyens.​​​​​​​​​​​​​​​​







Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire