Rechercher dans ce blog

dimanche 19 juillet 2026

La Canicule, et l'Energie en France JBCH 2607 - 012

L 'été 2003 a laissé près de 15 000 morts sur le sol français, pour l'essentiel des personnes âgées asphyxiées dans des appartements et des maisons de retraite sans climatisation. 




Le choc fut tel que chacun jura, à l'époque, que « plus jamais ça ». Vingt ans plus tard, le constat est amer : la France reste l'un des pays les moins climatisés d'Europe occidentale, avec un taux d'équipement des logements qui plafonne autour de 25%, contre plus de 90% en Italie du Sud ou en Espagne pourtant soumises aux mêmes latitudes.


Ce retard n'est pas un accident. Il est le produit d'un courant idéologique : l'écologie punitive à la française, qui a fait de la climatisation un objet de suspicion morale plutôt qu'un outil de santé publique. Pendant deux décennies, la doctrine verte a présenté l'air conditionné comme un luxe individualiste, énergivore, contraire à la sobriété qu'il fallait imposer aux Français. 


Résultat : des normes thermiques RE2020 pensées pour freiner l'installation de climatiseurs, des débats interminables sur la « clim comme symptôme du capitalisme fossile », et des collectivités locales, souvent acquises aux Verts, qui ont retardé ou compliqué l'équipement des EHPAD et des écoles au nom de la transition énergétique.


Le paradoxe est cruel : la France est l'un des pays d'Europe les mieux dotés en ressources énergétiques propres, le nucléaire, que ce même courant écologiste a combattu avec la même ténacité depuis Fessenheim jusqu'aux EPR, mais aussi en hydrocarbures non conventionnels. 


Le sous-sol français regorge, selon les estimations de l'Agence internationale de l'énergie, plusieurs milliers de milliards de mètres cubes de gaz de schiste, en particulier dans le bassin du Sud-Est. 


La loi Jacob de 2011, imposée et votée avec le soutien actif des écologistes, a interdit purement et simplement toute recherche, fermant la porte à toute exploration, quand les États-Unis, eux, transformaient leur indépendance énergétique et faisaient chuter leurs prix de l'électricité grâce au même gisement géologique. Gaz qu’ils nous vendent à prix d’or ! 


On peut décider, en conscience, de renoncer au gaz de schiste pour des raisons dogmatiques. Mais on ne peut pas, dans le même mouvement, refuser l'indépendance énergétique qu'il aurait permise, combattre le nucléaire qui aurait pu compenser, et freiner la climatisation qui aurait sauvé des vies en attendant et puis s'étonner que la facture énergétique explose et que les étés tuent. 

Le dogmatisme a un prix ; en France, il se paie en surmortalité l'été et en dépendance gazière l'hiver.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire