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dimanche 19 juillet 2026

Le SafSaf. JBCH 2607 - 011

🔵 Dans mon imaginaire d’enfant à Tunis, il existait un lieu enchanté : le SafSaf de La Marsa.






Ce n’était pas seulement un café, c’était un monde à lui tout seul, un lieu où le passé semblait encore respirer.

Ce qui me fascinait par-dessus tout, c’était le dromadaire qui avançait lentement en tournant autour du puits.

Je l’observais, fasciné pendant un temps indéfini … lui tournait … ses œillères lui empêchaient d’avoir le vertige  !

Ses pas réguliers faisaient tourner une grande roue, la noria, qui remontait l’eau fraîche des profondeurs de la terre ..   une eau délicieuse.

Pour mes yeux d’enfant, ce spectacle avait quelque chose de magique : un animal du désert faisait jaillir la vie de la terre.

Je pouvais rester longtemps très longtemps à regarder ce mouvement paisible, comme une scène venue d’un autre siècle.

Le bruit de la roue, le pas du dromadaire et le filet d’eau qui apparaissait formaient une musique unique.

Autour de lui, le SafSaf vivait avec ses familles, ses conversations, ses parfums de menthe et de jasmin.

Ce lieu racontait une Tunisie authentique, attachée à ses traditions et à ses gestes anciens.

Le dromadaire n’était pas une attraction : il était l’âme du lieu, le gardien d’une mémoire

Il représentait le lien entre la terre, l’eau, les hommes et le temps qui passe.


Pour l’enfant que j’étais, le SafSaf était un endroit où l’histoire devenait réelle sous mes yeux.

Chaque visite était une découverte, une petite aventure pleine d’émerveillement.

Aujourd’hui encore, le souvenir de cette roue entraînée par le dromadaire reste gravé dans ma mémoire.


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