Déception des italiens qui n'ont pas trouvé au large de l'Egypte la nappe de gaz escomptée,
Quant à la France elle devra probablement … un jour … exploiter la richesse de son sous sol !
Le quai d’Orsay aurait demandé « qu’aucun achat de gaz ne se fasse en Israël ». Mais la France n’a jamais imposé officiellement un tel embargo bilatéral.
Cependant, le projet EastMed (gazoduc Leviathan – Chypre – Grèce – Italie) est bien une réalité.
Ce projet, soutenu par l’Italie, la Grèce, Chypre et Israël, vise à acheminer le gaz israélien vers l’Europe du Sud d’ici 2027-2030, avec un coût estimé à 6-7 milliards d’euros.
Il concurrence directement les projets de la France et de l’UE qui privilégient le gaz algérien, le GNL américain ou l’hydrogène vert.
Que ferait la France sans ce gaz ? La réponse est nuancée :
La France n’est pas dépendante du gaz israélien. Sa consommation repose sur : le gaz norvégien (≈30%), le GNL américain et qatari (≈30%), le gaz algérien (≈15-20%), et le gaz néerlandais/russes (résiduel).
L’arrivée du gaz israélien en Italie ne changerait pas structurellement l’approvisionnement français.- Sur le gaz de schiste : la France possède d’importantes réserves (notamment dans le Bassin parisien et le Sud-Est), mais l’exploitation est interdite depuis 2011 par une loi votée sous Nicolas Sarkozy.Cette interdiction repose sur des risques environnementaux (pollution des nappes phréatiques par la fracturation hydraulique).Emmanuel Macron, comme ses prédécesseurs, a maintenu cette interdiction, malgré des débats récurrents.
La stratégie française réelle : face à la diversification des routes gazières, la France mise sur :
- L’électricité nucléaire (70% de son mix) et les renouvelables, réduisant sa dépendance au gaz pour la production d’électricité.
- Le GNL : la France a investi dans des terminaux méthaniers (Dunkerque, Fos-sur-Mer) pour importer du GNL de multiples sources.
- L’hydrogène vert et la sobriété énergétique, dans le cadre de la transition écologique.
En conclusion : la France ne serait pas « privée » de gaz si le projet EastMed aboutissait. Elle continuerait d’importer via d’autres canaux en payant bien évidemment le prix fort.
Le gaz de schiste reste une option théorique, politiquement et écologiquement verrouillée. Le vrai défi pour la France n’est pas de remplacer le gaz israélien, mais de garantir sa souveraineté énergétique dans un monde où les routes gazières se diversifient et se politisent.
La réponse française est donc moins dans le gaz que dans l’accélération de sa transition énergétique et le renforcement de ses alliances (Algérie, Norvège, Qatar).
On verra bien si les diplomates parti-pris et si naïfs imposeront leurs dogmes. Moi j’en doute et je sens avec raison un certain antisémitisme de la part du quai d’Orsay.
JBCH 2026
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire