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dimanche 25 janvier 2026

La Bolivie rejoint le camp occidental, . JBCH N° 2601 - 825

Il est prévu que la Bolivie installe son ambassade à Jérusalem ... Les élections générales de 2025 ont en effet mis fin à près de 20 ans de domination du Mouvement vers le socialisme (MAS). 



Après le premier tour en août et le second le 19 octobre 2025, 



Pereira (centriste, Parti démocrate-chrétien, issu d’une famille politique historique) l’a emporté avec environ 54,5 % des voix face au conservateur Jorge « Tuto » Quiroga. 



Il a été investi président le 8 novembre 2025. Le pays était épuisé par une crise économique profonde : hyperinflation rampante, pénuries de dollars, chute des exportations de gaz, subventions insoutenables aux carburants, et divisions internes au MAS (rivalité Morales-Arce). Paz promet un « capitalisme pour tous », des coupes budgétaires, une ouverture aux investissements étrangers et un retour sur la scène internationale.






Rapprochement rapide avec Israël et les États-Unis ... Dès décembre 2025, le nouveau gouvernement a rétabli les relations diplomatiques pleines avec Israël, rompues en 2023 par Luis Arce en protestation contre la guerre à Gaza. Cette décision symbolise le virage géopolitique : fin de l’alignement anti-israélien/pro-palestinien radical du MAS. Washington a salué l’élection de Paz comme une « occasion de transformation » (Marco Rubio, secrétaire d’État). Les États-Unis ont rapidement ouvert des pistes d’aide via des subventions et des investissements, exploitant la vulnérabilité économique de La Paz





Pression américaine sur l’influence iranienne : Les États-Unis exercent une forte pression diplomatique sur la Bolivie pour réduire drastiquement l’empreinte iranienne en Amérique latine. Washington demande explicitement : L’expulsion de ressortissants iraniens soupçonnés d’espionnage ou d’activités de renseignement. Le classement des Gardiens de la révolution (IRGC), du Hezbollah et du Hamas comme organisations terroristes (sur le modèle de l’Équateur en 2024-2025 et de l’Argentine récemment pour la Force Qods).


aves Milei (Argentine)


La Bolivie est vue par les services américains comme une « plaque tournante » secondaire (après le Venezuela) pour les activités iraniennes : renseignement, diplomatie discrète, et extension régionale via des pays permissifs. Sous Evo Morales et Luis Arce, Téhéran avait renforcé ses liens en sécurité/défense, profitant d’un contre-espionnage laxiste et d’une rhétorique anti-impérialiste commune. 



La position centrale de la Bolivie (frontières avec plusieurs pays) en fait un hub stratégique pour le Hezbollah, qui finance souvent ses opérations via des réseaux de contrebande et des liens avec des diasporas libanaises chiites (importantes en Bolivie, au Venezuela, au Paraguay – zone tri-frontalière). Ces réseaux sont parfois connectés à des trafics (drogue, etc.), bien que la majorité de la diaspora ne soit pas impliquée.





Cette offensive s’inscrit dans un effort plus vaste post-chute du régime Maduro au Venezuela (opération américaine spectaculaire début janvier 2026 : capture de Nicolás Maduro, pression sur l’intérim Delcy Rodríguez pour rompre avec Téhéran). Des délégations US (Département d’État + renseignement) se sont rendues à La Paz en janvier pour discuter « définitions du terrorisme ». Des initiatives similaires sont évoquées au Chili, au Pérou, au Panama. L’objectif : fermer les espaces permissifs aux proxies iraniens (Hezbollah actif depuis des décennies en Amérique latine, avec des attentats passés et tentatives récentes, comme celle déjouée contre l’ambassadrice israélienne au Mexique en 2019).





 

Confronté à une économie en ruine et à un parlement fragmenté (pas de majorité absolue), Paz a besoin d’aide et de légitimité internationales. Il est donc incité à coopérer, mais des résistances internes (restes du MAS, sensibilité anti-impérialiste) pourraient freiner une application totale. 


Cela marque un réalignement régional : affaiblissement des bastions de la « marée rose » de gauche, regain d’influence US, et resserrement de l’espace pour l’Iran/Hezbollah en Amérique du Sud.

L'Iran a perdu tous ses combats ... Les ayatollah voient leurs rves partir en fumée ... un nouveau président pro-occidental, pressé par Washington, face à un legs iranien historique dans un pays stratégique mais fragile.




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