Can Israel Absorb Millions of Olim if Everyone Came Tomorrow?
Par Jacques-Bernard CH.,
25 janvier 2026 – Avec l’antisémitisme qui s’intensifie dans le monde, des Juifs de la diaspora reconsidèrent leur avenir. Certains font déjà leurs valises, d’autres y pensent en silence. La question de l’absorption massive en Israël n’est plus théorique : elle est éminemment pratique.
Je vous invite à visualiser ceci un instant. Imaginez vivre dans un pays où l’antisémitisme n’est plus marginal, mais normalisé. Où le vandalisme des institutions juives est routinier, les Juifs agressés dans les rues, et les coupables libérés tandis que les victimes sont interrogées, arrêtées ou réduites au silence. Où les leaders locaux offrent des condamnations creuses sans appliquer la loi.
Où défendre publiquement Israël lors d’une guerre existentielle est vu comme une provocation plutôt qu’un principe, tandis que le soutien ouvert à des organisations terroristes et les appels à l’annihilation des Juifs sont qualifiés de « liberté d’expression » et de témoignage de tolérance.
Cette réalité pousse des millions de Juifs à envisager l’aliyah – l’immigration en Israël. Mais Israël peut-il absorber des millions d’olim du jour au lendemain ? La réponse n’est pas un simple oui ou non : c’est une question de préparation, de résilience et de volonté nationale. Historiquement, Israël a prouvé sa capacité : entre 1948 et 1951, il a accueilli 700 000 immigrants malgré la guerre et la pauvreté. Dans les années 1990, un million de Juifs soviétiques ont été intégrés, boostant l’économie high-tech. Aujourd’hui, avec une population de 10 millions et un PIB par habitant rivalisant l’Europe, Israël est mieux armé.
Pourtant, un afflux massif poserait des défis immédiats. Le logement : déjà tendu, avec des prix élevés à Tel-Aviv et Jérusalem. L’infrastructure : routes, écoles, hôpitaux pourraient saturer.
L’emploi : intégrer des professionnels qualifiés exigerait une reconnaissance rapide des diplômes. Des simulations récentes du ministère de l’Aliyah et de l’Intégration, comme l’exercice de novembre 2025, testent précisément cela – l’arrivée soudaine de milliers de réfugiés juifs. Des incitations fiscales pour 2026, comme un impôt à 0 % sur jusqu’à 1 million de NIS de revenus pour les nouveaux arrivants, visent à attirer et faciliter l’intégration.
À court terme, des camps temporaires ou des aides d’urgence pourraient être déployés, comme lors des vagues éthiopiennes. À long terme, cela dynamiserait Israël : une main-d’œuvre accrue, des investissements frais, une vitalité démographique face au vieillissement. Des experts comme ceux de l’Agence juive estiment que 30 000 olim sont visés pour 2026, mais des opinions sur X et dans la presse soulignent que des millions sont absorbables avec une mobilisation nationale – rappelant que le sionisme existe pour cela : un refuge inconditionnel.
Ce n’est pas sans friction, mais Israël n’a pas le choix. Comme l’histoire l’enseigne de l’Évian Conference de 1938 où le monde ferma ses portes si les Juifs doivent fuir, Israël sera prêt.
La question n’est pas « si », mais « comment ». Pour les Juifs du monde, ce n’est plus une hypothèse : c’est une réalité pressante.
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