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dimanche 19 juillet 2026

Nabeul. JBCH 2607 - 010

 Avant l’indépendance de la Tunisie en 1956, Nabeul  était une ville juive depuis plus de mille huit cents ans, les arabes, eux ont conquis le pays en 703 avec la décapitation de la Reine juive berbère la Kahina près de Tabarka..




La ville était réputée pour son artisanat, son agriculture et son commerce. 


La communauté juive, bien intégrée à la vie économique, jouait un rôle important dans plusieurs métiers artisanaux et commerciaux, tandis que les artisans musulmans perpétuaient des savoir-faire transmis de génération en génération. 


La poterie et la céramique, héritières d’une tradition remontant à l’Antiquité. Les ateliers fabriquaient des jarres, plats, carreaux décorés, vases et objets utilitaires. À partir du début du XXᵉ siècle, 


la faïence décorative s’est développée sous l’influence d’artisans tunisiens et européens.  


La broderie, réalisée principalement par les femmes, notamment le célèbre point de Nabeul, utilisé pour les vêtements de cérémonie et le linge de maison. 


 Le tissage, la fabrication de nattes en jonc et en alfa, la vannerie, la ferronnerie, le travail du bois, du cuir et la cordonnerie faisaient également vivre de nombreuses familles. 

 

La communauté juive de Nabeul était ancienne, elle était installée avec les carthaginois; 

Sous le protectorat français (1881-1956), elle comptait plusieurs centaines de personnes, parfois davantage selon les périodes

.

Les relations entre Juifs et musulmans étaient généralement celles de voisins, de commerçants et d’artisans travaillant ensemble. Comme ailleurs en Tunisie, elles étaient faites de coopération quotidienne, même si chaque communauté conservait ses traditions religieuses et ses fêtes.


L’un des événements qui marqua le plus la communauté juive de Nabeul fut l’occupation de la Tunisie par les forces germano-italiennes de l’Axe, pendant la Seconde Guerre mondiale. 


Les Allemands arrivèrent en Tunisie par le sud, par la Libye, après que Rommel eut essuyé la défaite du deuxième combat d’El-Alamein devant les forces britanniques de Montgomery. 


Nabeul fut occupée le 14 novembre 1942 et la présence allemande se fit sentir alors dans la ville et fut vécue très difficilement par la communauté juive locale. Les Juifs de la ville durent porter l’étoile jaune  comme à Sfax,


Les occupants nazis s’approprièrent des locaux et des habitations, ils confisquèrent des voitures, des vélos, des postes de radio (TSF), des meubles et les accessoires ménagers dont ils avaient besoin. 


Ils investirent la ville et la municipalité et exigèrent de la main-d’œuvre juive quotidienne pour les travaux obligatoires, principalement dans les bases militaires du cap Bon. 


Ainsi, la population juive de Nabeul, comme partout ailleurs en Tunisie, vécut sous la menace constante d’une éventuelle arrestation pour être envoyée au travail obligatoire. 


Les déplacements en dehors de la ville étaient risqués, la surveillance allemande était omniprésente et on sentait un manque grandissant de nourriture disponible à la vente ainsi que de produits de base et de tout autre matériau comme le cuir, les tissus, les matériaux de construction, etc. 


Mais surtout, il y avait l’incertitude quant au lendemain…


Après 1956 et l’indépendance,   puis surtout après les tensions régionales liées au conflit israélo-arabe (notamment 1967), la majorité des Juifs de Nabeul quittèrent progressivement la ville pour Tunis, puis la France ou Israël. 


La communauté locale disparut


En revanche, l’artisanat est resté l’une des grandes identités de Nabeul. La poterie, la céramique, la broderie et les métiers d’art continuent aujourd’hui de faire la renommée de la ville.  


Ainsi, le Nabeul d’avant 1956 qui était une ville vivante où l’artisanat constituait le cœur de l’économie et où les communautés musulmanes et juives participaient ensemble à la prospérité commerciale et culturelle du Cap

Bon a disparu … elle vit encore dans nos coeurs…

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