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lundi 26 janvier 2026

Objectif 2030 Arabie Saoudite avec ou sans Israël ??? JBCH N° 2601 - 828

Depuis le 7 octobre 2023, les attentats du Hamas ont jeté une ombre sur l’optimisme régional suscité par les Accords d’Abraham, refroidissant notablement les relations entre Israël et l’Arabie saoudite. 


Les rapprochements diplomatiques, symboles d’une coopération stratégique et économique inédite au Moyen-Orient, se sont distendus, laissant place à la prudence et à la discrétion. 




Pourtant, la Vision 2030 du prince héritier Mohammed ben Salmane reste un horizon incontournable pour Ryad : le royaume a investi massivement dans la diversification économique, notamment dans les mines et les éléments rares, évalués à 2,5 trillions de dollars, essentiels pour la haute technologie et l’énergie verte.




Sans Israël, l’allié incontournable dans la haute technologie et la sécurité régionale, les ambitions saoudiennes risquent de rester incomplètes. Des projets d’extraction et de raffinage, tant locaux qu’internationaux, sont déjà en cours, mais leur succès dépendra de partenariats fiables, où le savoir-faire israélien demeure stratégique. 




Le royaume mise sur le lithium, le néodyme ou le dysprosium pour propulser les véhicules électriques, l’informatique avancée et les turbines éoliennes, mais la concurrence internationale reste féroce.




Les ambitions économiques de Riyad croisent ainsi la géopolitique : un dialogue discret mais constant avec Israël, malgré les tensions, pourrait être la clé pour transformer ces réserves minières en moteurs d’innovation. 





Le monde observe comment, au-delà des mots diplomatiques, l’intérêt commun pour la technologie et la sécurité pourrait redonner vie à l’esprit des Accords d’Abraham. 2030 reste une échéance cruciale : pour MBS, chaque retard dans la coopération régionale pourrait compromettre la réussite de sa Vision et l’émergence de l’Arabie saoudite comme acteur technologique et économique majeur.




En somme, l’ombre des attentats a perturbé le climat politique, mais la convergence d’intérêts stratégiques et économiques pourrait, à terme, réactiver le partenariat israélo-saoudien, indispensable à la réalisation des ambitions saoudiennes pour la décennie à venir.





Démographie en France ... Dov Zérah JBCH N° 2601 - 827

 
LA FRANCE FACE À SA DÉMOGRAPHIE DÉCLINANTE
 
Bonsoir
Bonne lecture
 
Atlantico : si vous aviez à citer un chiffre significatif, caractéristique de l’année 2025, lequel mettriez-vous en avant ?
 
DZ : Un des signaux les plus inquiétants de la situation française est l’excédent des morts sur les naissances. En 2025, nous avons enregistré 645 000 naissances contre 651 000 décès, soit une diminution de 6 000 personnes au cours de l’année écouléeDepuis 2020, l’Europe compte plus de décès que de naissances et la France était un des derniers pays européens à maintenir une forme de vitalité démographique. Mais, 2025 marque indiscutablement un tournant.
 
En 40 ans, le taux de natalité est passé de 14,1 naissances pour 1 000 habitants en 1985 à 9,4 en 2025, cinq points de baisse sur cette période.
Du côté du taux de mortalité, il est passé sur la même période 9,9 % en 1985 à 9,4 % en 2025.
 
Le taux de fécondité est ainsi tombé à 1,56 enfant par femme, le taux le plus bas depuis 1917. La France se trouve confrontée à un mouvement profond qui va perdurer.
 
Atlantico : en quoi cette évolution est-elle problématique ?
 
DZ : Un pays qui vieillit est un pays qui est moins entreprenant, moins innovant. Le pays est confronté à un phénomène de ciseaux pour les comptes publics puisque les cotisations sociales sont en baisse alors que les dépenses pour la santé et les retraites sont en augmentation.
 
Une population en diminution, cela signifie une baisse du nombre de consommateurs, et par voie de conséquence un effet récessif sur la croissance économique. Cette conséquence est confortée par une main d’œuvre en réduction, et donc des capacités de production en difficulté.
 
Moins de naissances, cela entraine des maternités dégarnies, des écoles et des lysées qui se vident et qui, à plus ou moins brève échéance, doivent être fermés…
 
Une population déclinante entraine le pays dans une spirale récessive. Un pays sans jeunes se dévitalise. Pour apprécier la relation entre démographie et croissance économique, il suffit de rapprocher la période des « trente Glorieuses » concomitante au « baby-boom » de l’après-guerre.
 
Atlantico : Ces chiffres n’obligent-ils pas à une révision du discours ambiant sur les immigrés ?
 
DZ : Oui. Si nous voulons maintenir notre niveau de vie, nous devrons faire appel à de la main d’œuvre étrangère.
Les difficultés rencontrées pour l’intégration des immigrés exigent certes un contrôle des flux. Mais, cela ne suffit pas. Face à nos besoins de main d’œuvre, il est temps d’avoir un débat lucide et rationnel pour essayer de trouver les éléments d’un consensus autour d’une politique combinant contrôle des flux et immigration choisie.
 
En 2021, le Haut-Commissariat au Plan a proposé un pacte national démographique reposant sur deux piliers, avoir plus d’enfants et accueillir des personnes venant de l’extérieur. Cette proposition n’est équilibrée qu’en apparence. En effet, la procréation relève de facteurs sociétaux difficilement contrôlables, alors que l’immigration est soumise à la forte pression démographique africaine. Un déséquilibre qui rend l’exercice très difficile.
 
N'oublions pas que depuis plus de cent ans, la France a été une terre d’asile, d’immigration avec les Polonais venus travailler dans les mines du Nord après la Grande guerre, les Italiens en renfort dans l’agriculture ou le bâtiment, les Espagnols, les Portugais … ou les Maghrébins ayant assuré le développement de l’industrie automobile dans les années soixante… N’oublions pas que le patronat avait même des bureaux de recrutement à l’étranger !
 
Atlantico : Cette situation est-elle inédite dans l’histoire démographique française ?
 
DZ : Rappelons-nous que la France a été le 1er pays européen par sa population sous le roi Soleil et du temps de Napoléon 1er.
 
Cette situation a été écornée du fait des 36 ans de guerres louis quatorzaines, du départ des 100 000 Huguenots après la révocation de l’édit de Nantes et de la grande famine de 1693-1694 qui aurait fait plus d’un million de morts. La France a perdu au moins 10 % de sa population de vingt-deux millions d’habitants.
 
Vauban a critiqué la remise en cause de la paix religieuse car le Royaume a perdu des hommes, alors qu’il estimait qu’il n’y a de richesse que dans les hommes. Sous des formules diverses et variées, Vauban n’a cessé de répéter : « … la grandeur des Rois se mesure par le nombre de ses sujets…. Où il n’y a point de sujets, il n’y a ni Prince ni État… là où il y a peu de sujets, il y a peu de puissance et de grandeur, et que là où il y en a beaucoup, il arrive tout le contraire… c’est bien moins par l’étendue des États et des revenus des Rois qu’il faut juger de leur grandeur que par le nombre des sujets… » rapportée par Albert de Rochas d’Aiglun.
 
L’édit de Fontainebleau revenant sur celui de Nantes a été une catastrophe pour le pays car en plus de la perte de nombreuses personnes, celles-ci ont grossi les rangs des armées ennemies ; parallèlement, le Royaume a enregistré une hémorragie d’argent et une perte de savoir-faire et de compétences, sans insister sur la dégradation de l’image du pays… Une vraie erreur historique du Roi Soleil !
 
Atlantico : Comment a évolué la démographie française au XIXème siècle ?
 
DZ : Un siècle plus tard, les guerres de Napoléon 1er ont eu un effet plus catastrophique sur la démographie française. Elles ont découragé les Français de faire des enfants.
Alors qu’en 1800, la France était encore le 1er pays européen avec 25 millions d’habitants devant les 18 millions de Russes, la France a amorcé son déclin démographique qui n’a cessé de s’aggraver au cours du XIXème siècle.
Au milieu du siècle, un second phénomène s’est enclenché. Les Français ont consacré leur épargne pour financer les emprunts russes, au point qu’Alfred Sauvy n'a pas hésité à écrire que « les Français ont fait des emprunts russes au lieu de faire des enfants ! ». Une catastrophe historique surtout après la décision soviétique de refuser d’assumer ces dettes tsaristes.
 
Atlantico : cette situation ne s’est pas améliorée avec la Grande guerre.
 
DZ : Nous nous sommes retrouvés à 40 millions en 1914 contre 65 millions d’Allemands. Clémenceau avait coutume de dire « la différence entre la France et l’Allemagne, c’est 20 millions d’habitants ».
 
La saignée de la Grande guerre (1,4 million de morts français, soit 3,5 % de la population, contre 2 millions d’allemands, soit 3 % de la population) a marqué le pays. Pour que la comparaison soit aussi précise que possible, il convient de rappeler que les Allemands n’ont pas eu que les Français à affronter ; ils étaient face aux Anglais à l’Ouest et aux Russes à l’Est…
 
Cela a accentué le déclin démographique dans les années trente au cours desquelles la France a enregistré une diminution de sa population. Cela a constitué une des explications profondes de la débâcle de 1940 ! Ces rappels historiques sont importants pour inciter les autorités à faire face à ce défi !
 
Dov ZERAH

dimanche 25 janvier 2026

Beslaha. La sortie d'Egypte, le désert l'apprentissage de la Liberté ! JBCH N° 2601 - 826

Beshalah : 

Entre mémoire historique et leçons pour Israël et les Juifs de la diaspora


La Paracha Beshalah, qui suit Bo, est l’un des récits les plus puissants et emblématiques de l’Exode. Elle décrit le passage miraculeux de la Mer Rouge, où les Israélites, fuyant l’oppression égyptienne, voient la mer s’ouvrir pour les laisser passer tandis que leurs poursuivants périssent. 


Au-delà du miracle, ce passage symbolise la liberté conquise face à la tyrannie, la nécessité d’une action collective et la responsabilité morale qui accompagne la délivrance. La Chirat Hayam, chantée par Moïse et le peuple, n’est pas qu’une célébration : elle est un appel à la vigilance, rappelant que la liberté n’est jamais acquise et que chaque victoire s’accompagne de devoirs envers soi-même et envers la communauté.






La Paracha ne s’arrête pas au miracle de la mer. Dans le désert, le peuple fait face à la manne quotidienne, l’eau amère de Mara transformée en ressource potable et la première bataille contre Amalek. Chaque épisode est riche de symboles : la manne illustre la dépendance à la providence et la nécessité d’une discipline quotidienne ; l’eau de Mara, la transformation des épreuves en ressource ; Amalek, la menace persistante et imprévisible qui frappe le peuple faible. Ces récits résonnent à travers l’histoire juive : de la résistance contre les persécutions de l’Antiquité, comme lors des guerres contre les Amalécites, à la survie des communautés européennes pendant la Shoah, chaque épisode reflète l’importance de la résilience collective et de l’unité.





Dans le contexte actuel, Beshalah offre une grille de lecture étonnamment pertinente pour Israël. La mer Rouge peut être comparée aux crises géopolitiques contemporaines : l’hostilité de groupes armés à Gaza, les menaces du Hezbollah au nord, ou encore les pressions diplomatiques sur le pays. Les choix stratégiques de l’État hébreu — actions ciblées contre des infrastructures militaires ennemies, renforcement des défenses civiles et coordination avec les alliés internationaux — rappellent l’importance de la planification et de la solidarité. La bataille contre Amalek évoque directement les menaces asymétriques qu’Israël affronte aujourd’hui : groupes terroristes qui frappent sans prévenir et cherchent à exploiter les faiblesses d’un État démocratique.







Pour les Juifs de la diaspora, Beshalah reste une source d’inspiration et de vigilance. Les épisodes de l’histoire récente montrent que, lorsqu’un peuple est dispersé, la mémoire collective et la solidarité sont essentielles. 


L’antisémitisme en Europe, les attaques ciblées en Amérique ou les pressions diplomatiques dans certains pays rappellent que la communauté doit rester éveillée et unie, tout comme les Israélites dans le désert. La Paracha enseigne que même face à l’adversité, l’identité culturelle et religieuse doit être préservée, et que la survie repose sur l’engagement quotidien et la transmission de valeurs aux générations suivantes.




Beshalah met également en lumière le rôle du leadership responsable. Moïse, accompagné d’Aaron et Hur lors de la bataille contre Amalek, montre que la coopération et le soutien mutuel sont indispensables face aux crises. 



Aujourd’hui, les dirigeants israéliens, qu’ils soient civils ou militaires, font face à des choix analogues : concilier sécurité, diplomatie et pression internationale, tout en maintenant le moral et l’unité du peuple. La Paracha illustre que la liberté et la sécurité ne sont pas des acquis automatiques : elles nécessitent courage, stratégie et engagement collectif.



Le récit de Beshalah offre une lecture symbolique des défis contemporains : la mer Rouge représente les obstacles apparemment insurmontables, la manne illustre la nécessité de solutions pragmatiques pour assurer la subsistance et la survie, et Amalek incarne les ennemis qui profitent des faiblesses et des divisions. 



Dans un monde où Israël doit naviguer entre menaces militaires, pressions diplomatiques et enjeux régionaux complexes, Beshalah reste un guide intemporel. Pour les Juifs de la diaspora, la Paracha rappelle qu’il ne suffit pas de survivre : il faut préserver l’identité, agir avec courage et se tenir solidaires, même lorsque l’adversité semble écrasante.






La Bolivie rejoint le camp occidental, . JBCH N° 2601 - 825

Il est prévu que la Bolivie installe son ambassade à Jérusalem ... Les élections générales de 2025 ont en effet mis fin à près de 20 ans de domination du Mouvement vers le socialisme (MAS). 



Après le premier tour en août et le second le 19 octobre 2025, 



Pereira (centriste, Parti démocrate-chrétien, issu d’une famille politique historique) l’a emporté avec environ 54,5 % des voix face au conservateur Jorge « Tuto » Quiroga. 



Il a été investi président le 8 novembre 2025. Le pays était épuisé par une crise économique profonde : hyperinflation rampante, pénuries de dollars, chute des exportations de gaz, subventions insoutenables aux carburants, et divisions internes au MAS (rivalité Morales-Arce). Paz promet un « capitalisme pour tous », des coupes budgétaires, une ouverture aux investissements étrangers et un retour sur la scène internationale.






Rapprochement rapide avec Israël et les États-Unis ... Dès décembre 2025, le nouveau gouvernement a rétabli les relations diplomatiques pleines avec Israël, rompues en 2023 par Luis Arce en protestation contre la guerre à Gaza. Cette décision symbolise le virage géopolitique : fin de l’alignement anti-israélien/pro-palestinien radical du MAS. Washington a salué l’élection de Paz comme une « occasion de transformation » (Marco Rubio, secrétaire d’État). Les États-Unis ont rapidement ouvert des pistes d’aide via des subventions et des investissements, exploitant la vulnérabilité économique de La Paz





Pression américaine sur l’influence iranienne : Les États-Unis exercent une forte pression diplomatique sur la Bolivie pour réduire drastiquement l’empreinte iranienne en Amérique latine. Washington demande explicitement : L’expulsion de ressortissants iraniens soupçonnés d’espionnage ou d’activités de renseignement. Le classement des Gardiens de la révolution (IRGC), du Hezbollah et du Hamas comme organisations terroristes (sur le modèle de l’Équateur en 2024-2025 et de l’Argentine récemment pour la Force Qods).


aves Milei (Argentine)


La Bolivie est vue par les services américains comme une « plaque tournante » secondaire (après le Venezuela) pour les activités iraniennes : renseignement, diplomatie discrète, et extension régionale via des pays permissifs. Sous Evo Morales et Luis Arce, Téhéran avait renforcé ses liens en sécurité/défense, profitant d’un contre-espionnage laxiste et d’une rhétorique anti-impérialiste commune. 



La position centrale de la Bolivie (frontières avec plusieurs pays) en fait un hub stratégique pour le Hezbollah, qui finance souvent ses opérations via des réseaux de contrebande et des liens avec des diasporas libanaises chiites (importantes en Bolivie, au Venezuela, au Paraguay – zone tri-frontalière). Ces réseaux sont parfois connectés à des trafics (drogue, etc.), bien que la majorité de la diaspora ne soit pas impliquée.





Cette offensive s’inscrit dans un effort plus vaste post-chute du régime Maduro au Venezuela (opération américaine spectaculaire début janvier 2026 : capture de Nicolás Maduro, pression sur l’intérim Delcy Rodríguez pour rompre avec Téhéran). Des délégations US (Département d’État + renseignement) se sont rendues à La Paz en janvier pour discuter « définitions du terrorisme ». Des initiatives similaires sont évoquées au Chili, au Pérou, au Panama. L’objectif : fermer les espaces permissifs aux proxies iraniens (Hezbollah actif depuis des décennies en Amérique latine, avec des attentats passés et tentatives récentes, comme celle déjouée contre l’ambassadrice israélienne au Mexique en 2019).





 

Confronté à une économie en ruine et à un parlement fragmenté (pas de majorité absolue), Paz a besoin d’aide et de légitimité internationales. Il est donc incité à coopérer, mais des résistances internes (restes du MAS, sensibilité anti-impérialiste) pourraient freiner une application totale. 


Cela marque un réalignement régional : affaiblissement des bastions de la « marée rose » de gauche, regain d’influence US, et resserrement de l’espace pour l’Iran/Hezbollah en Amérique du Sud.

L'Iran a perdu tous ses combats ... Les ayatollah voient leurs rves partir en fumée ... un nouveau président pro-occidental, pressé par Washington, face à un legs iranien historique dans un pays stratégique mais fragile.




Si tous les juifs se rendaient en Israël JBCH N° 2601 - 824

Can Israel Absorb Millions of Olim if Everyone Came Tomorrow?

Par Jacques-Bernard CH., 


25 janvier 2026 – Avec l’antisémitisme qui s’intensifie dans le monde, des Juifs de la diaspora reconsidèrent leur avenir. Certains font déjà leurs valises, d’autres y pensent en silence. La question de l’absorption massive en Israël n’est plus théorique : elle est éminemment pratique.




Je vous invite à visualiser ceci un instant. Imaginez vivre dans un pays où l’antisémitisme n’est plus marginal, mais normalisé. Où le vandalisme des institutions juives est routinier, les Juifs agressés dans les rues, et les coupables libérés tandis que les victimes sont interrogées, arrêtées ou réduites au silence. Où les leaders locaux offrent des condamnations creuses sans appliquer la loi. 



Où défendre publiquement Israël lors d’une guerre existentielle est vu comme une provocation plutôt qu’un principe, tandis que le soutien ouvert à des organisations terroristes et les appels à l’annihilation des Juifs sont qualifiés de « liberté d’expression » et de témoignage de tolérance.





Cette réalité pousse des millions de Juifs à envisager l’aliyah – l’immigration en Israël. Mais Israël peut-il absorber des millions d’olim du jour au lendemain ? La réponse n’est pas un simple oui ou non : c’est une question de préparation, de résilience et de volonté nationale. Historiquement, Israël a prouvé sa capacité : entre 1948 et 1951, il a accueilli 700 000 immigrants malgré la guerre et la pauvreté. Dans les années 1990, un million de Juifs soviétiques ont été intégrés, boostant l’économie high-tech. Aujourd’hui, avec une population de 10 millions et un PIB par habitant rivalisant l’Europe, Israël est mieux armé.





Pourtant, un afflux massif poserait des défis immédiats. Le logement : déjà tendu, avec des prix élevés à Tel-Aviv et Jérusalem. L’infrastructure : routes, écoles, hôpitaux pourraient saturer. 





L’emploi : intégrer des professionnels qualifiés exigerait une reconnaissance rapide des diplômes. Des simulations récentes du ministère de l’Aliyah et de l’Intégration, comme l’exercice de novembre 2025, testent précisément cela – l’arrivée soudaine de milliers de réfugiés juifs. Des incitations fiscales pour 2026, comme un impôt à 0 % sur jusqu’à 1 million de NIS de revenus pour les nouveaux arrivants, visent à attirer et faciliter l’intégration.




À court terme, des camps temporaires ou des aides d’urgence pourraient être déployés, comme lors des vagues éthiopiennes. À long terme, cela dynamiserait Israël : une main-d’œuvre accrue, des investissements frais, une vitalité démographique face au vieillissement. Des experts comme ceux de l’Agence juive estiment que 30 000 olim sont visés pour 2026, mais des opinions sur X et dans la presse soulignent que des millions sont absorbables avec une mobilisation nationale – rappelant que le sionisme existe pour cela : un refuge inconditionnel.




Ce n’est pas sans friction, mais Israël n’a pas le choix. Comme l’histoire l’enseigne de l’Évian Conference de 1938 où le monde ferma ses portes  si les Juifs doivent fuir, Israël sera prêt. 


La question n’est pas « si », mais « comment ». Pour les Juifs du monde, ce n’est plus une hypothèse : c’est une réalité pressante.





ISRAËL ... DIRECTION LE QUANTIQUE JBCH N° 2602 - 823

 Course à l’armement informatique 

Par Jacques-Bernard CH., correspondant  à Boulogne-Billancourt

25 janvier 2026 – Israël mise gros sur la technologie quantique pour ne pas se laisser distancer dans une course mondiale qui redéfinit le pouvoir militaire, économique et scientifique. 


Bien que la bataille se joue principalement entre les États-Unis et la Chine, l’État hébreu se bat pour une place dans le top 5, forgeant des alliances stratégiques malgré les incertitudes géopolitiques. 





Boulogne-Billancourt – Depuis 2018, Israël s’est lancé dans la course au quantique avec détermination, rappelant la conquête spatiale des années 1960. Les vainqueurs domineront la détection militaire (avions, sous-marins) et briseront les codes actuels, rendant obsolètes la plupart des mots de passe du web. Si les États-Unis et la Chine mènent la danse, Israël vise une position clé, avec des implications majeures pour sa sécurité et son économie.





Modeste face aux géants, Jérusalem investit massivement : l’Initiative nationale quantique, lancée en 2018 avec 1,25 milliard de NIS, a vu son budget grimper à 1,5 milliard en 2020, plus 200 millions en 2022 pour l’académique et le privé. Résultat : les groupes de recherche académiques sont passés de 144 à 240, et les entreprises de 5 à 20 d’ici 2025, selon Nadav Cohen de MAFAT (branche R&D du ministère de la Défense).






Les partenariats sont cruciaux. L’Union européenne a injecté plus de 1,1 milliard d’euros de 2021 à 2024 via Horizon Europe, faisant d’Israël le premier associé non-européen – un investissement inégalé ailleurs. En comparaison, les États-Unis n’ont alloué que 47,5 millions de dollars en décembre 2025 pour divers techs, dont le quantique représente une fraction. Cette asymétrie inquiète, surtout avec les embargos européens de 2025 sur les armes israéliennes et la politique “America First” de Trump, qui pourrait réduire l’aide.




Hadas Lorber, ex-Conseil de sécurité nationale et désormais à l’INSS (Institut d’études de sécurité nationale), mène la charge pour renforcer les liens. En juillet 2025, elle a organisé une conférence inédite à l’INSS, réunissant experts israéliens et américains pour brainstormer. “Le quantique a émergé dans les années 1950, mais la révolution date de la dernière décennie”, explique-t-elle. Israël pousse pour des écosystèmes avec le DoE, DARPA et NIST américains, visant à retenir ses talents tout en partageant savoirs.





Au-delà de l’Occident, des opportunités existent avec l’Azerbaïdjan, le Kazakhstan, l’Ouzbékistan – pays intéressés par des coopérations tech. Au Moyen-Orient, les Émirats (Abraham Accords 2020) collaborent déjà en cyber, mais l’Arabie saoudite freine la normalisation post-Gaza, limitant les avancées quantiques. L’exclusion d’Israël d’un pacte IA 2025 (US-Arabie-Émirats) et d’un venture qatari-US de 1 milliard alarme : les Golfes ont les fonds, data centers et énergie qu’Israël manque pour scaler du labo au réel.





La révolution quantique avance par étapes. Google a atteint une “suprématie” précoce en 2019, mais les applications limitées (sciences) sont attendues dans 2-3 ans. Les senseurs quantiques progressent (navigation sans GPS en Australie), comme les communications (satellite chinois Micius). Un ordinateur quantique universel, corrigeant erreurs, pourrait prendre 8-10 ans. Israël excelle aussi en chiffrement post-quantique (PQE) pour contrer les hacks futurs, suivant NIST (transition totale d’ici 2035).




Face à 56 milliards investis globalement en 2025 (contre 22 en 2020), Israël compense par son ingéniosité et des “anneaux de smart power” contre Chine et Iran. Tamir Hayman, directeur de l’INSS, insiste : passer de “start-up nation” à “growth nation” via des relations uniques. L’enjeu ? Un “qualitative technological edge” pour sécuriser l’avenir. Israël est dans la mêlée – et avec l’INSS en fer de lance, il compte bien y rester.